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samedi 9 mai 2020

Jiazoku (Maëlle Lefèvre)



Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste réseau de mères porteuses vouées à approvisionner de riches chinois en mal d'enfants.

Kei, qui a été conçu pour un couple de Shanghaiens, n'a pas connu ses parents, morts accidentellement avant sa naissance. Il a grandi entre l'affection de sa mère porteuse et la défiance de Daisuke, qu'il considère comme son père. Jusqu'au jour où ce dernier lui révèle le secret de sa naissance et l'existence de sa sœur, restée en Chine. Kei entreprend dès lors de partir pour Shanghai, décidé à relier le fil de ses origines. Jiazoku : de « jia » en chinois et « kazoku » en japonais, deux mots qui signifient « famille ».

Sur fond de trafics et d'exploitation humaine, Maëlle Lefevre, dix-neuf ans, explore dans ce premier roman émouvant l'amour idéal qui unit parents et enfants.


Avec ce roman on plonge un peu... dans le monde des yakusas, mais surtout dans les relations d'enfants parents.
Quand la solitude ne rime pas forcément avec richesse et aisance financière quand on vit sans parents.
C'est un roman sur les liens qui unissent les parents/enfants, les frères et sœurs, les parents de substitution. L'amour et la tendresse ne sont pas toujours là où on les attend.
Dans ce monde de Yakuza, aimer est une faiblesse mais quand un petit garçon débarque inopinément dans votre vie tout peut basculer.
C'est ce qu'il va arriver à Watanabe Daisuke, terrible yakusa. Il va se créer une famille de substitution en parallèle de ses activités de truand.
Il aura Kei, petit orphelin déjà à peine conçu, An sa grande sœur d'adoption et Guan Yin prostituée au grand cœur et mère porteuse.
Au Japon on ne montre pas ses sentiments, tout est en pudeur surtout quand on vit dans ce milieu. Sentiment égal faiblesse jusqu'au dénouement où l'on se rend compte que c'est tout le contraire.
Immersion dans un milieu mafieux japonais, et dans un milieu aisé de Shangaï. Tout est sous contrôle alors que les volcans sont au milieu des cœurs.

Pour un premier roman c'est une belle réussite que nous livre là, Maëlle Lefèvre. Très belle découverte pour moi, j'ai beaucoup aimé. Très sensible, une belle description de certains quartiers de Tokyo, des modes de vie des japonais, de leur retenue en toute situation. Et surtout sur l'amour filial que ce soit une vraie famille ou une famille de substitution. A la fois dur et émouvant, très beau récit.




Il s'y passe beaucoup de choses à Kabukichô, quartier nocturne où pullule la pègre et les pervers. En effet, c'est la triste réalité, le monde des Yakuzas et le trafic d'enfants y est bien décrit. Au Japon, les Chinois et les Coréens ont souvent leur destin lié aux mafieux afin de pouvoir s'en sortir. L'argent les salit et ne leur donne pas forcément le bonheur en monnaie d'échange.

dimanche 12 janvier 2020

Livres lus en 2019 (Mariejo)

MA PAL 2019

Thriller/Policiers : 

Goddard, Robert – Le retour (528 pages)
Grangé, Jean-Christophe - Miserere (640 pages)
Hénaff, Sophie -  Poulets grillés (352 pages)
Huertas, Hubert - La boulangère du diable (234 pages) 
Lefèvre, Maëlle - Jiazoku (352 pages) lc nov/déc
Lepetit, Sébastien - Il y aura du sang sur la neige (280 pages)
Lövestam, Sara - Chacun sa vérité (302 pages)*
Schittly Richard - La guerre des stups (280 pages) 
Perry, Anne - Le manoir d'Alderney (338 pages)
Takian, Niko - Avalanche Hôtel (270 pages)

Historique :

Boniface, Pascal - La Géopolitique (200 pages)
Del Socorro, Jean-Laurent- Royaume de vent et de colères (281 pages)
Doherty, Paul C. - Mathilde de Westminster - T01 - Le calice des esprits (352 pages)
Hearn, Liam – La maison de l'arbre joueur (608 pages)boule de neige sept/oct (abandon)
Kay, Guy Gavriel - Les lions d'Al-Rassan (583 pages)
Kiner, Aline – La nuit des béguines (329 pages)

Lark, Sarah :
 L'île aux milles sources (464 pages)
- Le pays du nuage blanc (800 pages)

Lepers, Stéphanie - L'impératrice Joséphine plus qu'une reine (75 pages) MC

Pesnot, Patrick - La révolte des humiliés (343 pages) (SP)*
Saylor, Steven - 
 Du sang sur Rome (381 pages) 
- L'étreinte de Némésis (432 pages) 

Smith, Tom Rob – Enfant 44 (544 pages)boule de neige juin/juillet 
Vincenot, Alain - Algérie les oubliés du 19 mars 1962 (348 pages)(SP)
Vosseler, Nicole - Le ciel de Darjeeling (427 pages)

Fantastique, fantasy : 

Armentrout, Jennifer L. - 6 tomes Covenant

Bordage, Pierre :
- Arkane T2 La résurrection
- L'enjomineur - 1792 (tome 1)
- L'enjomineur - 1793 (tome 2)

Guinot, Valérie 

- Azilis - T1 - L'épée de la liberté 
- Azilis - T2 - La nuit de l'enchanteur

Meyer, Marissa - Les chroniques lunaires (T03 Cress)

Vance, Jack
- Bifrost HS Les univers de Jack Vance (168 pages)
- Un monde d'azur (288 pages)
- Le livre d'or de la science-fiction de Jack Vance

Science-Fiction et Steampunk : 

Dick, Philipp K :
- Docteur futur (221 pages) 
- Ubik(288 pages) 

Siverberg, Robert :
- Le long chemin du retour (348 pages)
- Le livre des crânes (352 pages)
La Face des eaux (508 pages)

Taylor, Jodi : Les chroniques de Sainte-Mary 
- Tome 1 – Un monde après l'autre (350 pages)* 
- Tome 2 – D'échos en échos (332 pages)* 

Walton, Jo – Une demi-couronne (432 pages)

Littérature francophone

Dusapin, Elisa Shua - Les billes du Pachinko (144 pages)
Lefebvre Jérémie - L'italienne qui ne voulait pas fêter Noël (MC)(258 pages)
Métézeau, Frédéric - Vieux renards et jeunes loups (417 pages)MC
Myoux, Philippe - Le journal de Lucas (212 pages)
Perrin, Valérie - Changer l'eau des fleurs (672 pages)
Renier, Paul - Neige de Mai (265 pages)*
Schmidt, Diane - L'autre chambre (105 pages)
Tordelli, Audrey - Gainsbourg sur le divan (142 pages)(SP)

Littérature étrangère
Denison, Hannah - Petits meurtres en héritage (lc juin/juil)
Haran, Elisabeth – Étoiles dans le ciel du sud (lc)(484 pages)
McKinley, Tamara - La route de Savannah Winds (395 pages) 
McKinley, Tamara - Quand on ne peut oublier (384 pages)SP
Sepulveda, Luis - La mouette et le chat qui lui apprit à voler (126 pages)
Sternberg, Emma - Un coin d'azur pour deux * (368 pages)

Bandes-dessinées et romans graphiques : 

