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mardi 2 juin 2026

Les chevaux célestes (Guy Gavriel Kay)




On donne à un homme un coursier de Sardie pour le récompenser immensément. On lui en donne quatre ou cinq pour l'élever au-dessus de ses pairs, lui faire tutoyer l'élite - et lui valoir la jalousie, parfois mortelle, de ceux qui montent les chevaux des steppes. L'impératrice consort du Tagur venait de lui accorder deux cent cinquante chevaux célestes. À lui, Shen Tai, fils cadet du général Shen Gao, en reconnaissance de son courage, de sa dévotion et de l'honneur rendu aux morts de la bataille du Kuala Nor. On me tuera pour s'en emparer. On me réduira en charpie pour mettre la main sur ces chevaux avant même que j'aie regagné la capitale. » Deux cent cinquante sardiens, introduits par son entremise dans un empire qui éprouvait pour ces montures un désir insatiable, qui gravait à leur image des blocs de jade et d'ivoire, qui associait les mots de ses poètes au tonnerre de leurs sabots mythiques. Le monde vous offre parfois du poison dans une coupe incrustée de pierreries, ou alors des présents stupéfiants. Il n'est pas toujours facile de distinguer l'un de l'autre.
Il est une forme de fantasy dont le Canadien Guy Gavriel Kay est le maître incontesté. Entre la Provence médiévale de La Chanson d'Arbonne, l'Espagne de la Reconquista des Lions d'AI-Rassan, l'empire byzantin de La Mosaïque de Sarance, il revisite l'histoire sous une coloration fantastique et l'imprègne de son lyrisme mélancolique si particulier Les Chevaux célestes s'inspire de la Chine du VIle siècle sous la dynastie des Tang.




Les chevaux célestes sont pour les chinois de l’époque Tang, des montures hors pair qu’ils envient farouchement. C’est le royaume de Tagur qui les possèdent. Hors Shen Tai, fils cadet d’un général décédé va se retrouver au centre d’un vaste défi quand, en récompense de son courage et de son abnégation à enterrer les morts d’une vaste scène de bataille, il va recevoir 250 sardiens, c’est à dire des chevaux Ferghana, chevaux racés, résistants et puissants. Des chevaux de guerre qui peuvent changer la donne lors d’un conflit.

Cadeau empoisonné s’il en faut. Suite à ça, Shen Tai va devoir se protéger car de nombreuses tentatives d’assassinat vont être lancées contre lui. Qui peut bien lui en vouloir pour chercher à l’assassiner. La liste est longue et la route sera remplie d’embûches.

Une mystérieuse confrérie de guerriers : les Nankins lui viendront en aide. Ils sont payés par de puissants personnages pour le protéger. A savoir aussi, que Shen Tai a, plus jeune, subi leur formation pour ensuite s’engager dans l’armée, puis suivre des études pour passer les concours pour devenir mandarin. Il a de multiples formations qu’il n’a jamais terminées mais qui en font un homme cultivé et courageux, habile aux armes.

Ce roman est aussi un prétexte à nous faire connaître la Chine des Tang au Haut Moyen-Age chinois. Les guerres, la vie à la cour impériale, les intrigues, les assassinats, la vie des courtisanes, des étudiants nous sont racontés à travers la plume de Guy Gavriel Kay.

On s’attache aux différents personnages qui gravitent autour de Tai, entre autre Wei Song, une Nankin déléguée à sa protection, son ami poète Sima Zian, sa sœur Li-Mei devenue princesse impériale, son premier amour Bruine de printemps source de haine entre lui et Wen-Zou le premier ministre, L’empereur Taizu, l’héritier Shinzu et tant d’autres. Tout est lié, les intrigues sont nombreuses mais elles font avancer l’histoire et les dynasties au fil des manigances et des profits. Un jeu d’échecs où chaque coup est prévu largement à l’avance.

Entre romance et narration historique on se laisse prendre au jeu. L’auteur y mélange les héros fictifs et réels. Dommage qu’il ait changé les noms des vrais protagonistes, il est plus compliqué de s’y retrouver. Plusieurs recherches sont nécessaires.

Je ne suis pas très connaisseuse de l’histoire chinoise, il faut dire qu’ils ont près de 4000 ans d’histoire, mais je veux bien apprendre de cette façon là. J’apprécie toujours autant ce genre d’apprentissage à travers les romans. Surtout aussi bien écrit que les romans de Guy Gavriel Kay.

 A très bientôt avec la suite.




dimanche 12 avril 2026

La parabole du semeur (Octavia Butler)

 


Roman traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Rouard. 2024. Le nouveau président des États-Unis provoque une crise sans précédent. Dérèglement social et climatique, épidémies, pauvreté, violences... Dans ce décor post-apocalyptique, la barbarie règne, les murs s'élèvent. La fille d'un pasteur noir atteinte d'hyper-empathie entame la rédaction d'une Bible d'espoir et d'humanité, Le Livre des Vivants. Une anticipation visionnaire.



Paru en 1993, La parabole du semeur (Paroble of the Sower) d’Octavia Butler, nous plonge dans notre époque à partir de 2024. Les États-Unis d’Amérique sont en pleine déliquescence : catastrophe climatique, violence, drogue, pillages sont monnaie courante. Les sans-abris sont légions, les drogués deviennent fous de rage, les crimes, les pillards sont légions.

La narratrice, Lauren,15 ans comprend vite que le monde de ses parents ne reviendra pas, la communauté où ils vivent est entourée de barbelées, des rondes et des gardes sont mises en place pour éviter le pire.
Il y aurait bien une alternative, s’engager auprès de grandes compagnies industrielles qui offrirait le gîte, le couvert et la protection contre tous ces maux. Mais sa famille comprend vite que ce n’est qu’une forme d’esclavage moderne pour mieux dominer la main-d’œuvre à bon marché.
Et un jour, le pire arrive. Tout son monde s’écroule. Lauren et son ami Harry se retrouvent à s’exiler plus loin vers le Nord, avec l’espoir de trouver un avenir meilleur. La route de l’exil va les plonger dans un plus grand abîme. La violence, le crime, la barbarie sont omniprésents.

Quête initiatique, recherche d’une nouvelle religion, philosophie de vie, Octavia Butler nous livre ici un roman où le pire rencontre le mieux. Sur ce chemin d’espoir d’une vie meilleure ils feront de mauvaises rencontres, mais en parallèle un groupe va se constituer avec des personnes comme eux à la recherche d’un havre de paix.

Un roman qui se lit avec grande facilité, malgré la dureté de certaines scènes. La nature humaine y est décrite dans toute sa complexité. Les brutes côtoient les plus faibles, c’est la loi du plus fort. Mais l’entraide, la solidarité voit le jour au sein du groupe et apporte réconfort et humanité à ceux qui le constituent.
La narration est faite sous forme de journal. Lauren raconte chaque jour ses pensées sur sa philosophie du changement, sorte de religion adaptée à la problématique du moment, leurs difficultés au cours de leurs pérégrinations.

