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vendredi 30 décembre 2022

Livres lus en 2022 (Mariejo)

 LIVRES LUS EN 2022 (93 livres)


Thrillers/Policiers : 


Bertrand, Didier - Hit the road, Jack (291 pages)

Carrisi, Donato - La maison des voix (384 pages)

Laporte, Gilbert - INRI (565 pages)

Lyautey, Renaud S. - La baignoire de Staline (215 pages)

Malone, Nana - L'espion d'à côté MC

Malone, Nana -  L'assassin au bout du couloir (231 pages)(MC)

Mesbahi, Ali - L'affaire de Dr Jekyll et Mr Hyde (250 pages)

Morgan, Tica - La contrée du Traqueur (194 pages)

Rautiainen, Petra - Un pays de neige et de cendres (312 pages)

Salvalaggio, Karin - Poussières d'os 

Tahthieazym, Luca - Chaos (378 pages)

Vitto, Clara - Le temps des scarabées (303 pages)


Historique : 


Dare, Tessa - Mariage à l'écossaise

Dandoy, Aurore - La sorcière, le Forgeron et les cathédrales (420 pages) 

Delage, Alain - L'étoile de la Providence (360 pages)

Ducloz, Albert - Les dames de Fontanges (SP)(260 pages)

Grandcoing, Philippe - La malédiction de Rocalbes (309 pages)

Guillot, Bertrand - L'abolition des privilèges (256 pages)

Hugon, Philippe - Une reine idéale (250 pages) 

Justine, Eva - Kitsune, l'esprit renard (360 pages)

Lausberg, Sylvie - Madame S (410 pages)

Lefebvre, Geneviève et Marandola, Marthe - Le courage d'une imposture (275 pages)

Léonard, Alain - Un ange dans la tourmente (316 pages)

Nélias, Thierry - L'Algérie, la conquête (272 pages)

Quinn, Julia - La chronique des Bridgerton :

- Daphné et le Duc T1

- Anthony T3 

- Benedict T4 (432 pages)

Colin T5 (414 pages)

Stone, Mariah - La prisonnière du Highlander (304 pages)

Waltari, Mika - L'Etrusque (515 pages)


SFFF


Bordage, Pierre - Le dixième vaisseau (431 pages) 

Crescentini, Valentin - L'arbre noir (285 pages) (Librinova)

Cros, Anaïs - Le peuple invisible

- T1 - L'eau du Léthé

- T2 - La nuit des sorcières

Gemmell, David - L'écho du grand chant (555 pages)

Goodman, Alison - Lady Helen (3 tomes)

Heinlein, Robert - Une porte sur l'été (291 pages)

Heinlein, Robert - Les orphelins du ciel 

Heinlein, Robert - Le livre d'or de la science-fiction

Heinlein, Robert - Les enfants de Mathusalem


Hobb, Robin :


- Les aventuriers de la mer :

T1 - Le vaisseau magique 

T2 - Le navire aux esclaves 

T3 - La conquête de la liberté 

T4 - Brumes et tempêtes

- T5 - Prisons d'eau et de bois

T6 - L'éveil des eaux dormantes

T7 - Le seigneur des Trois Règnes

T8 -  Ombres et flammes 

T9 - Les marches du Trône 

Koontz, Dean - Spectres 

McCammon, Robert - Zephyr, Alabama (604 pages)

McCammon, Robert - L'heure du loup 

Sturgeon, Théodore - Les plus qu'humains (288 pages)


Twice, Alric & Jennifer - 

La passeuse de mots T1 (736 pages) 

La passeuse de mots T2 - L'œil de vérité (736 pages)

La passeuse de mots T3 - La mémoire de la lune (750 pages)

Young, Adrienne - Fable T1 L'aventurière des mers (MC)(416 pages)


Littérature contemporaine


Bocq, Nicolas - Le sortilège Modiano

Cavalié, Roger - L'école des chagrins (317 pages)

Chardonnet, Thierry - Les bouquinistes des quais de Paris

Fougère, Régis - L'âme Orante (135 pages)(Librinova)

Gillio, Maxime - Mais sinon tout va bien (352 pages) 

Laperrouse, Philippe - Même pas peur (102 pages)

Liese, Chloé - Des étincelles sous le gui (185 pages)

Michaud-Destriau Claire - Des ombres sur les pierres (250 pages)

Moka - Les kinra girls T8 Le mystère du loup-garou (145 pages)

Montmartin, Yves - Brindille (248 pages)


Bandes-dessinées et romans graphiques :


Arleston - La baroque épopée du monde 

Arleston - Le grimoire d'Elfie Tome 3 Mamaventure en pain d'épices.

Aurore & Algésiras - La trilogie d'Elinor Jones 

Brunowaro - Alia, chasseuse de fantômes T1

Peyo :

 - Les schtroumpfs et le village des filles : La forêt interdite

 - Les schtroumpfs et le village des filles :La trahison de Bouton d'or

- Les schtroumpfs et les enfants perdus

Di Gregorio, Giovanni - Les sœurs Gremillet- T1 - Le rêve de Sarah

De Gieter, Lucien - Papyrus T9 Les larmes de Tlaloc

Dorémus, Gaëtan - Zarra vient de la mer (MC)

Gay, Olivier - Nécromants T1

Jaraba, Alicia - Celle qui parle (roman graphique)

Pellerin, Patrice - L'épervier T6 Les larmes de Tlaloc 

Pevel, Pierre - Les artilleuses (3 tomes)

Weyland, Michel - Aria T5 Les larmes de la déesse


Grands classiques :


Balzac, Honoré - La maison du chat-qui-pelote 

Hardy, Thomas - Le maire de Casterbrige (450 pages)

London, Jack - La peste écarlate (120 pages)

Tolstoï, Léon - 

-Anna Karénine (2 tomes) (571 + 476 pages)**

- La mort d'Ivan Illitch (70 pages)




L’heure du loup (Robert McCammon)





Michael Gallatin est un as de l'espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou. Capable de se transformer à la vitesse de l'éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà donné un aperçu de ses talents en Afrique contre Rommel. Il doit maintenant s'acquitter de la plus dangereuse et de la plus délicate des missions : découvrir qui se cache derrière l'opération « Poing d Acier », le mieux gardé des plans secrets nazis. En renouvelant la figure du loup-garou, Robert McCammon crée un héros fascinant dans une intrigue captivante.

584 pages



L’heure du loup écrit en 1989 par Robert McCammon est un très bon roman d’espionnage associé au mythe du loup-garou. J’ai trouvé que ce mythe était bien à sa place dans ce thriller.

Michaël Gallatin est un espion britannique, excellent dans son domaine. Il est aussi un loup-garou venu des plus lointaines régions de Russie entre les deux guerres. Dans ce thriller on assiste à son éducation en tant que jeune loup-garou dans une meute réfugiée dans un palais blanc ayant appartenu à des moines, en pleine forêt lors de la révolution bolchevique. Puis en alternance avec les autres chapitres on voyage entre deux époques 1920 et 1944.
Le débarquement des alliés se prépare, la riposte allemande aussi. C’est une course contre la montre pour contrecarrer les positions des uns et des autres.

