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mardi 7 mars 2023

Les succulentes aventures de Mila et Bulle, 1 La Fleur-de-Sucre (Agnès Marot)

 


Rien ne va plus au village de Mila et Bulle, son petit dragon-fennec, depuis que la dernière Fleur-de-Sucre a disparu... Les desserts perdent peu à peu leur petit goût de bonheur. Pas étonnant que tout le monde soit de plus en plus triste ! Une vie sans muffin à la myrtille ? Jamais ! C'est décidé : direction la forêt de bûches glacées pour essayer de la retrouver. Car, s'il y a une chose que Mila aime autant que son quatre-heures, c'est bien de partir à l'aventure avec son compagnon de toujours !




Une lecture gourmande !

Alléchée par cette couverture qui promettait mille douceurs, je me suis plongée avec délice dans ce roman d'aventure.

Des personnages attachants pour cette quête afin de ramener le bonheur dans la vie des gens. Très bien rythmé, avec des rebondissements, c'est avec plaisir qu'on suit les pérégrinations de Mila et Bulle. 

Une histoire qui fait rire, sourire et donne faim (!). Elle met en avant l'amitié, le soutien et l'entre-aide. 

Merci aux éditions Scrineo et à Netgalley pour ce partenariat.


mardi 24 janvier 2023

Le coiffeur de Legumland (Karine Guiton)

 

La célèbre chanteuse Josy Tomate a disparu ! Pour Firmin Poireau, le coiffeur de Légumland amoureux de la star, c’est un véritable drame. Pas question de poireauter, il faut retrouver Josy à tout prix. Avec sa petite nièce Zélie, ils partent pour une enquête pleine de dangers au royaume des fruits…





Une pépite jeunesse ! 💖

Un roman policier bien rythmé et amusant.

Beaucoup d'humour dans le récit avec des expressions autour des fruits et légumes.
 
Adressé aux jeunes lecteurs, un roman bien construit avec un beau vocabulaire et des illustrations rigolotes qui prône le droit à la différence et la tolérance.

Merci aux éditions Didier Jeunesse et à Netgalley pour ce partenariat.

mardi 17 janvier 2023

Blackwater (Michael McDowell)


Bienvenue à Perdido ! Venez découvrir ce coin tranquille de l’Alabama aux rues cossues, gouverné par de riches familles, et qui doit tout à ses rivières. Des rivières généreuses, mais aussi dangereuses, qui donnent et qui prennent. Voyez-les bouillonner au pied des maisons, entendez leur écho dans le bourdonnement des scieries, sentez-les perturber le cours paresseux de la vie…

Ces flots boueux, capables de vous aspirer par le fond et de ne jamais rendre votre corps, cachent des mystères insondables. Qui sait ce qui se passe la nuit, quand les manigances s’apaisent, quand l’argent dort enfin, et que les ambitions se sont tues ?

Et qui est cette Elinor Dammert, jeune beauté aux cheveux ocre, merveilleusement apparue un jour de crue, et qui vient perturber l’équilibre en place ? Que dissimule-t-elle derrière son sourire affable ? Et quel lien étrange entretient-elle avec la Perdido ?

Plongez dans Blackwater, une fresque épique qui couvre cinquante années de l’existence d’une famille tout sauf ordinaire, ses histoires, ses alliances, ses plans machiavéliques pour conserver le pouvoir. Partagez avec elle les combats et les surprises que lui réserve le destin, les morts soudaines et les événements inexplicables. À travers six épisodes endiablés, découvrez une saga familiale à l’atmosphère surnaturelle unique.



Je me suis laissée tenter par cette série dont m'a parlé ma collègue. 
En cherchant sur le web, j'ai vu qu'elle faisait un tabac et était l'heureuse victime d'un véritable engouement à tel point que les livres sont en rupture de stock dans certaines librairies. Quelle chance de lire en numérique ^_^

Très curieuse de découvrir cette série, je m'y suis plongée de plein fouet et ai dévoré les 6 tomes en 3 jours. 

Une saga familiale mâtinée de fantastique. Des personnages détestables à souhait mais une intrigue un peu longue à se mettre en place. 