J’ai bien aimé m’immerger dans ce monde à travers l’écriture d’Octavia Butler. C’est le deuxième roman que je lis d’elle dans le cadre du challenge duo/auteurs de Fifrildi. Une belle découverte que cette auteure. Son écriture est vive, plaisante et prenante. Les chapitres sont rapides et plein d’action. Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Merci à toi Fifrildi pour l’accompagnement dans cette lecture qui ne demandera qu’à se poursuivre. La suite : La parabole d
es talents nous attend ;-)

jeudi 12 mars 2026

Le laboratoire des ombres (David S. Khara)

 






Londres, 1841. Un mystérieux paquet livré dans l’ombre.Un fonctionnaire retrouvé mort. Une invention qui pourrait changer le monde. Ou le détruire...Ashton, agent secret britannique aux multiples visages, plonge au cœur d’une affaire qui menace l'équilibre de l’ordre mondial.Les découvertes révolutionnaires de Michael Faraday sur l’électricité attisent toutes les convoitises et pourraient, entre de mauvaises mains, se transformer en arme dévastatrice. Le savant visionnaire et Ashton s’engagent dans une course contre la montre pour déjouer un complot aux ramifications insoupçonnées.Mêlant polar historique et roman d'espionnage victorien,Le Laboratoire des ombres vous plongera dans une aventure sombre et haletante, où une seule étincelle pourrait bien embraser le monde...




Londres 1841, le siècle des découvertes électriques et technologiques.

Un crime suspect au niveau scientifique va mettre un agent secret, Ashton sur les traces d’un dangereux assassin. Tout semble mener à des recherches plus que révolutionnaires d’un certain Michael Faraday, personnage historique réel qui se fond plus que bien dans l’intrigue.

Ses recherches semblent avoir fait des émules mais pas dans le bon sens. Un engin de mort bien particulier semble découler de ses travaux.

On assiste donc à une histoire mêlant espionnage, recherches scientifiques et polar. Un complot semble se mettre en place. C’est donc la course contre la montre dans un Londres victorien, où se côtoient aussi bien les gros bras que les agents de renseignements.

On y rencontre aussi Elvina, jeune aristocrate fantasque qui se trouve très intéressée par les recherches de l’illustre physicien Faraday.

Tout ce petit monde fera de son mieux pour déjouer ce complot.

Petit clin d’œil à la montée en puissance de certaines unités de renseignements nationales comme internationales. Le pays en a grandement besoin dans les enjeux géopolitiques de l’époque.

Roman qui se lit facilement, chapitres courts, ambiance de l’époque bien ressentie des bas-fonds aux maisons cossues.

Les notions d’électricité sont évoquées à travers les discours de Faraday et aussi les sacrifices faits à la santé des chercheurs quand ils côtoient des phénomènes inconnus à l’époque.

J’ai bien aimé à la fin, le chapitre très intéressant consacré au savant Michael Faraday, génie du XIXème siècle.

Une suite semble s’annoncer. Nos héros ont encore de beaux jours devant eux. ;-)

Merci à Babelio et les Éditions Maison Pop pour cette masse critique privilégiée.

mardi 3 février 2026

Le point armé de Dieu (Hubert Prolongeau)




Un western plein de fureur, entre violence et fanatisme religieux.

« Je fais une prophétie, Orrin. Tant que tu resteras loyal à la vraie foi, aucun de tes ennemis ne pourra te faire de mal. Tu nous es revenu avec de longs cheveux sur la face, comme Samson. Ne les coupe jamais, et aucune balle ne t’atteindra. »

Dans l’ombre de Joseph Smith, fondateur de l’Église mormone, il y a Orrin Porter Rockwell, l’ami des premières heures devenu garde du corps. Son premier et plus grand fidèle. Pistolet à la main, il est prêt à tout pour défendre l’intégrité du prophète, quitte à menacer, piller ou tuer. Et qu’importe si cela fait de lui un fugitif, un hors-la-loi… Le lien qui l’unit à Joseph dépasse toutes les lois humaines. Il est l’exécuteur de la justice divine, le Poing armé de Dieu.

Hubert Prolongeau est journaliste indépendant ( Le Monde , Télérama ), chroniqueur (France Culture) et auteur de plusieurs livres et scénarios de bandes dessinées. Dans ce nouveau roman, il revient sur les grandes heures de la fondation de la religion mormone et interroge le rapport entre foi, violence et fanatisme religieux.




Le point armé de Dieu, l’ange destructeur ainsi que Samson de part sa longue chevelure, de nombreux surnoms ont été attribués à Orrin Porter Rockwell, garde du corps et ami de Joseph Smith fondateur du mouvement mormon au 19ème siècle dans une Amérique en formation.

Il naquit le 28 juin 1813 à Belchertown, dans le Massachusetts. Sa famille était proche des Smith, c’est ainsi qu’il fit connaissance de Joseph, plus âgé que lui. Orrin, de part l’époque, l’environnement et certainement son tempérament baigne dans un environnement violent et agressif. Le début du roman en est la preuve à la façon dont se règle déjà à l’âge de 15 ans une affaire de vengeance.

L’auteur a choisi de faire d’Orrin, le narrateur de son histoire. On se retrouve ainsi dans sa tête, dans ses choix, dans son absolue confiance en Joseph à qui il restera fidèle jusqu’au bout.

A travers lui, on assiste à la création et à la montée du mouvement mormon. Dans un monde en constante évolution, très puritain et majoritairement protestant, cette nouvelle religion va avoir du mal à trouver son territoire. Les convertis se pressent autour de leur prophète, construisent des villes et temples. Ils cherchent un endroit où s’installer ce qui n’est pas du goût de la population locale. Vite des affrontements, des massacres ont lieu. Des obligations de quitter les territoires les feront aller d’État en État.

L’époque est très violente, c’est la loi du plus fort qui prédomine. Rockwell est illettré mais sa force, son habileté au pistolet et son absolue fidélité à sa foi et aux institutions mormones ont font un bras armé fort efficace. Personnellement c’est le côté historique qui m’a le plus intéressé. A travers son roman, bien écrit, fluide et percutant l’auteur nous décrit la création, l’évolution du mouvement. Il n’y parle pas de doctrine mais plutôt de mise en place d’un processus pour faire émerger un mouvement communautaire.

J’ai lu ce livre, alors que mon mari regardait sur Netflix la mini-série A l’aube de l’Amérique, qui finalement est la suite de ce roman. On y retrouve le successeur de Joseph Smith , Brigham Young qui fut le premier gouverneur mormon de l’Utah où se sont réfugiés une partie du mouvement après l’assassinat de Joseph Smith. Comme le livre, l’action y est très violente, les images ayant double effet. L’intérêt historique est là mais cette violence terrible est difficile à supporter.

Merci à Babelio et les éditions Seuil cadre noir pour cette masse critique privilégiée qui m’a permit de découvrir un pan de l’histoire américaine que je ne connaissait absolument pas.