J’ai vraiment beaucoup aimé lire ce roman, et pourtant il y a des moments particulièrement difficiles, sanguinolents bien sûr vu la nature de Michaël, mais surtout nous sommes en pleine seconde guerre mondiale avec le nazisme qui règne sur l’Europe. De l’homme ou de l’animal lequel est le plus cruel et malsain ? L’animal tue pour se nourrir, l’homme on se demande pourquoi ?
L’alternance des chapitres donne un très bon rythme au roman, la vie dans la forêt russe est pleine de surprises pour le petit Michkaël Galatinov fils d’un général russe blanc, et sa vie va prendre une tournure fantastique qui l’amènera à combattre le mal quand il sera adulte. Il est forgé au monde rude de la meute, la souffrance est sa compagne quotidienne. Mais au décours de ses missions il fait aussi de bien belles rencontres niveau résistants, compagnons et compagnes, car ne l’oublions pas Michkaël est un loup Alpha. Le lot des méchants est bien
sûr de la partie, ils sont bien horribles vous devez vous en doutez. Les courses poursuites, les bagarres, les scènes d’action sont extrêmement addictives et bien décrites.

Un livre comme on aime les voir au cinéma, c’est extrêmement visuel. L’écriture de l’auteur m’avait déjà séduite avec Zephyr Alabama. Celui-ci est totalement différent mais aussi bien écrit. Le mythe du loup-garou est vraiment bien exploité et différent de ce que l’on peut lire actuellement. Plus réel, porté sur la nature de l’homme et du loup et de sa place dans notre monde. Les personnalités des héros sont très bien retranscrites et nous les rendent très attachants.

Donc vous l’aurez compris j’ai dévoré ce livre, prise par l’action et la nature même de Mickhaël. merci à Senna pour sa proposition de lecture et à Nadou pour cette lecture commune ainsi que pour nos bons
moments à échanger sur notre fil de discussion.

lundi 26 décembre 2022

Histoire du Futur, 4 Les enfants de Mathusalem (Robert A. Heinlein)



Les Howards avaient survécu à la période totalitaire des Prophètes, aux Guerres Mondiales ainsi qu'aux Années Folles. Ils s'avançaient masqués parmi les éphémères. Ils formaient une minorité homogène, solidaire mais déjà menacée et bientôt persécutée. Car le Conseil de l'Alliance n'ignorait plus les pouvoirs exorbitants des Howards et n'allait plus pouvoir contenir très longtemps l'hystérie collective des humains à vie courte.
Aussi les Enfants de Mathusalem allaient-ils devoir choisir entre l'exil et l'extermination.



Je fais vraiment tout à l’envers. J’ai commencé Histoire du futur de Robert Heinlein par le cinquième roman de l’intégrale : Les orphelins du ciel. C’est d’ailleurs ce dernier qui m’a donné envie de découvrir l’intégralité des cinq tomes qui le constitue.

Cette année 2022 a été prolifique niveau lecture de cet auteur, la faute au challenge duo d’auteurs de Fifrildi. Et je dois dire que l’écriture d’Heinlein me plaît de plus en plus. Il y a son côté scientifique il est vrai mais en plus il a un vrai talent pour nous raconter de fabuleuses aventures dans l’espace et sur la Terre.
Je me fais donc un compte à rebours, et c’est original.

Avec Les enfants de Mathusalem, publié en anglais en 1941, nous sommes dans le futur au XXIIème siècle. Une toute petite frange de la population, sous couvert de croisement eugéniste, a une espérance de vie pouvant aller jusqu’à plus de 200 ans. La révélation se faisant, ce qui doit arriver, arrive… nos bons hommes sont mis hors la loi car ils ne veulent pas révéler leur secret !!!

Dans le lot, il y a Lazarus, un charmant vieux monsieur de près de 220 ans qui ne fait pas du tout son âge, baroudeur au possible et qui se charge de sauver tout ce petit monde aidé bien sûr d’autres personnages tout aussi dynamiques.

Le roman est scindé en deux parties, la première concerne la prise de conscience de la longévité de cette minorité et leur fuite au-delà de la galaxie et la deuxième concerne leurs rencontres avec d’autres planètes et leurs habitants pas forcément humains. J’ai bien aimé les deux, avec une préférence pour la première car l’action y est plus présente ainsi que la vision tout à fait réaliste que l’on pourrait avoir vis à vis de l’étrange et la façon dont les autorités et la population réagit.

La rencontre avec les autres planètes est plus philosophique. Des mondes, des cultures, des réactions et des interactions différentes mettent nos héros qui croient avoir enfin trouver leur eldorado, dans le désarroi.

Et puis Lazarus est très attachant, râleur, hâbleur, plein de ressources et bon enfant. Il prend ce qu’il vient du mieux qu’il peut avec de bonnes solutions.

Donc vous l’aurez compris je vais continuer sur ma lancée et découvrir les autres romans de cette intégrale.

La Passeuse de mots, 3 La mémoire de la lune (Alric et Jennifer Twice)





Suite à l’affrontement au château d’Hélianthe, Arya et ses compagnons sont marqués par la perte, mais le voile de l’illusion s’est enfin levé. Ensemble, ils continuent de fuir et traversent une nouvelle Frontière. Là-bas, la lune est reine et les souvenirs recèlent de très nombreux et anciens secrets. À Archelune, la Passeuse de Mots n’a jamais été aussi proche de sa propre histoire et de la mémoire de ses prédécesseurs. Chaque révélation changera son âme et la nature profonde et spirituelle de sa quête.
Plus que jamais, Arya va devoir comprendre ce qu’elle est, ce qu’on attend d’elle, et se battre. Contre les Miasmes, ses émotions, contre des ennemis de plus en plus sombres, ses propres démons et ceux des autres, et les obscurs desseins de l’Eidolôn. Pour discerner le vrai du faux, elle devra se fier à la loyauté de ses compagnons et de ses nouveaux alliés, prêts à lui prêter allégeance et croire en elle pour soigner les maux d’Hélios.
Le voyage continue dans un royaume dangereux et brisé, où tout peut arriver. Le meilleur comme le pire. La cendre ou la poussière d’étoiles.

750 pages

Sortie le 09 novembre 2022



La fin du tome 2 de La Passeuse de mots nous avait laissées sur notre faim à Nadou38 et moi. Il y a un mois que ce tome 3 est sorti, et nous nous sommes réservées un petit créneau de repos/vacances pour l’engloutir. Et oui encore un beau petit pavé : 750 pages lues avec avidité.

Nous avions laissé Arya et ses compagnons sonnés par les révélations du précédent tome ainsi que leur fuite magique du château d’Hélianthe.

Ils atterrissent dans une nouvelle contrée avec le prince Abel, le frère du prince maudit. Grâce à son aide ils découvrent tous une nouvelle contrée : Archelune. Là où la lune est reine et enchanteresse. Arya est gravement blessée et les habitants d’Archelune, les Archalyens vont l’aider à reprendre pieds aidés en cela par le petit groupe fidèle.

Ce livre est comme un intermède après les deux premiers tomes pleins d’actions. Les auteurs privilégient la présentation approfondie de tous les personnages principaux : Arya, Killian le guide d’Arya, Alric le Dhurgal, Reina la guérisseuse, ainsi qu’un très beau chapitre sur la reine Gallicia, la mère d’Aïdan et d’Abel. Chaque personnage se livre, revit certains moments très fort de son passé, apporte une meilleure compréhension de ce qu’il est.

