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lundi 31 mai 2021

Frangines (Adèle Bréau)

Mathilde, Violette et Louise sont soeurs. Depuis l'enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence. Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l'ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard. Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l'année précédente. Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus. 

Une belle saga familiale. On y retrouve tous les bons ingrédients : amour, une fratrie conflictuelle, relations humaines, joie, complicité.

Un roman qui peut paraître léger mais qui au final nous ramène aux non-dits, aux secrets que chacun·e peut garder au fond de lui vis-à-vis de sa famille. 

Tendre et beau, tout en délicatesse. Une jolie découverte.


samedi 9 mai 2020

Jiazoku (Maëlle Lefèvre)



Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste réseau de mères porteuses vouées à approvisionner de riches chinois en mal d'enfants.

Kei, qui a été conçu pour un couple de Shanghaiens, n'a pas connu ses parents, morts accidentellement avant sa naissance. Il a grandi entre l'affection de sa mère porteuse et la défiance de Daisuke, qu'il considère comme son père. Jusqu'au jour où ce dernier lui révèle le secret de sa naissance et l'existence de sa sœur, restée en Chine. Kei entreprend dès lors de partir pour Shanghai, décidé à relier le fil de ses origines. Jiazoku : de « jia » en chinois et « kazoku » en japonais, deux mots qui signifient « famille ».

Sur fond de trafics et d'exploitation humaine, Maëlle Lefevre, dix-neuf ans, explore dans ce premier roman émouvant l'amour idéal qui unit parents et enfants.


Avec ce roman on plonge un peu... dans le monde des yakusas, mais surtout dans les relations d'enfants parents.
Quand la solitude ne rime pas forcément avec richesse et aisance financière quand on vit sans parents.
C'est un roman sur les liens qui unissent les parents/enfants, les frères et sœurs, les parents de substitution. L'amour et la tendresse ne sont pas toujours là où on les attend.
Dans ce monde de Yakuza, aimer est une faiblesse mais quand un petit garçon débarque inopinément dans votre vie tout peut basculer.
C'est ce qu'il va arriver à Watanabe Daisuke, terrible yakusa. Il va se créer une famille de substitution en parallèle de ses activités de truand.
Il aura Kei, petit orphelin déjà à peine conçu, An sa grande sœur d'adoption et Guan Yin prostituée au grand cœur et mère porteuse.
Au Japon on ne montre pas ses sentiments, tout est en pudeur surtout quand on vit dans ce milieu. Sentiment égal faiblesse jusqu'au dénouement où l'on se rend compte que c'est tout le contraire.
Immersion dans un milieu mafieux japonais, et dans un milieu aisé de Shangaï. Tout est sous contrôle alors que les volcans sont au milieu des cœurs.

Pour un premier roman c'est une belle réussite que nous livre là, Maëlle Lefèvre. Très belle découverte pour moi, j'ai beaucoup aimé. Très sensible, une belle description de certains quartiers de Tokyo, des modes de vie des japonais, de leur retenue en toute situation. Et surtout sur l'amour filial que ce soit une vraie famille ou une famille de substitution. A la fois dur et émouvant, très beau récit.




Il s'y passe beaucoup de choses à Kabukichô, quartier nocturne où pullule la pègre et les pervers. En effet, c'est la triste réalité, le monde des Yakuzas et le trafic d'enfants y est bien décrit. Au Japon, les Chinois et les Coréens ont souvent leur destin lié aux mafieux afin de pouvoir s'en sortir. L'argent les salit et ne leur donne pas forcément le bonheur en monnaie d'échange.

jeudi 20 février 2020

La chorale des dames de Chilbury (Jennifer Ryan)


1940. Un paisible village anglais voit partir ses hommes au front. Restées seules, les femmes affrontent une autre bataille : sauver la chorale locale pour défier la guerre en chantant. Autour de Miss Primrose Trent, charismatique professeur de chant, se rassemble toute une communauté de femmes, saisie dans cet étrange moment de liberté : Mrs. Tilling, une veuve timide ; Venetia, la « tombeuse » du village ; Silvie, une jeune réfugiée juive; Edwina, une sage-femme qui cherche à fuir un passé sordide. Potins, jalousies, peurs, amours secrètes... Entre rires et larmes, Jennifer Ryan, s'inspirant des récits de sa grand-mère qui a vécu le conflit depuis un petit village du Kent, sonde les âmes de ce choeur que vous n'êtes pas près d'oublier.



Une lecture commune faite avec mes copinautes.

Malgré une multitude de personnages (ce qui m'a un peu perdu au début j'avoue), j'ai aimé ce roman entre épistolaire et reflets de journaux intimes.

On entre de plein fouet dans le quotidien des habitantes du petit village de Chilbury durant la seconde guerre mondiale. Les hommes et les garçons sont partis à la guerre, mais la vie continue; chacun(e) doit aller de l'avant. 

Basé sur les récits de la grand-mère de l'auteure, on se prend tout de suite d'affection pour ces femmes qui ne perdent pas espoir et sont solidaires. Une histoire amusante et touchante.

