Affichage des articles dont le libellé est BD adulte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est BD adulte. Afficher tous les articles

mardi 2 juin 2026

Ce qu’il reste de toi et moi (Lylian et Sophie Ruffieux)




Armelle et Entso sont en couple depuis 15 ans. Un travail, des enfants, une petite maison dans la banlieue parisienne. Les jours passent et se ressemblent pour ce gentil couple qui a tout et rien pour être heureux. Lors d'un moment intime, une conversation s'engage, les reproches pleuvent, la crise éclate. Fin de partie.

Armelle et Entso, l'histoire d'un couple qui a tout et rien pour être heureux. De leur rencontre passionnée à la lassitude d'un quotidien rythmé par les enfants, le travail, la routine... leur couple s'effondre lentement, et la séparation devient la seule issue pour Armelle. Éloignés mais ensemble, Armelle et Entso vont explorer ce qu'il reste d'eux et peut-être se donner la chance de se rencontrer à nouveau. Une histoire singulière mais universelle.

115 pages




C’est une belle histoire d’Armelle qui vient de sa Bretagne natale et d’Entso originaire de Madagascar. Elle démarre sur les bancs de l’université de lettres. Ils sont jeunes, amoureux, plein de rêves, de désir. Ils se découvrent, s’aiment et fondent une petite famille avec tout d’abord un garçon, Arthur puis une petite fille Madina. L’amour est là, Armelle se créer sa petite boutique d’antiquaire, Entso, lui se cherche entre les petits boulots et l’écriture de son livre qui lui prend tout son temps. Où trouver le temps de vivre pleinement sa vie familiale avec sa femme et les enfants ?

J’ai adoré cette Bande-dessinée. Elle retrace bien le parcours d’un tas de couples. La jeunesse, la rencontre, la passion, l’amour, l’installation et la création d’une famille et le temps qui passe. Qui bloque, qui lasse bien que l’amour soit toujours là. Chacun cherche son chemin malgré tout et puis ….

J’ai aimé la structure de cette BD, une première partie toute en images, sans écrits et pourtant on ressent tout. La dessinatrice a su bien rendre la rencontre et l’amour d’Armelle et Entso.

Puis la seconde partie il y a dessins et dialogues. Le ressenti de chacun est exprimé à la fois par l’image et les mots. C’est ainsi en alternance jusqu’à la fin.

Les couleurs toutes douces magnifie le dessin et le ressenti. On y voit le quotidien des amoureux, leur séjour en Bretagne sur l’île de Sein quand le père d’Armelle décède. C’est beau, c’est touchant.

Très belle histoire qui m’a fait ressentir beaucoup d’émotions. Je vous la recommande.

Merci à Babelio et les éditions Soleil pour cette masse critique et pour cette très belle découverte.

vendredi 1 avril 2022

Celle qui parle (Alicia Jaraba)

“Fille d’un chef déchu, offerte comme esclave, elle est devenue l’une des plus grandes figures féminines de l’Histoire.”

XVIe siècle. Malinalli est la fille d’un chef d’un clan d’Amérique centrale. Peu de temps après la mort de son père, elle est vendue à un autre clan pour travailler aux champs et satisfaire la libido de son nouveau maître.
Un jour, d’immenses navires apparaissent à l’horizon, commandés par Hernan Cortez, obsédé par la recherche d’or. Le conquistador repère Malinalli et son don pour les langues. Elle sera son interprète et un des éléments clés dans ses espoirs de conquête. Elle sera également celle qui aura le courage de dire un mot interdit aux femmes de son époque : non !
Au-delà de la légende, voici l’histoire de la Malinche, vivante, jeune, inexpérimentée, souvent dépassée par les événements, mais avant tout, humaine.



« Celle qui parle » : Malintzil en langue locale, La Malinche dans notre langue. Malinallli, fille du cacique d’Oluta sacrifié au dieux des Atzèques ou Mexicas, est vendue enfant, par sa mère et son beau-père à un clan Maya. Devenue esclave, elle va s’endurcir, apprendre le Maya. Elle a don certain pour les langues étrangères. Entre le Popoluca sa langue natale, elle va déjà apprendre avec son père le Nâhuatl, sorte de langue commune au clans, puis viendra le Maya et l’espagnol. Ce qui fera d’elle la traductrice attitrée de Hernan Cortès quand celui-ci débarquera en Amérique centrale.