J’ai eu juste une petite baisse de motivation quand Arya se retrouve en plein délire onirique, ce fut long et démotivant. La reprise dans la réalité a réamorcé mon intérêt et j’ai bien profité de la belle écriture des deux auteurs. Ils nous immergent dans un monde ô combien hors du temps, féerique, à la fois démesuré et intime. Chacun y trouve la paix dont il a besoin pour mieux repartir à l’aventure.

Et l’on s’attache d’autant plus à tous ces personnages hauts en couleurs qu’ils ont aussi leur faiblesse.
De nouvelles révélations sont faites à Arya, de nouveaux pouvoirs aussi qui vont lui permettre de poursuivre sa quête et son aventure.

Vous vous en serez doutés j’ai adoré ma lecture. Et je remercie bien fort Nadou pour ce bel accompagnement au pays d’Hélios, ainsi que pour nos échanges toujours aussi sympathiques et motivateurs.

Nous n’avons plu qu’à attendre le quatrième tome et c’est cela qui sera le plus dur.


dimanche 4 décembre 2022

Des étincelles sous le gui (Chloé Liese)



The Mistletoe Motive est une charmante romance de vacances entre deux rivaux qui se disputent le même poste. C'est la saison des vacances et à la librairie Bailey's, les choses ne vont pas très bien. Ils n'ont pas beaucoup de visiteurs et une chaîne de librairies concurrente n'arrange pas les choses. C'est pourquoi Gabby et Jonathan pensent qu'à l'approche du nouvel an, l'un d'entre eux va être mis à la porte. Gabby a alors l'idée géniale d'un concours : celui qui vendra le plus de livres pendant ces 3 semaines restera. Ils n'ont jamais vraiment pensé qu'à la fin, ils voudraient tous les deux rester.



Pour cette dernière masse critique Kobo de l’année, quoi de plus normal qu’une belle romance en pleines fêtes de fin d’année.

C’est donc sous le gui de la librairie des Bailey’s que Jonathan et Gabby, co-gérants de la boutique, vont trouver l’amour. Et pourtant on ne peut pas dire que ces deux là s’entendent très bien. Tout est parti de travers entre eux depuis le début. Lui est un bougon, rigide et directif, chargé de redresser le bilan financier désastreux de la librairie, elle est d’une nature extrêmement sensible, créative et entière. Ils sont tous deux à l’opposé, mais ne dit-on pas que les opposés s’attirent.

Charmante romance à lire pour les fêtes de Noël. Le thème du handicap et de la différence y sont abordés en toute délicatesse. Il est vrai que certaines situations ne sont pas toujours comprises comme elles le devraient quand on ne sait pas lire les codes sociaux.
La majeure partie du livre est narrée par Gabby, Jonathan ne donnant son ressenti qu’à la fin. C’est agréable, facile à lire, un joli moment de détente. Et surtout l’histoire se passe dans un lieu qui nous fait tous rêver, nous lecteurs passionnés : une librairie. On s’y sent chez soi et à l’abri en compagnie de nos chers livres.
Et l’enjeu est de taille, faire survivre une petite librairie indépendante face aux grosses chaînes du livres. Un gros défi pour Jonathan et Gabby.

Encore un gros merci à Babelio et la masse critique spéciale Kobo Originals pour ce dernier livre de l’année. L’opération aura été un bon moment de découvertes de romances contemporaines.


Kinra girls, 8 Le mystère du loup garou (Moka)




Les Kinra Girls partent en Roumanie rejoindre leur amie Mirella ! Mais quel est donc cette étrange créature que Naïma pense avoir aperçue ? La bête était aussi grosse qu'un homme, poilu et hurlait à la pleine lune... Il y a de quoi se poser des questions. Mais les loups garous, ça n'existe pas, n'est-ce pas ?
9-12 ans



Chez les Kinra girls j’ai déjà lu quelques tomes classiques qui ont fait le bonheur de ma petite fille. Avec ce dernier tome, c’est dans la collection Kinra girls – Destination mystère que nous découvrons nos cinq petites amies qui se rendent en Roumanie chez l’amie d’Idalina, Mirela.
Elles sont accueillies avec beaucoup d’entrain et d’hospitalité par l’entourage de Mirela. Chez ses grands-parents, les filles vont faire une rencontre surprenante. Et oui, nous sommes dans les Carpates et le mythe du loup-garou est encore très vivace.

Un joli petit livre à offrir à une enfant à partir de 9 ans. C’est bien écrit, les illustrations sont trop mignonnes, tout est fait pour plaire aux aventurières prêtes à découvrir le monde.

Quelques mots de roumains sont inclus, la nature latine de la langue et les coutumes culinaires et culturelles sont là pour rappeler que le monde est vaste et différent. Et on peut compter sur les Kinra girls pour agir comme il faut.
Et bien sûr, la cerise sur le gâteau, le petit marque-page avec cette fois-ci Idalina et Naïma en vedette.

Merci à Babelio et les éditions PlayBac pour ce charmant petit livre jeunesse.

lundi 21 novembre 2022

Lady Helen (Alison Goodman)



Tome 1 – Le club des mauvais jours

Londres, 1812. Lady Helen Wrexhall fait son entrée dans le monde. Elle rencontre alors le sulfureux Lord Carlston. Il est membre du Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré la société. Lady Helen acceptera-t-elle de renoncer à ses privilèges et de basculer dans un monde terrifiant ?



1812, Londres. Lady Helen Wrexhall fille d’une énigmatique comtesse décédée est sous la tutelle de son oncle, un aristocrate particulièrement imbu de lui-même et de son titre. Un ancien scandale familial le rend particulièrement désagréable avec sa nièce. Heureusement elle peut compter sur sa tante Léonore.

Nous sommes en pleine régence, la folie du roi Georges III, la régence de sa femme la reine Charlotte et de son fils, le futur Georges IV. En France, Napoléon est empereur et est l’ennemi juré des anglais.

A travers cette romance fantastique, Lady Helen se retrouve confrontée à ses nouveaux pouvoirs de Vigilante et est subjuguée par Lord Carlston qui va se révéler être son futur instructeur au sein du Club des mauvais jours. Ce fameux club regroupe les quelques vigilants chargés de pourchasser les Abuseurs, sorte de monstres qui polluent le monde de l’époque.

Ce tome est un tome d’introduction, l’auteure met bien en avant la société, ses codes dans l’aristocratie, la situation des femmes entre tuteurs et maris. Les convenances sont bien établies, le moindre faux pas peut déshonorer une famille, tout est faux-semblants, hypocrisie. Mais Helen, éduquée dans ce milieu ne demande qu’à s’exprimer et s’assumer.
Nous la suivons donc dans la découverte de ses pouvoirs et des limites imposées par la société. A qui doit-elle faire confiance ?

J’ai bien aimé ce premier tome, un peu longuet néanmoins. Le style est agréable et fluide dans l’action. Les personnages sont approfondis. De nombreuses descriptions vestimentaires, alimentaires et festives agrémentent le récit. L’intrigue tire un peu sur le gothique avec la nature des monstres.




Tome 2 – Le pacte des mauvais jours

Lady Helen a trouvé refuge dans la station balnéaire de Brighton. Déguisée en homme, elle s'entraîne avec Lord Carlston à développer ses étranges pouvoirs pour lutter contre les Abuseurs. Au cours d'une soirée mondaine, Helen croise le duc de Selburn et se retrouve au cœur de la rivalité entre les deux hommes. L'un des membres éminents du Club des mauvais jours lui confie alors une mission délicate...