- Betbeder, Gonzalbo, Babonneau - Mémoires d'un paysan bas-breton - Tome 1
Filippi, Denis-Pierre - Jacques Cartier - A la poursuite d'Hochelaga
- Lyfoung, Patricia - La rose écarlate (3 tomes)
Martin, Jacques - Alix
- T1 - Alix l'intrépide
- T25 - C'était à Khorsabad
Richemond, France - La Rose et la Croix (5 tomes)
Takeda, Kazuyoshi- Peleliu - Guernica of Paradise 

Grands classiques :

Lampedusa, Giuseppe Tomasi di – Le Guépard (384 pages) 

mardi 24 décembre 2019

La révolte des humiliés (Patrick Pesnot)



Les illusions perdues de 1848 - 1847, au mitan du XIX siècle. Petitjean, un jeune provincial, débarque à Paris après avoir fui la répression qui sévit à Buzançais, près de Châteauroux, où les paysans, en proie à la famine, se sont révoltés. Arrivé dans la capitale, Petitjean se lie avec de jeunes gens, ardents militants républicains. Auprès d'eux, il devient l'un des acteurs du soulèvement de février 1848, qui s'achèvera par la déposition du roi Louis-Philippe et la proclamation de la II République. Mais la désillusion ne tarde guère : la fraternité entre bourgeois et prolétaires vole en éclat dès les premières semaines d'existence du gouvernement républicain. Même le petit groupe d'amis de Petitjean n'y résistera pas. Au fil des semaines, les affrontements politiques sont de plus en plus intenses. Et si l'amour s'en mêle, Petitjean ne perd pas de vue ses convictions révolutionnaires... Au détour de quelques grandes figures (réelles), tels que Lamartine, Blanqui, Blanc, Cavaignac ou Louis-Napoléon Bonaparte, Petitjean nous convoque dans un Paris plongé dans l'effervescence d'une révolution qui s'achèvera dans le sang et la forfaiture.


André, surnommé PetitJean est un jeune provincial éduqué et avide de lectures que lui prête son ancien instituteur. Ce dernier lui a appris à réfléchir et à débattre des grands enjeux du siècle. Recherché par les autorités après les premières révoltes en 1847 dans sa région, il trouve refuge à Paris. La capitale où souvent tout se passe et se décide. Il sera aux premières loges pour assister à tous les grands mouvements sociaux du moment.

La révolution française de février 1848 est la troisième révolution française après 1789 et 1830, Louis-Philippe le dernier roi des français abdique et un gouvernement provisoire est mis en place. Bataille d’opinions, de personnalités, de classes. Le peuple se sent floué par la bourgeoisie qui veut garder ses privilèges et ses biens. Mais la misère est là, le chômage, la faim, les heures de travail à rallonge. Un grand espoir se lève après cette révolution. Bien vite Petitjean assistera et vivra le désenchantement du peuple d’en bas qui espérait travail et meilleure vie. Avec ses amis étudiants, journalistes révolutionnaires il participera à tous les grands événements, barricades dans la capitale.

Où l’on voit le drapeau tricolore s’opposer au drapeau rouge.

Où l’on côtoie les grands hommes de l’époque : Blanqui, Lamartine, Blanc, Louis Napoléon Bonaparte qui prépare le terrain de son empire.

Où l’on voit l’attitude de certains généraux et politiques qui n’hésitent pas à faire tirer sur la foule désarmée. Une époque violente, rude qui se terminera en juillet 1848 dans la furie, la folie et un bain de sang : 5700 morts de tous bords.

Les histoires d’amour de PetitJean apportent un peu de douceur à ce livre ; entre Lisette et Suzanne son cœur balance mais lorsque le destin est en marche rien ne peut l’arrêter.

Mais c’est surtout au déroulement de l’année 1848 que l’on assiste : l’avènement de la IIème république, la création des Ateliers nationaux qui donnent du travail aux chômeurs, tout en restant dans l’exploitation de l’homme. Les débats d’idées, d’idéologie, d’intérêts surtout. Très intéressant, bien écrit et très explicite.

J’ai découvert un pan de notre histoire que je ne connaissais pas, on en apprend tous les jours. 1789 fut notre première révolution mais combien d’émeutes, de révoltes et de révolution ont émaillées notre histoire.

J’ai beaucoup apprécié La révolte des humiliés, à sa lecture on s’y voit, on s’y croit.

Merci à Mylène et aux éditions l’Archipel pour cette découverte.

vendredi 20 décembre 2019

Le livre d’or de la science-fiction (Jacques Chambon, Jack Vance)




Le livre d’or de la science-fiction de Jack Vance est un recueil de sept nouvelles du même auteur. Il a été publié en octobre 1980 en France.
Rassemblées par Jacques Chambon, ces nouvelles sont parues entre 1951 et 1977.

Dans le cadre d’une lecture commune sur Babelio avec le challenge Vance/Dick je me lance à la lecture de ce recueil de nouvelles.

La première (Maître de la galaxie – Brain of the Galaxy ou The New Prime 1951) ne m’emballe pas plus que ça, l’histoire est une succession de mises en situation de personnages différents, la fin nous explique tout.

La deuxième (Personnes déplacées 1953) est fort percutante sur un sujet toujours d’actualité. Le format de cette nouvelle, une somme d’articles de presse donne un rythme haletant et fort dérangeant de ce que l’homme se voile la face et ne fait pas face à ses responsabilités. Une de mes préférées.

Quand se lèvent les cinq lunes (When the Five Moons Rise 1954) nous ramène aux fantasmes et peurs de l’homme qui se retrouve dans une situation de solitude dans un milieu hostile. Une lecture que j’ai faite en pleine tempête d’hiver, avec le vent et la pluie qui battaient aux fenêtres, situation bien sûre nullement identique, mais j’ai toujours admiré ses hommes, gardiens de phare qui ont affrontés ce genre de situation dans des conditions fort difficiles. On peut comprendre que l’esprit peut se créer ce contexte fantasmagorique.

Le Papillon de Lune (The Moon Moth, 1961) est une nouvelle que j’ai beaucoup aimée sur un monde bigarré, policé, imbu de ses castes que ça en donne un aspect très hétéroclite. J'imaginais bien tous ces personnages avec leurs masques sur le visage. Un petit tour au carnaval de Venise. Et puis l'utilisation d'un langage musical par la population pour exprimer tous les évènements de la vie courante ainsi que des émotions très variées, j'ai trouvé cela très original. Tout en nuance.
En plus une petite intrigue policière, découvrir un méchant. Le héros finalement est un petit malin… Une nouvelle exotique que j’ai bien aimée.

Le Dernier Château (The Last Castle, 1966)
J’ai trouvé que la mise en place était très longue pour une nouvelle, avec une présentation d’une multitude de personnages , en grande partie des gentilshommes tous bien nés et imbus de leur caste qui considère que tout ce qui se trouve autour d’eux ne peut-être qu’à leur service, pas étonnant que les Meks ce soient révoltés. Beaucoup de personnages pour une intrigue trépidante surtout quand certains de ses héros commencent à se bouger.

Alice et la cité (Assault on a City ou The Insufferable Red-headed Daughter of Commander Tynott, O.T.E., 1974)
Ou quand une jeune fille habituée à être libre, sûre d’elle, bien dans sa peau, se trouve de passage sur une planète, tout à l’opposé de ce qu’elle connaît. Une nouvelle sur l’opposition des urbains et des découvreurs habitués à se débrouiller par eux mêmes. Je dirais qu’Alice est une Fifi Frindacier qui aurait grandit...genre à se sortir d’affaire en toutes circonstances. ;-) En tout cas une jeune fille pleine de ressources.