Cette bande dessinée est surtout un hommage à cette femme, que la plupart des Mexicains considèrent comme une traître à son peuple.

Il y a très peu de traces de son histoire, ce que l’on en sait viennent des écrits des espagnols. Elle fut la concubine de Cortés, lui donna un garçon et lui permit de se faire comprendre des nombreuses tribus amérindiennes qui combattaient les Aztèques. Ces derniers ayant envahi une grande partie du territoire, les autres clans subissaient leur joug. C’est de cette rancœur que Cortès sut tirer partie pour faire tomber Moctezuma, l’empereur Aztèque à Tenochtitlàn.

C’est l’histoire d’une petite fille que rien ne prédestinait à un tel destin qu’Alicia Jaraba nous raconte. Son incompréhension vis à vis de ces hommes venus de l’autre côté de la mer et qui veulent éradiquer ses dieux, sa découverte de la vie, la domination des hommes sur tout ce qui est féminin, sa prise de conscience de ce qu’elle veut maîtriser son destin.

Une bien belle histoire, qui émeut. Car ses choix en font à la fois une paria et une héroïne en son pays.

Les dessins sont très stylisés, des couleurs très chaudes qui nous font bien sentir la chaleur et le soleil qui brûlent cette terre où l’eau est source de vie.

J’ai beaucoup aimé cette reconstitution de la vie d’une femme que je ne connaissais pas du tout. Un pan d’histoire qui nous rappelle l’éradication des peuples amérindiens au nom du profit des royaumes d’antan.

Merci à Babelio et les Éditions Bamboo pour cette belle masse critique privilégiée.

lundi 24 janvier 2022

Je reviens vers vous (Olivier Tallec)

 

Un hérisson aux cheveux roses qui se soucie de la mode, des vaches en mode shaker sur un trampoline, une sirène en reconversion professionnelle… autant de situations loufoques et piquantes dont on ne se lasse pas pour la troisième fois.


Un auteur/illustrateur que je connaissais surtout pour ses albums jeunesse que j'aime beaucoup. 

Humour noir et décalé pour les amateurs du genre. Piquant et amusant.

J'ai adoré ! 



mardi 29 juin 2021

Les beaux étés, 6 Les Genêts (Zidrou, Jordi Lafebre)

Youpi, c’est les vacances ! Adieu Mons, bonjour le soleil ! Comme tous les ans, la tribu des Faldérault prend la direction du Sud à bord de Mam’Zelle Estérel, la 4L familiale. Pierre n’a pas terminé son album ? Pas grave, il bouclera les dernières planches au bord de la Méditerranée. Les voilà tous les cinq partis pour ne rien faire. Enfin, cinq et demi plutôt, puisque Mado est enceinte. Mais sur la route, patatras. Un camion les double, il perd son chargement et voilà le pare-brise d’Estérel qui vole en éclats. Plus de peur que de mal, mais impossible de continuer. Pendant que le garagiste répare la 4L, la famille est hébergée par Esther et Estelle, deux femmes charmantes qui tiennent la ferme « Les Genêts ». Tandis que Pierre se prend pour Cézanne et que Mado regarde le bébé pousser, les enfants aident à sortir les chèvres et découvrent les charmes de la campagne. Mais ils apprennent aussi les secrets de la vie…

Quel plaisir de retrouver mes vacanciers préférés ! 

Comme chaque année, le père est en retard pour terminer un album et les enfants sont impatients de partir en vacances, d'aller au soleil. Une panne de voiture les obligera à camper dans la ferme Les Genêts où ils feront la connaissance d'Estelle et Esther. 

Cette bande dessinée est une belle parenthèse, pleine de tendresse, de nostalgie. Un petit bonheur en cases qui nous parle de tolérance, d'amitié, d'amour. 

Merci aux éditions Dargaud et à Netgalley pour cette tranche de soleil.



dimanche 6 juin 2021

Prends bien soin de toi ! (Rudo)

 

La vie n’est pas forcément plus simple de l’autre côté des cases.
Après vingt ans de carrière dans le dessin et l’illustration, Geoffroy doit changer de profession.
Sans argent, au bord de la séparation, pour vivre, on lui conseille de trouver un « vrai » métier.
Mais quoi faire quand on a 42 ans et qu’on a tenu un crayon toute sa vie ? De déconvenue en refus pur et simple, Geoffroy saisit la chance qui se présente quand on lui propose un remplacement dans un EHPAD. Lui qui passait ses journées seul à sa table à dessin, se retrouve à faire la toilette à des malades d’Alzheimer, à aider des employés débordés et à faire face à une direction qui n’a pour objectif que de réaliser des profits pour le bien-être des actionnaires aux dépens de celui des pensionnaires.


