dimanche 28 août 2016

La Soledad (Natalio Grueso)



Une aventure débordant d'imagination où se rejoignent le désir, la gratitude, la justice et les rêves. Bruno Labastide est venu s'installer à Venise, dans le quartier de Dorsoduro, au terme d'une vie bien remplie durant laquelle il n'a cessé de parcourir le monde. Cela fait bien un an qu'il y réside, lorsqu'un jour, il voit une jeune Japonaise d'une beauté stupéfiante passer devant le café où il a ses habitudes. C'est le coup de foudre. Or cette dernière, Keiko, ne lui concédera une nuit d'amour que s'il parvient à l'émouvoir avec un poème ou une histoire... Mais par quoi commencer





Un grand merci à Babelio et à « Les Presses de la cité », pour cette masse critique privilégiée estivale.

« La Soledad », la solitude. Ce mot est au centre du livre de Natalio Grueso, premier roman de cet auteur espagnol traduit dans cinq pays.

Livre tout en mosaïque, de multiples histoires s'y mêlent tel un puzzle. On y ressent surtout un grand sentiment de solitude à travers toutes les tranches de vies des protagonistes.

C'est tout d'abord la vie de Bruno Labastide, jeune homme qui se cherche un but à la vie, s'en va à travers le monde pour se faire de l'argent comme lui a conseillé « Le pianiste du lac » et en même temps avec son sourire ravageur et irrésistible, devenir un escroc fort charmant.

Mais le début du livre démarre sur son installation et sa solitude à Venise après une longue vie à travers le monde. 

Les multiples histoires de ce livre, se succèdent et ne sont pas forcément en relation les unes les autres, sauf à travers ce sentiment de solitude.

J'aurais bien aimé comprendre la finalité de toutes ces histoires, qui bien que sans lien n'en sont pas moins touchantes pour certaines et pleine de poésie.

Certains personnages sont les fils conducteurs mais sans vraiment de cohérence avec la vie de Bruno Labastide. Sont ce les personnages qu'il écrit, qu'il raconte pour pouvoir séduire la très belle Keiko, je ne saurais le dire. En tout cas la dernière histire sera la plus décisive car la plus sincère. 

« Le contrebandier de mots » et le « chasseur de rêves » font partie de celles que j'ai le plus aimées: l'amour des mots, le bonheur de rendre heureux sont au centre de ces courtes histoires.

Dans la globalité du livre, j'ai trouvé que c'était un peu décousu dans la trame, mais que l'écriture était fort belle et pleine de poésie, et faisait ressortir des sentiments enfouis dans le cœur des personnages.


Note : 4/5


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