Le Tour de Freitzke (Freitzke's Turn, 1977)
La dernière nouvelle de ce recueil, est un polar Sf où l’on retrouve Miro Hetzel sorte de détective inter-galactique qui résout une affaire pour le moins particulière. A l’occasion il nous fait visiter différents groupes ethniques et spatiaux. 

En somme un recueil que j’ai lu à petits pas, je ne suis pas une grande fan du format nouvelles, mais celui-ci m’a permis d’avoir une palette ouverte des talents de Jack Vance, certaines m’ont bien accrochées d’autres moins.
Je préfère le format roman où l’on peut vraiment s’immerger dans le monde et les situations des héros. La trilogie de Lyonesse reste à mon programme pour l’année prochaine.

samedi 23 novembre 2019

Quand on ne peut oublier (Tamara McKinley)



L’amour les unit. Un océan les sépare...
Décembre 1941. Le père de Sarah Fuller, 19 ans, dirige une plantation d’hévéas en Malaisie, ou sa famille mène une vie de riches colons. Mais le conflit qui secoue l’Europe gagne cette partie du monde.
Quand les Japonais commencent a bombarder Singapour, Sarah est contrainte de quitter sa famille et son fiance , Philip, pour aller trouver refuge en Angleterre. La longue traversée vers le vieux continent s’annonce périlleuse. Or, ni elle ni sa sœur Jane – qui requiert une attention constante – ne savent si leur grand- tante, censée les accueillir, est toujours de ce monde...
Arrivées a Cliffehaven, sur la côte sud-est de l’Angleterre, les deux sœurs s’installent a la pension du Bord de Mer, tenue par la chaleureuse famille Reilly.
Bien décidée a participer a l’effort de guerre, Sarah se voit offrir un surprenant travail... Qui ne lui permet toutefois pas d’occulter les mauvaises nouvelles en provenance de Singapour, et la crainte de ne jamais plus revoir Philip...


1941, la seconde guerre mondiale a déjà fait beaucoup de ravages en Europe, et là ce sont les Japonais qui attaquent Pearl Harbor et décident d'attaquer La Malaisie où vit la famille Fuller, le père Jock, la mère Sybil et les deux filles Sarah et Jane se retrouvent pris dans la tourmente de la guerre. Jock décide d'envoyer sa famille en Angleterre près de sa tante Cordélia, vieille dame vivant dans une charmante pension de famille à Cliffehaven.

C'est une histoire de famille prise dans la grande Histoire de la 2ème guerre mondiale, tous les continents sont concernés et l'on tremble de ce qu'il peut arriver aussi dans le Pacifique, les Japonais ravageant tout sur leur passage au même titre qu'Hitler en Europe.

C'est une belle histoire de personnes, de leur quotidien lors du conflit, des petits et grands maux de chacun. L'Angleterre est sous les bombes et chacun vit au rythme des raids aériens. À côté de ça, il faut assurer le quotidien, la nourriture, l'aide aux réfugiés. Tout n'est pas simple et prend des proportions qu'il faut surmonter.

L'alternance entre les deux mondes la famille Fuller, et de l'autre la famille Reilly chez qui réside Cordélia met du rythme au roman. On se demande s'ils arriveront à se rejoindre et on tremble pour tout un chacun.

On se prend très vite à l'histoire, on s'attache aux personnages et lorsque la fin arrive on se demande ce que la suite leur réservera.

Cinquième tome de la saga du Bord de mer que je ne connaissais pas, on peut très bien suivre l'histoire sans avoir lu les tomes précédent. Mais bon voilà je sais à présent qu'il y en a d'autres. Il n'y a plus qu'à… ^^

Merci à Mylène et aux Éditions L'Archipel pour cette avant première.


jeudi 21 novembre 2019

L'impératrice Joséphine plus qu'une reine (Stephanie Lepers illustré par Bettina Schopphoff)



Voici l'histoire du destin incroyable de Marie-Joseph-Rose de Tascher de la Pagerie que l'on connaît sous d'autres patronymes comme Rose de Beauharnais, Joséphine Bonaparte ou même Joséphine de Beauharnais... Quelqu'un qu'elle n'a pourtant jamais été (Pourquoi ??? Réponse p74 ! ) Rien ne prédestinait cette petite fille de la Martinique à devenir un jour Impératrice, elle n'était d'ailleurs même pas destinée à épouser son premier mari Alexandre de Beauharnais ! Mais tout au long de sa vie, elle prit les décisions qu'il fallait pour aller là où elle voulait, s'approcher des gens de pouvoir, aller au bout de ses passions en étant toujours une mère soucieuse de mettre à l'abri ses enfants et malgré sa fâcheuse tendance aux dépenses excessives ! Un livre spécialement dédié à l'impératrice Joséphine écrit avec les conseils et bénéficiant du savoir sans fond de Bernard Chevallier qui fut pendant 30 ans le conservateur du musée de Malmaison et qui a participé activement au choix des anecdotes marquantes de sa vie. Un livre pour les jeunes lecteurs et grands curieux...


Pour la masse critique jeunesse de ce mois, j'ai fait une bonne pioche avec les éditions Les Superflus de l'Histoire. L'album objet est très agréable à feuilleter et de plus il nous raconte la vie de celle que l'on connaît sous le nom de Joséphine de Beauharnais, impératrice des français, femme de Napoléon 1er, grand-mère de Napoléon III.
Elle naît en Martinique en 1763. Rien ne la prédestinait à son destin, et pourtant Eliama, voyante un peu sorcière lui prédit qu'un jour elle sera plus que reine. Tout pour enflammer une enfant de cet âge.
Effectivement c'est une vie plus que mouvementée qui attend Marie Joseph Rose de Tascher de la Pagerie surnommée Yeyette pendant son enfance.
De son premier mariage avec un noble de la métropole Alexandre de Beauharnais vicomte de son état, en passant par la révolution où son mari perd sa tête, elle-même y échappant de peu. Puis elle fait partie lors du Directoire des Merveilleuses et fait connaissance d'un jeune général prometteur Napoléon Bonaparte qui sera le point de départ à son ascension.
Joséphine est une femme attachante bien que frivole, elle éblouit, charme et dépense… et Napoléon y est très attaché. On connaît la suite de l'histoire.
Quand la petite histoire rencontre la grande Histoire dans un si charmant album, les petits et les grands se régalent. L'auteur nous convie au déroulement de la vie de Joséphine à travers un tas d'anecdotes très cocasses. Les illustrations Bettina Schoppoff sont très colorées, ludiques et bien représentatives de l'époque. Sur les pages de garde, on retrouve toutes les robes de Joséphine de son plus jeune âge à sa fin de vie. Je me vois bien commenter ce livre à mes petites filles rien que pour le régal des yeux et l'amour de l'histoire.

Merci aux Éditions Les Superflus de l'Histoire et à Babelio pour cette masse critique jeunesse que j'ai beaucoup appréciée.

dimanche 17 novembre 2019

Le livre des crânes (Robert Silverberg)



Ils sont quatre. Quatre étudiants qui ont décidé de s’assurer l’immortalité physique, fût-ce au prix d’une terrible ascèse. Ils sont partis à la recherche du monastère de la Fraternité des Crânes dont ils ont découvert l’existence par accident dans le Livre. Mais pour atteindre l’éternité, il leur faut se découvrir. A la lisière du fantastique, de la fantasy, de la science-fiction, de l’horreur, un des chefs-d’œuvre absolus d’un des plus grands écrivains américains de notre temps, Robert Silverberg.