Une bande dessinée très humaine et touchante.
Outre le personnage de Geoffroy qui se voit contraint à enfin effectuer un "vrai" métier, c'est tout un pan des EMS/institutions qui est mis en avant, avec ses soucis budgétaires et de personnel. 
Egalement le côté absurde des demandes d'emploi où il faut être diplômé pour n'importe quel job et avoir des années d'expériences derrière soi. 

Prendre soin des autres pour prendre soin de soi n'a jamais autant été une bonne démarche qu'en ces temps pandémiques où chacun·e peut se poser des questions sur son choix de vie et de carrière. 

J'ai beaucoup aimé ce témoignage de l'auteur, illustré en BD, qui a travaillé durant plusieurs années comme aide-soignant.

mardi 19 janvier 2021

Rahan, le fils des âges farouches, Intégrale n°9 (1984) (R. Lécureux et A. Chéret)

 



Rahan, premier des grands héros de l'humanité ! 



En rangeant ce week-end d’anciennes bandes-dessinées et revues , j’ai eu le plaisir de retrouver cette intégrale de 1984, la 9 ainsi que la 17.. Elles étaient là parmi d’autres bandes-dessinées bien protégées du temps. Ce fut une grosse surprise car après de multiples déménagements, elles ont échappés au carnage du grand vide… 

Dans cette intégrale, sous forme de fascicules on retrouve trois histoires, dont la première, capitale, l’enfance de Rahan, qui nous retrace sa découverte par Crao quand ses parents sont tués par des Goraks, puis l’éruption du Mont Bleu et la mort de son père adoptif Crao. Rahan se retrouve livré à lui même dans cette époque du Paléolithique et en plein Aurignacien… C’est ainsi qu’il découvre et fabrique de nouvelles armes comme des lances, des sagaies et bien sûr son coutelas d’ivoire.

La deuxième nous emmène sur « Les territoires des ombres » quand le culte des anciens lorsqu’il n’est pas vraiment compris peut occasionner quelques désagréments à ceux qui ne le connaissent pas.

Le troisième : « Le tueur de mammouths » nous raconte la rencontre de Rahan avec un clan qui a banni l’un des siens pour avoir tué un Deux-Dents (Mammouth) alors que l’hiver arrive et que la nourriture se fait rare. Mais voilà quand la douleur de la perte d’un être cher peut faire perdre toute raison, la vengeance est-elle l’apanage de chacun ???

Dernièrement j’avais lu Le mariage de Rahan en virtuel par ebook, cette fois ci, j’ai pris plaisir à redécouvrir sa jeunesse et sa découverte des autres tribus de « Ceux-qui-marchent-debout ».. J’ai surtout pu manipuler une ancienne bd toute en couleur, revenir sur les planches, m’y attarder, un bonheur !!!. Vive les livres papier.. ;-)))

vendredi 8 janvier 2021

Rahan, Le fils des âges farouches, 1 Le mariage de Rahan (Roger Lécureux et André Chéret)


 

Ce mois-ci, mon challenge historique me dirige vers le thème de la Préhistoire.
Mes souvenirs se faisant, j’ai lu quelques Rahan dans ma tendre jeunesse, j’ai eu l’idée de m’y replonger.

Après quelques recherches (et oui quand on a une dizaine d’années on ne s’intéresse pas forcément à qui est qui et quoi – on lit l’histoire sans chercher plus loin.) je découvre que Rahan apparaît en mars 1969 dans le journal Pif, aux Éditions Vaillant. Il fait son petit bout de chemin et devient une des séries phares de l’hebdomadaire : plus de 180 épisodes suivent sous la plume de Roger Lécureux et le dessin d’André Chéret.

Rahan, Fils des âges farouches est le fils adoptif de Crao, chef du clan du Mont-Bleu qui a recueilli Rahan bébé, à la mort de ses parents. Il inculque à Rahan toutes ses valeurs morales et lui cède son collier de griffes au moment de sa mort lors de l’éruption volcanique qui décime le clan.
Rahan ayant donc perdu son clan, parcourt le monde à la recherche de l’endroit où se couche le soleil.