La sirène (Christophe Lestic)






Amnésique, recueillie par Sigmard, un chef nordique, au cœur d’une nuit glacée sur le plateau gelé de Horg, Carmina, une guerrière indomptable, s’est reconstruite en épousant son sauveur. Mais, après sa mort tragique, elle doit fuir sa région d’adoption et abandonner, une fois encore, sa vie.Depuis, accompagnée d’un équipage de pirates assoiffés de sang et de gloire, qu’elle commande d’une main de fer, elle parcourt les mers, semant la mort et amassant plus d’or que dans ses rêves les plus fous. Mais cette invincible furie cache un terrible secret, après lequel elle court inlassablement. Car de terribles cauchemars hantent ses nuits. Alors, à l’insu de son redoutable équipage, elle cherche désespérément un être assez puissant pour la délivrer de son amnésie et lui rendre son passé. Pourtant, si elle craint une chose plus encore que de passer le reste de sa vie sans connaître sa véritable identité – qui elle est vraiment –, c’est de découvrir les terribles événements qui ont conduit à son amnésie. Car les cauchemars ne laissent planer aucun doute : elle a commis des actes funestes. Il est parfois des secrets qu’il vaut mieux laisser enfouis, mais en aura-t-elle la force ? Ou exhumera-t-elle les fantômes de son passé ? Pour le meilleur ou pour le pire ?



En ce début d’année je me suis vue, proposer cette lecture par les éditions Librinova. Un bon pavé de plus de 1000 pages.
Un roman à la fois tourné vers la piraterie mais aussi la fantasy, le fantastique, la mythologie. Un savant mélange des genres.

La première moitié du livre est centré sur la Sirène, Carmina jeune capitaine pirate mais aussi ancienne reine d’un clan viking. Elle mène sa troupe d’anciens vikings exilés de leur terre après un massacre. Ils la vénèrent, lui obéissent en tout point et elle les mène toujours vers la victoire et les prises fructueuses. Mais la Sirène a son côté sombre, elle est amnésique, elle fait des cauchemars et regrette son mari et roi qui est mort au combat.
De nombreuses aventures vont les mener sur les mers et vers les combats pour amasser toujours plus d’or. Elle s’intéresse aussi au trésor d’un archi-mage Jayan aujourd’hui disparu . Son jeune mage du bord Tuck est chargé de s’introduire dans une bibliothèque très restreinte au commun des mortels, pour y faire ses recherches.

La deuxième moitié du livre est plus actif et intéressant. Les chapitres se répartissent entre les différents personnages principaux qui se retrouvent séparés. L’action devient plus diversifiée et tournée vers les arcanes du pouvoir des princes et les différentes conspirations. J’y ai trouvé plus d’intérêt.

Le personnage principal, la Sirène est pragmatique, sanguinaire, passionnée mais aussi fragile de part son amnésie qui lui fait connaître des moments de violence incontrôlée. Elle va chercher à connaître ce qui fait d’elle un tout.
J’ai bien aimé les hommes de son équipage, jeunes et vieux loups de mers. Ils sont joviaux et brutaux. Une fraternité règne entre eux et apportent régulièrement un peu d’humour dans la narration.
Différents personnages jalonneront l’histoire qui auront chacun leur intérêt dans la quête de Carmina.

Au final, un livre qui se lit facilement, les descriptions sont parfois un peu trop longues, les batailles aussi mais le fond de l’histoire, le milieu maritime, la magie m’ont accrochée.
La fin laisse en suspens de nombreuses interrogations, je suppose qu’il y aura une suite, du moins je l’espère. ;-)

lundi 5 janvier 2026

Pieds nus dans les étoiles T1 (Agathe Aygadier)




La vérité cachée de tous les grands voyages ? Ils donnent les leçons qu'on s'attendait le moins à recevoir. Provence, automne 1776. Menacée par une enquête de noblesse, la jeune baronne de Sérignan gagne précipitamment l'Italie du Nord dans l'espoir d'y retrouver les papiers de famille qui lui manquent, sinon elle risque de perdre son titre et tous ses biens. En compagnie d'un négrillon destiné à la cour de Turin, elle entreprend alors un long voyage à travers les Alpes, sur la dangereuse route Royale, jusqu'à ce qu'un accident l'arrête au pied du fort de Sallestres, commandé par le sévère surintendant Santandrea. La voilà contrainte de passer l'hiver en pays étranger. Blessée, esseulée, en butte à la malveillance des habitants, elle découvre aussi les activités d'un petit cercle de savants dont les propos l'ébranlent. Peut-on écouter sans danger ces idées si nouvelles ? Et quand pourra-t-elle quitter ce village de plus en plus hostile pour repartir à la recherche des documents dont elle a tant besoin ? À moins que Sallestres soit un piège à retardement, et que le destin l'attende encore beaucoup plus loin... Premier tome d'une trilogie historique foisonnante, Pieds nus dans les épines est à la fois un roman d'aventures, un roman d'éducation et un roman d'amour qui ne dit pas son nom, situé à la fin de ce siècle des Lumières dont l'effervescence et les paradoxes nous fascinent encore aujourd'hui.
 



D’après le quatrième de couverture ce roman sorti en octobre 2025 est le premier tome d’une trilogie historique. L’intrigue démarre en 1776, Louis XVI est monté sur le trône deux ans auparavant. Le royaume de France est en grand déficit, de nombreuses réformes sont mises en route, dont celle d’enquêter sur les origines des nobles. Il faut prouver avec certitude et papiers à l’appui que l’on a le sang bleu.

La jeune baronne Laure de Sévignan est donc mise en demeure de prouver la filiation noble de son défunt mari. Car qui dit défaut de noblesse et possession de fiefs, dit impôts, les nobles en étant exemptés. (Chercher l’erreur !!!! ;-)
La jeune femme se lance donc à travers un long périple qui va l’amener de Marseille à Nice puis à travers les Alpes sur la Route Royale où elle vivra d’éprouvantes mésaventures. A sa suite nous continuons à visiter l’Italie de Turin à Venise.

Roman historique au siècle des Lumières, l’auteur y mêle l’aventure, l’amour, la compréhension de soi à travers les idées de l’époque, la connaissance des populations et de leur quotidien aussi bien des pauvres gens que de la haute société. Laure de Sérignan en sortira totalement transformée en bien ou en mal, on ne le saura pas car une suite nous attend.

Au début j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’intrigue, elle se met en place lentement la narratrice étant Laure de Sérignan. C’est un long journal qu’on lui demande de rédiger pour une faute qu’on ne connaît pas tout au long du roman.

Et puis peu à peu le langage soutenu employé, celui de l’époque, est devenu plus familier et je l’ai lu avec plaisir. Les descriptions des différentes villes traversées, les mœurs et coutumes des populations sont très intéressantes.
L’héroïne est ce qu’on appelle à l’époque une Provençale, avec sa langue d’oc encore très vivante dans toutes les couches de la société.

J’ai aussi bien aimé sa relation avec un petit page métis Joseph dit Zeph, qu’elle accompagne en Italie. Leur rapprochement ressemble à celui d’une mère et de son fils. Il est vif, plein d’esprit, de spontanéité, et musicien. Un surdoué de l’époque mal reconnu de part la couleur de sa peur.
Et puis bien sûr il y a le comte Santandréa, pour le côté romantique. Un homme ouvert aux idées de l’époque et aux avancées scientifiques.