J'avoue avoir lu ces romans en peu de temps car j'avais toujours envie de connaître la suite. Mais au final, j'ai trouvé qu'il y avait peu de consistance dans ce récit et suis restée sur ma faim. Tout ça pour ça. Dommage.  

mardi 6 décembre 2022

Ecoute la pluie tomber (Olivia Ruiz)

 

Marseillette, 1977. Dans le café qui l’a accueillie, étouffée, puis révélée, Carmen pleure sa nièce chérie. À plus de quarante ans, elle se rappelle les personnages qui ont changé sa vie.
Ceux qui l’ont fait plonger, l’ont remise dans le droit chemin. Ceux qui ont su percer ses failles et écouter ses désirs. Sans oublier ses sœurs, dont elle partage les stigmates de l’exil mais refuse de suivre la route.
Parce qu’après tant d’épreuves, Carmen aussi veut s’inventer un destin...

D’une hacienda près de Tolède à la prison madrilène de Ventas où le franquisme fait rage, en passant par un paquebot transatlantique, Olivia Ruiz nous embarque dans les tourments d’une histoire qui s’entremêle à la grande, où l’amour triomphe de la violence. Un nouveau roman chavirant.


Une belle pépite que ce roman. L'écriture est fine et délicate.

Un beau récit sur l'exil, la famille, les liens du sang, les racines.

Olivia Ruiz nous dresse le portrait de femmes émancipées, indépendantes et qui ont la rage de vivre. 

J'ai été captivée dès les premières lignes et lu ce livre d'une traite. 
Magnifique ! 

dimanche 17 juillet 2022

La toute petite reine (Agnès Ledig)

 

Un matin, Adrien, maître-chien, est appelé pour un colis suspect en gare de Strasbourg. Bloom, son chien hypersensible, va sentir le premier que les larmes de Capucine, venue récupérer sa valise oubliée, cachent en réalité une bombe prête à exploser dans son coeur. Hasard ou coup de pouce du destin, ils se retrouvent quelques jours plus tard dans la salle d'attente d'un couple de psychiatres. Dès lors, Adrien n'a de cesse de découvrir l'histoire que porte cette jeune femme. 
Dénouant les fils de leur existence, cette rencontre pourrait bien prendre une tournure inattendue et leur permettre de faire la paix avec leur passé afin d'imaginer à nouveau l'avenir.

J'adore les histoires de hasard, de rencontres.
Un roman qui m'a emporté à la suite d'Adrien, Bloom et Capucine. 
Des être cabossés, malmenés par la vie mais qui avancent. Leurs blessures se rencontrent et leur permettent de croire en l'avenir.
Une écriture très délicate et douce.
Je suis sous le charme.
Magnifique ! 


jeudi 16 juin 2022

Malatraix (Emmanuelle Robert)




Septembre 2020: une sportive fait une chute accidentelle en courant de Montreux aux Rochers-de-Naye. Accidentelle, vraiment? Une ombre plane sur les sentiers de montagne, mettant en émoi la communauté des adeptes de l’ultra-endurance. Mais qui les croira ?
Entre deux vagues de covid-19, de fêtes clandestines en courses annulées, des destins basculent ; des non-dits éclatent au grand jour. Sur fond d’enquête policière, Malatraix déroule une intrigue haletante dans un univers inexploré par le polar, le trail, au cœur des somptueux paysages des Préalpes. Un thriller à vous faire passer le goût des balades solitaires!



Un roman que j'ai vu passer dans ma biblio et dont le résumé m'avait titillé. 
Sur les conseils d'une amie, je me suis plongée dans cette lecture. 

Un roman qui m'a fait beaucoup rire, car le tueur m'a rappelé certaines connaissances qui râlent contre les traileurs et tous ceux qui n'ont rien à faire en montagne. Pratiquant la course à pied, j'étais intéressée par le contexte du récit. 

Une lecture qui m'a fait voyager dans les paysages et lieux de ma région. 

Des personnages attachants, sans manquer me remettre en mémoire certains notables connus. 

