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lundi 2 mars 2020

Siège 7A (Sebastian Fitzek)




Pour sauver sa fille, un psychiatre doit provoquer le crash de l'avion à bord duquel il a pris place. Le douzième suspense de Sebastian Fitzek, numéro 1 du thriller en Allemagne.
Il existe une arme létale que chacun peut embarquer sans encombre à bord d’un avion.

Aucun contrôle au monde ne peut la détecter...
Un vol de nuit Buenos Aires-Berlin.
Une passagère fragile psychologiquement.
Un psychiatre contraint de la manipuler afin de provoquer le crash de l'appareil. À défaut, sa fille, la seule famille qu'il lui reste, mourra...


Niveau polar, ceux qui me connaissent, savent que je suis allergique au gore, sanguinolent et terrifiant. Je préfère le polar psychologique, les enquêtes bien menées et palpitantes.

Quand j’ai reçu ce service presse j’ai été bien servi, (merci les éditions l’Archipel et Mylène), un polar comme j’aime.

Le docteur Krüger, éminent psychiatre allemand, vit à Buenos Aires et doit rejoindre sa fille qui est sous le point d’accoucher. L’angoisse émerge dans le livre quand Nele, sa fille se fait enlever par un personnage carrément perturbé, obsédé par des considérations animalières qu’il veut appliquer à Nele. Malheureusement ce pauvre bougre est manipulé par un cynique maître-chanteur, qui menace Krüger de laisser mourir sa fille dans les mains de son kidnappeur s’il n’obéit pas à sa demande de faire crasher l’avion dans lequel il se trouve.

Krüger a lui même la phobie de l’avion, mais par amour pour sa fille, il surmonte plus ou moins son handicap et met tout en œuvre pour s’en sortir et protéger les passagers tout en cherchant à sauver sa fille.

La narration s’alterne entre les différents personnages, Krüger, Nele et Feli (jeune psychiatre que Krüger a contactée pour faire des recherches sur l’enlèvement de Nele).

L’histoire est palpitante, les rebondissements nombreux, les personnages bien campés. Krüger tout en étant psychiatre est un homme fragilisé par ses propres démons. Nele se retrouve dans une situation très particulière d’accouchement entre gérer la folie de son kidnappeur et l’arrivée de son « petit cœur ». Feli est quand à elle l’élément qui fait tenir Krüger dans son combat pour sa fille.

L’alternance des chapitres avec les protagonistes donne un sentiment d’urgence et d’angoisse qui porte le livre.
J’ai beaucoup aimé l’écriture de Sebastian Fitzek que je découvre comme auteur. C’est palpitant, on n’a pas envie de lâcher la lecture, un chapitre en entraînant un autre. L’auteur nous distille certains éléments véridiques sur les risques de crash d’avions, de tests psychologiques pour le personnel navigant qui sont en cours de décisions politiques, on se souvient du crash d’avion récent provoqué par un copilote dérangé psychologiquement.

C’est son douzième roman et je le note pour de prochaines lectures

lundi 17 février 2020

Marlène (Hanni Münzer)



Allemagne, juillet 1944. Marlène se souvient de son passé, celui qui a fait d'elle l'une des femmes les plus recherchées du Reich. Après Au nom de ma mère, Hanni Münzer nous dessine le portrait d'une femme courageuse, prête à tout abandonner pour changer le cours de l'Histoire.
Qui est la véritable Marlene.

Munich, juillet 1944. L'une des femmes les plus recherchées du IIIe Reich se tient face à la maison bombardée de Deborah et de son frère, qu'elle croit enfouis sous les décombres. Si elle était arrivée la veille, Marlene aurait pu les sauver.
Mais qui est au juste cette femme ? La veuve d'un notable connu pour ses sympathies nazies ? Une actrice en devenir ? Une résistante ?
Marlene va devoir prendre l'une des décisions les plus difficiles de sa vie : épargner la vie de millions de personnes... ou sacrifier l'homme qu'elle aime.
Dans le sillage d’ Au nom de ma mère, ce roman s'attache au destin d'une femme courageuse, confrontée aux soubresauts de l'Histoire.

Prix Skoutz, du meilleur roman historique


Quand j’ai reçu ce livre, tout de suite je me suis dit qu’il valait mieux lire le premier : Au nom de ma mère ce dernier posant bien tous les personnages. Et j’ai bien fait. Du point de vue de la chronologie de l’histoire et de l’Histoire c’était plus explicite.

On assiste dans le premier à l’entre deux-guerres à la montée du nazisme et d’Hitler ainsi qu’à la discrimination mise en place contre les juifs.

Dans Au nom de ma mère c’est surtout l’histoire de Deborah qui est contée, dans Marlene c’est celle d’Anna Von Dürkheim alias Greta Jakob alias Marlene de son nom d’espionne pour la résistance allemande.