Une jolie découverte !

mercredi 29 mai 2019

Les billes du Pachinko (Elisa Shua Dusapin)

Claire va avoir trente ans et passe l’été chez ses grands-parents à Tokyo. Elle veut convaincre son grand-père de quitter le Pachinko qu’il gère pour l’emmener avec sa grand-mère revoir leur Corée natale, où ils ne sont pas retournés depuis la guerre. Le temps de les décider à faire ce voyage, Claire s’occupe de Mieko, une petite Japonaise à qui elle apprend le français. Elisa Shua Dusapin propose un roman de filiation, dans lequel elle excelle à décrire l’ambivalence propre aux relations familiales. Elle dépeint l’intériorité de ses personnages grâce une écriture dépouillée et plonge le lecteur dans une atmosphère empreinte d’une violence feutrée où l’Extrême-Orient joue son rôle.




Se laisser surprendre. Un maître mot dans mes lectures. Un roman qui a été plébiscité par plusieurs de mes lecteurs à la biblio. Un roman qui a priori n'était pas du tout mon "style". 

Un roman, lent, très lent, trop lent. Pour moi. 

Sauf que j'y ai trouvé un grand plaisir dans cette lenteur.

Ambivalence des origines pour cette auteure, on le ressent dans ses écrits.

Une finesse d'écriture qui m'a plu. Des personnages intéressants, poignants. Une découverte de Tokyo.

Une belle découverte. 

samedi 20 octobre 2018

Etoiles dans le ciel du sud (Elizabeth Haran)

Londres, 1954. Estella mène une vie des plus confortables... jusqu’à ce qu’elle découvre que son mari, en plus d’avoir fermé son cabinet d’avocat et dilapidé leur fortune, la trompe.

Le cœur brisé, Estella décide de refaire sa vie en Australie, où un poste de vétérinaire l’attend. Mais la jeune femme n’est pas seule à effectuer la traversée : elle est enceinte.

Arrivée à Kangaroo Crossing, Estella déchante. Peuplé d’une poignée d’habitants, le hameau est infesté de mouches et la chaleur y est suffocante. Et tous observent la nouvelle venue d’un œil suspicieux.

Parviendra-t-elle à gagner le respect et la confiance des habitants du village, plutôt rustres ? Un pari d’autant plus difficile à relever qu’elle leur a caché plusieurs pans de son passé. Et que ce dernier pourrait bien la rattraper...


Une lecture commune avec mes copinautes de l'ADL. 
Découverte d'une auteure plébiscitée par beaucoup de lectrices de ma biblio. 
Je me suis laissée tenter.

Une lecture dépaysante car on voyage dans le bush de l'Australie et j'avoue que c'est une région dont je suis friande dans mes lectures (vacances à programmer !).

Des personnages attachants (chacun avec son secret pour s'être isolé dans ce tout petit bled), de très belles descriptions qui donnent envie de découvrir ce pays.

Malgré quelques longueurs ou rapidités (raccourcis) dans le récit (un peu déroutants parfois), j'ai vraiment apprécié cette lecture qui m'a apporté ce que j'en attendais : léger, de la romance, de l'exotisme.

Un pavé lu en très peu de temps.

J'ai aimé le style de l'auteure et vais rajouter son autre livre traduit en français dans ma liseuse.

mardi 21 août 2018

Le pensionnat des innocentes (Angela Marsons)

2004, au cœur du Black Country anglais. En pleine nuit, cinq individus scellent un pacte au-dessus d’une tombe qu’ils viennent de creuser.
Dix ans plus tard, Kim Stone, inspectrice au tempérament rebelle et solitaire, se voit confier une nouvelle enquête. Teresa Wyatt, directrice d’école, a été retrouvée noyée dans sa baignoire. Peu de temps avant sa mort, elle s’était intéressée à une fouille archéologique prévue sur les lieux de Crestwood, un foyer d’accueil pour jeunes filles détruit dans un incendie. Bientôt, un autre ex-employé du foyer est retrouvé assassiné.
Kim, qui a connu enfant l’assistance publique, fait accélérer les fouilles au mépris des procédures. On découvre bientôt plusieurs squelettes, les restes d’adolescentes oubliées de tous…
Les secrets remontent toujours à la surface…

Un polar bien ficelé qui nous tient en haleine du début à la fin.

Une inspectrice au caractère bien trempé et quelque peu handicapée du vernis social. Elle n'en fait qu'à sa tête et n'a pas peur d'enfreindre la loi pour résoudre cette enquête qui lui tient à coeur. 

Un tueur qui a aussi voix au chapitre et rôde autour des scènes de crime. 

Un roman jalonné de morts et de secrets plus ou moins biens enfouis. 

Prenant et plein de suspens, j'ai eu grand plaisir à tourner les pages de ce thriller et me laisser surprendre par le dénouement.