Livre très intéressant.
Je continue ma découverte de Robert Silverberg.
On ne peut pas dire que ce soit vraiment de la science-fiction, plutôt une quête spirituelle avec une petite touche de fantastique.

Nos quatre héros, quatre étudiants : Eli, Ned, Timothy, Oliver partent à la recherche de l'éternité au cours de leurs vacances universitaires. Ils ne savent vraiment pas à quoi s'attendre.

La première partie de l'histoire est plus une présentation très fouillée de la psychologie de chacun d'entre eux, la deuxième nous confronte directement à la Fraternité des crânes qui va mettre à nu l'esprit et les motivations de nos jeunes.
Bien écrit, en effet c'est du Silverberg, j'ai bien aimé la narration, chaque chapitre alterne avec chacun des protagonistes avec leur vie, leurs désirs, leurs motivations, souvent leurs délires. Ils sont dans l'introspection qui les mènera à leur but commun.

Livre sorti en 1972, c'est une quête spirituelle pour nos jeunes qui viennent d'univers différents. Du jeune d'un milieu très aisé, à l'orphelin de l'Amérique profonde, à l'homosexuel extraverti ainsi qu'au jeune juif hyper diplômé, cette quête nous livre les questions existentialistes de nos héros.

De plus dans la première partie nous traversons l'Amérique avec ses différents territoires mythiques : un grand plaisir avec l'écriture de l'auteur que j'ai trouvé fulgurante par moments. On sent aussi que Silverberg a une grande culture qui apporte un plus à l'histoire et confère aux personnages une épaisseur psychologique

En somme un très bon moment avec ce nouveau Silverberg que je lis, merci au club Silverberg qui a su me motiver pour cette lecture commune….^^

vendredi 1 novembre 2019

L'italienne qui ne voulait pas fêter Noël (Jérémie Lefebvre)

Francesca a quitté Palerme pour étudier la littérature à la Sorbonne. Suite à un défi amoureux, elle relève le pari d'annoncer à sa famille qu'elle ne réveillonnera pas avec eux : en quoi cela poserait-il problème dans sa famille athée, de gauche, respectueuse de la liberté de chacun ? Mais c'était oublier l'importance de Noël dans la Péninsule... Comme au début d'un film d'horreur, Francesca débarque à Palerme sans se douter un instant des catastrophes qui s'apprêtent à déferler sur elle. Sa mère, son père, son frère et sa sœur vont, tout en prétendant accepter ses choix, s'employer à la faire changer d'avis, et recourir aux moyens les plus loufoques et les moins loyaux... Cette plongée cocasse dans une famille sicilienne d'aujourd'hui ne serait-elle pas aussi une exploration de nos propres névroses, de notre rapport à la tradition, à l'appartenance – et à la gastronomie ? Une subtile comédie à l'italienne qui joue avec les clichés des névroses familiales, de la France et de l'Italie.

Francesca, jolie jeune femme, étudiante en littérature à la Sorbonne prépare une thèse sur la littérature au Moyen-Age. 

Serguei, amoureux d'un soir et grand ami de Francesca, lui lance un défi, elle va devoir annoncer à sa famille sicilienne qu'elle ne réveillonnera pas avec elle. On se doute bien de ce que cela peut bien donner, malgré l'ouverture d'esprit de sa famille. Tous les moyens sont bons pour la faire renoncer. 

Roman déjanté, cynique, qui nous met en présence d'une jeune femme sure de ces décisions, un brin centrée sur elle-même, qui remet tout en question dans sa petite tête pour ne pas perdre la face. Par défi, elle est prête à remettre en question la tradition vis à vis de sa famille. 

J'ai passé un bon moment en sa compagnie et celle de sa famille, on assiste aussi à des dialogues intérieurs très savoureux mais somme toute un peu pédants dans la durée et la répétition. 

L'amour, la vérité, son sujet de thèse, la tradition, l'appartenance à un milieu en l’occurrence la famille sicilienne, tout est sujet à développement et interprétation déjantée… 

Un bon petit roman feel-good sur différents thèmes développés de manière très érudite, un peu trop peut-être. 

Merci à Babelio et les Éditions Buchet Chastel pour cette masse critique privilégiée.

mardi 22 octobre 2019

Le long chemin du retour (Robert Silverberg)



Sur Patrie, planète où la population est divisée entre les Maîtres et le Peuple, sans compter les autochtones, Joseph Keilloran, fils d'un des Maîtres, est réveillé une nuit par des explosions. Le Peuple vient de se soulever. Il a massacré les nobles hôtes de Joseph. Et il va falloir à Joseph traverser un territoire hostile habité de créatures étrangères, les unes redoutables, d'autres secourables, marcher jusqu'au bout de ses forces, découvrir un monde inconnu et faire l'expérience de la vie. Emprunter le long chemin du retour, à pied, sans aide ni allié, huit ou dix mille kilomètres jusqu'à l'Isthme qui conduit à Hélikis, le continent de la Maison Keilloran. En espérant que la révolte ne s'est pas étendue jusque-là. Le dernier grand Silverberg.



Après « Roma Aeterna », je continue dans un autre style Robert Silverberg. « Un si long chemin de retour » nous raconte Joseph Maître Keilloran, adolescent de la race des maîtres qui a été envoyé dans la maison Geften, à l'autre bout de ce monde rural nommé Patrie, pour parachever sa formation. Mais voilà c'est pile le moment où se déclenche une immense révolte du Peuple, humains soumis aux Maîtres. Ces deux races d'humains ont débarqué en deux fois de l'ancienne Terre sur cette planète déjà habitée par d'autres Indigènes. Tous les Maîtres sont supprimés, massacrés et Joseph se retrouve seul à vouloir retrouver le chemin de son domaine qui se trouve sur une autre partie de la planète. Retour qui se transforme comme une quête bien sûr du retour, mais aussi en transformation total de l'adolescent en homme ayant vécu les expériences nécessaires à lui former l'esprit à autre chose que ce qui lui a été inculqué depuis sa plus tendre enfance. Il découvre les autres races d'Indigènes qui peuplent la planète avec leurs modes de vie, de religion, de philosophie de vie. Indigènes qu'il considérait auparavant comme des animaux domestiques et qui lui prouvent le contraire. Ce sont des êtres différents et intelligents avec qui il peut engager des conversations intéressantes.

Bonne lecture de SF, intéressante sur le fond, un peu longue dans le périple de Joseph. Les moments cruciaux sont à chaque changement de ses conditions de vie et ses rencontres avec les autres peuples. J'ai bien aimé ses moments ainsi que les questionnements et l'évolution du jeune homme, sa pugnacité à vouloir arriver à son but.

L'écriture de Silverberg est très prenante et agréable, il faut que je continue à le lire dans notre challenge Silverberg, sans lui je ne l'aurais jamais découvert ^^

lundi 21 octobre 2019

Livre audio : série Gwyneira McKenzie (Sarah Lark)


1) Le Pays du nuage blanc :

«Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.»

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l'aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l'héritier d'un magnat de la laine. Ni l'une ni l'autre ne connaissent leur futur époux.

Une nouvelle vie - pleine d'imprévus - commence pour les deux jeunes femmes, qu'une amitié indéfectible lie désormais.