Un roman en somme, très intéressant de part la diversité des situations, des régions, des paysages et des villes traversées.
Un bon moment de lecture et une belle découverte.
A quand le 2ème tome ? -;)))

samedi 25 octobre 2025

Voile vers Byzance (Robert Silverberg)





La Terre, d’ici trois mille ans.Si le monde est dépeuplé, les ultimes représentants de l’humanité, immortels, vivent dans l’oisiveté, partageant leur quotidien entre visites de cités légendaires recréées de toutes pièces et fêtes fastueuses débridées. Un monde aux mœurs étranges et libres que découvre Charles Phillips, natif du New York de 1984, projeté dans ce futur radicalement autre pour des raisons qui lui échappent. Il y rencontre Gioia, sa guide, et bientôt sa compagne, avec qui il navigue d’Alexandrie à Xi’an en passant par Asgard. Vive et magnifique Gioia, qui tait le plus terrible des secrets dans cette société hédoniste où, pour tromper les errances d’une vie sans fin, on rebâtit les civilisations, passées comme mythiques, avant de les faire retourner au néant. Or, Charles, lui, l’enfant du Xxème siècle, n’a rien oublié de ce que signifie la fin…

Voile vers Byzance, finaliste des prix Hugo et Locus 1986, est lauréat du prix Nebula 1985




40 ans après sa première publication sous le titre Sailing to Byzantium, les éditions Le Bélial’ republie ce court roman de Robert Silverberg. Il remporta en son temps (1986) le prix Nebula.

Le roman débute à Alexandrie, 50 siècles dans le futur, quel futur, quelle référence, après J.-C. ? nous ne le saurons pas. Le héros Charles Philipps est un homme de notre 20ème siècle. Il ne connaît pas son vrai passé, ni comment il est arrivé en ce monde futuriste, déroutant pour lui. Malgré cela il se lie à Gioia, une citoyenne de ce monde. Ce monde composé exclusivement de cinq grandes villes antiques qui au début du récit sont Xi’an, Alexandrie, New Chicago, Tombouctou et Asgard – cette dernière devant bientôt être remplacée par Mohenjo-Daro. Ils sont entourés de « temporaires » sortes de figurants/serviteurs des citoyens qui eux sont peu nombreux.

L’auteur nous décrit avec délectation Alexandrie, on y retrouve le fameux phare qui en son temps fut une des sept merveilles du monde, ainsi que la grande bibliothèque d’Alexandrie. Il en ira de même avec toutes les villes visitées par nos héros.

On les suit dans leurs pérégrinations mais aussi dans le questionnement de Philipps de sa présence en ce temps et lieux. Il est considéré par les citoyens comme un « Visiteur », une curiosité.

Je ne vous en dirai pas plus. Le questionnement est aussi pour nous lecteur. Que va nous dévoiler l’auteur ?

Lire du Robert Silverberg est toujours un plaisir, ses descriptions sont dynamiques et nous immergent dans un monde coloré. L’action, la réflexion sur notre humanité, notre devenir et la mort est omniprésente.

Le lire est aussi une ouverture à découvrir sur internet les différentes villes décrites et leur évolution dans le monde antique. Il est toujours aussi fascinant de partir à la recherche de l’information des lieux décrits.

Courte lecture faite en compagnie de mes chers amis babeliautes Fifrildi, Nadou et BazaR, nos échanges furent toujours aussi agréables. Merci à vous.




jeudi 10 juillet 2025

L’homme au passe-montagne (Régis Guyotat)




Les Trente Glorieuses ? Entre 1958 et 1968, deux millions d’étrangers sont entrés en France. Dans le Loiret, ils sont estimés de 25 à 30 000. La plupart ont été recrutés par l’Office national d’immigration (ONI) au Portugal et dans le Maghreb. Beaucoup viennent de l’Algérie, qui a conquis son indépendance en 1962. Une main d’œuvre bon marché, réclamée par le patronat, pour un pays en pleine croissance. Mais rien n’a été prévu pour leur accueil. A quoi bon dépenser pour eux d’ailleurs, puisqu’ils repartiront bientôt. C’est leur force de travail seule qui intéresse. Dans l’agglomération d’Orléans, ils alignent des heures de travail démentielles, jusqu’à 300 heures par mois dans des exploitations maraîchères, vivent en bidonville, sont la proie des marchands de sommeil, sont confrontés au racisme. Mais le choc pétrolier de 1973 et le chômage qui s’en suit bouleversent la donne : les voici incités à quitter le territoire, alors que le gouvernement vient d’autoriser le regroupement familial. La machine à expulser de la préfecture à Orléans s’emballe. Les Trente Glorieuses ne le furent pas pour tout le monde. C’est la conclusion de ce livre qui se veut une histoire non pas chiffrée, mais humaine de l’immigration.




Avec cet essai/reportage, l’auteur Régis Guyotat nous relate l’immigration d’après-guerre dans la région d’Orléans ainsi que du pays. Entre 1958 et 1968 deux millions de travailleurs étrangers sont recrutés directement dans leurs pays respectifs pour pallier à la main-d’œuvre nécessaire à la reconstruction, l’industrie (fonderie) et les travaux publics en France. Essentiellement des portugais, des maghrébins beaucoup d’algériens qui ont priorité suite aux accords d’Evian.

Le problème c’est que les conditions de logements ne sont pas au rendez-vous comme promis. Ce sont paillasses par terre, commodités inexistantes, bidonvilles qui sont construits à la va-vite.
Des associations se mettent en place pour aider les arrivants à s’intégrer et leur fournir une aide administrative et une aide à l’apprentissage de la langue française.

L’auteur alterne chapitre descriptifs de l’époque et des lois qui se succèdent, avec d’autre plus intimes nous racontant la vie de deux migrants de l’époque, un marocain Mohammed recruté à la SIFA, fonderie orléanaise et Aïssa qui démarre aussi à la fonderie mais enchaîne ensuite sur d’autres boulots. Ils racontent leur quotidien, leurs désillusions et leurs difficultés, du travail éreintant parfois jusqu’à 12 heures par jour/6 jours/7.
Les politiques se succèdent, les lois aussi. Les années 70 voient le choc pétrolier et la volonté de ne plus accepter d’immigration sous contrat. L ‘heure est à l’expulsion. Les constructions d’HLM sont mises en chantier, on déplace comme pour les bidonvilles en périphérie des villes. Concentrant ainsi les communautés.

L’auteur nous livre ainsi une chronologie de faits politiques, de faits divers qui secouent la population orléanaise.

Essai fort intéressant pour son approche de ce que fut l’immigration des trente glorieuses et de cette génération qui a travaillé dans des métiers non voulus par les français de souche et des faits qui en ont découlé.

Merci à Babelio et aux Éditions Regain de lecture pour cette lecture fort instructive de faits que je ne connaissais pas dans le détail

vendredi 4 juillet 2025

Verte (Gilbert Laporte)

 



La vétuste arche spatiale Déméter-2 poursuit depuis trois siècles son odyssée dans l'Univers, essaimant une partie des passagers en hibernation au hasard des planètes habitables rencontrées. Sur l'une d'elles, la végétation est magnifique. Le patriarche Anastase IV décide de la baptiser « Verte », en préalable à l'envoi d'une petite colonie. Mais l'ambitieux commodore Kostas aspire à faire débarquer l'ensemble des occupants du vaisseau et il va pousser les misérables sans-hublots à la révolte contre l'intransigeant religieux.Au milieu de ce chaos, une policière enquête sur d'effroyables meurtres et se retrouve entraînée dans un conflit qui ne cesse de s'étendre. Son idylle transgressive avec un clone hermaphrodite pourra-t-elle y résister ? Et pendant ce temps, un militaire assisté d'une robotaniste et d'une insectoïde d'exploration parcourt la paradisiaque Verte. Ils ne vont pas tarder à découvrir que, sous ses splendides feuillages, elle dissimule un inquiétant secret... L'auteur embarque ici le lecteur dans un thriller SF écologique non conformiste, où l'instinct de survie et l'espoir d'une vie meilleure dans une nature idéalisée peuvent mener aux pires extrémités.