Le mariage de Rahan est sorti en 1999, pour les 30 ans de la BD, toujours sous la plume de Roger Lécureux et les dessins d’André Chéret et dans un volume de 60 pages aux Éditions Lécureux Production dirigées par le propre fils de l’auteur, JF Lécureux.

On retrouve Rahan, au début de ce tome, toujours dans sa quête du Soleil. Celle-ci va le mener de manière fracassante sur une île qui lui apparaît comme la tanière de l’astre solaire.. de nouvelles aventures, un nouveau clan, une femme pleine de ressource et d’envergure vont lui faire prendre conscience de l’inaccessibilité de sa quête, et surtout d’une nouvelle quête à accomplir.. Surprise …. il faudra le lire pour en savoir plus.

Je dois dire que le charme n’est plus au rendez-vous comme à l’époque ; normal mes yeux d’enfant découvraient la préhistoire, internet n’était pas là pour nous informer et je plongeais dedans avec plaisir car mon frère les lisait aussi ..

Je me rends compte à présent que la façon de présenter Rahan, à travers ses pérégrinations semble facile, les clans se succèdent et ont le même langage, l’approche des clans les montre déjà très structurés alors que j’imagine plus les clans comme des nomades et avec un langage des plus rudimentaire.

Je suis néanmoins contente d’être retourner au temps de la préhistoire avec notre grand blond aux yeux bleus et tous ses beaux sentiments bodybuildés. ;-)))

lundi 19 octobre 2020

John Tanner, 1 Le captif du peuple des mille lacs (Christian Perrissin et Boro Pavlovic)

 




1789, Nouveau Monde. John Tanner a 9 ans, il est le fils d'un pasteur fermier qui vit avec ses enfants, sa seconde épouse et deux esclaves noirs dans une petite ferme du Kentucky. Un matin de printemps que son père est aux champs avec le frère aîné et les boys, John, qui a eu l'interdiction d'aller dehors, parvient à déjouer la surveillance de sa belle-mère et de ses sœurs, et filer en douce. Il est alors kidnappé par deux Indiens Ottawa... Amené de force dans leur tribu, il est alors adopté par une vieille indienne qui voit en lui la réincarnation de son fils parti quelques mois plus tôt. Par la force des choses, John deviendra un membre à part entière de la tribu, puis un guerrier, et prendra part aux guerres contre les Blancs...
Les auteurs de El Nino nous racontent le destin incroyable mais vrai de John Tanner (1780-1845), Américain qui passa sa vie comme Indien de la région des Grands Lacs. Une grande saga d’aventure au souffle romanesque, dans la lignée de Danse avec les loups. 



Premier tome d’une duologie, cette bd démarre en 1827, lors de la rencontre d’Edwin James chirurgien américain au fort MacKinac et de John Tanner, l’interprète du fort. Il s’avère que ce dernier fut enlevé enfant à 9 ans par des indiens Ojibwé pour remplacer un enfant indien décédé récemment. La vie est rude auprès de cette tribu, sa mère de remplacement est bonne pour lui, mais le reste de la fratrie et le père le maltraitent. C’est donc à la dure que ce fait son apprentissage. Trois ans plus tard il est cédé à une indienne Ottawa, cousine du père adoptif de John. Les deux branches sont séparés, les Ojibwé sont des sédentaires, les Ottawa des chasseurs nomades donc plus pauvres. Là il apprendra vraiment à se sentir un indien enfin admis parmi le clan. Elle saura lui donner confiance en lui ainsi qu’à vaincre ses peurs, la maltraitance n’ayant été que son apanage depuis son enlèvement.

Il me tarde de lire le 2ème tome. L’histoire est vraie, au temps de l’arrivée des pionniers blancs dans les territoires indiens en 1789. Beaucoup d’enlèvements de jeunes enfants blancs eurent lieu à cette époque et c’est à travers la vie de John Tanner que l’on peut se rendre compte de ce qui leur arrivèrent.

Le dessin est harmonieux, rude et représente bien l’environnement tel qu’on le conçoit à l’époque. L’album démarre par un court dossier d’introduction sur Tanner et son biographe et en fin d’album, un cahier graphique représentant les différents personnages, ainsi qu’un dossier sur le Kentucky et les différentes peuplades indiennes qui y résidaient.