J’ai dévoré ces deux livres d’une traite et j’ai adoré.
Ce sont des romans avec des personnages principaux fictifs, mais l’ambiance de l’époque est bien retranscrite. On sent la chape de plomb qui a envahi l’Europe mais aussi l’Allemagne. Tout le monde a peur, et la peur n’est pas toujours bonne conseillère. Certains préfèrent se mettre du côté du plus fort et ainsi commettent des atrocités ou ferment les yeux sur l’innommable et d’autres s’élèvent contre la tyrannie avec conviction mais en paient la plupart du temps le prix fort.

Dans le premier tome l’action se passe essentiellement en Allemagne dans le deuxième nous sommes le plus souvent en Pologne à Cracovie. Ainsi qu’à Auschwitz.

Marlene est une héroïne comme on les aime. Forte, déterminée, astucieuse, courageuse et pleine de ressources. Malheureusement cette guerre ne l’épargnera pas ni dans son corps ni dans son esprit. La reconstruction sera difficile.

L’auteur nous conte donc cette histoire parfois à la manière d’un roman, parfois comme un journal. La plupart des chapitres commencent par de courtes citations d’hommes célèbres ou d’articles de journaux. L’ambiance est ainsi ramenée à la réalité de l’époque.
Certains faits évoqués sont des nouveautés pour moi et pourtant j’en ai lu pas mal sur cette période tourmentée.

Pour moi un excellent livre, romancé il est vrai mais poignant par le fait que ce soit une auteure allemande qui l’ait écrit et l’on sent que le sujet a été creusé et bien travaillé. C’est aussi un livre en hommage à tous ces morts inconnus déportés, torturés, résistants de la première heure bien avant le début de la guerre car en Allemagne la résistance a vu le jour dès l’accession au pouvoir d’Hitler et de ses premières exactions.

C’est aussi un livre qui porte haut les valeurs de l’amour universel entre les hommes et contre les discriminations aussi bien ethniques, raciales qu’entre hommes et femmes. Un vibrant hommage à toutes ces femmes qui ont mené à leur manière le combat contre l’injustice de l’époque.

Un très grand merci aux Éditions l’Archipel et Mylène pour cette très belle découverte.

mercredi 23 octobre 2019

Trilogie : Les rives de la terre lointaine/A l'ombre de l'arbre Kauri/Les larmes de la princesse Maorie (Lark Sarah)




1/Hiver 1846. La famine est terrible en Irlande, où la maladie de la pomme de terre fait des ravages. Kathleen et Michael sont jeunes. Ils s’aiment et rêvent de partir en Amérique pour y faire fortune.Mais ce projet s’effondre lorsque Michael est arrêté pour avoir volé de l’orge et du seigle. Condamné au bagne, il est envoyé en Australie pour y purger sa peine.
Un vendeur de bétail, Ian Coltrane, en profite pour demander Kathleen – enceinte de Michael – en mariage. Ses parents, pour éviter le déshonneur, acceptent sans hésiter. Bientôt, les jeunes époux embarquent pour les rives d’une terre lointaine, promesse d’espoir : la Nouvelle-Zélande.
Mais Kathleen n’a pas oublié Michael. Le destin saura-t-il les réunir ? Ou se jouera-t-il encore de leur passion ? De coups du sort en désillusions, la vie n’a pas fini de les surprendre…

2/Nouvelle-Zélande, 1875. Lizzie et Michael espèrent un jour posséder leur propre domaine. Mais ce rêve est soudain assombri par la disparition de leur fille adoptive, kidnappée par un chef maori.Pendant que Michael se démène pour retrouver sa fille, Kathleen – son ancienne fiancée – reçoit une bonne nouvelle : son fils Colin rentre au pays. Or, nul ne mesure les conséquences de ce retour pour les deux familles...
Prenant pour toile de fond les paysages grandioses de Nouvelle-Zélande, Sarah Lark fait la part belle a ses héroïnes, et au combat qu’elles mènent pour conquérir liberté et indépendance.

3/Nouvelle-Zélande, 1899. Kevin, le fils de Lizzie et Michael, se porte volontaire pour se rendre dans une Afrique du Sud déchirée par la guerre des Boers. Un départ qui bouleverse Roberta, secrètement amoureuse du séduisant médecin.Pendant ce temps, la jeune Atamarie est la première femme - de surcroît d'origine maorie - à être admise à l'université de Christchurch pour y suivre des études d'ingénieur. Une aubaine pour elle qui, depuis l'enfance, est fascinée par le ciel et rêve de construire des machines volantes.