 


vendredi 27 juillet 2018

Mille petits riens (Jodi Picoult)


Ruth Jefferson est sage-femme depuis plus de vingt ans. C’est une employée modèle. Une collègue accommodante. C’est aussi la seule afro-américaine de son service. Le jour où un couple de suprémacistes blancs demande à ce qu’on lui interdise tout contact avec leur bébé, Ruth est choquée de voir sa hiérarchie accéder à leur requête. Quand le nourrisson décède quelques jours plus tard, c’est elle qui est pointée du doigt. Accusée de meurtre, Ruth va devoir répondre de ses actes devant la justice. Mais sa couleur de peau ne la condamne-t-elle pas d’avance ?



Un livre puissant qui nous ouvre les yeux sur le racisme, les suprémacistes blancs. 

Une claque en pleine figure. 

Un roman qui pousse à la réflexion sur notre société et sur notre vision de l'autre, de l'étranger.

Coup de coeur !

mercredi 4 avril 2018

La cuisinière d'Himmler (Franz-Olivier Giesbert)


Ceci est l’épopée drolatique d’une cuisinière qui n’a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XXe siècle qu’elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l’avant. Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d’une centenaire scandaleuse qui a un credo : «Si l’Enfer, c’est l’Histoire, le Paradis, c’est la vie.»



Un roman qui m'avait titillé à sa parution. N'étant pas fan de romans historiques, son résumé m'avait néanmoins interpelé. 

Dans ma fidèle Lisette depuis un certain temps, ce livre est revenu à la surface de la mer de lectures qui m'intéressent à la faveur d'une lecture commune avec la copinautes de L'âme du livre. Le hasard fait bien les choses ! 

J'ai commencé par ricaner dans les premières pages. Un humour très présent, malgré un sujet qu'on présume assez pesant.

Au fil de ma lecture, je me suis prise au jeu des souvenirs de Rose. 

Un ton, un style prenant. 

Un roman écrit à la première personne du singulier qui amène quelque chose en plus.

Rose nous conte sa vie. De son enfance en Arménie (rescapée du massacre de sa famille), utilisée comme objet sexuel, à son exil à Paris et sa vie à Marseille. Emaillé de faits d'actualités et historiques, son existence est jalonnée de rencontres, d'expériences. Elle va vivre tous les grands bouleversements du siècle et sa rage de vivre va la pousser en avant. Amoureuse de la vie, amoureuse tout court, épicurienne, sensuelle et cuisinière hors pair, elle ouvre des restaurants à Paris, Marseille, en Chine. De par son talent, elle va se faire remarquer par Himmler. 

Un roman goûteux, dramatique, touchant; un voyage à travers l'Histoire. 




Avec « La cuisinière d'Himmler », Franz-Olivier Giesbert nous transporte à travers toute l'Europe dans une histoire rocambolesque.

Et c'est Rose, une centenaire truculente qui va nous accompagner à travers le périple de sa vie.

Toute jeune arménienne, Rose vivra le génocide de son peuple, de toute sa famille quasiment sous ses yeux. Unique survivante, elle ne devra sa survie qu'à sa beauté, et à la lubricité des hommes qui en feront une esclave sexuelle bien qu'enfant.

Elle réussira à s'enfuir et avec courage elle traversera tout ce siècle avec des aventures mirobolantes mais néanmoins tragiques. 

Elle trouvera l'amour, qui lui sera enlevé. A chaque coup au cœur, elle se vengera car pour elle, il n'y a que la loi du talion qui compte. Tu prends, je prends.

Une histoire qui tient en haleine, malgré certains passages un peu brouillon, mais néanmoins on se régale à la cuisine de Rose. D'haleine il en est question aussi, car Rose ne supporte pas les haleines fétides qui pour elle sont le trouble d'une alimentation déséquilibrée et mauvaise. Alors Rose concocte de fabuleuses recettes, qu'elle a acquises au fil de sa vie.

En somme une écriture très vive et documentée. Un peu, beaucoup déjantée mais qui nous tient dans la ligne très compliquée de la vie de Rose. Tout est prétexte à nous parler de cuisine, mais surtout on voyage à travers tous les grands bouleversement du Xxème siècle, et on y côtoient les pires criminels qui soient, à savoir Staline, Hitler, Himmler, Mao et d'autres bien moins connus mais tout aussi virulent.

Le pragmatisme de Rose, nous donne vraiment une belle leçon de courage.

J'ai passé un bon moment en sa compagnie à la fois triste et gouailleur et je ne peux que vous le conseiller.

4.5/5



mercredi 6 décembre 2017

La carte postale (Leah Fleming)

D'un manoir écossais au bush australien, en passant par l'Angleterre en guerre et le désert égyptien, une fresque familiale sur trois générations, qui mêle drames amoureux, disparition d'enfant et secret de famille. 
Fin des années 1930. Dans un manoir écossais, Callie mène une vie privilégiée auprès de Phoebe, sa tante actrice. Sa rencontre avec le troublant Toby Lloyd Jones va tout bouleverser. Fascinée par ce séduisant homme d'affaires qui la couvre de bijoux, Callie l'épouse et le suit en Égypte. Mais sous le soleil du Caire couve un drame : elle vient de recroiser son amour d'enfance...
Quelques mois plus tard, c'est une Callie hagarde et enceinte qui rentre en Angleterre, alors que résonnent les premiers échos de la Seconde Guerre mondiale.
Début des années 2000, en Australie. Melissa Boyd se voit confier une mission par son père mourant : retrouver cette élégante Anglaise qui, soixante ans plus tôt, l'a confié à une famille de fermiers australiens, alors qu'il n'était qu'un petit garçon. Seul indice, une carte postale et ces mots : « Maman rentrera bientôt »…

Un roman captivant qui nous emporte entre amours, trahisons, drames, secrets, sacrifices et Histoire.