Avec ce deuxième tome, on rentre vraiment dans l’action. Le club des mauvais jours est aussi source de dissension en son sein. La hiérarchie vient de changer, des caractères rancuniers s’y font jour, l’harmonie s’en ressent.

Helen et Carlston continue à s’entraîner pour former la jeune femme a son rôle de Vigilante. Sa femme de chambre Darby se prépare elle aussi à son rôle de Terrène. Cette fois ci l’histoire tourne autour d’un mystérieux artefact, un livre qui aurait un grand pouvoir pour les deux parties : Vigilants et Abuseurs.

Tout est mis en œuvre pour le retrouver dans la ville de Brighton. L’histoire est aussi prétexte à nous raconter la ville, station balnéaire de l’époque mise au goût de la bonne société grâce au prince de Galles qui y a ses habitudes.

Entre soirées dansantes, réunions, concerts et bains de mers tous ces braves gens de l’aristocratie s’y retrouvent dans la même ambiance qu’à Londres, entre papotage et cancans, et surtout recherche de scandales à se mettre sous la dent.

Le côté fantastique donne un côté attrayant à ce roman qui pourrait paraître fade sinon. La romance a son juste milieu avec l’action mise en jeu entre les deux factions. De nouveaux personnages apparaissent.

L’auteure le signale à la fin de son ouvrage, elle a calqué sa romance sur des personnages et des faits réels. Ce qui a son charme vu la tournure des évènements.

Dommage par contre, il y a pas mal de longueurs dans les descriptions mais surtout beaucoup de retour sur évènements et paroles qui alourdissent le livre. Sinon j’attends avec impatience de connaître l’épilogue de l’histoire. Les scènes d’action sont palpitantes et bien imagées.



Tome 3 – L’ombre des mauvais jours

Bath, décembre 1812... Lady Helen prépare son mariage avec le duc Selburn, mais son esprit est ailleurs : sa mission de Vigilante Suprême n'est pas encore accomplie. Cette double vie met Hélène au supplice : elle doit résister à ses sentiments pour le charismatique Lord Carlston, et apprendre au plus vite à maîtriser ses pouvoirs. La confrontation finale avec leur grand ennemi, l'Abuseur Suprême, est imminente..."Composer Lord Carlston a été passionnant ! Il a fallu trouver l'équilibre entre héros et anti-héros. Et je crois que j'aime les héros sombres et mélancoliques. On en apprend beaucoup sur lui dans la nouvelle écrite de son point de vue, Le Charme des mauvais jours." Alison Goodman



Terminé hier soir, je peux dire que j’ai lu d’une traite cette trilogie du club des mauvais jours. Un roman fantastique original dans son traitement. Les Vigilants vs Les Abuseurs. On en apprend un peu plus sur ces derniers. D’où ils viennent, ce qu’ils veulent et leur ascendant sur les humains. Tout n’est pas si simple que ça pour Lady Helen et Lord Carlston. Qui est qui, à qui faire confiance, heureusement il y a Darby sa fidèle terrène pour Lady Helen et Mr Quinn pour Carlston.

Dans ce dernier tome, nous découvrons la ville de Bath, ville thermale et ville de plaisirs pour la bonne société. Nous évoluons la plupart du temps parmi les nantis. Le petit peuple est peu représenté.

L’histoire est comme les précédents tomes, assortie de nombreuses descriptions de la ville de Bath et de ses attractions. De la manière dont tout un chacun bénéficie des soins thermaux.
Et bien sûr dans la réalisation des projets des uns et des autres. Qui s’en sortira indemne et victorieux de l’affrontement entre les deux camps ? Mais surtout qui est le grand méchant. J’avais déjà ma petite idée et je ne me suis pas trompée ;-)

Je dois dire que la première partie de ce tome, comme les autres, traîne en longueur. Beaucoup d’évènements, de faits sont repris et ressassés. Cela alourdit l’histoire qui aurait mérité à être plus courte.

J’ai ressenti de l’agacement à voir comment les femmes étaient traitées comme des petites choses fragiles à qui l’on doit tout épargner et traitée comme des enfants. Bon, il faut se dire que c’est l’époque qui le voulait, aucun droit, toujours sous la dépendance d’un père, d’un frère ou d’un tuteur.

Par contre quand l’action se met en route, on se laisse porter par le dynamisme et la volonté des héros. L’écriture et le style de l’auteur sont fluide et agréable.

En somme un bon petit moment de détente avec cette histoire Young Adult à la fois romance et fantastique.

mercredi 9 novembre 2022

Le dixième vaisseau (Pierre Bordage)




Sur la planète Brull, le capitaine de vaisseau Livio Squirell purge sa peine à perpétuité pour meurtre et escroquerie. Jusqu'au jour où, en échange de sa liberté, le gouvernement lui propose de prendre part à une expédition dans la galaxie du Triangle, car des signes d'une activité intelligente y ont été détectés. Mais le voyage s'annonce périlleux : les neuf vaisseaux ayant tenté l'aventure ont mystérieusement disparu... Pour s'assurer de sa loyauté, on injecte à Livio un virus dont les effets se déclencheront dans deux ans. Afin de revenir à temps pour avoir l'antidote, il prévoit alors de prendre tous les risques et de franchir les trois millions d'années-lumières qui les séparent de la galaxie du Triangle, en effectuant des bonds spatiotemporels jamais tentés...

De son côté, Flogg, une mécanospace aguerrie, décide de prendre part à l'expédition, assistée de Tarr, un Gromb, espèce ni humaine ni animale. Mais très vite, au milieu de cet équipage d'une quarantaine d'humains et non-humains, l'ambiance se dégrade... Entre sabotages, insubordinations et tentatives de meurtre, arriveront-ils à destination ? Que se passe-t-il à bord de L'Esmerillo ? Et qui a envoyé les signaux captés sur Brull ?
 
481 pages, sortie le 5 mai 2022




Pierre Bordage n’est pas un inconnu pour les amateurs de Sfff, j’ai déjà eu le plaisir de lire plusieurs de ses livres.

Ses romans ont ce petit côté fantastique, onirique qui lui sont familiers. Ici nous sommes par contre dans un domaine très cartésien, de la Space Opera. Dans le huit-clos d’un vaisseau interstellaire, nous observons et accompagnons l’équipage de Livio Squirell à bord de l’Esmerillo.

Le capitaine se voit confier la mission de rejoindre une lointaine galaxie, celle du Triangle où neuf vaisseaux ont déjà disparu.
L’équipage est très hétéroclite, entre les différentes espèces humaines et ENHNA (non humaines et non animales), aussi bien techniciens, médecins, mécanospaces qui vont devoir effectuer un voyage inter galaxie de près de trois millions d’années lumières. Un vieux vaisseau qui malgré tout, a de grandes possibilités et une IA de bord, Solilla qui pallie à toutes défaillances et calculs hyper complexes.

Une histoire très sympathique, pleine d’actions, de rebondissements, de bons sentiments. Les héros pour la plupart sont des accros de l’espace, leur vie est de voyager parmi les étoiles. Mais cette fois-ci, la mission risque d’être plus que dangereuse et surtout mystérieuse. De nombreux incidents émaillent le voyage, un saboteur est à l’œuvre dans le vaisseau.