2) Le Chant des esprits :
Gwyneira – l’une des deux héroïnes du Pays du nuage blanc – élève sa petite-fille Kura et s’inquiète pour elle. La jeune métis de quinze ans, surnommée la reine maorie, possède un physique et une voix magnifiques qui suscitent l’admiration. Mais, capricieuse et uniquement intéressée par la musique, Kura refuse d’assumer son rôle d’héritière de Kiward Station, le domaine familial. Gwyneira décide alors de l’envoyer en pensionnat pour lui donner une éducation stricte. C’est alors que Kura rencontre William Martyn – le fiancé de sa cousine, la petite-fille d’Hélène – autre héroïne du Pays du nuage blanc… Le coup de foudre est réciproque. Kura et William décident de se marier, au grand dam de tous. Kura pourra-t-elle cependant se contenter d’un rôle d’épouse alors qu’une grande carrière musicale lui est promise ? Portée par un puissant souffle romanesque, ce roman confirme le talent d’une auteure découverte avec Le Pays du nuage blanc…

3) Le cri de la terre :
Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.
Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…



Fan de livres audio que j'écoute à mes moments perdus lorsque je remonte du pédibus, cuisine ou fais le ménage, je me suis plongée dans la série Gwyneira McKenzie.



6 mois d'écoute pour arriver au bout de cette saga qui comporte 3 tomes. Récit de longue haleine lu par Marine Royer qui a parfaitement rendu l'ambiance des romans. 


Un beau voyage en Nouvelle-Zélande, sur les traces des Maori et des Pākehā vivant de l'élevage des moutons. 

L'auteure sait très bien nous décrire la Nouvelle Zélande, pays encore jeune, avec ses paysages, ses moutons, ses traditions et ses habitants. 

J'avais presque l'impression d'y être. Voyager sans quitter son pays, c'est un vrai luxe.

Un récit sur 3 générations. Les femmes sont mises en avant. Chacune m'a plu par son parcours, ses déboires, sa vie, son tempérament. Des femmes qui en veulent, subissent parfois les hommes mais savent toujours rebondir et aller de l'avant. 

Tous les personnages sont attachants, à quelques exceptions près. 

Un récit bien ficelé, romanesque; dur parfois. 

On traverse la première guerre mondiale et ses combats mais aussi les réalités quotidiennes des exploitants.

Un vrai plaisir d'écoute.



Tome 1 : 
Le pays du nuage blanc


J'ai découvert Sarah Lark avec son dernier roman « L'île des mille sources », j'ai tellement apprécié que j'ai voulu découvrir sa première trilogie « Le pays du nuage blanc ».

Cette fois-ci c'est à un voyage à travers les océans pour l'hémisphère sud, la Nouvelle Zélande qu'elle nous convie.

Hélène, jeune préceptrice désargentée et Gwyneira, aristocrate promise à un fils d'éleveur se rencontrent lors de la traversée en bateau. Hélène est chargée de voyager aussi avec quelques orphelines promises comme bonnes à tout faire auprès de colons en mal de bonnes anglaises. Elle les accompagnera et les formera, leur apprendra à lire, une forme d'affection se créée entre elles toutes. En arrivant à bon port, ce n'est pas forcément ce qu'elles imaginaient qui leur arrive, les déceptions sont aussi là.

Avec ce livre on se retrouve emporté parmi les conflits entre les barons de la laine, qui doivent compter aussi avec les autochtones qu'ils cherchent à flouer de leurs terres, les Maoris.

Hélène, préceptrice dans l'âme va instruire les jeunes indigènes malgré sa condition de femme d'éleveur pauvre.

Gwyneira, elle malgré son statut de femme privilégiée ne sera pas forcément plus heureuse, mais elle se donnera totalement à sa passion de l'élevage et à la gestion du domaine.

C'est une belle saga familiale à laquelle on assiste, ce premier tome nous raconte la naissance d'une politique de colonisation d'une île à l'autre bout du monde. La naissance d'enfant dans les différentes familles crée un canevas de liens familiaux qui entremêlent tous les protagonistes.

J'ai vraiment beaucoup apprécié et l'écriture et l'ambiance aventureuse pleine de tumulte qu'a si bien retranscrite Sarah Lark.

J'ai hâte de me mettre dans le tome 2 pour suivre les aventures de tout ce petit monde.


Après avoir commencé par la lecture de L'autre trilogie de Sarah Lark, j'ai eu très envie de découvrir celle dont on en entend parler partout "Le pays du nuage blanc".
Une fois encore, Sarah Lark nous emporte dans l'hémisphère sud, en Nouvelle-Zélande. Ce livre est également un saga sur 3 générations qui débutent avec 2 femmes qui partent au bout du monde après avoir répondu à des annonces passées par l'Eglise anglicane de Christchurch .
Toujours dans une ambiance de pionnier dans un nouveau monde, les thèmes abordés sont les conflits entre barons de la laine, ruée vers l'or, la domination des femmes par les hommes, les mines de charbon occidentales...
On voyagera également aux quatre coins du monde dans cette trilogie.
Bien que les personnages de cette saga soient intéressants, tous avec un caractère bien trempé, attachantes, j'avoue avoir failli abandonner au second tome. J'y ai entre autres trouver beaucoup de longueurs. Heureusement, l'auteure a réussi au 3ème tiers du livre à capter à nouveau mon attention. J'ai pu ainsi terminer cette trilogie.
Une très bonne saga, même si j'ai de loin préféré l'autre trilogie, qui contient davantage de référence sur la vie des Maories.
J'espère qu'elle se différenciera un peu dans le thème sur ses prochains livres, car la lassitude pourrait guetter. 

dimanche 13 octobre 2019

Azilis, 1 L'épée de la liberté (Valérie Guinot)



Ne voyez-vous pas le chemin du vent et de la pluie ?
Ne voyez-vous pas les chênes qui se heurtent ?
Ne voyez-vous pas la mer fouetter la terre?
Ne voyez-vous pas le soleil se hâter dans le ciel ?
Ne voyez-vous pas les étoiles tomber ?
Ne voyez-vous pas le monde en danger ?


Juin 477, en Gaule, à la frontière de l’ Armorique. Celte par sa mère et romaine par son père, Azilis, seize ans, rêve d’ un autre destin qu’un mariage forcé. À la mort de son père, elle s’ enfuit travestie en garçon avec son fidèle esclave Kian et le séduisant barde Aneurin. Leur mission : remettre une épée magique au roi des Bretons…


Nous somme en 477 après J.-C., en Gaule Romaine au déclin de l'occident Romain. Les barbares envahissent de plus en plus le territoire, les Wisigoths, les Francs et en Britannia : les Angles et les Saxons.

Azilis est fille d'un père gallo-romain ancien sénateur et d'une mère celte . Elle est vive, indépendante et pleine d'entrain. Elle est la seule fille dans une fratrie de quatre : un frère aîné Marcus, né d'un autre lit, son frère Caïus, et son jumeau Ninian. Elle prend plaisir à rencontrer et à apprendre au contact de Rhiannon guérisseuse, le secret des plantes et des potions.

C'est au décès de son père, que tout bascule. Son frère Marcus veut la marier à un de ses amis qu'elle déteste.
Elle s'enfuit en compagnie de son esclave Kian et de son cousin celte Aneurin, jeune barde plein d'espoir de libérer son pays, la Bretagne, des raids des saxons en apportant à son chef de guerre Ambrosius Aurelianus et à son fils naturel Arturus le Dux Bellorum, l'épée Kaledvour.

Le destin est en marche. Et c'est sur fond de guerres contre les saxons que l'on découvre les nouveau compagnons d'Azilis (Niniane) autour d'Arturus nouveau roi de Bretagne.