Un petit roman sans prétention, des relations entre les personnages avec parfois trop de coïncidences, presque un huis-clos. 

Mais j'ai eu beaucoup de plaisir avec cette lecture "régionale" et vraiment aimé ce tueur revenchard (mon goût prononcé pour les méchants, même si sa fin était prévisible). 

Plaisant à lire pour les habitants de la Riviera vaudoise; les autres risquent de ne pas adhérer à ce polar régional. 


vendredi 27 mai 2022

Il nous restera ça (Virginie Grimaldi)

À 33 ans, Iris trimballe sa vie dans une valise.
Théo, 18 ans, a peu de rêves, car ils en foutent partout quand ils se brisent. 
À 74 ans, Jeanne regarde son existence dans le rétroviseur. 
Rien ne les destinait à se rencontrer. 
Quand le hasard les réunit sous le même toit, ces trois êtres abîmés vont devoir apprendre à vivre ensemble. La jeune femme mystérieuse, le garçon gouailleur et la dame discrète se retrouvent malgré eux dans une colocation qui leur réserve bien des surprises.
C’est l’histoire de trois solitudes qui se percutent, de ces rencontres inattendues qui sonnent comme des évidences.

 
Encore une fois, je suis bluffée par le talent de cette auteure. 

Dès les premières lignes j'ai été happée par son récit, ses personnages (au point de presque brûler mon dîner...). 

Prise dans ce récit, je n'avais qu'une envie : le poursuivre et ne pas arrêter ma lecture.

Des personnages écorchés vifs, des douleurs qui se rencontrent et s'apprivoisent.

Des mots qui frappent au coeur.

Le deuil, l'isolement, la vieillesse, la précarité, la violence conjugale : des thèmes abordés avec pudeur et justesse. 

Une lecture prenante, tendre et touchante.

Gros coup de coeur pour ce roman. 







mardi 15 février 2022

Numéro deux (David Foenkinos)

 


"En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre. 
Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi."


Avec mon addiction au monde de Harry Potter, je ne pouvais pas passer à côté de cette nouveauté ! ^_^

J'aime beaucoup la plume de David Foenkinos qui m'a fait avaler d'une traite ces quelques 240 pages. Il a suffit d'un dimanche au soleil ☀️

J'ai adoré le "et si" de celui qui n'a pas été retenu pour le rôle. 

Un roman entre fiction et réalité. 

Un questionnement sur le sentiment d'échec et la confiance en soi. Ou comment toute une vie peut basculer car on est "l'autre", Celui-qui-n'a-pas-été-choisi. 

On y parle de dépression, de harcèlement, de souffrance morale que rien ne peut atténuer, de rêves brisés. Teinté de noirceur et de morosité, l'auteur a su nous emmener dans la vie de Martin Hill et nous le rendre attachant. 

Mon côté midinette a beaucoup apprécié la fin du roman.





dimanche 8 août 2021

A la lumière de nos jours (Clarisse Sabard)

2013. Julia débarque dans sa famille, en plein cœur de la Touraine. Déchue d'un concours de pâtisserie dont elle était membre du jury, la jeune femme ne va pas bien et sa vie part en vrille. Elle décide de se rapprocher de sa famille paternelle, et surtout de Suzette, sa grand-mère, qui vient d'intégrer un EHPAD. Et si cette dernière l'accueille à bras ouverts, ce n'est pas le cas d'Alex, le cousin de Julia, qui lui en veut de son silence radio durant des années… Suzette propose un pacte aux deux cousins : s'ils acceptent d'habiter dans sa maison et de la vider, elle leur reviendra à son décès. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que Suzette a un grand rêve : que les deux jeunes gens recréent la pâtisserie familiale… Julia va plonger dans les affaires familiales, et va notamment découvrir l'histoire d'Eugénie, son arrière-grand-mère, qui a quitté le village en 1919 pour d'obscures raisons… Eugénie, qui a atterri chez sa tante, esseulée, dans les faubourgs parisiens... Des années 1920 aux années 1970, Julia va traverser l'histoire d'un demi-siècle aux travers des grandes figures féminines de son époque.

