La vérité cachée de tous les grands voyages ? Ils donnent les leçons qu'on s'attendait le moins à recevoir. Provence, automne 1776. Menacée par une enquête de noblesse, la jeune baronne de Sérignan gagne précipitamment l'Italie du Nord dans l'espoir d'y retrouver les papiers de famille qui lui manquent, sinon elle risque de perdre son titre et tous ses biens. En compagnie d'un négrillon destiné à la cour de Turin, elle entreprend alors un long voyage à travers les Alpes, sur la dangereuse route Royale, jusqu'à ce qu'un accident l'arrête au pied du fort de Sallestres, commandé par le sévère surintendant Santandrea. La voilà contrainte de passer l'hiver en pays étranger. Blessée, esseulée, en butte à la malveillance des habitants, elle découvre aussi les activités d'un petit cercle de savants dont les propos l'ébranlent. Peut-on écouter sans danger ces idées si nouvelles ? Et quand pourra-t-elle quitter ce village de plus en plus hostile pour repartir à la recherche des documents dont elle a tant besoin ? À moins que Sallestres soit un piège à retardement, et que le destin l'attende encore beaucoup plus loin... Premier tome d'une trilogie historique foisonnante, Pieds nus dans les épines est à la fois un roman d'aventures, un roman d'éducation et un roman d'amour qui ne dit pas son nom, situé à la fin de ce siècle des Lumières dont l'effervescence et les paradoxes nous fascinent encore aujourd'hui.
La jeune baronne Laure de Sévignan est donc mise en demeure de prouver la filiation noble de son défunt mari. Car qui dit défaut de noblesse et possession de fiefs, dit impôts, les nobles en étant exemptés. (Chercher l’erreur !!!! ;-)
La jeune femme se lance donc à travers un long périple qui va l’amener de Marseille à Nice puis à travers les Alpes sur la Route Royale où elle vivra d’éprouvantes mésaventures. A sa suite nous continuons à visiter l’Italie de Turin à Venise.
Roman historique au siècle des Lumières, l’auteur y mêle l’aventure, l’amour, la compréhension de soi à travers les idées de l’époque, la connaissance des populations et de leur quotidien aussi bien des pauvres gens que de la haute société. Laure de Sérignan en sortira totalement transformée en bien ou en mal, on ne le saura pas car une suite nous attend.
Au début j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’intrigue, elle se met en place lentement la narratrice étant Laure de Sérignan. C’est un long journal qu’on lui demande de rédiger pour une faute qu’on ne connaît pas tout au long du roman.
Et puis peu à peu le langage soutenu employé, celui de l’époque, est devenu plus familier et je l’ai lu avec plaisir. Les descriptions des différentes villes traversées, les mœurs et coutumes des populations sont très intéressantes.
L’héroïne est ce qu’on appelle à l’époque une Provençale, avec sa langue d’oc encore très vivante dans toutes les couches de la société.
J’ai aussi bien aimé sa relation avec un petit page métis Joseph dit Zeph, qu’elle accompagne en Italie. Leur rapprochement ressemble à celui d’une mère et de son fils. Il est vif, plein d’esprit, de spontanéité, et musicien. Un surdoué de l’époque mal reconnu de part la couleur de sa peur.
Et puis bien sûr il y a le comte Santandréa, pour le côté romantique. Un homme ouvert aux idées de l’époque et aux avancées scientifiques.
Un roman en somme, très intéressant de part la diversité des situations, des régions, des paysages et des villes traversées.
Un bon moment de lecture et une belle découverte.
A quand le 2ème tome ? -;)))


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