Un livre facile à lire, malgré les termes techniques de physique quantique et d’astronautique. Les personnages sont attachant avec leurs motivations, et leurs doutes.
Solilla, l’IA du vaisseau est un personnage à part entière, avec ces belles réparties et réflexions.

Le scénario rappelle d’autres histoires déjà lues, avec le capitaine intrépide et casse-cou, les entités malveillantes, les IA, mais on s’y prend et le livre se lit d’une traite. L’écriture de Pierre Bordage est toujours aussi agréable et fluide mais dans un domaine différent de celui qui est le sien d’habitude.

Merci donc à Babelio et les éditions ScriNeo SF pour cette belle découverte.


L’école des chagrins (Roger Cavalié)






Dans la France des années 1960, Julien, fils de modestes paysans est nommé pour sa première rentrée scolaire à Cours, village situé près de la ferme familiale. Son existence est rythmée, sur fond de guerre d'Algérie, par ses amours pour Jeannine et pour Jeanne, avec qui il se marie finalement.




Julien Delsol vient de terminer ses études d’instituteur à l’École Normale d’Agen. Il doit effectuer un stage de fin d’études en immersion avant de faire son service militaire. Nous sommes dans les années 1960, la guerre d’Algérie fait rage et l’appréhension bien compréhensible de faire son service en opérations ne l’enchante guère.

Le voici donc affecté par le rectorat dans un petit village du Lot-et-Garonne, Cours, dans une classe unique d’une trentaine d’élèves, tous niveaux confondus. La tâche est ardue pour un jeune débutant, tout est à construire. Heureusement il peut compter sur son ancien instituteur qui l’a incité à poursuivre ses études ainsi qu’un collègue plus ancien qui lui fournit des aides et fiches pédagogiques.

L’auteur nous raconte avec bonheur la vie de Julien. Son enthousiasme à enseigner, son dévouement à ses élèves, ses amours, ses déceptions. Son amour de sa terre et de ses parents, agriculteurs qui se sont sacrifiés pour lui permettre de se diriger vers le métier qu’il désirait.

Julien est bien entouré, le week-end il rejoint son village pour retrouver la ferme familiale et ses parents mais aussi ses copains d’enfance pour une bonne partie de billard au café du coin.

Roger Cavalié nous raconte une époque, une ambiance de ruralité que j’ai bien connue. Et c’est un plaisir. Avec sa plume d’ancien de l’Éducation Nationale il nous raconte les petits bonheurs et les petites querelles d’un village du Sud-Ouest. Le patois du coin est un vrai bonheur. On s’y croirait.

Julien est attachant, ses élèves aussi. L’inspecteur d’académie un peu moins, celui-ci cherche plutôt à mettre des bâtons dans les roues à ceux qui ne filent pas droit.

On sent à la narration le bonheur que peut ressentir Julien à enseigner, à mener ses élèves à la réussite. On y sent aussi un parfum autobiographique. L’auteur nous fait vivre à travers son livre ses expériences sur le terrain. Et c’est fort agréable. Il me reste une chose à faire : lire les deux premiers tomes : Le vieux cartable et Julien l’insoumis

Merci aux Éditions de Borée de m’avoir permis de découvrir cet auteur.

jeudi 3 novembre 2022

Meurtres exquis, 1 La contrée du traqueur (Tica Morgan)

 



Zoé Janssen est enquêtrice. Elle vit avec ses deux fils sur une petite île de Hollande-méridionale, où tout le monde se connaît et où pas grand-chose ne se passe.
Mais quelqu’un semble avoir un compte à régler avec certains habitants. Deux meurtres, dont les motifs restent mystérieux, ébranlent l’île. La pression monte dans la brigade et atteint un nouveau palier lorsque privé et professionnel se mêlent : une équipe doit maintenant assurer la protection de Zoé et de ses enfants. Tandis que celle-ci tente de découvrir qui pourrait la menacer, elle comprend que plus rien ne sera comme avant.

Dans ce premier volet de Meurtres exquis, Tica Morgan se révèle une autrice de thrillers à succès grâce à son enquêtrice piquante.




Tout démarre par un horrible meurtre dans une ferme isolée sur une petite île néerlandaise Goeree-Overflakkee. C’est une toute petite île où tout le monde se connaît. La religion protestante rigoriste y est très présente, d’ailleurs l’inspectrice en chef de l’enquête le signale bien en disant que l’île est aussi appelée l’île blanche en référence à la drogue.

Nous faisons donc connaissance avec Zoé Jannsen inspectrice fort douée dans son métier et qui a eu de nombreux succès dans ses enquêtes. Son équipe se forme autour d’elle avec l’ajout de deux autres inspecteurs venant de Rotterdam. Tout ce petit monde se met en chasse de l’auteur de ce crime qui va récidiver.

Un honnête polar avec tous les codes du genre. J’ai bien aimé suivre les aventures de cette équipe. Leur quotidien, le roman se déroulant sur une semaine, est très détaillé dans leurs interventions et leur travail en unité.

Cela donne un rythme lent que l’on peut regretter, mais on voit les héros former une équipe soudée et efficace.

Un élément extérieur fait dire qu’il y aura certainement une suite, j’ai vu qu’il y en avait une de sortie mais non traduite du néerlandais.

En somme un roman policier qui se lit tranquillement, sans beaucoup d’action sauf à la fin. On imagine bien cependant l’ambiance du pays sur une île du nord de l’Europe, ventée et pluvieuse. Les descriptions sont bien menées.


vendredi 21 octobre 2022

La baignoire de Staline (Renaud S. Lyautey)

 


Tbilissi, capitale de la Géorgie, terre natale de Staline. Un ressortissant français est retrouvé mort dans des conditions suspectes à l’hôtel Marriott. Avant qu'un scandale n'éclate, René Turpin, à l’ambassade, est mandaté pour assister les inspecteurs locaux. L’enquête les mènera sur les traces du dictateur et d'une immense ville balnéaire abandonnée...

Renaud S. Lyautey est diplomate, et fut ambassadeur en Géorgie, ex république de l'Union soviétique. C'est là-bas qu'il écrivit son premier roman, Les Saisons inversées, paru au Seuil en 2018. Après avoir travaillé au Moyen-Orient, Lyautey revient par la fiction dans ce pays qui lui est si cher avec La Baignoire de Staline.




«La baignoire de Staline » est tout à fait le genre de polar que j’aime lire, pas de scènes gores ni perverses. Tout est dans le non-dit. Les recherches des coupables se font à coup de déductions, de réflexions.

C’est donc juste avant de mourir, que l’auteur français Renaud S. Lyautey, diplomate de profession a écrit son roman. Il décrit l’intrigue en Géorgie, à

Tbilissi, capitale du pays. Il y a lui-même été en poste comme ambassadeur pendant trois ans. Il sait donc de quoi il parle, aussi bien niveau enjeux géopolitiques que culturels. On sent à travers sa narration tout l’amour qu’il porte à ce pays. Les bonnes tables ne devaient pas lui être inconnues. Les spécialités culinaires émaillent le récit quand le héros René Turpin nous décrit ses repas avec un vieil ami géorgien.

Une histoire de meurtre : un jeune français agrégé d’histoire est assassiné, d’autres meurtres suivent. La police locale piétine, les pistes se croisent.