Une saga familiale où l'on suit sur trois générations la vie de femmes exceptionnelles et qui nous fait voyager entre l'Australie, l'Ecosse, la Belgique, l'Egypte ou même l'Allemagne. 

C'est une fresque historique qui se déroule sous nos yeux. 

La première guerre mondiale qui brise des familles, des espoirs et des rêves, va également amener Phoebe à faire des choix irrévocables et en assumer les conséquences. 

La vie ne sera pas tendre non plus avec Callie. 
D'enfant curieuse, elle va devenir une ado rebelle et vindicative; une jeune femme meurtrie, frondeuse qui devra faire des sacrifices par amour.
Car l'amour est bel et bien au coeur du récit; l'amour maternel surtout. 

Une belle histoire qui nous parle de quête d'identité, de l'importante des liens du sang, de nos racines familiales, de renoncement, de secrets qui empoisonnent. 

Une lecture passionnante qui m'a séduite dès les premières lignes. 


Une belle histoire, trois générations de femmes, à la recherche du bonheur, de l'amour, mais à qui les embûches de la vie et les tourments de la guerre ne permettront pas de réaliser leur rêves.

De la guerre 14/18 qui voit de nombreux couples brisés, d'enfants déclarés illégitimes car leurs parents n'ont pas eu le temps de se marier, à la deuxième guerre mondiale, 20 ans plus tard, qui détruit à nouveau une génération et tue aussi femmes et enfants dans les camps de concentration. Toute la barbarie de ces deux guerres va faire son chemin à travers le destin de Phoebe et Callie. Elles auront leur lot de malheur, de désillusions, de meurtrissures à l'âme. Mais pour leur salut et leur bonheur, elles connaîtront le grand amour qui leur laissera la joie d'être mère.

Un récit captivant qui couvre des décennies, de la Grande Guerre 14/18 à l’entre-deux guerres, puis la Seconde Guerre Mondiale ainsi que l'après, on traverse les continents, en Australie, en Égypte, à Londres, en Belgique, la France, l'Allemagne, ce roman historique passionnant entremêle habilement le passé et le présent sans nous laisser le temps de souffler. Ce ne sont pas d'incessants aller-retour entre passé et futur, mais une belle histoire que l'on suit dans sa chronologie naturelle et c'est bien agréable.

Ce roman aborde aussi le rôle des des femmes lors de la Première guerre mondiale, les attentes sociales de leur temps, l’évolution de leur statut durant la Seconde Guerre Mondiale, l'engagement de certaines femmes dans le contre-espionnage, le stress post-traumatique, l’alcoolisme, l’horreur des deux guerres qui ont secoué notre monde, l’enfer des camps de concentration, les choix terribles irréversibles, les conséquences de ces choix.
Tous ces sujets sont traités avec extrêmement de pudeur et beaucoup de justesse.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce roman et ai passé un excellent moment de lecture.

dimanche 22 octobre 2017

Aphrodite et vieilles dentelles (K. B. Holmqvist)

Les deux soeurs Tilda et Elida Svensson, 79 et 72 ans, célibataires, mènent une vie à la routine paisible. Elles font des confitures, vont à l’église et sont les déesses de la broderie. Pas de commodités à l’intérieur de leur maisonnette vétuste : les toilettes sont au fond du jardin, l’eau est à tirer au puits. Tout change à l’arrivée d’un nouveau voisin, Alvar Klemens, ou plutôt de son chat : le félin est pris de frénésie sexuelle en mangeant une des plantes d’Alvar, que celui-ci entretient avec un engrais inconnu.
Et si elles tenaient avec ce mystérieux produit l’occasion de s’offrir enfin les W.C. à l’intérieur ? La révolution est décidée : les deux dames montent un business clandestin de Viagra sur Internet…



Mais quel bon moment de lecture passé avec ce livre !

Tilda et Elisa sont deux soeurs très amusantes dans leur quotidien toujours si semblable, leurs petites manies et manières d'exister. Elles sont attendrissantes et attachantes.

Puis vient la rencontre avec leur nouveau voisin, qui bien vite devient leur ami. Cette amitié va les pousser à changer leur quotidien, par petites touches.

L'évolution se fait petit à petit, jusqu'au désir de grands changements pour leur confort. Mais l'argent ne tombant pas du ciel (si seulement !), l'idée leur vient de créer une entreprise de vente par correspondance d'aphrodisiaques. Une idée plus que saugrenue pour ces 2 vieilles filles !

Un livre qui m'a fait ricaner toute seule et m'a procuré beaucoup de plaisir.

J'ai adoré la relation entre les deux soeurs : de la complicité, un brin de jalousie, quelques secrets mais beaucoup d'amour.