L’histoire se déroule sur une Arche, Demeter 2, qui a quitté la Terre quelques trois cents plus tôt. Une Terre à bout de souffle, de pollution, de guerres et de catastrophes. Au fil des siècles ce vaisseau essaime au fil des planètes qu’elle rencontre, des colonies humaines. Malheureusement à bord une religion a émergé, le culte de la Déesse Nature, dérivé d’une politique écologique poussée à l’extrême. Les pires exactions répressives envers les hérétiques sont commises. Toute déviance ou faute sont condamnables de la peine de mort et de compostage. Et comme tout bon roman de Sf, il y a bien sûr un conflit qui émerge entre deux factions : les religieux et les militaires.

Entre temps, une nouvelle planète apparaît : Verte. Il est temps, car le vaisseau en lui-même arrive à bout de souffle. Une équipe d’exploration est désignée pour s’y rendre en éclaireur.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, c’est à vous de le découvrir ;-).

L’auteur nous livre ici un roman de science-fiction écologiste. La nature est partout, elle est le cœur du livre. Nos héros affrontent diverses mésaventures, et font de grandes découvertes sur la nature de la planète, de sa végétation de son mode de vie.

Roman qui mélange l’action et la réflexion. Les chapitres courts qui alternent entre l’arche et la planète Verte, donnent du dynamisme à la narration. Les descriptions sont très intéressantes d’un point de vue botanique et géologique. On s’imagine bien les paysages et les couleurs ambiantes. Les explorations des héros les amènent à prendre conscience de la nature même de la planète.

Finalement une lecture rapide et facile qui pourrait faire un bon petit scénario de film SF.

mercredi 23 avril 2025

Un ardent désir de peindre (Louis Mercadié)



Florine grandit dans les montagnes du Gévaudan et aide aux travaux de la ferme, vouée à perpétuer les traditions rurales et familiales. Animée d'un fort sentiment de liberté et d'une réelle volonté de peindre, tout bascule pour elle lorsque ses parents lui imposent un mariage, qu'elle refuse. Elle est alors envoyée dans un couvent mais n'a pas la vocation et supporte mal l'enfermement. Sa rencontre avec le peintre Charles Grandon pourrait bien lui ouvrir les voies d'une nouvelle vie..

 


C'est toujours un plaisir de découvrir les romans de Louis Mercadié. La fiction dans la grande Histoire.

« Un ardent désir de peindre » démarre au début du 18ème siècle au temps de Mansart et de Louis XIV. Florine petite fille du pays du Gevaudan est bergère au sein d’une famille de paysans. Elle est habituée aux durs travaux de la ferme mais rêve de dessin et de couleurs. Sa vie parmi les bêtes et les paysages de son enfance lui apporte rêveries et envie de croquer ce qu’elle voit. Elle tient de sa grand-mère qui elle même avait ce goût. Malheureusement la réalité de l’époque étouffe les velléités des femmes astreintes à la famille et l’obéissance au patriarcat.

Florine après de nombreuses vicissitudes et à force de combat arrivera à obtenir le droit de s’adonner à son art.

Mais la société ne pardonne pas à ceux qui sortent du chemin qui leur sont tracés par les codes établis.

Ce roman nous permet de connaître les peintres Jean et Charles Grandon. Ces derniers permettront à Florine de donner vie à son désir de liberté et de création.

Avec l’auteur c’est tout un monde local qui est mis en lumière à travers les peintres, les dignitaires de la région Lyonnaise et surtout les différentes méthodes de peinture qu’expérimente Florine. Les couleurs, les plantes utilisées pour créer les pigments, le matériel utilisé, les corporations qui gèrent tout ce petit monde nous sont bien décrits.

Un plaisir de lecture toujours renouvelé, merci aux Éditions de Borée pour ce beau moment de lecture.

samedi 5 avril 2025

Les illusions orientales (Philippe Grandcoing)

 




Des rives de la mer Rouge au détroit du Bosphore, de la côte désertique des Somalies aux ruelles d'Istanbul, en passant par l'Égypte et le canal de Suez, nos deux héros marchent sur les traces du père de l'inspecteur Lerouet. Ils se lancent ainsi à la poursuite d'un fabuleux trésor et d'un mystérieux assassin alors que la guerre couve dans les Balkans. Tensions internationales et intrigues diplomatiques prendront-elles le pas sur leur quête toute personnelle ?



Juin 1913, le monde bouge, surtout dans les Balkans, le Proche-Orient, l’empire ottoman, la Bulgarie, la Russie. Un système d’alliance qui prépare malheureusement la 1ère guerre mondiale.

Avec ce huitième tome (paru en ce début mars) nous retrouvons nos deux compères, Hippolyte Salvignac et son ami Jules Lerouet, ancien policier de la Sûreté parisienne. Cette fois-ci ils sont accompagnés d’un vieux cousin d’Hippolyte, Anatole Salvignac. Ce dernier accomplit son dernier voyage vers un pays qui l’émerveille toujours autant : l’Égypte.
Ce voyage est surtout motivé par la recherche du père disparu de Jules. Père qu’il n’a jamais connu mais dont il a découvert l’existence dans le précédent tome.
La piste les mène à Obock à Djibouti. Malheureusement trop tard, ils y apprennent le décès du père de Jules. Une affaire pas si simple qui va les mener à travers le Proche-Orient en ébullition. Une course à l’héritage qui va leur faire découvrir les grands enjeux de l’époque. Tout bouge, tout menace d’exploser dans cette partie du monde où les grandes puissances jouent leur partie de poker entre eux.

Ce roman est prétexte à un grand développement d’Histoire qui met en lumière tous les enjeux de l’époque. La rivalité des grandes puissances vis à vis des petites. Les amis d’hier sont les ennemis d’aujourd’hui. Et les tensions s’exacerbent entre les différentes communautés : grecque, ottomanes, bulgares.

L’intrigue en elle-même est prétexte à nous faire connaître tous les enjeux sur le terrain. Trafic d’armes, manipulations, espionnage et règlement de compte.
Une page d’histoire que je ne connaissais pas très bien de ce point de vue Moyen-Orient. Quand on dit 1ère guerre mondiale, on pense naturellement à nos pays occidentaux mais n’oublions pas que le reste du monde était aussi en 1ère ligne avec ce système d’alliance.