Choisi au hasard dans ma PàL par une copinaute, je n'ai pu qu'approuver son choix au fil de ma lecture. Un roman dévoré en peu de temps et qui m'a tenu éveillée une bonne partie de la nuit tant j'étais passionnée. 

On suit Julia qui est en panne dans sa vie personnelle et professionnelle. En voulant se réconcilier avec son père et se remettre sur de bons rails, elle va partir sur les traces de l'histoire de sa famille. 

Sur fond de misère à Paris dans les années 1920 jusqu'à l'occupation allemande en France durant la seconde guerre mondiale, c'est tout un passé de l'Histoire qu'on revisite. 
Un roman touchant et peuplé de femmes fortes, d'héroïnes de tous les jours. 

Un récit qui nous happe dès les premières pages. Une lecture très prenante, avec des personnages attachants. On traverse l'Histoire à leur suite et on partage leurs joies, leurs peines, leurs amours, leurs secrets. 

A conseiller fortement !

samedi 31 juillet 2021

Les durs à cuire (Charlye Ménétrier McGrath)

 
Sixtine, 40 ans, mariée, deux enfants et bourgeoise par excellence, est au bord de la crise de nerfs lorsqu’elle se retrouve contrainte d’héberger ses parents. Leurs rapports se limitent au strict nécessaire depuis qu’elle est adulte et pour cause, elle est la fille de deux ex-stars du punk. Grands-parents déjantés versus fille quadra bien rangée (et même un peu coincée), la maison est à deux doigts d’exploser. Mais pour Constance et Clémence, les deux filles de Sixtine, cette cohabitation tombe du ciel…

Charlye Ménétrier McGrath est une auteure que j'apprécie particulièrement. Tous ces romans (Les sales gosses, Les imbéciles heureux) m'ont beaucoup plu. J'étais enchantée de voir qu'un autre livre allait paraître en mai (parution reportée à octobre 2021 - covid oblige). 

J'ai eu la chance de pouvoir découvrir cette nouveauté en avant-première grâce aux Editions Fleuve et à NetGalley que je remercie pour cette opportunité. 

Sixtine, mère de famille et épouse exemplaire, a un grand contentieux affectif avec ses parents, anciennes stars du groupe Les Durs à Cuire. Lorsqu'elle doit héberger ceux-ci le temps d'un weekend, la fillette blessée en elle reprend le dessus et met l'adulte qu'elle est devenue en mode "zinzin" comme le disent ses filles. 

Un roman drôle, tendre et touchant sur les blessures, non-dits et rancunes que chacun·e peut garder au fond de lui·elle vis-à-vis de sa famille, de son enfance. 

Une plume légère et sensible pour aborder ces thèmes, tout en finesse et avec une jolie pointe d'humour. 

Des personnages très attachants, des situations cocasses, beaucoup d'amour : un très bon cocktail pour une lecture plaisir et plus profonde qu'elle n'y paraît.

Une lecture délectable !


jeudi 15 juillet 2021

Le chameau de la bibliothèque (Karine Guiton)

Monsieur Mache n’est pas un chameau comme les autres. Grand amateur de littérature, il passe son temps à emprunter des livres à la bibliothèque. 

Oui, mais voilà, il ne rend jamais les ouvrages empruntés ! 

Le chameau est-il seulement tête ou l’air, ou cache-t-il un véritable secret ?


Travaillant en bibliothèque, j'avoue que le résumé de ce roman jeunesse m'a titillé. En effet, les lecteurs qui ne rendent pas leurs livres, c'est une vraie plaie ! 
Sans être autant intransigeante que Madame Girafe la bibliothécaire dans cette histoire, je la comprends parfaitement. 

Un roman très amusant où se côtoient toutes sortes d'animaux amusants et attachants.

Monsieur est un vrai amoureux des livres et il les savoure jusqu'à la dernière page. Difficile ensuite pour lui de les ramener à la bibliothèque.
Madame Girafe va devoir sévir afin de lui faire respecter les règles inhérentes à toute bibliothèque.