Belle découverte.


mercredi 16 septembre 2020

Le jour où la nuit s'est levée (Beka, Marko, Maëla)

Une "feel good" BD pleine d'optimisme ! L'hiver, en fin de journée... Une tempête de froid et de neige s'abat sur Paris, bloquant plusieurs personnes dans la librairie de Clémentine. Dont Guillaume et Naori, maintenant installés dans la capitale, ainsi que Chantal l'écrivaine. Cette bulle de temps imprévue sera l'occasion pour chacun de faire remonter ses souvenirs d'enfance, de réfléchir au poids de l'héritage familial, de l'éducation qu'il a reçue, à l'influence de ses parents et de sa famille sur sa vie et ses choix... Jusqu'à ce que la tempête se calme et que la nuit se lève sur un nouveau jour... et peut-être une nouvelle façon de voir et de mener sa vie.

Encore une magnifique réalisation que cette BD. 

Un texte qui fait réfléchir à notre passé, notre famille, l'éducation que nous avons reçue; qui nous renvoie à nos blessures d'enfants, à nos doutes.

Le temps d'une nuit, des inconnus se retrouvent coincés dans une librairie. 

Une parenthèse hors du temps où chacun va se dévoiler et trouver des pistes pour avancer, consoler l'enfant qui est en lui.

Inspirant.

 

jeudi 14 mai 2020

Les Artilleuses, 1 Le vol de la Sigillaire (Pierre Pevel, Willem)


Aventurières et hors-la-loi, elles sont trois : Lady Remington, Miss Winchester et Mam’zelle Gatling. N’hésitant jamais à faire parler la poudre, elles sont connues de toutes les polices d’Europe. Ce coup, cependant, pourrait bien être leur dernier. Car le vol d’une mystérieuse relique - la Sigillaire - leur vaut d’être pourchassées non seulement par les Brigades du Tigre, mais également par les redoutables services secrets du Kaiser...



Une BD dynamique et pleine de rebondissements.

Des personnages attachants : une bande de cambrioleuses qui ont de l'humour et du style. 

Conquise !

J'ai aimé l'intrigue, les dessins et l'histoire.

La patte de Pevel et scénario et Willem au dessin : quel tandem ! 
Vivement la suite !

mercredi 31 juillet 2019

Jacques Cartier – A la poursuite d'Hochelaga (Denis-Pierre Filippi)







En 1535, Jacques Cartier arrive pour la deuxième fois dans le golfe du Saint-Laurent. S’il veut conquérir ces nouveaux territoires pour le compte du roi de France, il sait que cela devra se faire avec le concours des tribus indiennes locales. C’est pourquoi il renforce ses relations avec le chef Donacona qu’il avait déjà rencontré lors de sa première expédition et qui le suivra plus tard en France. En fréquentant les Iroquois, Cartier découvre qu’en plus d’une nature florissante, ces terres abritent un peuple sédentaire et bien plus évolué qu’il ne l’imaginait...
Jacques Cartier est le premier explorateur européen à avoir noué un véritable dialogue avec les Indiens du Canada et à avoir consigné en détail leurs coutumes. Ce nouvel album de la collection de la collection Explora décrit ses deux dernières expéditions qui, malgré une conclusion houleuse, ont posé les bases du colonialisme français dans le Nouveau Monde, fondé sur l’échange et le partage avec les ethnies locales.

Glénat BD
64 pages


A travers un challenge historique, j'ai fait la découverte de cette nouvelle BD dans la collection Explora de chez Glénat. (Merci BazaR).

Nous faisons donc connaissance avec Jacques Cartier, navigateur malouin, premier explorateur du golfe Saint-Laurent en 1534, découvreur du fleuve Saint-Laurent en 1535 et commandant de la colonie de Charlesbourg-Royal en 1541–1542. Il est probablement né en 1491 à Saint-Malo où il décéda en 1557.

C'est à lui que nous devons le relevé cartographique du Golfe de Saint-Laurent et la découverte du Canada au 16ème siècle ou Kanata pour les Iroquoiens (le peuple indigène possesseur de ces terres).

Bien que nous ne possédions pas beaucoup d'informations ni de textes d'époque, on y découvre un homme plein d'humanisme, respectueux des peuples en place. Et surtout un homme qui, s'il en avait eu les moyens aurait pu installer une relation de confiance avec les Iroquoiens.

Autre découverte pour moi la différence entre les Iroquois (zone nord de l’État de New-York) et les Iroquoiens (territoire de Saint-Laurent), peuple qui disparut totalement après le passage des Européens.