Sarah Lark met en scène des héroïnes éprises de liberté, prêtes à tout pour réaliser leurs rêves, avec en toile de fond les paysages grandioses et sauvages de la Nouvelle-Zélande.


Après avoir tant entendu parler de Sarah Lark, je me suis décidée à découvrir ses romans. Contrairement à beaucoup, je n'ai pas commencé par la trilogie du Nuage Blanc mais par celle-ci.
L'histoire débute en Irlande lors de la grande famine de l'hiver 1846.
Kathleen et Mickaël sont amoureux. Ils decident de partir tenter leur chance en Amérique.
Mais leur rêve tourne court. Mickaël est arrêté pour vol et envoyé purger sa longue peine au bagne en Australie. Un voyage dont on ne revient pas.
Kathleen, enceinte est contrainte d'accepter d'épouser Ian Coltrane, un vendeur de bétail pas très honnête, qui dévoilera vite sa vraie nature et fera de la vie de Kathleen un enfer. Et ce, à l'autre bout du monde, puisque que Ian Coltrane, avec l'argent de la dot, décide de partir en Nouvelle-Zélande.
Tout au long de ce premier tome, nous allons suivre la vie de Kathleen, Mickaël et de Ian Coltrane.
Le deuxième tome se déroulera en 1875 et on suivra la vie de Matahari et de Violette, 2ème génération.*
Le troisième et dernier tome, se déroulant en 1899, les héroïne de cet opus seront Roberta et la jeune Matahari.
Cette trilogie se déroule donc sur 3 générations. Sarah Lark nous fera découvrir la vie des premiers pionniers en Nouvelle Zélande. L'élevage de moutons, la ruée vers l'or, on apprendra beaucoup de choses sur la culture Maorie, qui m'a particulièrement captivées.
Sur fond de paysages grandioses et grâce au fait que ce texte soit très documenté, l'auteure réussi à capter l'attention de ses lecteurs grâce à la personnalité des différents protagonistes. elle a su créer une intrigue passionnante et pleine de rebondissements et ce malgré 2500 pages.
Cette trilogie restera ma préférée. Ce fût un joli coup de coeur.


lundi 21 octobre 2019

Livre audio : série Gwyneira McKenzie (Sarah Lark)


1) Le Pays du nuage blanc :

«Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.»

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l'aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l'héritier d'un magnat de la laine. Ni l'une ni l'autre ne connaissent leur futur époux.

Une nouvelle vie - pleine d'imprévus - commence pour les deux jeunes femmes, qu'une amitié indéfectible lie désormais.

2) Le Chant des esprits :
Gwyneira – l’une des deux héroïnes du Pays du nuage blanc – élève sa petite-fille Kura et s’inquiète pour elle. La jeune métis de quinze ans, surnommée la reine maorie, possède un physique et une voix magnifiques qui suscitent l’admiration. Mais, capricieuse et uniquement intéressée par la musique, Kura refuse d’assumer son rôle d’héritière de Kiward Station, le domaine familial. Gwyneira décide alors de l’envoyer en pensionnat pour lui donner une éducation stricte. C’est alors que Kura rencontre William Martyn – le fiancé de sa cousine, la petite-fille d’Hélène – autre héroïne du Pays du nuage blanc… Le coup de foudre est réciproque. Kura et William décident de se marier, au grand dam de tous. Kura pourra-t-elle cependant se contenter d’un rôle d’épouse alors qu’une grande carrière musicale lui est promise ? Portée par un puissant souffle romanesque, ce roman confirme le talent d’une auteure découverte avec Le Pays du nuage blanc…

3) Le cri de la terre :
Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.
Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…



Fan de livres audio que j'écoute à mes moments perdus lorsque je remonte du pédibus, cuisine ou fais le ménage, je me suis plongée dans la série Gwyneira McKenzie.



6 mois d'écoute pour arriver au bout de cette saga qui comporte 3 tomes. Récit de longue haleine lu par Marine Royer qui a parfaitement rendu l'ambiance des romans. 


Un beau voyage en Nouvelle-Zélande, sur les traces des Maori et des Pākehā vivant de l'élevage des moutons. 

L'auteure sait très bien nous décrire la Nouvelle Zélande, pays encore jeune, avec ses paysages, ses moutons, ses traditions et ses habitants. 

J'avais presque l'impression d'y être. Voyager sans quitter son pays, c'est un vrai luxe.

Un récit sur 3 générations. Les femmes sont mises en avant. Chacune m'a plu par son parcours, ses déboires, sa vie, son tempérament. Des femmes qui en veulent, subissent parfois les hommes mais savent toujours rebondir et aller de l'avant. 

Tous les personnages sont attachants, à quelques exceptions près. 

Un récit bien ficelé, romanesque; dur parfois. 

On traverse la première guerre mondiale et ses combats mais aussi les réalités quotidiennes des exploitants.