Drôle et bien pensé, cette histoire plaira aux petits comme aux grands et fera sourire. 

Merci aux éditions Didier Jeunesse et à Netgalley pour cette découverte qui va bien vite trouver les rayons de ma bibliothèque communale. 


mercredi 7 juillet 2021

Tendre Trésor (Andréa Michel)

Géraldine Boudin, inspectrice des impôts déterminée à changer de vie, décide de tout plaquer. Elle se réfugie dans un village picard de son enfance où, sur une impulsion, elle se présente comme Alexia Guiducci, une romancière franco-italienne.

Dès son arrivée, elle rencontre Philippe, un jeune homme séduisant dont l’orientation sexuelle interroge les habitants, et Franck, un artiste peintre qui l’attire dès le premier regard. Avec l’un, Géraldine simule une relation amoureuse ; avec l’autre, elle partage des moments intimes d’une intensité rare.
Mais ce triangle amoureux n’est pas sa seule préoccupation. Sous son masque d’écrivaine, elle découvre qu’elle n’est pas la seule à avoir un jardin secret...
Un roman truculent et feel-good, cocktail savoureux d’humour, d’intrigues et de personnages attachants. Une bouffée d’air frais ! 



Géraldine Boudin, inspectrice des impôts a le goût de l’écriture. 

Quand après un certain nombre d’année dans la fonction publique, elle craque, elle se met au vert dans le village de son enfance se faisant passer pour une écrivaine italienne Alexia Guiducci.
Tout cela va entraîner une série de quiproquos.
Notre belle petite dame va tomber amoureuse mais son métier va la rattraper.
Il y a Philippe Heurtebise, il y a Franck Pozzo di Borgo. Tous les deux sont aussi charmants l’un que l’autre.
Philippe est concepteur de jeux vidéos, Franck est brocanteur. Lequel fera craquer le petit cœur de Géraldine ? 

Premier roman d’Andréa Michel, cette histoire est un petit bonbon dont on se régale. Géraldine/Alexia va se retrouver prise malgré elle dans les secrets et les non-dits de ces deux hommes. Entre temps elle écrit un petit roman plus ou moins autobiographique. Les situations lui donnent du grain à moudre et elles sont à la fois cocasses et tendres, les chapitres sont courts et se lisent rapidement. L’écriture est dynamique et cela donne une belle histoire contemporaine pleine de rebondissements. 

Un bon petit livre pour les vacances à venir, en compagnie de Géraldine, de Franck et de Philippe. Et je peux vous dire qu’on ne s’ennuie pas. 

Merci à Librinova et à l’auteure pour cette charmante lecture. 


Entre situations cocasses et quiproquos, on suit la vie de Géraldine Boudin, inspectrice aux impôts en congé sabbatique qui retourne dans son village d'enfance. Elle qui voulait se consacrer à l'écriture et se réinventer sous son nom de plume va se retrouver au milieu d'un trio, suite à sa rencontre avec des hommes troublants. Mensonges et chassé-croisé au programme.

Une romance amusante à lire, parfaite pour l'été. 
Des personnages attachants, des relations un poil compliquées entre tous. 
Léger, frais et dynamique, j'ai bien aimé l'écriture de l'auteure qui a su m'embarquer dans cette bluette. 

Une jolie découverte grâce à Librinova et l'auteure Andréa Michel.


lundi 31 mai 2021

Frangines (Adèle Bréau)

Mathilde, Violette et Louise sont soeurs. Depuis l'enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence. Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l'ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard. Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l'année précédente. Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus. 

Une belle saga familiale. On y retrouve tous les bons ingrédients : amour, une fratrie conflictuelle, relations humaines, joie, complicité.

Un roman qui peut paraître léger mais qui au final nous ramène aux non-dits, aux secrets que chacun·e peut garder au fond de lui vis-à-vis de sa famille. 