On assiste donc à son arrivée dans la région et à son exploration partielle dans l'intérieur des terres à la recherche de terres nouvelles à découvrir.
Ce ne sont pas des richesses tangibles qu'il ramènera en France mais ce sont surtout ces découvertes qui vont ouvrir le chemin à d'autres colonisateurs tel Samuel de Champlain qui fonda Montréal.

Le cahier historique de la fin est très instructif et foisonne d'un tas de détails fort intéressant.

Par contre j'ai été un peu déçue par le dessin, ce n'est pas trop le style que j'aime en Bd, mais cela n'enlève en rien l'intérêt à la Bd. Juste le plaisir du trait qui n'est pas au rendez-vous pour moi. A chacun ses goûts !!!

vendredi 23 mars 2018

Jamais (Bruno Duhamel)


Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie. La falaise, grignotée par la mer et le vent, recule inexorablement de plus d’un mètre chaque année, emportant avec elle les habitations côtières. Le maire du village parvient pourtant, tant bien que mal, à en protéger les habitants les plus menacés. Tous sauf une, qui résiste encore et toujours à l’autorité municipale. Madeleine, 95 ans, refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.


Une BD touchante et drôle. 

Madeleine refuse de quitter sa maison, malgré les mises en garde du maire de son village et un danger omniprésent : l'érosion de la falaise où est nichée sa maison.

Mais Madeleine est une irréductible qui veut vivre au milieu des sons de ses souvenirs, des odeurs du passé; elle brave et attend la mort.

Une BD pleine de sensibilité avec des dialogues très amusants, des personnages cocasses (le maire est impayable). Les illustrations sont magnifiques.

Entre Astérix et Là-haut, entre humour et pincement au coeur, pari réussi pour cette magnifique BD.



jeudi 22 février 2018

Là où vont les fourmis (Plessix, Le Gall)


Où vont-elles, ces processions de fourmis qui sillonnent inlassablement le sable du désert ? Vers quelle mystérieuse destination ? C'est à cela que songe le jeune Saïd, en négligeant de garder le troupeau de son terrible grand-père. En les suivant un jour, accompagné de la prodigieuse chèvre parlante Zakia, Saïd va triompher des djinns, des sortilèges et des enchantements, découvrir l'amour et finalement trouer un grand-père, un vrai.




Une nouveauté dans ma biblio, mais quelle nouveauté ! Un véritable coup de coeur.



Une BD amusante et profonde.

J'adore les dessins de Plessix (que j'avais pu déjà grandement apprécier dans Le vent dans les saules et Le vent dans les sables) et quel plaisir de découvrir le talent de Le Gall.

Saïd est un petit garçon qui a envie de découvrir là où vont les fourmis. Mais il ne peut dépasser la fontaine de son village, limite que sa maman lui a imposée dans ses explorations. Un rêveur.

Jusqu'au jour où un vieil homme l'emmène pour garder un troupeau de chèvres. Ce vieil homme est son grand-père, un personnage qu'il ne connaît pas du tout.

Voilà Saïd promu berger et il fait la connaissance de Zakia, une vieille chèvre qui parle et n'a pas la langue dans sa poche. Ensemble ils vont philosopher, se chamailler et elle aidera Saïd à combattre ses peurs. 

Des dialogues emplis d'humour, une histoire (quête ?) du bonheur et des rêves.

Une BD touchante et drôle que j'ai adorée. 







dimanche 31 décembre 2017

La guerre civile espagnol (Paul Preston ) BD adaptée par José Pablo Garcia


Quatre-vingts ans après le coup d'État du général Franco, le dessinateur José Pablo García adapte le livre de Paul Preston, La guerre civile espagnole, au format bande dessinée. Cet ouvrage de Paul Preston, historien britannique mondialement reconnu, est l'un des textes de référence sur le conflit qui a ravagé l'Espagne entre

1936 et 1939 et qui a marqué le reste du XXe siècle. En reconstituant le réseau complexe des confrontations militaires avec précision et lucidité, cette bande dessinée constitue un ouvrage essentiel pour aborder la violente réalité vécue par ce pays.

Preston nous offre une histoire en images qui vise à transmettre aux nouvelles générations l'histoire commune de cette tragédie collective, mais surtout à aider à préserver la mémoire de ce qui est arrivé en cette veille de la Seconde guerre mondiale. 

240 pages aux Editions Belin



Paul Preston, historien britannique, docteur en histoire de l'université d'Oxford, dirige le Centre Cañada Blanch d'études de l'Espagne contemporaine de la London School of Economics.