En plus de la géopolitique on part à la découverte de ces régions exotiques. L’auteur nous raconte Djibouti, Obock, Andrinople et surtout Istanbul, théâtre de tant de civilisations, aussi bien romaine, byzantine que musulmane. Ville hétéroclite qui rassemble plusieurs communautés aussi bien chrétienne, grecque, que musulmane. L’auteur nous invite à une visite guidée de cette grande ville à cheval sur le continent européen et asiatique.

Lecture très instructive et passionnante.

Merci aux Éditions de Borée pour cette belle découverte.

jeudi 20 mars 2025

Les Préternaturels (Michel Mathias)



Préternaturel : qualité des dons accordés par Dieu aux premiers hommes pour les perfectionner. Quatre personnages une médium, un journaliste, un conservateur de la Bibliothèque nationale de France et une agent double voient leurs destins se croiser de façon inattendue lorsqu'ils mettent la main sur un mystérieux manuscrit médiéval contenant une prophétie religieuse. À travers différentes époques, Ava, Marco, Jonas et Mila tentent de la déchiffrer au péril de leurs vies. Et si les dons préternaturels se manifestaient à nouveau ? Dans ce thriller paranormal détonant, Michel Mathias nous plonge dans un monde où l'avenir est bousculé par la Grande Guerre des non-religions et l'intelligence artificielle.



On considère que les dons préternaturels sont des dons fait par Dieu à Adam et Eve au paradis terrestre.
Ceux-ci les ont perdus en commettant le péché originel.
Les dons sont au nombre de quatre : l’impassibilité (ignorance de la souffrance), l’immortalité, la science infuse et l’intégrité.

Un paléographe, un journaliste, une immortelle et une mercenaire, les quatre héros vivent à trois époques différentes, mais leurs dons spéciaux, une prophétie et un livre ancien (un incunable retranscrivant les enseignements de Saint François d’Assise) vont les rassembler pour accomplir une mission. Chacun d’entre eux est relié à un animal qui représente sa force.

Jonas, Marco, Ava et Mila sont pris dans un engrenage de complot, de poursuites et de recherche de soi qui va les mener à mieux se connaître et à mieux s’accepter avec leurs différences.
L’auteur nous mène à travers le temps passé et futur, où les choix fait par les dirigeants mène l’humanité à un contrôle par un puissant lobby.

Ce roman est un premier tome, où l’auteur pose son intrigue et ses héros. La religion, le chamanisme, le questionnement sur notre humanité y prend une grande place, le thriller est aussi très présent, l’intrigue se conjuguant sur différents espace temps.

L’écriture est fluide et bien menée. L’auteur passe du thriller à la réflexion sur notre existence à travers Dieu et les symboles d’une manière aisée.
Roman agréable à lire et qui fait réfléchir.

Merci à Librinova pour cette découverte.

samedi 13 avril 2024

Les démons de l’inspecteur Lerouet (Philippe Grandcoing)






Mars 1912. Alors que la France frémit d’horreur à la lecture des exploits sanglants de la bande à Bonnot, l’inspecteur Jules Lerouet mène de son côté une traque bien plus personnelle, mettant en danger sa carrière et sa vie afin de venger la mort de sa compagne.

Sur la piste d’un mystérieux tueur, réussira-t-il, avec l’aide de ses amis Hippolyte et Léopoldine, à découvrir qui s’en prend à ses proches ? Résoudra-t-il cet autre mystère qui lui tient à cœur : la disparition de la Joconde, dérobée au Louvre quelques mois plus tôt ?

Dans ce septième volume des aventures de l'antiquaire et détective amateur, Philippe Grandcoing continue d'explorer la France de la Belle Époque avec les yeux de héros toujours aussi attachants. Cette fois, il emmène le lecteur dans un univers plus inquiétant, où se déchaînent les passions de l’âme humaine…




Ce 7ème tome de la série « Une enquête d’Hippolyte Salvignac » est consacré au fidèle acolyte d’Hippolyte, l’inspecteur Lerouet, Jules pour les intimes. 1912, Ce dernier vient de perdre sa chère Madeleine dans de tragiques circonstances, un malfrat l’a assassiné et a voulu en faire de même avec la petite Victoire, la petite fille de trois ans du couple.

Rien de tel pour faire plonger l’ami d’Hippolyte dans les affres de l’alcool et de la désespérance. Surtout que n’étant pas marié il n’a pas son mot à dire sur l’enterrement de sa compagne vis à vis de la famille bien pensante de cette dernière.

Jules est un homme pragmatique, solide mais son métier de flic de la Sûreté Parisienne n’a plus sa priorité, il veut retrouver celui qui l’a séparé de Madeleine. Pour cela et avec le soutien d’Hippolyte et de Léopoldine, il va mettre tout en œuvre pour rejoindre les bas-fonds de la capitale et y faire ses recherches. Et pourtant la police aurait bien besoin de ses capacités hors-pairs pour serrer la bande à Bonnot qui sévit à cette époque, l’heure est aux anarchistes qui sèment la mort à travers la capitale.

A travers ce roman, l’auteur nous raconte cette folle époque que furent les années avant la grande guerre 14/18. Les grandes affaires criminelles de l’époque nous y sont narrées avec minutie, les dysfonctionnements entre les services de police, l’émergence des Brigades mobiles du Tigre, le vol de la Joconde, le naufrage du Titanic, la traque de la bande à Bonnot.

Nos héros sont des personnages fictifs dans la grande histoire ce qui nous immerge totalement dans la narration.

Comme toujours je pars avec joie à la découverte des évènements qui ont caractérisé ce tout début du Xxème siècle.

Merci au Éditions de Borée pour cette belle découverte.




mercredi 10 janvier 2024

Le pacte des gueux (Philippe Hugon)



« Renard », abandonné à la naissance et recueilli par les gueux des faubourgs de Paris, décide d'utiliser ce qu'il a appris parmi les brigands pour se hisser dans la société jusqu'au Régent. Dans les coulisses du pouvoir et de la pègre parisienne du XVIIIe siècle, on croise voyous, banquiers, ministres et princes, sur fond de délits d'initiés et d'affaires de mœurs, avant que le premier krach boursier de l'histoire ne précipite tous les protagonistes dans le chaos. Un récit que le présent ne renierait pas...



Paris 1697, La grande faucheuse n’est pas tendre avec les nourrissons surtout quand ils naissent dans la fange. C’est en cette année de fin de siècle que naît notre héros. Pas de parents, pas de nom, il est récupéré in-extrémiste par un bandit des faubourgs de Paris, Le Sévillan. Il va s’en suivre une errance de mains en mains parmi les gueux et l’exploitation des plus démunis.

Enfant de la rue, enfant de la pègre, Renard est très rusé et va se faire son chemin très tôt dans les quartiers mal famés de la capitale.

Pour ses quinze ans, un grand virage s’opère, il est recueilli par l’abbé Louison, qui le soigne et l’éduque à en faire un séminariste. L’écart est grand, mais l’enfant a de la ressource. Il va naviguer entre les deux mondes avec félicité.

Fin de règne pour Louis le grand, début de la Régence et des luttes de pouvoirs, René Baptiste s’est fait une place auprès de l’abbé Dubois premier haut fonctionnaire du Régent.

Des ors du ministère au fin fond des faubourgs, notre héros va se faire sa place. Il retrouve d’anciens amis fort chers mais aussi des ennemis. Son grand amour refait surface ainsi que ses tourments.