Tendre et beau, tout en délicatesse. Une jolie découverte.


samedi 3 avril 2021

La fille d'avril (Annelise Heurtier)

 
1966, dans une petite ville de province. Catherine vit comme la plupart des jeunes filles de son âge : elle aide sa mère aux multiples tâches ménagères et parcourt chaque jour à pied les quatre kilomètres qui la séparent du collège. Un jour, elle est contrainte de faire le chemin en courant. C’est une révélation : quel sentiment de vitesse, de force, de liberté ! Mais courir dans la rue, surtout pour une femme, est une chose alors impensable. Pourtant, motivée par un sentiment d’injustice et par une rencontre avec un étudiant militant, Catherine s’interroge, s’obstine, s’entête… jusqu’à mener sa vie dans la direction qu’elle a choisie.


Mais quelle belle lecture !

Un roman sur la condition féminine dans les années 60.

Très bien documenté, on y parle des inégalités entre filles et garçons, que ce soit au niveau de l'éducation, des études, du sport, des recommandations de l'époque. 

Catherine est une jeune fille un brin avant-gardiste qui ne trouve pas sa place dans son époque, réfléchi trop peut-être et prend conscience qu'elle a d'autres aspirations qu'être une bonne épouse. 

Elle m'a d'autant plus touché lorsqu'elle parle de la liberté que lui procure la course à pied car c'est tout à fait ça. Ces passages ont notamment été inspirés par la 1ère femme marathonienne Kathrine Switzer.

Sans être un pamphlet féministe, un roman à mettre dans toute les mains pour se rendre compte des quelques progrès qui ont été fait par rapport aux droits des femmes et de ceux qu'il reste à faire. 


dimanche 14 mars 2021

The cry (Helen Fitzgerald)

Joanna et Alistair, couple sans histoires, s'envolent pour l'Australie avec leur bébé de neuf semaines. Entre larmes et crises de l'enfant, le voyage est éprouvant. Peu après leur arrivée, ils découvrent que leur enfant a perdu la vie. Accès de panique ou froid calcul ? Les deux parents prennent une décision folle. Avec une virtuosité machiavélique, Helen FitzGerald nous attire dans un enchaînement diabolique : mensonges, manipulations et jeux de dupes. The Cry place le lecteur sous tension permanente, jusqu'au dénouement époustouflant.

Voilà un livre dont la lecture me laisse dubitative. J'avoue ne pas savoir si j'ai aimé ou pas. Prenant, sans aucun doute. Addictif aussi car j'ai eu envie de savoir la fin. 

Joanna est une mère débordée et stressée lors de ce vol jusqu'en Australie. Son bébé pleure sans cesse, dérange tous les autres passagers. De quoi péter les plombs, s'en prendre à tous. Qui n'a jamais voyagé en avion ne peut comprendre ce stress dû au voyage. Le père est bon dormeur tout le long du vol, peut profiter des repas, du confort de son voyage. Je l'ai détesté dès le départ. 

Dans le roman, il y a des flash-back entre un procès et la réalité. Sans spoiler, on sait que malheureusement le bébé décède peut après leur atterrissage en Australie. Les parents s'enferment dans une série de mensonges pour couvrir ce décès. Fait déjà incompréhensible pour moi. Et c'est la descente aux enfers pour Joanna, entre culpabilité et prise de conscience de la réalité. Tandis que son mari pense à son job et exploiter leur image. 

Une tension qui va crescendo tout au long du roman. Mais pourquoi et comment se mettre dans ce marasme, dans cette situation, ces mensonges ? 
En fait, j'en sais toujours rien.

Un soufflé qui se dégonfle. 
Tout ça pour ça ? C'était pourtant bien parti avec ces mensonges, cette manipulation, mais un final en eau-de-boudin. Je m'attendais à autre chose. Ce roman aurait mérité un autre dénouement, plus approfondi, plus construit. 

J'avoue ne pas avoir compris l'idée de l'auteure et sa finalité. 

Bref, je pense que je suis passée à côté. 

vendredi 12 février 2021

Les détectives du Yorkshire (Julia Chapman)

Les détectives du Yorkshire est une série de romans policiers :




J'ai beaucoup aimé cette série de romans policiers qui se passent dans le Yorkshire, dans le petit village de Bruncliffe.