Qui n'a pas entendu parler de la guerre civile espagnole. Et pourtant je pense que nous sommes bien ignorant de tout ce qui a pu la provoquer et la rendre possible. A travers cette bande-dessinée adaptée du livre de Paul Preston (Une guerre d'extermination, Espagne 1936/1945) par le dessinateur José Pablo Garcia, on découvre la chronologie et les intervenants des deux bords : républicains et phalangistes. 
C'est un conflit qui opposa de 1936 à 1939 le gouvernement républicain espagnol de Front Populaire à une insurrection militaire et nationaliste dirigée par le général Franco.
On y découvre toutes les exactions commises par les deux bords et elles sont nombreuses.
Il est vrai que cette guerre précède de peu la seconde guerre mondiale qui l'a plus ou moins occultée,tout en étant aussi affreuse car civile, elle en fut les prémices. La peur du communisme, les conflits de classe, la pauvreté qui règnait de manière quasi permanente chez les ouvriers et les paysans, l'incompétence des politiques à régler les problèmes, le laxisme de certains ont été le terreau de cette période cauchemardesque pour les espagnols.
Surtout que cette guerre d'Espagne eu comme principales victimes, la population civile et jeta sur les routes des milliers de gens qui durent s'exiler loin de leur pays et leur famille. Elle fit plus d'un million de victimes, des morts, des fusillés, des massacres de population, des représailles abominables des deux bords, des morts de maladie. Plusieurs centaines de milliers d'espagnols s'exilèrent, et le régime franquiste s'installa dans un pays ruiné.

L'évocation de certains épisodes de la guerre civile provoque encore, au début du XXIe siècle, des tensions publiques dans la société espagnole. 

Cette BD aura eu le mérite d'éveiller ma curiosité sur un moment de l'histoire que je ne connaît pratiquement pas, surtout que l'Espagne en ce moment traverse une crise qui la ramène à ses vieux démons. 

De plus le format BD, permet de mieux s'imprégner et de revenir en arrière lorsque les énumérations de noms et d'événements se succèdent, car je dois dire que l'histoire est vraiment très complexe ainsi que les hommes qui la font.

Merci à Babelio et aux Éditions Belin pour cette BD très instructive qui m'a beaucoup plu, sortie le 3 octobre 2017.

mardi 19 décembre 2017

Les vieux fourneaux, 4 La magicienne (Lupano, Cauuet)

Après une tournée d'été du théâtre du "Loup en slip", Sophie et Antoine rentrent au bercail... pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d'extension de l'entreprise Garan-Servier, qui relancerait l'économie de la région, est menacé... par une mystérieuse "magicienne dentelée" occupant le terrain. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c'est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié... Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père...Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l'identité du père de sa fille, Juliette ?



J'attendais ce 4ème tome avec impatience et ça a été un vrai plaisir de me plonger dans cette lecture.



Nos "vieux" compères nous régalent avec leurs nouvelles facéties. Cette fois les voilà aux prises avec un groupe d'écologistes qui se battent contre l'extension d'un laboratoire. Notre trio n'abandonne jamais la lutte !

Quant à Juliette, on va en apprendre plus sur son père et le final nous laisse présager une suite. 

Bons mots, humour et références au programme de cette "Magicienne". J'ai adoré ! 

Si vous ne connaissez pas la série, c'est le moment de la découvrir :


  









lundi 27 novembre 2017

Edelweiss (Mayen, Mazel)


Été 1947, Boulogne-Billancourt. Lors d’un bal typique de l’après-guerre, Edmond, jeune ouvrier chez Renault, rencontre Olympe, fille de politicien. Il ne se doute pas qu’elle va bouleverser sa vie. Passionnée d’alpinisme, la jeune femme n’a qu’un rêve : escalader le Mont-Blanc pour égaler la prouesse de son aïeule Henriette d’Angeville. Malgré son manque d’expérience, Edmond promet qu’il l’aidera à le réaliser. Seulement, le train-train quotidien et plusieurs drames vont petit à petit émousser leur détermination... Mais qu’importe, l’amour est plus fort que tout, dit-on. Et s’il est capable de déplacer des montagnes, il peut aussi aider à les gravir.



Une très belle histoire d'amour. 
D'amour de la montagne, mais également d'amour tout court, avec son lot de malheurs et de bonheurs. 
Un magnifique graphisme pour cette BD qui nous prend au coeur.