A l’ambassade de France, on demande à René Turpin de remplacer le consul absent et d’assister les enquêteurs locaux, et notamment Nougo Shenguelia, personnage atypique et attachant. Jeune policier formé en France c’est un géorgien d’origine Abkhaze, région autonome sous contrôle Russe, que sa famille a dû quitter précipitamment et dans la douleur au moment de l’autonomie de la région.

On sent la chape de plomb qui est encore sur le pays malgré son indépendance vis à vis de son encombrant voisin, la fédération de Russie. Le polar se mélange à l’espionnage ainsi qu’à des intérêts de certains oligarques géorgiens.

Une fiction à travers des évènements très réels et qui ont marqué le pays. La Géorgie était déjà une cible de Vladimir Poutine en 2008, quand le président russe a envoyé ses troupes jusqu’aux abords de Tbilissi. Ce polar remet en lumière le rôle du célèbre espion britannique Kim Philby, devenu agent double pour le compte de l’URSS où il a fini par émigrer et même mourir.

J’ai lu ce livre avec grand intérêt. Le style est agréable et fluide. Le polar est le support à une approche de l’histoire du pays et de sa culture. Il y a un juste milieu entre les deux. Deuxième livre de l’auteur, je l’ai trouvé fort intéressant.

Merci à Babelio et les Éditions Seuil cadre noir pour la découverte de cet auteur à travers une masse critique privilégiée.

mardi 18 octobre 2022

Les aventuriers de la mer - 9 tomes (Robin Hobb)


Intégrale 1 - L’arche des ombres


Avec un retentissement égal à celui de La Citadelle des ombres, L'Arche des ombres est le second volet d'une saga qui a imposé Robin Hobb comme un écrivain majeur. Et ce n'est pas un hasard si, dans les derniers volumes, les personnages des deux séries se rejoignent. Une famille de grands propriétaires terriens se retrouve ruinée. Sa seule richesse réside dans la possession d'un magnifique bateau en bois-sorcier, La Vivacia, jusqu'ici consacré au transport de marchandises. Or, peu avant de mourir, le capitaine Vestrit le lègue à l'époux de sa fille aînée, homme autoritaire et entêté, qui tente honteusement de restaurer la fortune d'antan en se livrant au transport d'esclaves. Cet héritage lèse ainsi la cadette, Althéa, qui entretient pourtant une complicité étroite et des liens passionnés avec le bateau sur lequel elle navigue depuis sa plus tendre enfance. Elle jure alors de le reconquérir coûte que coûte. Emportée dans une spirale de malheurs, la famille Vestrit va affronter les épreuves les plus terribles. Car la discorde divise désormais ses membres. Dans une atmosphère de plus en plus dramatique, Robin Hobb distille un suspense qui ne cesse de croître au fil des pages.

*Tome 1 – Le vaisseau magique

Les vivenefs sont des vaisseaux magiques liés à la famille qui les possède par des liens empathiques. Ces navires sont insaisissables, ils bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates... Et sont surtout l'objet de toutes les convoitises. Vivacia est la vivenef de la famille Vestrit. Le capitaine Ephron Vestrit est mourant et, parmi les siens, chacun ourdit complots et traîtrises pour s'approprier son vaisseau, car l'héritage d'une vivenef ne se transmet pas comme un legs normal. Et ce tandis que d'autres dangers se profilent à l'horizon : les serpents de mer qui infestent les océans se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien...

**Tome 2 – Le navire aux esclaves

Kyle, désormais aux commandes de la Vivacia, la vivenef récemment éveillée de la famille Vestrit, a décidé de l'utiliser pour transporter des esclaves. Et son impérieuse volonté ne saurait souffrir la moindre opposition. Son épouse Keffria en vient même à douter de son mari quand il veut débaucher leur fille Malta, et obliger leur fils Hiemain à travailler à bord de l'embarcation et à abandonner l'apprentissage qui le destinait à la carrière de prêtre de Sa. Sa belle-sœur Althea, elle, se fait de son côté passer pour un jeune homme et se démène sur le Moissonneur, un navire abattoir. Elle doit prouver à Kyle qu'elle est un véritable marin pour récupérer la Vivacia...

***Tome 3 – La conquête de la liberté



Perdu à Jamaillia, Hiemain s'apprête à affronter son destin. Dans sa fuite, l'apprenti prêtre va retrouver Vivacia pour subir avec elle les événements les plus douloureux de leurs jeunes existences. Son père, le capitaine Kyle, de plus en plus violent et humiliant, leste la vivenef d'esclaves, attirant les serpents de mer. Quant à Malta, elle entre progressivement en conflit avec ses aïeules et leur procure bien des tourments. Les Vestrit se déchirent de l'intérieur... Pendant ce temps Kennit le pirate, affaibli et mutilé à l'issue d'un terrible abordage, sent la chance le quitter. Posséder une vivenef devient pour lui une priorité, un impératif audacieux mais quasi suicidaire...



Saga que j’ai déjà lue il y a fort longtemps au moment de sa sortie, j’ai pris grand plaisir à la reprendre en compagnie de mon amie babeliaute Fifrildi. Nous avons l’année dernière, lu la première partie de l’Assassin royal, et chronologie oblige nous venons d’entamer les aventures de la famille Vestrit et de la Vivacia, leur vivenef familiale.

Et oui car les premiers marchands de Terreville ont conclu il y a plusieurs générations des contrats concernant la construction de bateaux en bois-sorcier provenant des terres du Désert des Pluies. Tout un mystère que la provenance de ce bois, quelle en est sa nature, ses pouvoirs, ses propriétés ? On sait qu’il peut naviguer sur les eaux acides qui mènent à faire du commerce avec les habitants du désert des pluies.

Mais voilà la Vivacia a aussi une conscience, un éveil qui se fait à la troisième génération et qui la rend précieuse. Malheureusement son capitaine Ephron Vestrit décède, et le bateau échoit dans les mains de son beau-fils Kyle, homme brutal et cruel. Althéa la cadette, très attachée à Vivacia est écartée de la succession familiale et son neveu Hiemain, adolescent destiné à la prêtrise de Sa, se retrouve embarqué malgré lui sur la bateau.

Comme toujours, je me suis laissée prendre aux personnages, l’ambiance, la fantasy de l’histoire. J’adore Robin Hobb et cet intermède à Terrilville et à Jamaillia au milieu de ce monde maritime est un vrai régal. On se retrouve à vivre à bord de la Vivacia, on ressent ses émotions et celles de ceux qui l’entourent. La famille Vestrit a aussi une grande place dans l’histoire, Ronica la grand-mère, Keffria sa fille et femme de Kyle, et Malta, adolescente impertinente et très enfant gâtée, sournoise et vraiment pas sympathique. Elle n’a vraiment pas un beau rôle. On se demande quelles gaffes, elle va commettre car la vie à Terrilville est très codifiée, très patriarcale.

Cette histoire met aussi le doigt sur l’esclavage qui est très répandu à Jamaillia mais rejeté par les premiers marchands et Terrilville.
Car Kyle pour renflouer les caisses vides de la famille va vouloir en faire le commerce alors que Vivacia n’a servi qu’à transporter du fret.
Tout va s’en trouver chambouler, et les aventures ne font que commencer.