Premier tome d'une trilogie jeunesse qui revisite les mythes arthuriens, l'histoire est très plaisante et permet aux ados d'apprendre en même temps l'histoire. J'ai bien aimé la façon dont Valérie Guinot revisite la légende arthurienne en présentant tous les personnages comme de vrais héros historiques, avec un soupçon de magie avec Myrddin (Merlin). La portée est surtout de nous présenter la Gaule et la Bretagne de l'époque au déclin de Rome.

J'attaque dans la foulée le tome 2 et oui c'est une trilogie.


dimanche 15 septembre 2019

Docteur futur (Philip K. Dick)



Jim Parsons est un médecin compétent, formé aux techniques thérapeutiques les plus avancées, imbattable dans son domaine. Mais un bizarre accident de la route le projette des centaines d'années dans le futur, où il découvre, horrifié, une civilisation tout entière tournée vers la mort. En sauvant la vie d'un blessé, Jim commet un crime qui va lui attirer de nombreux ennuis, mais aussi l'attention de quelques résistants qui veulent changer les choses.


Docteur Futur (titre original : Doctor Futurity) est un roman de science-fiction de Philip K. Dick paru en 1960 aux États-Unis. Sa première parution en France sous le titre de Le voyageur de L'inconnu se fait en 1974, puis est réédité sous le titre Docteur Futur en septembre 1988.

Ce roman est ma deuxième lecture de Dick, mon premier, Ubik m'avait conquise et c'est dans le cadre d'une lecture commune avec les amis babeliotes du club Philip K. Dick que je plonge à nouveau dans l'univers de l'auteur.

Jim Parsons, médecin de son état quitte un matin sa maison et sa femme Mary pour se rendre à son travail, en cours de route il se trouve pris dans une spirale du temps qui le transporte quelques quatre cents ans plus tard dans un monde totalement différent du sien. La société y est très jeune, moyenne d'âge 15/20 ans, tous sur le même moule ethnique. Le roman est une approche d'une société très hiérarchisée, qui ne conçoit pas la maladie, l'accident, les soins tout court.
Quelques renégats cherchent à infléchir le cours des choses et Parsons s'y trouve intimement mêlé.
A travers ce livre j'ai retrouvé l'ambiance de mes livres de jeunesse, la technologie n'étant pas encore ce qu'elle est, les auteurs imaginaient toujours des futurs très évolués en l’occurrence avec Parsons, une mallette de soins fort bien équipée, avec un tas de substances qui régénèrent les tissus et cellules.
Le thème de l'eugénisme est souvent récurrent, la sécu aurait fait des économies avec une telle société. Pas de malades, pas d'anciens, ce qui ne fonctionne pas correctement est mort. Bon sang aucun sentiment, que du rationalisme. Et attention à celui qui se met en travers.
Le thème des paradoxes du temps y est aussi présent avec des aller-retour vers le 16ème siècle, les renégats essayant de modifier le cours de l'Histoire.
Un petit plus, les pensées du héros sont transcrites en italique et nous permettent de mieux comprendre ses réactions face à l'inconnu de sa situation.

En somme un bon petit roman de SF des années 60 qui se lit facilement comme un bon livre d'aventure. Très distrayant.

samedi 7 septembre 2019

Les chroniques de St-Mary T1 et T2 (Jodi Taylor)



D'un monde à l'autre – Tome 1 


À l'institut St Mary de recherche historique, les historiens n'étudient pas seulement le passé, ils le visitent.

Derrière l'innocente façade de St Mary, le secret du voyage dans le temps a été découvert et reste bien gardé. Les chercheurs en Histoire ont ainsi une méthode de travail tout à fait particulière : ils "étudient 'en temps réel' les événements majeurs de l'Histoire". En se faisant passer pour d'inoffensifs excentriques, ils tentent de répondre à certaines questions qui n'ont jamais été résolues, sans jamais toucher au cours de l'Histoire... au risque d'en mourir.

Madeleine Maxwell, une jeune et brillante historienne est contactée par son ancien professeur afin de rejoindre l'équipe de l'Institut St Mary. Au cours de son étrange entretien d'embauche, Maxwell comprend vite les possibilités qui s'offrent à elle...

De la disparition de Pompéi aux tranchées de la Première Guerre mondiale, du grand incendie de Londres à la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie, la jeune historienne va revivre d'extraordinaires événements. Alors qu'au sein de l'institut naissent des enjeux de pouvoir...


« D'un monde à l'autre » est le premier tome d'une série de 10 (pour l'instant quatre ont été traduit en français) qui nous content les aventures de l'équipe de St-Mary. Institut mystérieux dépendant de l'université de Thirsk qui leur confient des missions plus que secrètes. Des voyages dans le temps qui les mènent du Crétacé, à la Première guerre mondiale et aussi en Alexandrie lors de l'incendie de la grande bibliothèque.

Madeleine Maxwell dite « Max » y fait son entrée à la fin de ces études de doctorat en histoire, sa spécialité l'antiquité et tout ce qui la précède. Elle fait la connaissance du directeur, le docteur Bairstow, mystérieux à souhait qui la recrute avec une équipe d'autres apprentis historiens.

C'est là que l'aventure commence pour elle, apprentissage techniques, médicales, spatiales, ainsi que physique, ces voyages dans le temps n'étant pas de tout repos. A chaque mission, l'historien risque sa vie, malgré qu'il ne soit là que pour observer et non pas interagir… il ne faut pas changer la trame du temps. C'est sans compter avec des méchants bien sûr qui viennent mettre leur grain de sel.

Écriture rapide, enlevée, les aventures palpitantes pour nos apprentis historiens se succèdent les unes aux autres. Max se lie d'amitié avec certains et voue une haine féroce à d'autres. C'est plein d'humour et de bons jeux de mots… on sent une franche camaraderie dans l'équipe. St-Mary ne laissant jamais tomber ses membres...

A peine fini le premier tome, j'entame déjà le second. Et bien oui quand j'aime je tiens dans la chronologie ce qui n'est pas toujours le cas ;-)




D'écho en échos - Tome 2


Et voila, aussitôt dit aussitôt fait, j'ai terminé ce deuxième tome toujours aussi trépidant que le premier.

Max est toujours en première ligne, dès le début du livre c'est à la poursuite de Jack l'éventreur qu'elle part avec son amie Kalinda dite Kal. Pour cette dernière c'est la mission plaisir qu'elle s'attribue pour son départ. (On pourrait choisir mieux, vous ne trouvez pas) surtout que la petite virée en Angleterre victorienne manque bien de se terminer en eau de boudin, nos deux historiennes en réchappant de peu. Et de plus l'histoire ne se termine pas bien sous tout rapport car elles ramènent un petit souvenir de leur voyage.

Pour ce tome, les actions, les missions se succèdent, les problèmes personnels de Max aussi, surtout ses rapports avec son Chef et amoureux Léon Farrell ne sont pas toujours au beau fixe. Les deux caractères sont explosifs et ça fait des étincelles. Il n'empêche que les missions sont forts intéressantes, voyage vers les jardins de Babylone qui s'avèrent être les jardins de Ninive ; émotions fortes pour Max et son ami Tim Peterson. Puis excursion en Écosse au 16ème siècle à la cour de Marie Stuart. Leur ennemi Ronan ayant perturbé le cours de l'histoire, il faut tout remettre en place.

Comme vous devez vous en douter j'ai beaucoup apprécié ce deuxième opus. C'est à la fois instructif, bon pas très fouillé niveau historique mais on apprend un tas de petites anecdotes. C'est plein d'humour, de bons jeux de mots et tout comme bonne série Tv du genre, la rigolade n'est jamais très loin, malgré les mésaventures de nos héros.