Superbe ! 



mardi 5 septembre 2017

Les beaux étés, 3 Mam'zelle Estérel (Zidrou, Jordi Lafèbre)

1962, les années ont passé, le jeune couple est maintenant à la retraite, la petite Pépète est devenue une jeune fille et la 4L est à vendre... L'occasion de se remémorer l'année 1962, leurs toutes premières vacances à son bord en compagnie... des beaux-parents. Les vacances avec Yvette-la-parfaite et Gros-Papy seront plus gastronomiques que bucoliques... en direction de Saint-Étienne !
Une remontée dans le temps avec les premières vacances de la famille Faldérault.

Rien n'est simple surtout quand beaucoup de personnes sont entassées dans une voiture. Entre des relations familiales difficiles, une météo capricieuse, il faudra de la bonne volonté pour que ces vacances soient réussies.

Nostalgique et pleine d'émotion, une belle suite à cette séries des Beaux étés. 


Note : 4.5/5

mardi 11 juillet 2017

L'adoption, 2 La Garùa (Zidrou, Arno Monin)

Gabriel, le grand-père de coeur de Qinaya en France, part à Lima pour rechercher la petite-fille, qui a regagné le Pérou après que ses parents adoptifs ont été arrêtés pour enlèvement. Il se heurte à de nombreuses difficultés.

J'avais eu un coup de coeur pour le premier tome de ce diptyque (tome 1 : Qinaya) et j'attendais impatiemment le conclusion de cette histoire.

J'ai été triste et surprise par le final de l'histoire de Qinaya. 

Une BD qui nous emmène de plein fouet dans le réel et nous malmène.

Gabriel part au Pérou pour être un vrai grand-père et deviendra un vrai père.

J'aurais préféré une autre fin que celle-ci, mais elle laisse un message d'espoir.

Une lecture pleine d'émotion.


Note : 5/5


jeudi 11 mai 2017

Les mamies braqueuses (Raquel Franco, Cristina Bueno)

Un beau matin d'été, elles poussent la porte de la banque et d'une seule voix s écrient : Les mains en l'air ! Ceci est un holdup ! 
Dehors, les caméras de TV donnent des nouvelles du braquage en direct.
Les reporters dressent les portraits des quatre braqueuses, elles s'appellent Paulette, Simone, Yvette et Jeanine et ont entre 75 et 82 ans.
Mais qu'est-ce qui peut pousser quatre mamies clopinantes à prendre un tel risque ?

Certains livres ou certaines BD nous attrapent rien qu'avec leur titre. Ca a été le cas pour cette bande dessinée. 

Des mamies qui braquent une banque, ça ne pouvait qu'être drôle. 
Effectivement, ça l'a été !
Mais pas que.

Une BD qui soulève finement certaines réalités de la vieillesse : la solitude, la santé qui décline, la pauvreté. 

C'est bien amené, je déplore juste que le sujet n'ait pas été plus approfondi; il aurait mérité plus de détails et de consistance. 


Note : 3.5/5

jeudi 30 mars 2017

Un sac de billes, première partie (Vincent Bailly, Kris, Joseph Joffo)

Septembre 1941, Jo a 10 ans. C'est un gamin parisien, un joyeux poulbot farceur et dégourdi du 18e arrondissement. Il est le dernier d'une fratrie de six enfants, et est très proche de Maurice, son aîné de deux ans à peine. Mais les Allemands occupent Paris ; le port de l'étoile jaune devient obligatoire pour tous les Juifs ; la menace fait plus que gronder... Les parents de Joseph décident donc que leurs deux cadets doivent fuir pour gagner la zone libre et rejoindre leurs frères aînés à Menton. Avec alors pour tout bagage, une consigne de survie martelée violemment à leurs oreilles : « Ne dis jamais que tu es juif ! », quelque 5 000 francs de l'époque, leur intrépidité, bon sens et innocence, Maurice et Joseph prennent la route de la liberté, celle de tous les dangers. Passer inaperçus, travailler un peu, déjouer les interrogatoires, rechercher une famille éparpillée... Un long chemin semé d'embûches immondes et heureusement de bonnes âmes, un parcours initiatique, qui forge et marque un homme pour toute son existence.


Une très bonne adaptation du roman de Joseph Joffo. 

J'aime bien lire certaines BD adaptées de romans, je trouve qu'elles sont plus parlantes.

Jolie réussite. De très belles illustrations et on sent tout le désespoir, l'atmosphère de cette période. 


Note : 4/5