Roman autour d’un personnage fictif qui côtoient des hommes et des femmes ayant fait les beaux jours de l’époque : le Régent, Cartouche, le financier Law, l’abbé Dubois.

D’après mes recherches les faits ont réellement existé tel que racontés dans ce livre. Les complots, les trafics en tous genres, la banqueroute du papier monnaie et du trafic d’or.

Lecture fort intéressante, qui fait suite à mes deux lectures des tomes 2 (Une reine idéale) et 3 (Les possédés de Saint Médard). C’est la genèse de Renard – René Baptiste. Homme à deux visages mais fort attachant. Tout cela raconté avec gouaille et langue châtiée. L’argot y est à l’honneur. La preuve un petit dictionnaire est inclut en fin de livre.
J’ai vraiment bien aimé ce 1er tome qui nous dévoile le pourquoi du comment de la situation de notre petit abbé.

Merci aux Éditions de Borée.

mercredi 13 décembre 2023

Autour de Cannette (Blandine Viadère)

 


Dans les années quarante, sur une île française, Coline grandit dans une famille nombreuse. Elle apprécie l'école. Elle connaît ses premières vraies vacances en août 1949 quand sa mère la choisit pour faire un grand voyage toutes les deux. Voyage qui marquera Coline à vie.



En 1949 dans l’île de la Réunion, Coline a dix ans. Sa maman Mathilde décide de rendre visite à sa famille restée dans le sud de l’île avec la petite. Elle veut revoir sa vieille mère Daphnée, ainsi que son fils aîné et sa petite famille. Un petit est né et le bonheur de Mathilde est de retrouver les êtres qu’elle aime.

Coline est très sensible a tout ce qui l’entoure, la nature, les plantes, la cuisine locale, elle tient un journal de son petit périple.

De leur voyage elles ramèneront une petite poule Cannette qui fera le bonheur de la famille.

Très court récit d’une vie d’enfant dans un milieu fort pauvre. Il n’empêche que le bonheur et l’amour règne dans cette famille.

Narration à connotation autobiographique dans un style simple et bien imagé qui nous raconte la Réunion, avec les noms et les expressions locales.

Coline, petite narratrice en herbe nous raconte son voyage qui restera pour elle à jamais inoubliable.

J’y ai pris grand plaisir.

Merci à Librinova pour cette jolie découverte.

samedi 14 octobre 2023

Cette femme inconnue que j’aime et qui m’aime (Claude Bourdoncle)




Lorsqu’une inconnue vient lui porter secours, Sto reconnaît la femme qu’il a toujours aimée. Comment gérer cette rencontre quand son ennemie vient de lui lancer un défi qu’il ne peut refuser ? Sto décide d’impliquer cette femme et de lui demander de l’aide « à sa manière ».
Kate, cette inconnue, ne se doute pas qu’elle (re)trouvera l’amour et que le destin a d’autres projets pour elle que des vacances tranquilles en famille. Cette biologiste cartésienne, ancienne membre des services secrets, découvrira un conflit qui a débuté le vendredi 13 octobre 1309. Elle devra remettre en question toutes ses convictions pour résoudre l’affaire la plus complexe de sa carrière.
Avec l’aide de Clovis Bos, son ami historien, elle fréquentera médium, profileuse, télépathe, francs-maçons, sociétés secrètes, sera plongée au cœur de l’Histoire, devra lutter contre des individus sans scrupules et être confrontée à des choix difficiles avant de mettre à jour un incroyable secret…
Un roman passionnant, plein de surprises, qui nous rappelle l’impermanence des choses et de nos convictions… Et si c’était vrai ?



« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! »
Très beau poème de Verlaine qui donne à ce livre, son titre.

Sto a bord d’une montgolfière fait une grave chute, Kate jeune biologiste vient à son secours. Et tout commence.
Ils ont tous deux des secrets bien enfouis et des compétences qu’ils vont mettre en commun pour mener une mission bien périlleuse.

A travers leurs aventures, le lecteur va rencontrer un tas de personnages hauts en couleur et très érudits. Car Kate a aussi un passé fort mouvementé dans son domaine. La médecine, la biologie, les services secrets, les arts martiaux. Quant à Sto, c’est un vrai mystère. En plus de son érudition et de son amour de la poésie, son sang a des particularités que Kate veut mettre à jour.

Entre autre mystère, ils nous entraînent avec eux à la recherche d’un trésor maudit celui de l’Or des Tectosages volé dans un sanctuaire de Delphes par des troupes celtes en - 279 avant J.-C. Et qui attise l’intérêt de bien des personnes en particulier celui d’un ennemi de Sto.

Moment de lecture intéressant, distrayant et instructif. Beaucoup d’ésotérisme et de mystères qu’il faut prendre au second degré mais néanmoins nous font rêver. Une histoire d’amour qui perdure à travers les temps. Et beaucoup de légendes mêlées à notre Histoire.

Un bon petit cocktail de lecture, un peu gâché par des coquilles et des maladresses dans les temps. J’ai quand même pris plaisir à l’histoire qui nous entraîne à travers le temps et l’espace.

Merci à Librinova et à l’auteur pour cette découverte.




samedi 30 septembre 2023

Cinq nuits avant l’arrivée des américains (Roger Judenne)

 



À l'approche du Débarquement allié en Normandie, Armand, à la tête du groupe communiste Front National, et Pierre, chef de Libération-Nord, se mobilisent. Les deux groupes de Résistance sont mis à contribution pour saboter le noeud ferroviaire de Voves car un train allemand y est stationné, en attente de rejoindre les côtes normandes. Le fougueux Armand meurt dans d'étranges circonstances quelques semaines plus tard. Accident ? Vengeance ? Tout porte à croire qu'il est victime des représailles de l'ennemi. C'est en tout cas la version qui sera officialisée par le Ministère...



Juin 1944, un petit village d’Eure-et-Loir : Voves.
Comme toute la France les habitants sont sous le joug de l’occupant.
La vie continue, l’entretien des fermes, les moissons, la recherche de l’approvisionnement. La vie est dure pour tout le monde. Mais sous couvert, quelques hommes, femmes résistent et préparent à leur manière le débarquement des alliés.

Pierre du groupe Libération-Nord, Armand communiste du Front National doivent unir leurs groupes. L’union fait la force. Mais les caractères de chacun s’affrontent, ils n’ont pas tous la même manière d’agir. Les ordres viennent de Londres, et l’organisation des F.F.I se met en place.

A travers ce roman, l’auteur nous raconte une chronique douce-amer de cette époque. L’Histoire est là qui avance à grands pas, les temps sont rudes, mais la vie doit continuer. Chacun survit à sa manière.

C’est à la fois une histoire de combat et d’action mais aussi une chronique d’un petit village comme tant d’autres en France à cette époque.

J’ai aimé suivre chaque personnage, chacun à ses zones d’ombre, les caractères s’affrontent ou se trouvent. Il faut penser au quotidien, à la protection de ceux qui vous sont chers.

La brutalité de l’occupant, les bombardements, la suspicion sont là et tout le monde se méfie.

Nous sommes immergés dans ces quelques jours qui précèdent le débarquement et l’avancée des troupes alliées. Chacun a son rôle à jouer.