Une lecture pleine d'humour, de tendresse et de fantaisie. A déguster sans modération !




dimanche 6 août 2017

Cet été-là (Lee Martin)


Tout ce qu'on a su de cette soirée-là, c'est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu'elle n'était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l'Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l'enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n'a jamais su ce qui était arrivé à Kathy. Que s'est-il réellement passé cet été là ? Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent. Le frère de Katie, son professeur, la veuve d'un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient. Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd'hui encore, qui manipule qui ? Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d'un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.



Un thriller dérangeant, bouleversant qui nous fait nous interroger sur la nature humaine. Connaît-on bien les personnages qui nous entourent ? Même dans une petite ville où tout le monde connait tout le monde, personne n'est à l'abri de rien, personne n'est totalement en sécurité; tout peut arriver, à tout un chacun.

L'auteur a bien su développer cette noirceur que chacun peu avoir en soi. Jusqu'où peut-on aller pour garder ses secrets les plus sombres ?

Oppressant, étouffant, c'est une plongée dans l'effroyable, dans la part d'ombre de l'être humain.

J'ai beaucoup aimé ce jeu de mensonges, de révélations, de culpabilité. 


Note : 4/5

vendredi 14 juillet 2017

Un clafoutis aux tomates cerises (Véronique de Bure)


Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l’un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu’elle veut – et ce qu’elle peut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s’amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d’à côté, accueillir – pas trop souvent – ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine... 
Un clafoutis aux tomates cerises, le plus joli roman sur le grand âge qui soit, traite sans fard du temps qui passe et dresse le portrait d’une femme qui nous donne envie de vieillir. 




Véronique de Bure nous livre là un bien beau témoignage sur la vieillesse.

Personnellement j'ai retrouvé un tas d'anecdotes qui me rappelle ma grand-mère, ma mère vieillissante.
Et encore là, Jeanne nonagénaire encore gaillarde est en relative bonne santé, à toute sa tête, et surtout vit chez elle. Elle a la factrice qui passe tous les jours lui déposer son courrier, ses chers voisins Fernand et Marcelle, et ses copines avec qui elles papotent, joue au bridge ; elle conduit encore sa voiture.

Cependant rien n'est facile, mais Jeanne ne laisse pas le gris envahir son esprit et consigne tous ses souvenirs chers à son cœur. Ainsi que son présent fait de petits riens mais qui égaillent sa vie.

Mais voilà, le temps passe, les rangs s'éclaircissent et comme toute chose le temps fait son effet sur les gens. La mobilité décline, l'esprit se fatigue, la moindre émotion a une répercussion physique, et surtout la peur est là de ne plus pouvoir rester chez soi, devoir partir en maison de retraite. 

Une vieille dame pleine de lucidité, et que l'on sent à la fois fragile et forte qui nous raconte sa vie pleine de joies et de douleurs, ses rêves, ses déceptions. 

J'ai trouvé que l'auteur a su mettre le point sur les choses essentielles qui font le quotidien de beaucoup de nos anciens. Leurs joies, leurs peurs, leurs envies de tranquillité, la solitude qui s’installe et la fatigue qui prend le pas sur le reste.

C'est à la fois drôle et triste. Un doux-amer qui nous fait finalement envie, car Jeanne a une vieillesse à la fois indépendante et bien entourée de ses enfants, ses amis, ce qui malheureusement n'est pas le cas pour tous.

Un gros coup de cœur pour ce livre joliment écrit, tendre et émouvant qui m'a ramené un tas de souvenirs de personnes que j'aimais et qui ont disparues depuis si longtemps.


Note : 5/5

jeudi 18 mai 2017

Les anges de Lucette (Lionel Touzellier)


Ils sont quatre. 

Ils se prénomment Lucien, Eric, Sébastien et Jean-Charles.
Ne sont plus très jeunes. 
Pas particulièrement beaux (sauf Eric).
Ni spécialement riches (excepté Jean-Charles).
Ils aiment l’imprévisible (hormis Lucien).
Mais savent faire preuve de réalisme (mis à part Sébastien).
Ils ont des personnalités bien distinctes, des passions différentes, des points de vue divergents, et il leur arrive, comme tout le monde, de ne pas être d’accord et d’avoir du mal à se supporter…
Toutefois, il y a un point sur lequel ils ne failliront jamais, c’est leur amitié. 
Aussi quand l’épouse de Lucien disparaît sans laisser de traces, son premier réflexe est d’appeler ses trois vieux amis à la rescousse.
Ce quatuor haut-en-couleur va alors se lancer dans une enquête truffée de scènes cocasses et de drôleries qui les mènera, de surprise en surprise, vers un endroit mystérieux…



J'ai beaucoup aimé cette aventure loufoque, cette amitié entre ces hommes qui date et perdure. 

Lucette les emmène dans une quête, une enquête. 

Entre flashback et temps présent, on suit Lucien, Eric, Sébastien, Jean-Charles et Diana sur les traces de Lucette. Pourquoi a-t-elle disparu ? Est-ce volontairement ou obligée ? Est-elle partie seule ou a-t-elle quitté son mari pour un amant ? Tant de questions auxquels nos 4 complices vont devoir répondre. 