Un vrai plaisir d'écoute.



Tome 1 : 
Le pays du nuage blanc


J'ai découvert Sarah Lark avec son dernier roman « L'île des mille sources », j'ai tellement apprécié que j'ai voulu découvrir sa première trilogie « Le pays du nuage blanc ».

Cette fois-ci c'est à un voyage à travers les océans pour l'hémisphère sud, la Nouvelle Zélande qu'elle nous convie.

Hélène, jeune préceptrice désargentée et Gwyneira, aristocrate promise à un fils d'éleveur se rencontrent lors de la traversée en bateau. Hélène est chargée de voyager aussi avec quelques orphelines promises comme bonnes à tout faire auprès de colons en mal de bonnes anglaises. Elle les accompagnera et les formera, leur apprendra à lire, une forme d'affection se créée entre elles toutes. En arrivant à bon port, ce n'est pas forcément ce qu'elles imaginaient qui leur arrive, les déceptions sont aussi là.

Avec ce livre on se retrouve emporté parmi les conflits entre les barons de la laine, qui doivent compter aussi avec les autochtones qu'ils cherchent à flouer de leurs terres, les Maoris.

Hélène, préceptrice dans l'âme va instruire les jeunes indigènes malgré sa condition de femme d'éleveur pauvre.

Gwyneira, elle malgré son statut de femme privilégiée ne sera pas forcément plus heureuse, mais elle se donnera totalement à sa passion de l'élevage et à la gestion du domaine.

C'est une belle saga familiale à laquelle on assiste, ce premier tome nous raconte la naissance d'une politique de colonisation d'une île à l'autre bout du monde. La naissance d'enfant dans les différentes familles crée un canevas de liens familiaux qui entremêlent tous les protagonistes.

J'ai vraiment beaucoup apprécié et l'écriture et l'ambiance aventureuse pleine de tumulte qu'a si bien retranscrite Sarah Lark.

J'ai hâte de me mettre dans le tome 2 pour suivre les aventures de tout ce petit monde.


Après avoir commencé par la lecture de L'autre trilogie de Sarah Lark, j'ai eu très envie de découvrir celle dont on en entend parler partout "Le pays du nuage blanc".
Une fois encore, Sarah Lark nous emporte dans l'hémisphère sud, en Nouvelle-Zélande. Ce livre est également un saga sur 3 générations qui débutent avec 2 femmes qui partent au bout du monde après avoir répondu à des annonces passées par l'Eglise anglicane de Christchurch .
Toujours dans une ambiance de pionnier dans un nouveau monde, les thèmes abordés sont les conflits entre barons de la laine, ruée vers l'or, la domination des femmes par les hommes, les mines de charbon occidentales...
On voyagera également aux quatre coins du monde dans cette trilogie.
Bien que les personnages de cette saga soient intéressants, tous avec un caractère bien trempé, attachantes, j'avoue avoir failli abandonner au second tome. J'y ai entre autres trouver beaucoup de longueurs. Heureusement, l'auteure a réussi au 3ème tiers du livre à capter à nouveau mon attention. J'ai pu ainsi terminer cette trilogie.
Une très bonne saga, même si j'ai de loin préféré l'autre trilogie, qui contient davantage de référence sur la vie des Maories.
J'espère qu'elle se différenciera un peu dans le thème sur ses prochains livres, car la lassitude pourrait guetter. 

samedi 6 juillet 2019

L'île aux mille sources (Sarah Lark)



Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, a la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée a faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser a jamais la vie de Nora.
Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, a la découverte de contrées lointaines ou tout reste a inventer, a commencer par sa propre destinée.

Éditions L'Archipel
5 juin 2019
464 pages


Dernier roman en date de Sarah Lark et début d'une saga apparemment.
Roman historique au XVIII ème siècle plus précisément 1729/1739.

Nous voici partis en compagnie de Nora Reeds jeune Londonienne, vers la Jamaïque 'L'île aux mille sources ». Celle-ci vient de se marier avec un planteur, colon britannique vivant dans cette île ayant appartenu auparavant aux Espagnols. Elle fut aussi l'une des îles de Christophe Colomb lorsqu'il vécu dans les Caraïbes.

Île conquise sur les Espagnols et ayant laissé des esclaves libres « Les Marrons » en opposition avec les noirs Africains qui sont raflés et vendus comme marchandise sur cette île prospère mais rude.

Le climat est très dur et étouffant pour l'Européen, climat tropical chaud et humide. Nora n'y voit pas d'inconvénient tout l'enchante dans cet environnement mais voilà elle entre vite en conflit avec son mari, car elle ne supporte pas l'esclavagisme du moins la maltraitance qu'il engendre. Elle se consacrera aux soins à apporter aux esclaves de sa plantation ce qui est nouveau pour la « bonne » société de l'époque en Outre-mer.