Un roman qui se lit bien, le style est direct, carré. Aussi bien dans les descriptions du village, de ses environs que de la psychologie des personnages principaux.

Un bon moment de lecture.

dimanche 24 septembre 2023

La folle erreur de Don Cortisone T2 Au service secret de Framboise (Didier Bertrand)

 



Vers 2022 après Jésus-Christ. Toute la ville de Gênes est occupée par la mafia... Toute ? Non ! Framboise et les irréductibles Mammas résistent encore et toujours à la famille Cortisone. Dans ce suspense cosy rafraîchissant et drôle, mues par l'amour, ces héroïnes déterminées se lancent une fois de plus dans une folle enquête .
Framboise a beau avoir envoyé le chef mafieux Don Cortisone en prison et expédié son fils Tonio à l’autre bout du monde, et être devenue riche et célèbre, la disparition soudaine de Jazz ne passe pas. Le bel espion s’est volatilisé en ne laissant qu’une lettre douteuse derrière lui et la victoire est amère. Têtue comme jamais, Framboise néglige ses obligations et part à sa recherche avec les Mammas qui, avec leur gouaille habituelle, se mettent au service secret de Framboise, bille en tête et prêtes à toutes les folies.

Mais Framboise n’est pas la seule à vouloir retrouver celui qu’elle aime. Flavia Cortisone, la femme du parrain, cherche son fils et va tout mettre en œuvre pour découvrir ce qu’il est arrivé à Tonio.

Il n’est pas bon de contrarier l’amour d’une mère, encore moins une femme amoureuse. Quand les femmes se font lionnes, la situation devient explosive. Framboise, surveille tes arrières !



Pauvre Framboise, il lui arrive mésaventures sur mésaventures. Après avoir fait tomber Don Cortisone, le parrain du secteur, elle ne retrouve plus Jazz, son beau brun d’espion de la SOCISS. La mère de Tonio Cortisone, le fils du parrain est aussi sur ses traces. Son fiston a disparu et Flavia est prête à tuer pour sa progéniture même s’il est complètement à côté de la plaque et surtout violent. Ce sont deux femmes qui sont prêtes à tout pour sauver ceux qu’elles aiment. Mais Framboise a avec elle, les Mammas ou à présent les M&M’s, les copines de sa tante Gina qui l’ont déjà aidée dans le tome précédent. Ah les mamies, elles ont de la ressource et elles y mettent tout leur cœur. On retrouve aussi Nicolo, toujours aussi débrouillard prêt à tout pour aider son papa handicapé à cause de Don Cortisone. Et tout ce petit monde est prêt pour un second opus des aventures de Framboise Dopamine. Rien que ce nom donne le sourire au lecteur. Une bonne bouffée d’humour, bien sûr comme pour le premier c’est invraisemblable et loufoque ; mais bon nous sommes en pleine parodie d’un bon polar à la sauce italienne. Tout est en place pour une belle chasse à l’homme ou à la Framboise.

Merci à l’auteur de m’en avoir fait profiter. J’ai passé un moment agréable en leur compagnie. Et bientôt le troisième épisode des aventures de Framboise, et oui qui se permet de faire de la contrefaçon de ses belles bottines navajos. .. Suspens….

mardi 19 septembre 2023

La société des Kaijus (John Scalzi)






Ils sont GROS
Ils sont MÉCHANTS
Ils sont MENACÉS D’EXTINCTION

Jamie accepte immédiatement le job que Tom, une ancienne connaissance, lui offre. Travailler pour une société protectrice d’animaux plutôt que livrer des repas est une veine.
Seul problème, les animaux concernés sont des kaijus.
Or, si ces monstres sont les êtres les plus gros et les plus dangereux de cet univers, ils ont besoin d’aide pour survivre, car des entreprises peu scrupuleuses voudraient les exploiter.
Tous ceux qui ont vu Jurassic Park savent que c’est une mauvaise idée...

« Scalzi nous embarque dans une course folle bourrée de réflexions sur la pop culture, les start-up, l’influence de l’État et la science. » - Library journal



Immersion dans une terre parallèle peuplée de…. Kaijus, vous savez ces très grosses bébêtes semblable à Godzilla, couplé à Jurassic Park. Non vous ne connaissez pas c’est sûr, il faut avoir lu le roman de John Scalzi pour savoir à quoi ils ressemblent.

Tout cela commence quand Jamy Gray se fait virer de son travail dans une Start-up et qu’il se retrouve à « delivering » des pizzas. Au hasard des livraisons, il retrouve Tom, un ami d’un ami qu’il a rencontré lors de ses études. Par analogie et échange intéressant sur la science-fiction, ce dernier lui propose un job qui paraît bien mystérieux. C’est là que commence l’aventure pour Jamie, et quelle aventure. Une immersion totale et improbable dans une terre parallèle qui se trouve être une vaste jungle pour animaux monstrueux mais à protéger.

Je me suis bien amusée à lire ce roman plein de références sf, d’humour, de bonne humeur dans un environnement improbable.

Un peu en panne d’envie de lire ces derniers temps ; on a tous un petit coup de mou de temps en temps, ce petit roman sans prétention m’a bien relancée dans mon envie livresque. Il se lit vite, agréablement dépaysant tout en ayant une approche de notre monde tel qu’il est, avec ses bons et ses méchants et ce ne sont pas forcément nos kaijus les plus à craindre. Et cerise sur le gâteau il est plein d’action. En somme un très bon moment de détente en compagnie de nos amis.

jeudi 24 août 2023

Ys, la prophétie T1 (Aurélie Philippe)



Maëlyne est heureuse. Elle s'épanouit dans son métier de guide qui la passionne et file le parfait amour. Mais sa vie bascule le jour où elle découvre le corps de son fiancé ainsi que ses mystérieux carnets.
Accompagnée de l'excentrique tante Arganthaëlle, un nouvel univers se dévoile. Druides, korrigans, magie, prophétie... Les légendes semblent plus vraies que jamais.
Et si Maëlyne y était plus mêlée qu'elle ne le croit ?



En ce mois d’août mon envie de lectures plus légères, et m’a fait me tourner vers des romans plein de légendes et d’aventures.

Avec « Ys, la prophétie », c’est la légende de la princesse Dahut qui est mise à l’honneur. Maëlyne, jeune femme dynamique et fiancée à Tristan, se révèle à elle-même lors du décès de son fiancé. Celui-ci était un druide porteur d’une prophétie sur l’héritière de Dahut et Maëlyne en est le centre.

Elle va de découvertes en découvertes, de son environnement, de ses pouvoirs, des korrigans, de Morvac’h le cheval de mer que Maëlyne prend en affection. Entre manigances des druides et de Dahut, notre héroïne aura fort à faire.

Un deuxième tome m’attend d’ici peu.

Petit roman fantastique très sympathique qui nous rappelle la légende celtique de l’île d’Ys avec différentes histoires selon les druides et selon la légende officielle. C’est dynamique et bien écrit. Il nous raconte la Bretagne.

Il s’adresse plus à un jeune public dans l’ensemble mais quelques scènes de sexe très imagées font qu’il n’est pas à mettre dans toutes les mains.