Les deux intégrales suivantes nous attendent et il me tarde déjà de retrouver tout ce petit monde à la fois fort exotique mais surtout très rude. Le monde des serpents et le monde des humains.


L’intégrale 2 - L'arche des ombres 



Dispersés, les membres de la famille Vestritt affrontent les épreuves les plus imprévisibles : la capture de La Vivacia par des pirates dirigés par un chef impitoyable, le capitaine Kennit, qui rêve de devenir leur roi, l'embarquement de l'intrépide Althéa sur L'Ophélie, le sacrifice de la jeune Malta prête à s'unir avec un habitant du Désert des Pluies, l'invasion désastreuse du pays par les Nouveaux Marchands et leurs esclaves. Seules et recluses pour gérer les vestiges de leurs propriétés, Ronica et Keffria se rongent les sangs en assistant, impuissantes, à l'inéluctable décadence de leur glorieuse maison.
Le réarmement de Parangon, le navire fou échoué pendant des années sur un banc de sable et lancé à la reconquête de La Vivacia, permettra-t-il de contrer ce destin adverse ? Dans ce deuxième volume de L'Arche des Ombres, le lecteur s'embarque vers des aventures plus captivantes les unes que les autres. Leurs héros frôlent constamment la mort et abandonnent p à peu tout espoir devant un monde qui s'écroule. Inéluctablement ?

****Tome 4 – Brumes et tempêtes

Dispersés, les membres de la famille Vestrit affrontent les épreuves les plus redoutables.
À bord de La Vivacia, les esclaves révoltés souhaitent s'approprier le navire. Galvanisés par leur chef fanatique, ils veulent juger le capitaine Kyle, tandis que Kennit, à la tête des pirates, doit être amputé d'une jambe. Quant à Althéa, elle s'est embarquée sur L'Ophélie qu'une galère chalcédienne prétend arraisonner, au cours du voyage de retour vers son port d'attache. La jeune fille qui, malgré ses dénégations, ne cesse de penser à Brashen, réussira-t-elle à regagner sa patrie ? Et, si elle y parvient, le retrouvera-t-elle ? Car le pays est maintenant envahi par les Nouveaux Marchands et leurs esclaves.
Seules pour gérer les vestiges de leurs propriétés, Ronica et Keffria se rongent d'inquiétude en assistant, impuissantes, à l'inéluctable décadence de leur glorieuse maison. Ce quatrième volume des Aventuriers de la mer emporte le lecteur dans des aventures plus captivantes les unes que les autres. Leurs héros frôlent constamment la mort et abandonnent peu à peu leurs espoirs devant un monde qui s'écroule.
Parviendront ils à renaître ?

*****Tome 5 – Prisons d’eau et de bois

Entre Jamaillia et les Marchands, le torchon brûle : le Gouverneur décide d'entreprendre le voyage jusqu'à Terrilville avec sa cour et ses Compagnes de Cœur pour mater les rebelles. Alors que Brashen, enfin rentré au pays, fait part aux femmes de la famille Vestrit des nouvelles consternantes da la capture de la Vivacia, la révolte gronde dans le port. Ne trouvant aucun appui auprès de ses pairs, Althéa accepte, pour sauver son navire bien-aimé, d'adopter le plan proposé par Brashen et Ambre, la mystérieuse fabricante des perles : réarmer le Parangon, le navire fou, et le remettre à la mer. Mais l'argent fait cruellement défaut et, pour délivrer son père, la jeune Malta est prête à s'unir à Reyn, du désert des Pluies.
Sur la Vivacia, le capitaine Kennit poursuit ses agissements de forban, sous le regard épouvanté et fasciné de Hiémain. Le pirate a découvert un moyen diabolique de se débarrasser de Kyle Havre et du prêtre fanatique, et il s'achemine petit a petit vers la réalisation de son rêve : être reconnu comme le roi des pirates.

******Tome 6 – L’éveil des eaux dormantes

Peu avant que le Gouverneur ne débarque à Terrilville avec ses galères chalcédiennes, le Parangon réarmé prend enfin la mer pour accomplir sa mission de sauvetage de la Vivacia avec Brashen, Ambre et Althéa à son bord. Les difficultés qu'ils affrontent sont innombrables. Le capitaine Kennit, dont les ambitions se précisent, voudrait faire du Jeune Hiéman son prophète. Tous ignorent que, pendant ce temps, des événements tragiques se déroulent dans leur port d'attache : la ville est attaquée et incendiée. Keffria est obligée de s'enfuir avec ses enfants. Quant à la téméraire Malta, fascinée par la cité des Anciens et attirée par la voix du dragon, elle s'aventure dans la ville souterraine où elle se trouve surprise par un tremblement de terre…
Avec ce nouveau volume, Robin Hobb entraîne ses héros dans des aventures imprévisibles et extraordinaires.



Seconde intégrale des aventuriers de la mer ; avec Fifrildi nous continuons sur notre lancée avec les aventures d’Althéa, Brashen, Hiemain, Kennit, la famille Vestrit et la mystérieuse Ambre. Les héros en sont aussi les vivenefs et les serpents. Car tout ce petit monde nous emmènent à découvrir la cité enfouie des Anciens et des dragons.

Les Vivenefs se posent beaucoup de question sur leurs origines et commencent à découvrir d’où elles viennent, les serpents retrouvent leur mémoire collective et nos héros humains vivent leurs expériences de manière à la fois tragiques et sentimentales.

Les couples se forment, se cherchent et s’apprivoisent. Certains sont déçus, d’autres se trouvent.

Malta, la nièce d’Althéa est promise à Reyn des rivages maudits. Ce peuple subit l’influence des eaux acides des rivages maudits et en porte les stigmates. Malgré tout son influence est grande envers Malta. A travers eux nous découvrirons les secrets profonds de cette cité des anciens.

Hiemain, neveu d’Althéa, est aux mains de Kennit le pirate avec la vivenef Vivacia. Il se découvre, évolue, grandit et Vivacia avec lui.
Althéa et Brashen se lancent avec la vivenef Parangon au secours de Vivacia.

De bien belles aventures, des hauts et des bas dans la narration, des moments d’exaltation à côté de longues descriptions et analyses des personnages : Le propre de l’écriture de Robin Hobb. Avec l’assassin royal ce fut pareil. Cela n’enlève rien à mon enthousiasme à relire cette saga.

J’ai la chance actuellement de pouvoir enchaîner au fur et à mesure des tomes sans avoir à attendre la sortie du prochain tome.

A très bientôt avec la dernière intégrale de l’Arche des ombres. Il me tarde de me replonger dans ce monde à la fois exotique et foisonnant.

L’intégrale 3 - L'arche des ombres






*******Tome 7 – Le seigneur des trois règnes 

À la suite du tremblement de terre qui a détruit la cité des Anciens, Malta, le Gouverneur et sa compagne dérivent sur le fleuve du Désert des Pluies jusqu’à ce qu’ils soient recueillis par une galère chalcédienne qui les emmène vers une destination inconnue.
Pendant ce temps, à Terrilville, la situation demeure très confuse : les navires chalcédiens font le blocus du port, la guerre civile réduit à néant l’unité de la cité, l’interruption du commerce, les incendies et les pillages ruinent la ville. La Compagne Sérille, sous l’emprise de l’inquiétant Roed Caern, devient une menace pour Ronica Vestrit, qui se voit contrainte de chercher asile auprès d’une famille de pêcheurs. À bord de la Vivacia, puis sur l’île des Autres, Hiémain se remet lentement de ses épreuves et finit par dévoiler à Kennit le terrible secret des vivenefs.
Aux prises avec des destins contrariés, les héros de Robin Hobb continuent de lutter de toute leur énergie.