De nombreuses aventures l'attendent dans son nouveau pays, elle y découvrira la beauté et la luxuriance de la végétation, l'amitié, l'amour et la détresse.

Un roman qui se lit avec plaisir, les personnages surtout Nora sont très charismatiques, elle sait ce qu'elle veut et ne se laisse pas démonter par l'attitude machiste des colons et de leurs subordonnés.
On découvre aussi l'Histoire de l'île, avec les négociations menées avec les
Marrons pour que cessent leurs raids sur les plantations.

Je découvre l'auteur Sarah Lark et j'en suis ravie. J'ai beaucoup aimé son style, l'histoire est très fluide et nous entraîne à travers les aventures de Nora sans temps morts, tant au niveau romance qu'historique et c'est ce qui me plaît.
La narration est très visuelle, je m'imaginais très facilement la plantation, le typhon, les montagnes et la luxuriance de la végétation, les champs de canne à sucre, la mer et le soleil de plomb.

Merci aux Éditions l'Archipel et à Mylène pour cette belle découverte. En attendant je pense que je lirai d'autres trilogies de Sarah Lark, je viens de me rendre compte qu'elle en a plusieurs à son actif.

Les Lions d'Al-Rassan (Guy Gavriel Kay)



L’empire d’Al-Rassan a fait de ses conquérants asharites, venus des sables du désert, un peuple d’artistes et de savants ; l’assassinat du dernier calife a entraîné son éclatement en cités-États rivales. Seul peut-être le roi Almalik de Cartada saura lui rendre sa puissance et son unité, avec le soutien du légendaire Ammar ibn Khairan, poète, diplomate et soldat.
Car une autre menace pèse sur l’Al-Rassan, celle des royaumes jaddites du nord de la péninsule, divisés, certes, mais avides de reconquérir le pays dont ils s’estiment dépossédés. Rodrigo Belmonte est le plus prestigieux de leurs chefs de guerre.
C’est dans l’exquise cité de Ragosa que se rencontreront Ammar et Rodrigo, pour un temps exilés au service du même monarque. Entre eux, la figure exceptionnelle de Jehane bet Ishak, fille du peuple Kindath et brillant médecin.


La première chose que j'ai remarqué en démarrant ce livre de Guy Gavriel Kay, c'est son utilisation de l'Histoire de l'Espagne de la Reconquista pour bâtir son roman. Les noms des régions, des personnages sont totalement de fiction, mais on retrouve le canevas de l'Espagne du 15ème siècle. Esperagne : Espagne, Jaddites : Chrétiens, Asharites : Musulmans, Kindaths : Juifs.

Le livre commence sur l'assassinat du dernier calife d'Al Rassan, puis l'éclatement du califat en plusieurs cités états plus ou moins en conflit.
Ammar Ibn Khairan est celui par qui tout cela se produit, il a tué le dernier calife et sa réputation est connue à travers tout le pays. Il est à la fois poète, guerrier, diplomate. Contraint à l'exil à Ragosa, il fait la connaissance d'une autre légende, Rodrigo Belmonte, capitaine hors-pair et respecté, fléau des Asharites, lui aussi exilé par son roi jaddite.
Entre ces deux hommes à la fois si semblables mais dans deux mondes différents, une solide amitié se noue toute en respect, admiration et confrontation. Ils sont le reflet l'un de l'autre.

Le destin de l'Espéragne se jouera à travers ces deux héros qui se trouvent confrontés à la laideur de la guerre, des massacres, de leurs obligations vis à vis de leurs origines et de leurs rois. Guy Gavriel nous raconte en somme une chute où le drame sera avant tout humain.

Et c'est à la cour du roi Badir, roi Asharite, qu’ils vont devoir affronter le cours des événements et l’amour d’une jeune femme-médecin extraordinaire : la Kindath Jehane bet Ishak. Jehanne qui impressionne, qui choisit l'impossible et s'y tient. Elle traverse avec nos deux héros une époque où les extrémismes religieux flambent des deux bords, où les poètes se taisent pour laisser la place aux horreurs de la guerre.

Il y a de l'humour, des larmes, tout ce qui fait un beau roman épique avec de l'action, de l'amour, des amitiés, des personnages courageux, fougueux et plein de ressources. Le cours du destin du pays est entre leurs mains.

J'ai adoré cette histoire, cette écriture, toute pleine de poésie et d'action. Les héros sont attachants, leur psychologie fouillée et on vibre de peur qu'il ne leur arrive d’inéluctable.