Un polar amusant, des personnages attachants qui sont liés comme les 4 doigts de la main (!) ou les 4 mousquetaires, une amitié indéfectible qui persiste par-delà les années. Un très bon rythme pour cette chasse à la Lucette qui nous réserve de bons rebondissements.

Bien enlevé, une jolie écriture. Très sympathique à lire. Bonne pioche pour cette LC avec les copinautes de l'âme du livre et mes co-blogueuses. 


Note : 4/5

mardi 28 mars 2017

La soudaine apparition de Hope Arden (Claire North)


Mon nom est Hope Arden. Je suis la fille que tout le monde oublie. Tout a commencé quand j'avais seize ans. Mon père qui omet de m'emmener au lycée. Ma mère qui met la table pour trois, pas quatre. Un ami qui me regarde et voit une étrangère. Qu'importe ce que je fais, ce que je dis, les crimes que je commets... vous ne vous souviendrez jamais de moi. Ca rend ma vie compliquée mais ça fait aussi de moi quelqu'un de dangereux.



Un roman qui m'a dérouté. En écrivant ces lignes, je ne sais toujours pas si ce livre m'a plu ou non.


Une chose sûre, j'ai été happée par le récit et n'ai pas pu le lâcher jusqu'à la fin, je voulais toujours en savoir plus. Un roman intrigant. 

Un style assez nerveux et qui nous porte de chapitre en chapitre. 

Hope Arden est une jeune fille qui se fond dans le décor. Les gens ne font pas attention à elle, l'oublie peut après l'avoir rencontrée. Situation douloureuse mais qui va la conduire à exercer le métier de voleuse professionnelle. 

Puis c'est le vol de trop et une grande organisation s'intéresse à elle.

J'ai bien aimé plonger dans ce monde de technologie où une application dicte la manière de vivre et de penser des gens. On aborde les nouvelles technologies, la dépendance aux réseaux sociaux et autres applications qu'on utilise au quotidien. 

Une bonne intrigue, bien menée, malgré quelques longueurs. Le jeu de chat et de souris est très intéressant et même si je n'ai pas forcément apprécié le personnage de Hope (son côté "oubliable", peut-être ?), d'autres ont su susciter mon intérêt. 

Bref, une lecture commune intéressante et qui sort du genre que je lis habituellement.


Note : 3.5/5



mercredi 22 février 2017

Je sais pas (Barbara Abel)


Le jour de la sortie en forêt de l'école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l'institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s'échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.




Wouaw, une grande claque que ce roman. Une lecture commune avec les copinautes.



Ca commence gentiment par une sortie scolaire, mais cela dérape vite lorsqu'une gamine est portée disparue. Puis c'est de plus en plus sombre.

Il est rare que j'éprouve de l'antipathie pour les personnages : mais là c'est le cas. Tous autant qu'ils sont. Que ce soit la petite Emma, sa maîtresse ou ses parents. Chacun a des réactions totalement incompréhensibles pour moi et que je trouve inappropriées.

Un polar dérangeant (ce que j'avais déjà trouvé dans un autre livre de Barbara Abel); une ambiance malsaine, pesante.

Très prenant jusqu'au dénouement final.

Il n'empêche que j'ai bien aimé et suis restée en haleine jusque dans les dernières lignes.

Merci au site Babelio pour ce masse critique et aux éditions Belfond pour la confiance témoignée.

Note : 4/5




Époustouflant, haletant, addictif, voilà les maîtres-mots pour ce thriller. Un vrai régal de noirceur, on s'y accroche dès les premières pages et impossible de lâcher prise ! 

Une fois de plus Barbara Abel nous a concocté un thriller qui tient ses promesses. Et en plus, comme dit Chrystelle, des personnages absolument détestables qu'on aurait bien envie de "coller au mur" et une ambiance vraiment malsaine. 

Bref un livre qu'il faut lire ! Merci pour cette lecture commune que j'ai vraiment adorée !



Note : 4.5/5




« Je sais pas », une phrase enfantine par excellence et oui il a tant de choses à apprendre cet enfant. Mais si l'enfant simule la vérité : il sait.

Le petite Emma surprend sa mère dans les bras d'un inconnu et cela bouleverse sa vie et entraîne son entourage dans une spirale infernale. Quel entourage ! Celles et ceux qui gravitent autour d'Emma ne sont pas sans reproches et cet incident va avoir de très graves répercutions sur tous les protagonistes.

Premier livre de Barbara Abel que je lis, je ne suis pas très polar, ceux qui me connaissent le savent surtout quand ça baigne dans le sang ou des descriptions trop gores comme on en trouve souvent. Ici tout est en psychologie, tout ce passe dans la tête de nos personnages, ils sont très fouillés, décortiqués par notre auteur et ils ne sont pas de tout repos ces personnages. Un vrai panier de crabe, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre.

Une écriture fort agréable et fluide, un gros zeste de suspens et une fin bluffante. J'ai passé un excellent moment en leur compagnie. Je retenterai certainement l'expérience.

