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dimanche 12 avril 2026

Voyage léger (Naomi Mitchison)

 




Après avoir été recueillie par les ours des forêts septentrionales, la jeune Halla est rapidement confiée à Uggi, un Maître-Dragon qui l’élève selon les principes de la draconité. Mais le règne de ces créatures ancestrales touche à sa fin, et un choix s’impose bientôt à Halla : vivre tels les dragons, amassant des trésors, ou voyager léger. Des lointaines contrées du Nord à la cité de Constantinople, elle arpentera le monde, portée par la sagesse des bêtes et la cruauté des hommes.

En 1952, paraît un texte lumineux, poétique et féministe avant l’heure. Une véritable ode à la différence et à la liberté, où l’apprentissage du monde passe avant tout par la quête de soi. Augmenté d’essais d’Amal El-Mohtar et de Samantha Shannon, ce conte merveilleux – souvent comparé au Hobbit de Tolkien –, ravira aussi bien les plus jeunes que les lecteurs aguerris, tant l’approche de Naomi Mitchison (1897-1999), entre légèreté et sagesse, est universelle.
 



Voyage léger est une bien belle découverte d’une autrice que je ne connaissais absolument pas. A la traduction française on ne trouve d’ailleurs pas grand-chose de son œuvre qui fut pourtant large.

Ce petit roman, conte fantasy démarre comme tout conte pour enfant : il était une fois… une petite fille abandonnée par son père le roi et sa marâtre. Sa nourrice, métamorphe ourse va la sauver et la prendre sous son aile pour sa première année. Mais comme toutes ses congénères ourse, elle doit hiberner et confie l’enfant à un ancien dragon Uggi qui va élever et former Halla à la draconité.

Ce début d’histoire a tout d’un conte pour jeune enfant, mais petit à petit on retrouve les codes de la fantasy avec les dragons, les trolls, les animaux qui parlent et communiquent avec notre petite héroïne. Et puis Halla grandit et part à l’aventure de ce vaste monde, à la découverte de ce qu’est vraiment l’homme et la société.

Tout au long l’auteure nous raconte aussi les différentes mythologies scandinaves, russes, la religion chrétienne et les dérives des grandes cités asservies aux tyrans. On se retrouve de Byzance à Kiev en passant différentes contrées.

Halla va grandir, apprendre et faire ses propres choix.

J’ai trouvé ce roman jeunesse frais, agréable à lire, un langage des années 1950, soutenu et riche. De belles descriptions de la nature et des régions visitées. Une grande sensibilité émerge de cette histoire. On s’attache à cette jeune fille qui finalement suit sa propre quête et prend les décisions qui lui conviennent pour son propre bonheur.

Merci à Babelio et aux Éditions Callidor pour ce très beau livre aussi bien le contenant que le contenu.

jeudi 10 juillet 2025

La fille renard et la merveilleuse Boutique-sur-Pattes (Andy Sagar)

 



L'aventure et la magie se cache dans chaque tasse de thé !

Felicity Fox n'est pas une fille ordinaire.
Née avec des oreilles de renard, elle a été abandonnée dans un cirque. Alors, quand un corbeau doué de parole la libère et lui propose de le suivre, elle n'hésite pas une seconde. Hélas ! elle se précipite droit dans le piège de l'ensorcelant Maître Chantepleure et commet l'erreur de signer un pacte avec lui. Heureusement, elle est recueillie dans le salon de thé ambulant d'une adorable sorcière.
Entre théières volantes, décoctions de plantes extraordinaires, gâteaux enchanteurs et clients plus étranges les uns que les autres, il existe peut-être un moyen de rompre le pacte maléfique...



Ma petite fille Naomi (10 ans dans quelques jours) avait envie comme sa mamie, de faire un billet sur son dernier livre lu. Une bien belle idée que je ne peux qu’encourager et vous fais partager.

Roman jeunesse qui nous raconte les mésaventures de Felicity, fillette de douze ans qui vit dans un cirque. Un corbeau doué de parole lui propose de le suivre dans la forêt. Il la libère ainsi du cirque.

Malheureusement dans cette forêt, la petite fille se laisse prendre par la mélodie de Maître Chantepleure qui lui plante un éclat de glace dans le cœur. S’en suit des rebondissements qu’il faudra que vous lisiez si vous voulez connaître la suite.

Naomi a beaucoup aimé ce roman car elle raffole comme sa mamie de fantasy. La magie, les mondes merveilleux l’attire énormément.

A voir le tome 2, qui je crois bien est déjà en court.

jeudi 22 juin 2023

Le seigneur des anneaux - Trilogie (J.R.R. Tolkien)



 Tome 1 -  LA FRATERNITÉ DE L’ANNEAU 

Dans un paisible village du Comté, le jeune Frodo est sur le point de recevoir un cadeau qui changera sa vie à jamais : l’Anneau de Pouvoir. Forgé par Sauron au cœur de la Montagne du Feu, on croyait l’Anneau perdu depuis qu’un homme l’avait arraché au Seigneur des Ténèbres avant de le chasser hors du monde. À présent, de noirs présages s’étendent à nouveau sur la Terre du Milieu, les créatures maléfiques se multiplient et, dans les Montagnes de Brume, les Orques traquent les Nains. L’ennemi veut récupérer son bien afin de dominer le monde ; l’Œil de Sauron est désormais pointé sur le Comté. Heureusement Gandalf les a devancés. S’ils font vite, Frodo et lui parviendront peut-être à détruire l’Anneau à temps.