Lecture faite en commun avec Nadou qui comme moi j'en suis sûre est tombée sous le charme de cette belle histoire palpitante.

mardi 21 mai 2019

Un coin d'azur pour deux (Emma Sternberg)



UNE ÎLE DE RÊVE,
DEUX CŒURS EN SOUFFRANCE, ET UN AMOUR INACCOMPLI...

« Un été à Capri ? Recrute assistante pour travaux de documentation et de lecture. »
Lorsqu’elle tombe sur cette annonce, Isa saute sur l’occasion. Qu’a-t-elle a perdre ? Alex l’a quittée et son nouveau job lui fait amèrement regretter la librairie ou elle travaillait.
À son arrivée en Italie, Isa découvre qu’elle a é té engagée par la célèbre romancière Mitzi Hauptmann qui, a plus de 70 ans, a besoin d’aide pour rédiger ses mémoires.
En écoutant Mitzi lui raconter sa vie dans sa superbe villa surplombant l’azur, la jeune femme comprend bien vite qu’elle est hantée par un regret.
Il y a bien longtemps, elle a laissé filer l’amour de sa vie. Et s’il n’était pas trop tard ?



Après « Cinq amies au soleil » que j'ai lu il y a peu, je découvre cette fois-ci grâce aux Éditions L'Archipel, le second roman d'Emma Sternberg « Un coin d'azur pour deux ».

Nous sommes en présence d'Isa, jeune berlinoise qui sort d'une rupture amoureuse très douloureuse. Elle répond à une petite annonce proposant un job d'assistante auprès d'une écrivaine Mitzi Hauptmann. Et cerise sur le gâteau ce travail se déroulera à Capri, île italienne fort célèbre dans la baie de Naples. C'est à la fois pour elle un voyage de fuite vis à vis de son ex petit ami mais aussi une rencontre avec une vieille dame très sympathique et accueillante.
A travers la vie de Mitzi, car c'est d'une autobiographie dont il est question pour cette dernière, Isa va se retrouver en première ligne pour récolter des informations que la vieille dame n'a jamais livrées. Son enfance, son premier amour, ses désillusions, l'indifférence de ses parents et enfin son envol vers la célébrité.
Deux vies, deux âges à l'opposé, mais quand l'amour est là, les cœurs battent à l'unisson. Isa et Mitzi se sont trouvées et l'une comme l'autre ont beaucoup à apprendre de l'autre.
Il y n'y a pas que de la romance dans ce livre, on y aborde aussi les problèmes de l'incompréhension parentale, de la dyslexie, la révolte d'une enfant indépendante qui veut trouver le bonheur. Et aussi des problèmes que peut engendrer l'infertilité dans la relation d'un couple.

Belle petite romance à lire en vacances ou au bord de la mer. Charmante histoire qui baigne dans le soleil, la chaleur, les senteurs des fleurs et le bruit de la mer.
On suit l'auteure à travers Capri, et c'est un beau petit voyage auquel elle nous invite. On se croirait soi-même en vacances..

mercredi 8 mai 2019

Le ciel de Darjeeling (Nicole Vosseler)



Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.

En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.

Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?

Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.


A qui veut lire une belle romance, une page d'histoire sur l'Inde du 19ème siècle sous la domination anglaise je conseillerais Le ciel de Darjeeling.
Je viens de passer un excellent moment de lecture en compagnie d'Ian et d'Héléna ainsi que de Mohan.
Des Cornouailles aux contreforts de l'Himalaya, le chemin est long et nécessaire pour nos deux héros.

Tout commence comme une romance classique, une jeune fille qui a tout perdu, un jeune homme mystérieux et énigmatique, des secrets et nous voilà partis à l'aventure vers l'Inde mystérieuse qui envoûte et rebute à la fois.
Car à côté de la romance c'est tout un pan de l'histoire du pays auquel nous assistons, la conquête, la domination anglaise, les rebellions sanglantes et pleines de haine envers l'envahisseur. Le cercle vicieux de la vengeance, le sang appelant le sang et le malheur pour tous.
C'est aussi un livre qui nous raconte le pays, ses contrées, son étendue, sa végétation, toutes les beautés côtoyant la laideur et la crasse. Les religions, les contes et légendes. On y sent toute une richesse culturelle avec l'acclimatation des groupes, des castes et des traditions qui pour nous occidentaux peuvent paraître bien cruels.

Et puis nos héros sont si attachants dans leur amour et leurs contradictions qu'on se met à vouloir à tout prix savoir si enfin les secrets seront levés.

L'écriture de Nicole Vosseler est très agréable et descriptive, très descriptive et j'ai beaucoup aimé. Je me suis retrouvée parmi ces palais, ces déserts et ces villes tentaculaires qui absorbent les hommes dans la chaleur et les moussons. Dans les plantations de thé de Darjeeling, avec toutes ces ouvrières qui récoltent le thé dans une atmosphère si colorée qu'on s'y croirait.

