Quand l’avion s’écrase au cœur de la forêt amazonienne, elle pense avoir tout perdu, sa famille, son monde et son avenir mais la forêt ne tue pas toujours, parfois elle observe et parfois elle choisit.
Elle apprendra que dans la jungle, chaque pas engage une dette et que chaque choix a un prix. Les décisions ne concernent plus seulement la survie, mais l’honneur, la transmission, et ce que l’on accepte de sacrifier pour protéger les siens.
Entre civilisation et forêt, violence et solidarité, Yawaruma raconte l’apprentissage d’une jeune fille devenue femme, dans un monde où rester humain est peut-être l’acte le plus courageux.
Sa rencontre du début avec un indien charismatique qui va les guider, les protéger et les aider est le début d’une aventure qui la laissera à tout jamais changée.
Il y a l’héroïne dont on ne connaît pas le nom, mais il y a aussi la forêt amazonienne, une présence envoûtante, vivante, qui est remplie à chaque pas de dangers diffus, d’animaux,de plantes, l’ambiance étouffante et angoissante.
Elle est un personnage en elle-même. L’homme ou la femme qui s’y trouve doit prouver sa valeur mais surtout son appartenance à ce milieu.
L’héroïne devra affronter de multiples situations pour s’y faire une place. Et quelle place !!!
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, à la fois envoûtant, effrayant mais si beau. Il nous raconte les tribus disséminées qui vivent en harmonie avec la nature et la faune. La place du chamanisme, des soins avec les moyens mis à disposition par la nature. Et ce sentiment diffus que rien n’est acquis, tout est affaire d’appartenance, de respect de l’autre et de l’environnement.
Et bien sûr on y voit les prédateurs, les autres qui viennent pour envahir, détruire au nom d’une certaine modernité.
Très belle découverte, j’ai beaucoup apprécié le style, vif, envoûtant et percutant.


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