Note : 4.5/5




dimanche 15 janvier 2017

Joyeux suicide et bonne année ! (Sophie de Villenoisy)


"Tu fais quoi à Noël ?

Moi je me suicide et toi ?" 

Bien sûr, dit comme ça, ça peut paraître sinistre, mais à quarante-cinq ans c’est ma meilleure option. Ce n’est pas comme si je faisais des malheureux autour de moi. Comme si j’abandonnais mari et enfants. Je n’ai ni chien ni chat. Même pas un perroquet pour me pleurer. 
Et puis ça me laisse deux mois pour faire connaissance avec mon vrai moi. 
Deux mois c’est court. Ou long, ça dépend de ce qui se passe, en fait.





Un livre conseillé par une amie lorsqu'elle l'a ramené à la biblio. Le titre me plaisait déjà bien et son avis a fait le reste. 



On suit un bout de vie de Sylvie Chabert. Jeune femme en deuil, effacée, solitaire, besogneuse, déprimée qui subit la vie. Son existence est totalement insipide et elle décide de se suicider le jour de Noël. Mais avant, elle commence une thérapie afin de parler de sa mort à quelqu'un. Son psy va l'écouter et lui conseiller des exercices afin de changer sa vie durant le laps de temps qu'il lui reste avant son suicide. 

Une belle plume caustique pour ce roman; c'est cru et on appelle un chat un chat. 
J'ai beaucoup aimé ce récit, hilarant dans certaines scènes (celle de l'épilation est magistrale !), mais émouvant également. 
Un roman qui m'a fait glousser toute seule sur mon canapé et m'a aussi pris aux tripes. 
Une très belle découverte. 

Note : 4.5/5




Un chouette petit roman pétillant, plein de vie et de bonne humeur.



Le livre est bourré de passages franchement hilarant, l'héroïne Sylvie Chabert mal dans sa peau, en pleine dépression après le décès de son père, cherche à se remettre en question et pour cela décide qu'à Noël, elle se suicide. Elle se met dans des situations que son psy lui conseillent pour la faire sortir de son mal-être. Et on rit sans pouvoir se retenir. Car c'est raconté avec naturel et humour. C'est drôle, dans la tristesse, dans l'émotion, dans l'excitation et dans la peur. Notre héroïne est un personnage très attachant, elle est émouvante de part ses faiblesses.

Certains passages sont à se tordre de rire et d'autres plein d'émotions et de réflexions sur nous mêmes, nos réactions face à tout ce qui nous entoure, Sylvie est désopilante, car elle qui était renfermée, seule, triste se désinhibe complètement de ce qui l'enfermait dans le carcan de son éducation. Et tout cela avec naturel et humour. 

Un livre à mettre dans toutes les mains, mesdames on s'y retrouve à chaque coin de pages. Un livre plaisir qui fait du bien par sa joie de vivre. Et pourtant….


Sylvie, 45 ans, fille unique,orpheline de mère depuis 4 ans et de père depuis quelques semaines. Elle est célibataire, elle est seule, sans petit ami, sans enfant...
Elle ne trouve aucun intérêt à vivre. Un événement va lui faire prendre conscience qu'en fait elle souhaite mourir. Elle sait que c'est la bonne décision.
Mais avant d'agir, elle a besoin d'en parler et de se confier.
Qu'à cela ne tienne, elle sélectionne un psy sur l'annuaire et va le consulter.
Entre défis et événements, Sylvie va avoir une révélation.

Un livre qui parle de solitude, de mort, de vie, d'amour et d'amitiés... tout ça en moins de 200 pages. Un livre qui fait du bien, un livre plein d'espoir.

L'auteur nous embarque dans son histoire avec un ton léger, beaucoup d'humour mais qui n'enlève rien à la profondeur du récit ni celle des thèmes abordés.

Une belle découverte....


Voilà bien longtemps que je n'avais pas autant ri en lisant un bouquin. C'est juste hilarant. L'auteur a un humour décapant.
Humoristique mais ô combien triste car combien de personnes vivent ou éprouvent les mêmes sentiments que Sylvie. Derrière toutes les scènes tordantes se cache un fond très humain.
Histoire qui se lit très vite, éclats de rire garantis!! A ne pas lire en public.

dimanche 13 novembre 2016

The memory book (Lara Avery)


On me dit que ma mémoire ne sera plus jamais la même, que je vais commencer à oublier des choses. Au début juste quelques-unes, mais ensuite beaucoup plus. Alors je t'écris, cher futur moi, pour que tu te souviennes ! 
Sam a toujours eu un plan : sortir première du lycée et filer vivre à New York. Rien ne l'en empêchera – pas même une anomalie génétique rare qui, lentement, va commencer à lui voler ses souvenirs, puis sa santé. Désormais, ce qu'il lui faut, c'est un nouveau plan. 
C'est ainsi que naît son journal : ce sont les notes qu'elle s'envoie à elle-même dans le futur, la trace des heures, petites et grandes, qu'elle vit. C'est là qu'elle consignera chaque détail proche de la perfection de son premier rendez-vous avec son amour de toujours, Stuart. Le but ? Contre toute ttente, contre vents et marées : ne rien oublier.