C'est un livre foisonnant d'informations sur l'Inde de l'époque ainsi que sur ses coutumes et c'est pour moi un coup de cœur. J'ai adoré, je me suis vue à le lire comme je regardais auparavant les films à grand spectacle sur l'Inde magique et mystérieuse du 19ème siècle.

Merci aux Editions l'Archipel et à Mylène.

vendredi 28 septembre 2018

Cinq ami(e)s au soleil (Emma Sternberg)

Un amour perdu…
Quand Linn surprend son fiancé dans les bras de sa meilleure amie, elle est désespérée. Au même moment, elle apprend que sa lointaine tante Dorothy lui lègue une maison dans l’État de New York.
Linn traverse aussitôt l’Atlantique pour découvrir, dans les Hamptons, la grande demeure au bord de la mer, pleine de charme et un rien délabrée, qui désormais lui appartient.
Surprise ! Elle est encore habitée par les colocataires de tante Dorothy, cinq seniors complices qui aiment la vie et savourent chaque moment.

… cinq ami(e)s trouvés !
Adoptée par cette communauté atypique, Linn se laisse charmer par leur philosophie et leur humour. Et reprend doucement goût à l’existence.
Elle qui était décidée à vendre la maison pour empocher l’héritage se prend à douter. D’autant que Ted, le fils d’une de ses nouvelles amies, ne la laisse pas indifférente…



Oui j'avoue, je me suis laissée tenter par la couverture...

Un roman facile à lire et dans lequel on se plonge comme dans un bon bain chaud.

Une histoire simple mais qui fait du bien; douillette à souhait. 

Les personnages sont chaleureux et attachants.

J'ai beaucoup aimé la relation qui se développe entre l'héroïne (Linn) et les colocataires de sa défunte tante. 

Au final, une lecture très plaisante et sympathique; à la fois légère et profonde car ce roman nous parle aussi de la vie, de la vieillesse, de la solitude. 


jeudi 17 mai 2018

« La Lettre de Conrad » suivi de « Pas de résurrection, s'il vous plaît » (Fred Ulhman)



Ce bref et bouleversant roman, une suite de L'Ami retrouvé - qui valut à Uhlman sa célébrité - ne fut publié, à la demande de l'auteur, qu'après sa mort. Quelques jours avant d'être exécuté en 1944 pour avoir participé au complot contre Hitler, Conrad von Hohenfels écrit à Hans Schwarz, son ami d'enfance. La guerre a séparé les deux adolescents parce que Hans était juif. Dans cette lettre, Conrad tente de justifier ses choix et ses erreurs passés et de demander pardon à Hans avec qui il partagea autrefois tant de moments de bonheur exaltant. Bien que les personnages en soient différents Pas de résurrection, s'il vous plaît constituait, dans l'esprit d'Uhlman, une sorte de troisième volet à L'Ami retrouvé et à La lettre de Conrad.



Il y a peu je lisais « L'ami retrouvé » de Fred Ulhman. Je fus très touchée par ce récit sur l'amitié de deux adolescents, l'un juif allemand, l'autre aristocrate allemand.

« La lettre de Conrad » est la suite de cette histoire.

Conrad von Hohenfel, est condamné à mort pour avoir fait partie de la conjuration qui tenta de tuer Hitler, et qui avorta,. Une mort horrible l'attend, et il souhaite écrire à son ami Hans Schwarz qui est réfugié aux USA.
Dans cette lettre il tente d'expliquer à son ami le pourquoi de son attitude envers lui, et qui fit qu'ils se détournèrent l'un de l'autre.
Il s'en excuse et plaide son amitié à Hans. Il revient sur leur rencontre et les anecdotes de leur amitié. C'est « L'ami retrouvé » mais vu à travers les yeux de Conrad.
Cette lettre est très touchante, car elle met en avant toutes les différences de milieu qu'il y a entre les deux garçons, mais aussi leur amour commun de la littérature, des arts et le fait de trouver enfin quelqu'un qui vous comprenne et avec qui vous pouvez partager tout ce que vous ressentez. Un véritable lien d'amitié.

Pas de résurrection possible, est un court récit, qui lui nous raconte le retour pour deux jours dans sa ville natale, de Simon Elsas, juif d'origine souabe, qui réussit à fuir aux États-Unis juste avant que la situation devienne intenable en Allemagne pour les juifs. Ses parents, sa famille par contre n'échappent pas aux camps de concentration où ils sont tous morts.
Il revient donc onze ans après et tout en aimant son pays d'origine, ne peut s'empêcher de s'en sentir exclu pour toujours. Sa désespérance est celle des survivants de se demander pourquoi eux et pas lui.
Ce récit nous montre aussi, que quoi qu'on en dise, personne n'est tout blanc ou tout noir, chacun a sa part d'ombre. Les horreurs commises à cette époque ont à jamais marqué la génération et celle qui suivit.