Je vais faire une petite pose, et oui quelques challenges requièrent mon attention mais très bientôt je reprendrai la suite avec le tome 3 « Une seconde chance ». Surtout que le tome 4 s'annonce pour octobre il me semble.

Royaume de vent et de colères (Jean-Laurent Del Socorro)





Deux ans avant l'édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s'oppose à Henri IV, l'ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi. A La Roue de Fortune se croisent des passés que l'on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s'essaie à un métier sans arme. Les pions sont en place. Le mistral se lève. La pièce peut commencer.




A la suite de la lecture de nombreuses critiques positives je me suis décidée à découvrir l'écriture de Jean-Laurent Del Socorro avec son Royaume de vent et de colères. En l’occurrence nous voici réunis à Marseille en 1596, l'armée du roi Henri IV est aux portes de la ville. Les soldats et les miliciens se préparent à défendre la cité.
Nous voici plus précisément à l'auberge de la Roue de la Fortune tenue par Axelle, ancienne capitaine d'une compagnie de mercenaires à la solde de la Ligue. On y fait connaissance de Gilles son compagnon, Gabriel ancien noble huguenot converti au catholicisme suite à la St-Barthélémy où il a perdu toute sa famille, il y a aussi Armand l'Artbonnier en fuite avec son compagnon, ainsi que Victoire, vieille femme au passé et au présent violent et tourmenté.
Tout ce petit monde fait partie de la petite histoire et leurs destins croisés sont contés au présent et au passé. A chaque personnage, un chapitre. A travers leur regard et expériences on assiste aux mêmes faits mais sous des points de vue différent mais qui se complètent.
Quand la petite histoire rencontre la grande histoire j'adore. Ce roman m'a aussi donné l'envie de connaître ces faits. On en découvre tous les jours ;-) . Je savais qu'Henri IV avait eu du mal à se faire reconnaître roi par tous les français surtout les ligueurs, mais je ne connaissais pas ce contexte de Marseille qui a voulu devenir une république avant l'heure.
C'est aussi une atmosphère particulière, étrange que l'on rencontre à travers ce livre, on sent que le destin de chacun est déjà scellé et que tous vont vers un même but.

Une belle plume que celle de Del Socorro, j'en redemande. C'est fluide, entraînant, des chapitres courts qui donne une sorte d'urgence au déroulement des faits. De l'Histoire, un peu de magie quoique l'Artbon pourrait être assimilé à un outil scientifique. Des personnages très attachant et complexes. Tout pour me plaire.

mercredi 31 juillet 2019

Jacques Cartier – A la poursuite d'Hochelaga (Denis-Pierre Filippi)







En 1535, Jacques Cartier arrive pour la deuxième fois dans le golfe du Saint-Laurent. S’il veut conquérir ces nouveaux territoires pour le compte du roi de France, il sait que cela devra se faire avec le concours des tribus indiennes locales. C’est pourquoi il renforce ses relations avec le chef Donacona qu’il avait déjà rencontré lors de sa première expédition et qui le suivra plus tard en France. En fréquentant les Iroquois, Cartier découvre qu’en plus d’une nature florissante, ces terres abritent un peuple sédentaire et bien plus évolué qu’il ne l’imaginait...
Jacques Cartier est le premier explorateur européen à avoir noué un véritable dialogue avec les Indiens du Canada et à avoir consigné en détail leurs coutumes. Ce nouvel album de la collection de la collection Explora décrit ses deux dernières expéditions qui, malgré une conclusion houleuse, ont posé les bases du colonialisme français dans le Nouveau Monde, fondé sur l’échange et le partage avec les ethnies locales.

Glénat BD
64 pages


A travers un challenge historique, j'ai fait la découverte de cette nouvelle BD dans la collection Explora de chez Glénat. (Merci BazaR).

Nous faisons donc connaissance avec Jacques Cartier, navigateur malouin, premier explorateur du golfe Saint-Laurent en 1534, découvreur du fleuve Saint-Laurent en 1535 et commandant de la colonie de Charlesbourg-Royal en 1541–1542. Il est probablement né en 1491 à Saint-Malo où il décéda en 1557.

C'est à lui que nous devons le relevé cartographique du Golfe de Saint-Laurent et la découverte du Canada au 16ème siècle ou Kanata pour les Iroquoiens (le peuple indigène possesseur de ces terres).

Bien que nous ne possédions pas beaucoup d'informations ni de textes d'époque, on y découvre un homme plein d'humanisme, respectueux des peuples en place. Et surtout un homme qui, s'il en avait eu les moyens aurait pu installer une relation de confiance avec les Iroquoiens.

Autre découverte pour moi la différence entre les Iroquois (zone nord de l’État de New-York) et les Iroquoiens (territoire de Saint-Laurent), peuple qui disparut totalement après le passage des Européens.

On assiste donc à son arrivée dans la région et à son exploration partielle dans l'intérieur des terres à la recherche de terres nouvelles à découvrir.
Ce ne sont pas des richesses tangibles qu'il ramènera en France mais ce sont surtout ces découvertes qui vont ouvrir le chemin à d'autres colonisateurs tel Samuel de Champlain qui fonda Montréal.

Le cahier historique de la fin est très instructif et foisonne d'un tas de détails fort intéressant.

Par contre j'ai été un peu déçue par le dessin, ce n'est pas trop le style que j'aime en Bd, mais cela n'enlève en rien l'intérêt à la Bd. Juste le plaisir du trait qui n'est pas au rendez-vous pour moi. A chacun ses goûts !!!

dimanche 28 juillet 2019

La boulangère du diable (Hubert Huertas)



1906. Quelques semaines après le vote de la loi sur la laïcité, dans le haut bocage vendéen, un boulanger républicain est maudit par le curé de son village. Son crime ? Avoir hébergé dans sa grange, par un froid polaire, des soldats venus faire l’inventaire des biens de l’Église. Plus personne n’achètera son pain. Il en mourra et sa compagne s’enfuira en Algérie.

Cent ans plus tard, son arrière-petite-fille, elle-même victime de la fureur islamiste en Algérie, se réfugie dans le même village dont elle devient la boulangère. Des rumeurs l’accompagnent aussitôt, parce qu’elle est algérienne et que le village, derrière son maire, est très à cheval sur la laïcité. Mais elle n’est pas venue là par hasard. Depuis son enfance, sa grand-mère, qu’elle adorait, lui a parlé d’une histoire qui a marqué sa famille. Une famille vendéenne chassée de sa région natale au début du siècle, et dont l’arrière-grand-mère s’est réfugiée « aux colonies ».

A partir d’une histoire vraie, Hubert Huertas offre, avec ce suspense ancré dans nos terroirs, tout à la fois un hymne à la vie et un réquisitoire contre les fanatismes.

240 pages
Éditions Archipel 



Ah l'histoire, elle est là, elle revient, elle est éternelle… A chaque époque tout se répète à celui ou ceux qui oublient. Les religions, les conventions, les secrets, les non-dits ont toujours existé. Les plus forts ont toujours voulu faire plier les plus faibles.

Mais lorsqu'un homme, un seul se lève contre l'injustice et c'est l'hallali.

Que ce soit en Vendée ou même en Bretagne par chez moi, ces querelles de clochers on les a connus. La calotte et les bouffeurs de curés, l'éternelle bagarre. Je me souviens des deux écoles, des bagarres de gamins et ensuite des parents qui n'en démordaient pas de leurs préjugés. Les regards en coin. La méfiance..