Des enquêtes saugrenues et cocasses, sans effets de manche et descriptions gores. 
L'auteure a su rendre amusant une enquête sur un rapt de bélier reproducteur ou un vol de troupeaux de moutons. C'est assez fort.

Dans ces romans nous faisons la connaissance de Delilah Metcalfe, fraîchement divorcée et à la tête d'une agence de rencontre et une bête en informatique, de Calimero son chien (un braque de Weimar), de Sansom O'Brien, le mouton noir du village (un comble dans cette localité ovicole !). Mais également de Will, Ida, Harry, Lucy, Nathan, Pete, Troy, Bernard, Stuart, Elaine, etc. Une belle panoplie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. 

Des aventures et mésaventures dans un petit village sans histoires, a priori.

C'est amusant, bien pensé et amené, avec de l'humour et du suspens.
Une mention particulière pour la traduction qui est très bien faite car dans ces romans, on trouve des mots comme "rodomontades, algarade, palabres, mansuétude, bringuebaler ou encore postprandial". Mon amour des beaux mots a trouvé son bonheur. 

Une série que je conseille.
Je suis impatiente de découvrir le tome 7. 

 



samedi 6 février 2021

Au pays des eucalyptus (Elizabeth Haran)

Nola Grayson est une jeune préceptrice en avance sur son temps. Mais, en 1910, la bonne société londonienne ne veut pas d’une enseignante aux méthodes pédagogiques jugées subversives. Ne prône-t-elle pas, entre autres, l’émancipation de la femme ?

Aussi, quand Nola se voit proposer un poste à des milliers de kilomètres de chez elle, en Australie, décide-t-elle de tenter l’aventure. Pleine d’optimisme.

Mais, une fois arrivée sur l’île continent, elle déchante. Les habitants de cette partie reculée du bush attendaient un instituteur. Quelle n’est donc pas leur surprise de voir débarquer une femme... Nola parviendra-t-elle à s’imposer dans cette terre dure et inhospitalière ? Et à trouver le bonheur ?

 


Un roman découvert par hasard sur le site Netgalley.fr. 
Merci aux éditions de L'Archipel et à Netgalley pour ce partenariat.

Dès les premières pages, j'ai été séduite par le personnage principal : Nola Grayson.

Celle-ci est à nouveau renvoyée de sa place de préceptrice car ses idées avant-gardistes n'entrent pas dans le moule de la bonne société anglaise de 1910. Son agent de placement (avec soulagement) lui offre l'opportunité de devenir préceptrice dans une exploitation dans le bush australien (et ainsi ne plus l'encombrer).

C'est ainsi que débutent les aventures de Nola. 

J'ai aimé ce personnage optimiste, curieux, avant-gardiste, qui va donner du fil à retordre aux hommes du bush par ses idées novatrices et ses réflexions. 

Même si on se doute rapidement de la finalité de l'histoire, l'auteure a su nous y amener aux travers de rebondissements, nous tenir en haleine. 
Je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Un beau voyage dans le bush australien, à la découverte de ses paysages, de son climat aride, de son milieu rural et d'agriculteurs, du peuple aborigène et ses croyances. 

Des personnages attachants et complexes, une découverte des paysages australiens et de la vie des agriculteurs qui se frottent aux sécheresses qui déciment les cultures et les troupeaux. 

Voyager sans quitter son canapé est un vrai luxe ! Quel plaisir de lecture ! 



mardi 5 janvier 2021

MotherCloud (Rob Hart)


Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et à manger ?

La jeune Zinnia non plus n’aurait jamais pensé rejoindre MotherCloud, mais sa mission est tout autre : une révolution est en marche dont elle est le bras armé. Devenir salariée n’est qu’un premier pas pour infiltrer le système, en percer les secrets. Le détruire.

Dans cet univers où tout est calculé, paramétré, surveillé, où l’humain disparaît au profit de la rentabilité, où l’individu n’est qu’un algorithme, Zinnia et Paxton réalisent bientôt qu’il est impossible de dévier. À moins d’être prêt à se sacrifier ?

Car derrière sa façade d’entreprise idéale, MotherCloud est une machine à broyer, impitoyable à l’égard de ceux qui oseraient se rebeller.