********Tome 8 – Ombres et flammes 

Les choses sont allées trop loin, bien trop loin, pour espérer éviter une bataille ouverte entre la Vivacia, sur laquelle le capitaine Kennit règne sans partage, et le Parangon, le navire fou appareillé par Althéa et les siens. Et tandis que le dragon tient à distance de Terrilville les envahisseurs chalcédiens, des alliances politiques se trament dans l'ombre. Mais impliquer Tintaglia dans la sauvegarde de la ville et dans la recherche de Malta n'est pas sans conséquences, d'autant que cette dernière est maintenant l'otage de pirates pour le moins cupides...

*********Tome 9 - Les marches du trône 

À Terrilville, on panse les plaies tandis que le Trône de Perle est ébranlé par les luttes intestines. Opiniâtre, Tintaglia poursuit sa mission de sauvetage après s’être inclinée, bien malgré elle, devant les exigences de Reyn. Quant au redoutable Kennit, persuadé d’avoir envoyé par le fond Parangon et son équipage, il abandonne toute prudence. Il se croit désormais le maître du monde : c’est compter sans la détermination d’Althéa, la flotte de guerre jamaillienne, la méfiance des serpents et… la chance qui, enfin, lui tourne le dos.
Entre les vaisseaux pirates et jamailliens, les combats font rage et entraînent dans leurs remous tous les protagonistes du drame : vivenefs, capitaines, otages, prisonniers. Les vérités éclatent et les destins s’accomplissent tandis que, mystérieusement, les prophéties d’Ambre prennent vie.



3ème et dernière intégrale des aventuriers de la mer, ces trois derniers tomes de la saga sont plein de fureur et d’action. De révélations aussi bien sûr.

Autant les premières intégrales nous racontaient l’histoire, les caractères, les pensées des principaux héros, les descriptions étant nombreuses, ici nous assistons à l’épilogue de leurs aventures avec une action virevoltante et dynamique.

Où Tintaglia, la dragonne dernière héritière des seigneurs des trois règnes, montre son visage et son autorité. Ses souvenirs la portent à secourir ses frères serpents perdus au milieu de la vaste étendue de mer. Car ce sont eux l’avenir de la race perdue des dragons. Des millénaires ce sont passés, l’histoire et les lieux des cités perdues ont été oubliés. La géographie même des cités a été profondément modifiée. Tout a été englouti, tout a été ravagé par l’eau. Les montagnes disparues sont à présents des petites îles tenues par les pirates.

Les pirates justement avec Kennit, le « roi » des pirates, celui qui vient au secours des esclaves et défend ses territoires des chalcédiens et autres marchands qui le trouvent bien encombrant. Kennit n’est pas pas un homme très fréquentable, il est adoré de ses hommes et des esclaves, mais l’homme en lui même est une bête sauvage prêt à tout pour avoir ce qu’il veut. Il veut une vivenef, ce sera Vivacia, le navire de la famille Vestrit. Il veut Hiémain, l’héritier de la famille. Tout lui réussit, la chance est de son côté. Mais cela durera-t-il ?

Il y a aussi Parangon, vivenef lui aussi, bateau fou qui a énormément de secrets, il y a Brashen et Althéa qui se perdent et se retrouvent, il y a Reyn du désert des pluies et Malta Vestrit tout deux touchés par le dragon Tintaglia à qui ils doivent leur transformation physique. Les couples s’aiment et se soutiennent. Chacun d’eux à son destin tout tracé, et Ambre est là pour démêler tous les fils imbriqués qui mènera à ce qu’il doit être.

Comme les précédents tomes, j’ai adoré lire ceux-ci. L’action est beaucoup plus présente, on découvre les secrets des vivenefs, des dragons, des cités englouties. Et bien sûr l’âme et les souvenirs des dragons sont au rendez-vous.

Robin Hobb, nous livre ici encore une bien belle saga dans la continuité de l’Assassin royal. Je l’ai déjà lu il y a fort longtemps, mais contrairement à l’époque, je connais mieux les tenants et les aboutissants de l’histoire et tout s’imbrique à merveille entre les deux mondes : ceux du Nord et ceux du Sud, entre les Six-Duchés et Terreville/Jamaillia.

Merci à toi Fifrildi pour ses bons moments de partage au travers de nos lectures communes concernant ce monde foisonnant. L’aventure n’est pas encore finie, il nous reste encore de nombreux tomes à lire. Les prochains seront la suite de l’Assassin royal deuxième partie. L’année prochaine sera encore bien chargée ;-)

Une reine idéale (Philippe Hugon)


Il faut marier le roi ! En cette fin d’année 1724, la santé du jeune Louis XV vacille et on s’affaire à lui trouver une épouse afin qu’il engendre au plus vite un héritier au trône. Une liste de 99 candidates est dressée parmi les plus grandes familles d’Europe. Mais quelle princesse deviendra Reine de France ?

Le jeune et séduisant abbé René Baptiste est désigné pour mener l’enquête. Bientôt, une inconnue polonaise est choisie, mais René va devoir la protéger de la vengeance des puissantes dynasties éconduites. Une course contre la montre s’engage avant le mariage.



Ce deuxième tome des aventures de l’abbé René Baptiste fait suite à « Le Pacte des gueux » parut en 2020.

Comme on le sait, les mariages royaux ou princiers non rien à voir avec l’amour mais plus à la politique des États. Cela s’applique donc à la recherche d’une épouse pour le jeune roi Louis XV. Ses ministres et conseillers s’inquiètent de ce que le jeune monarque maladif ne puisse engendrer une descendance à la dynastie des Bourbons. 99 jeunes filles sont répertoriées dans les grandes familles d’Europe. On assiste là à un vrai défi qui relève plus du maquignonnage qu’à de la politique. Il faut que la jeune fille soit d’un rang plus que noble, belle, intelligente, qu’elle ne fasse pas d’ombre aux autres grandes familles, les intérêts des unes ne sont pas ceux des autres et de plus il faut qu’elle soit surtout féconde et en bonne santé. Ça ne vous rappelle rien, l’achat de belles bêtes au marché.

L’auteur avec sa verve nous fait bien vivre à travers le jeune abbé René Baptiste tous les tenants et aboutissants d’une telle recherche et surtout les déboires qui vont attendre notre jeune héros.

Le style de la narration est à la première personne qui s’adresse avec humour et entrain à son lectorat. C’est plein d’humour, de cynisme et de bons mots, le tout dans un langage soutenu. Et pourtant le petit abbé a été élevé dans la rue au contact des truands. Qui de mieux que lui peut préserver et sauver la jeune princesse de tous ces vautours qui l’entourent. Ses aventures sont trépidantes et cocasses.

J’ai bien aimé suivre les aventures de René Baptiste, jeune homme plein de charme, de ressources et d’amour des belles femmes. En plus de la grande histoire on découvre tout un monde souterrain dans les arcanes des grandes cours.

Merci aux Éditions de Borée pour ce roman historique original qui vient de sortir ce 13 octobre dernier.