Ici en Vendée en 1906, c'est le boulanger qui en fait les frais pour s'être insurgé contre une injustice, une lâcheté comme il dit. Et pour cela il va tout perdre : sa vie et sa femme qui sera exilée.

90 ans plus tard, c'est son arrière petite fille qui subit les affres du sectarisme des barbus en Algérie, sa mère boulangère elle aussi est égorgée au nom d'un barbarisme qui veut asservir les hommes et surtout les femmes.

Ce livre est un livre qui prend au tripes, Hubert Huertas à travers l'histoire d'une famille : Les Brissaud, dénonce l'éternel recommencement du sectarisme des religions qui sont si mal servies par ceux qui ne devraient amener qu'amour. C'est la haine qu'ils véhiculent et s'en est bien triste.

Nadia, arrière petite fille de boulanger, boulangère elle-même va remettre les pendules à l'heure et apporter vengeance à la mémoire de sa famille et réunir toutes les branches dispersées..

Hubert Huertas a une écriture percutante, vive. On s'enflamme à lire cette histoire qui pourtant est bien courante dans notre passé et notre présent.
Je n'ai pas lâché le fil jusqu'à en connaître la fin. On vibre à travers la colère de Nadia quand elle apprend à connaître son passé, le passé de sa famille comme si tout se rejoignait.

Un bon moment de lecture.
Merci à Mylène des éditions l'Archipel pour cette belle découverte.

dimanche 14 juillet 2019

La guerre des stups - Le flic et l'indic (Richard Schittly)



Nuit du 17 octobre 2015. Les douanes découvrent un stock de sept tonnes de cannabis dans des camionnettes stationnées en plein XVIe arrondissement de Paris. François Hollande en personne vient féliciter les douaniers, persuadé d’une grande victoire sur le trafic de stupéfiants. Un peu imprudemment… car le principal suspect de cette importation massive est en fait un informateur de l’Office central qui clame haut et fort qu’il est « l’employé de la police » ! Indic ou baron de la drogue ? C’est le début d’un scandale d’État et d’une enquête aux multiples rebondissements dont personne ne ressortira indemne, ni le commissaire François Thierry à la tête de l’OCRTIS, ni son adjoint, ni les policiers, ni les douaniers, ni même les magistrats. Dans un récit digne d’un polar, Richard Schittly démêle cette affaire pleine d’intensité et de coups de théâtre avec ce qu’il faut de portraits hauts en couleur. Face à un trafic qui se chiffre en milliards d’euros chaque année, cette enquête révèle les failles d’un système et démontre comment la lutte antidrogue est en train de se perdre.


Journaliste à la rubrique judiciaire du Progrès et correspondant du Monde à Lyon, Richard Schittly a côtoyé professionnellement Michel Neyret durant quinze ans. Il est l'auteur de L'Histoire vraie du gang des Lyonnais (2011).



Tout est dans le titre : « La guerre des stups, le flic et l'indic »…

De sont les coulisses de la guerre que livrent aux trafiquants de drogue, plusieurs services de police mais aussi l’administration des douanes.

Tout démarre lorsque le commissaire François Thierry directeur de l'Ocrtris (l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants), recrute un des plus gros trafiquant de drogue Sofiane Hambli comme indicateur dans des affaires de stupéfiants. Ce dernier alimente ses réseaux avec des tonnes de cannabis transporté du Maroc par l'Espagne à la France.

François Thierry, lui veut gagner sa guerre avec de nouvelles méthodes : les livraisons surveillées. Il veut obtenir grâce à ses indicateurs les dates d’arrivée des cargaisons en Espagne, ne pas intervenir tout de suite, mais au contraire suivre les transporteurs, puis identifier les commanditaires et les mettre hors d’état de nuire au dernier moment. C'est le plan Myrmidon (en référence à la mythologie grecque).

Tout commence donc en 2010 lors du recrutement de Sofiane Hambli par le commissaire.

Mais c'est un plan à haut risque car cela suppose donc de laisser circuler librement à travers le territoire de nombreuses tonnes de cannabis. Et tout ne va pas tourner comme il le souhaite malgré ses bonnes intentions.

Livre édifiant sur les méthodes employées, de la mésentente police/justice, de la non collaboration des services entre eux…

Livre aussi très bien documenté et bien écrit malgré la complexité de l'affaire, on voit que l'auteur a fait des recherches approfondies sur le sujet. Tout nous est exposé comme un polar avec le développement en temps réel des événements, les protagonistes de tous bords et les manipulations des uns et des autres.

Affaire que je me rappelle avoir entendue, comme beaucoup aux actualités de l'époque en 2015 lors de la prise de plusieurs tonnes de cannabis et du début de scandale qui en suivit. Actuellement l'instruction est toujours en cours.

Merci à Babelio et les éditions Tallandier pour la découverte de cet ouvrage avec la dernière masse critique non-fiction.

samedi 6 juillet 2019

L'île aux mille sources (Sarah Lark)



Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, a la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée a faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser a jamais la vie de Nora.
Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, a la découverte de contrées lointaines ou tout reste a inventer, a commencer par sa propre destinée.

Éditions L'Archipel
5 juin 2019
464 pages


Dernier roman en date de Sarah Lark et début d'une saga apparemment.
Roman historique au XVIII ème siècle plus précisément 1729/1739.

Nous voici partis en compagnie de Nora Reeds jeune Londonienne, vers la Jamaïque 'L'île aux mille sources ». Celle-ci vient de se marier avec un planteur, colon britannique vivant dans cette île ayant appartenu auparavant aux Espagnols. Elle fut aussi l'une des îles de Christophe Colomb lorsqu'il vécu dans les Caraïbes.

Île conquise sur les Espagnols et ayant laissé des esclaves libres « Les Marrons » en opposition avec les noirs Africains qui sont raflés et vendus comme marchandise sur cette île prospère mais rude.

Le climat est très dur et étouffant pour l'Européen, climat tropical chaud et humide. Nora n'y voit pas d'inconvénient tout l'enchante dans cet environnement mais voilà elle entre vite en conflit avec son mari, car elle ne supporte pas l'esclavagisme du moins la maltraitance qu'il engendre. Elle se consacrera aux soins à apporter aux esclaves de sa plantation ce qui est nouveau pour la « bonne » société de l'époque en Outre-mer.

De nombreuses aventures l'attendent dans son nouveau pays, elle y découvrira la beauté et la luxuriance de la végétation, l'amitié, l'amour et la détresse.

Un roman qui se lit avec plaisir, les personnages surtout Nora sont très charismatiques, elle sait ce qu'elle veut et ne se laisse pas démonter par l'attitude machiste des colons et de leurs subordonnés.
On découvre aussi l'Histoire de l'île, avec les négociations menées avec les
Marrons pour que cessent leurs raids sur les plantations.

Je découvre l'auteur Sarah Lark et j'en suis ravie. J'ai beaucoup aimé son style, l'histoire est très fluide et nous entraîne à travers les aventures de Nora sans temps morts, tant au niveau romance qu'historique et c'est ce qui me plaît.
La narration est très visuelle, je m'imaginais très facilement la plantation, le typhon, les montagnes et la luxuriance de la végétation, les champs de canne à sucre, la mer et le soleil de plomb.

Merci aux Éditions l'Archipel et à Mylène pour cette belle découverte. En attendant je pense que je lirai d'autres trilogies de Sarah Lark, je viens de me rendre compte qu'elle en a plusieurs à son actif.