Un thriller dystopique qui flirte énormément avec la réalité de certaines de nos grandes entreprises, des grands magnats de la distribution en ligne ou de la fastfooderie. 

Très prenant et addictif, lu en une nuit. 

Des personnages intéressants, aux motivations diverses.

Une mercenaire payée pour oeuvrer de l'intérieur, un patron ruiné qui à force, adhère à cette grosse machine qu'est MotherCloud, est formaté. On comprend leur cheminement et leurs motivations, dans ce monde dévasté. 

Ce concept MotherCloud est bien pensé : tout est facile, organisé de manière rationnelle, avec des sortes de castes selon les fonctions que chacun occupe, une montre connectée qui sert de paiement, d'accès à toutes sortes de choses (compte bancaire, etc.) mais qui donne des ordres et annihile tout volonté propre. 
Ce roman a un petit air de ma BD préférée, à savoir S.O.S. Bonheur de Jean Van Hamme et Griffo. 

Un livre que j'ai beaucoup aimé, même si je suis restée sur ma faim (bon c'était sans compter l'épisode de la fabrication du CloudBurger qui m'a encore plus conforté dans ma conviction de ne pas fréquenter de chaine de fast-food 😉). 

A conseiller ? oui. Un roman qui amène une réflexion sur notre société. 




dimanche 10 mai 2020

La chaîne (Adrian McKinty)


VICTIMES. SURVIVANTS. RAVISSEURS. CRIMINELS.
VOUS SEREZ TOUT CELA À LA FOIS.
Le téléphone sonne. Un inconnu a kidnappé votre enfant.
Pour qu’il soit libéré, vous devez enlever l’enfant de quelqu’un d’autre.
Votre enfant sera relâché quand les parents de votre victime auront à leur tour enlevé un enfant.
Si un chaînon manque : votre enfant sera tué.
VOUS FAITES DÉSORMAIS PARTIE DE LA CHAINE.
VOUS N’ÊTES PAS LES PREMIERS.
VOUS NE SEREZ CERTAINEMENT PAS LES DERNIERS.




Un résumé délicieusement attractif.

Un service presse de NetGlalley et des éditions Mazarine que je remercie pour cette opportunité de lecture.

J'avoue avoir été emballée par le résumé mais ai eu un petit souci de lecture : aucune affinité avec le personnage principal qui prenait toute cette affaire beaucoup trop bien, tout était trop facile pour elle.

Toutefois, au fil de ma lecture je me suis laissée prendre à l'intrigue, j'avais envie de tourner les pages à toute vitesse pour connaître le dénouement. Ce que j'ai fait : un roman avalé en peu de temps.

Une intrigue bien menée, qui prend aux tripes. J'ai aimé ce côté machiavélique, que chacun devienne un maillon de la chaîne, à son corps défendant. Délicieusement horrible. 

Par contre, effectivement, jusqu'à la fin, aucune affinité ou compassion avec le personnage principal qui prend tout ça un peu trop bien, pour qui tout coule de source et est un peu "facile". 

Mais le suspens m'a tenu en haleine jusqu'au bout et j'ai aimé comprendre le pourquoi du comment de cette chaîne.

Au final, une lecture qui m'a happée et embarquée, avec toute fois ce bémol quant au personnage principal. 




vendredi 10 avril 2020

La vraie vie (Adeline Dieudonné)

C'est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est un chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu'au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l'autre. La vraie. Alors, en guerrière des temps modernes, elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l'existence. Elle fait diversion, passe entre les coups et conserve l'espoir fou que tout s'arrange un jour.


Wouaw, une vraie claque que ce roman.
Scotchée dès les premières lignes. 

Un roman violent, glauque, qui nous fait passer d'un extrême à l'autre.

Une plongée dans la noirceur, dans les troubles de l'adolescence, dans le marasme d'une famille dis-fonctionnelle et le stress post-traumatique. 

Poignant, percutant, cruel et qui nous prend aux tripes. 
Un récit qui révulse mais qui a l'espoir en point de mire, l'envie de revenir à la normale.