Deux très beaux textes, qui m'ont beaucoup émue et qui sont écrits d'une manière très directe qui nous fait ressentir toutes les émotions ressentis par le narrateur.

A mettre entre toutes les mains.


« No Coward Soul » and « No resurrection please » (La Lettre de Conrad) parut en 1985, année où Fred Uhlman mourut. L’œuvre fut publiée à titre posthume, comme le souhaitait l'auteur.

Écrivain célèbre mais aussi peintre réputé, Fred Uhlman, né à Stuttgart en 1901, est mort à Londres en 1985.

dimanche 4 mars 2018

L'ami retrouvé (Fred Ulhman)



«Je ne puis me rappeler exactement le jour où je décidai qu'il fallait que Conrad devînt mon ami, mais je ne doutais pas qu'il le deviendrait. Jusqu'à son arrivée, j'avais été sans ami. Il n'y avait pas, dans ma classe, un seul garçon qui répondît à mon romanesque idéal de l'amitié, pas un seul que j'admirais réellement, pour qui j'aurais volontiers donné ma vie et qui eût compris mon exigence d'une confiance, d'une abnégation et d'un loyalisme absolus.»
Une poignante histoire d'amitié rendue impossible par un contexte historique tragique et terrifiant... Âge de lecture : à partir de 11 ans.


Comment un si petit livre peut autant toucher à sa lecture.
La musicalité de la narration, le thème de l'amitié entre deux adolescents de 16 ans, de classes sociales aisées mais totalement aux antipodes. Un roturier, un aristocrate, des opinions politiques et religieuses différentes.

Mais tout les rassemble, leurs marottes, leur goût pour la poésie, les auteurs, la musique et quand l'amitié est là, sincère et forte, elle rend heureux. Un an de bonheur pour Hans Schwarz et Konrad von Hohenfels.

Mais voilà nous sommes en 1932, et le monde est entrain d'évoluer, les jeunes tout à leur jeunesse ne voit rien, ont l'insouciance de leur âge, sauf quand tout se précipite et fera que leur avenir en sera chamboulé.

Un livre qui m'a vraiment bouleversé surtout à la fin à la dernière touche finale qui explique vraiment le titre.
A conseiller à tous jeunes et moins jeunes. Je viens de me commander la suite « La lettre de Conrad ».

mercredi 28 juin 2017

Viens mourir avec moi (Karen Sander)


Düsseldorf. Une avocate est retrouvée sauvagement assassinée chez elle. Le meurtrier a glissé une minuscule poupée nue dans le ventre de sa victime, comme un message à déchiffrer.


Ce modus operandi n’est pas sans rappeler une récente affaire au commissaire Georg Stadler, qui sollicite l’aide de Liz Montario, psychologue et profileuse reconnue.

Liz accepte de collaborer. Mais très vite, elle devient la cible de menaces et de lettres anonymes émanant de quelqu’un qui en sait apparemment long sur elle. Lorsqu’une de ses amies subit le même sort que les précédentes victimes, Liz doit se rendre à l’évidence : l’homme qui la poursuit et le tueur recherché sont une seule et même personne.

Un thriller vertigineux, best-seller en Allemagne, qui révèle un duo à suivre.

402 pages
31 mai 2017




Autant le dire, je ne lis pas souvent de polars du moins contemporains, je suis plus sur le polar historique. 

Babelio avec une masse critique privilégiée ainsi que Albin Michel, me font découvrir une auteure allemande Karen Sander. Et je dois dire que j'ai beaucoup apprécié, l'intrigue m'a emmenée jusqu'au bout.

On y rencontre un duo : le commissaire Georg Stadler et la psychologue Liz Montario qui vont nous faire vivre une aventure palpitante à travers leur recherche d'un serial killer. Ce n'est pas tant l'histoire en elle-même qui compte je trouve, mais la façon dont l'auteur nous met dans la tête de Liz et de Georg. On découvre des êtres humains avec leurs caractères, leurs réactions face à l'adversité, leurs relations avec leurs collègues et bien sûr leur capacité à encaisser tout ce que peut réserver ce genre de métier. Je les ai trouvé à la fois attachant et humain.

J'ai bien aimé le style de Karen Sander, une écriture très agréable à lire, et un rythme bien soutenu grâce à des chapitres courts qui nous maintiennent en haleine et qui font qu'on ne lâche pas le livre si facilement que ça.

Et l'impression que ce duo récidivera dans l'avenir, quelques allusions à la fin du roman me l'ont fait penser en tout cas. A suivre….


Note : 4.5/5