Une lecture commune avec mes copines du blog. Mais quelle belle découverte ! Enfin, belle, c'est pas vraiment le mot. Plutôt poignant, émouvant, qui prend aux tripes. 

L'histoire de Sammie, adolescente atteinte d'une maladie qui détruit peu à peu ses souvenirs. 

Sammie est un personnage attachant et on tremble pour elle du début à cette fin inéluctable. Pleine d'optimisme, elle rayonne d'un bout à l'autre du récit. 

Une vraie claque en pleine figure que ce roman. Eminemment triste mais également une ode à la vie qui nous encourage à vivre pleinement chaque jour. 


Note : 4.5/5 





mercredi 27 juillet 2016

L'île aux papillons (Corina Bomann)


Juste avant de mourir, Emmely Woodhouse, descendante de la riche famille Tremayne, a laissé à sa petite nièce Diana plusieurs indices sur l'histoire de ses ancêtres, disséminés dans son manoir. Diana décide de découvrir pourquoi son arrière-arrière-grand-mère, Grace, a été déshéritée il y a plus d'un siècle. Une quête qui l'entraînera jusqu'au Sri Lanka, pour un voyage inoubliable.




Une magnifique lecture que celle-ci.



Malgré un début difficile dû au trop grand nombres de personnages dans un très court laps de temps (ma bête noire !), je me suis très vite plongée dans cette histoire entre passé et présent. 



J'adore les sagas familiales, les secrets cachés et avec ce livre j'ai été servie.


Des personnages intéressants, une quête (enquête) bien menée.

On valse entre la vie de Diana, ses recherches et les souvenirs de ses ancêtres.

Le tout dans le bel écrin qu'est le Sri Lanka. Dépaysement garanti.

Une belle écriture, très prenante, un récit captivant, de l'exotisme. Quelle belle lecture ! 


Note : 4.5/5





Un très bon roman doublé d'une approche historique : les plantations de thé au Sri Lanka du XIXème siècle sous la domination anglaise.

Au XXème siècle à travers ses recherches pour mieux comprendre ses origines, Diana va par le biais d'un fameux jeux de piste organisé par sa tante décédée, découvrir tout un pan de l'histoire de sa famille au Sri-Lanka. 

Les secrets de famille font peser un lourd poids sur les générations suivantes. D'aventures, en pérégrinations, Diana va mettre à jour la merveilleuse histoire d'amour de son ancêtre Grace.

C'est une histoire passionnante et bien enlevée qui nous mène aux travers de l'histoire et de la beauté du pays qu'est le Sri-Lanka. Une approche du pourquoi des divisions entre tamouls et cinghalais est évoquée.

Le livre est très agréable à lire, les phrases s’enchaînent et se dévorent.

Magnifique voyage parmi les papillons, perroquets, frangipaniers et autres plantes exotiques, les descriptions font émerger dans l'esprit comme un mystère qui se dévoilerait petit à petit.

Très belle découverte de cette auteure allemande.






Un beau tableau de la haute aristocratie anglaise implantée au Sri Lanka. L'ambiance est douce malgré le drame qui s'y cache. Jusqu'au bout on vit aux côtés des deux personnages principaux de l'histoire qui sont Grace et Victoria, filles d'un riche héritier malgré lui, d'une grande exploitation de thé. Depuis la nuit des temps l'argent a toujours tué l'amour mais l'Amour est aussi destructeur. 

Braver les obligations est certes un geste courageux mais Grace aura été jusqu'au bout de ses prières et de ce que son cœur lui aura dicté. 

C'est une belle découverte et un coup de cœur. Je serais passée à côté d'un beau roman si je ne m'étais pas décidée à participer à cette lecture commune avec les copinautes du forum lecture. Merci tout plein !!

Vous serez enchantés à votre tour à la lecture de ce magnifique roman.




Si j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, il me doit de reconnaître que tous les ingrédients sont réunis pour en faire un roman captivant.
Ce livre est une invitation au voyage. On y découvre Ceylan et ses plantations de thé. Avec Grâce, et à l’aide du jeu de piste mis en place par sa tante avant son décès, on va tenter de percer les secrets de famille anciens de plusieurs générations. Les personnages sont particulièrement attachants
Si l’auteur a eu besoin d’un peu de temps pour mettre en place les décors et les personnages, l’écriture reste fluide et très agréable. Elle a su grâce au suspens entretenu attirer l’intérêt du lecteur. Elle a fait en sorte que celui-ci voyage en même temps que Grâce, qu’il ressente les mêmes émotions qu’elle. Elle en a fait un roman captivant et envoûtant. J’ai vraiment eu l’impression de me promener dans les plantations de thé, de croiser le chemin des différents charmants protagonistes de l’histoire.

J’ai découvert ce roman grâce à une lecture commune avec les copinautes du forum de l’âme du livre. Roman dont je ne peux que vous conseiller de lire, je suis sûre que vous saurez l’apprécier et ne serez aucunement déçus (es).