Chef-d’œuvre de la fantasy, découverte d’un monde imaginaire, de sa géographie, de son histoire et de ses langues, mais aussi réflexion sur le pouvoir et la mort, Le Seigneur des Anneaux est sans équivalent par sa puissance d’évocation, son souffle et son ampleur. Cette traduction de Daniel Lauzon prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par Tolkien à l’intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 18 illustrations d’Alan Lee, ainsi que deux cartes en couleur de la Terre du Milieu et du Comté.



La fraternité de l’anneau, combien même le titre de ce premier tome, n’est pas tout à fait identique à la traduction initiale (la communauté de l’anneau) de 1972, pour moi la magie opère pour la première fois. Et oui, je n’ai jamais lu le Seigneur des anneaux, j’ai vu plus ou moins les films sans vraiment me fixer sur l’univers de Tolkien. Au contraire de mes enfants qui dans les années 1990 furent et sont encore de grands fans.
Surprenant, je suis une lectrice assidue de fantasy et d’imaginaire, et malgré leur enthousiasme je n’ai jamais pris la peine de prendre leurs livres et de lire ce chef d’œuvre de la fantasy. Et oui car après ce premier tome, je suis sous le charme de l’univers, de l’écriture et des personnages.

Cette quête qui semble insurmontable à Frodo, m’a emportée au travers de la Terre du Milieu. Du Comté à la frontière du mal, ce tome nous raconte la route peuplée d’embûches, de belles rencontres de ce groupe qui entoure Frodo.
Gandalf le magicien, Aragorn l’Arpenteur, Gimli le nain, Legolas l’elfe sylvestre, Pippin et Merry les hobbits amis de Frodo, Boromir l’humain de Minas Thirith, et Sam le serviteur et l’ami indéfectible de Frodo Bessac, le porteur de l’anneau. Car en effet, l’anneau lui a été légué par Bilbo le Hobbit son parent.
On rencontre le tavernier Fleurdebeurre, Tom Bombadil et sa belle, Galadriel et Celeborn les grands elfes, et l’univers perdu de la Moria, monde souterrain des nains d’autrefois qui fut dévasté par les orques.

Je ne peux donc faire de comparaison avec l’ancienne traduction, celle-ci me convient parfaitement. Elle est pleine de poésie, dense, chantante. Les chansons de gestes abondent et les jours anciens sont racontés dans ces ballades si poétiques et nostalgiques. On sent le regret, la tristesse d’avoir perdu la beauté et la paix du monde.

J’ai adoré me plonger dans l'univers de Tolkien, le tome 2 « Les deux Tours » nous attend très prochainement, je vous dis donc à très bientôt.



 TOME 2 - LES DEUX TOURS 

La Fraternité de l’Anneau poursuit son voyage vers la Montagne du Feu où l’Anneau Unique fut forgé, et où Frodo a pour mission de le détruire. Cette quête terrible est parsemée d’embûches : Gandalf a disparu dans les Mines de la Moria et Boromir a succombé au pouvoir de l’Anneau. Frodo et Sam se sont échappés afin de poursuivre leur voyage jusqu’au cœur du Mordor. À présent, ils cheminent seuls dans la désolation qui entoure le pays de Sauron – mais c’est sans compter la mystérieuse silhouette qui les suit partout où ils vont.

Ce volume contient 16 illustrations d’Alan Lee, ainsi qu’une carte en couleur de la Terre du Milieu.



Avec « Les deux Tours » composé de deux livres, la fraternité s’est éclatée. Trois groupes ce sont formés. Frodon et Sam continuent la quête du porteur de l’anneau, à savoir l’amener à la Montagne de feu pour le détruire . Longue et périlleuse route.

Le deuxième groupe continue son chemin parmi les hommes et les ennemis de Sauron. Aragorn, Gimli et Legolas n’ont de cesse de combattre les sbires du Seigneur des ombres.
Pippin et Merry, nos deux petits hobbits vont faire des rencontres très surprenantes en compagnie des Ents, arbres vénérables et vivants qui prennent très au sérieux le fait que l’on détruise leurs forêts. J’ai beaucoup aimé le chapitre qui leur est consacré ainsi que Barbebois leur chef et vénérable.

 Autant le premier tome était lumineux, féerique avec les elfes, Gandalf et tous ses personnages autant ce deuxième tome est sombre, avec l’approche du Mordor et les batailles à venir.
L’écriture de Tolkien est très agréable, fluide. Il nous emmène à sa suite dans son monde. Ce n’est pas pour rien que le Seigneur des anneaux est un classique de la littérature imaginaire.
La description des paysages, des lieux, des personnages est fouillée, on s’y croit vraiment. Dans la forêt des Ents, on sent l’humus, la nature, la végétation ainsi que l’ambiance de ceux qui sont laissés à l’abandon.

Dans la dernière partie de ce tome, nous sommes avec Frodo et Sam assaillis par la désolation, le marasme, et la peur qui rempli leurs cœurs.

Vaste roman que ce seigneur des anneaux, riche en personnages, en émotions. L’amitié de la communauté est là, chacun a son rôle à remplir et nous n’avons plus qu’à les suivre avec « Le retour du roi ».




TOME 3 - LE RETOUR DU ROI

Alors que les armées de Sauron se rassemblent et que son ombre maléfique s’étend de plus en plus en Terre du Milieu, Hommes, Nains, Elfes et Ents unissent leurs forces pour se battre contre les Ténèbres. Gandalf, quant à lui, élabore une stratégie désespérée afin de triompher du mal. Le Mordor s’est armé, ses créatures malfaisantes se sont multipliées, la riposte se prépare. Si l’Anneau tombe entre les mains du Seigneur des Ténèbres, qui pourra l’arrêter ? Tous les espoirs reposent sur Frodo et Sam, qui peinent à atteindre la Montagne du Feu afin de détruire, une bonne fois pour toutes, l’Anneau de Sauron.

Ce volume contient 15 illustrations d’Alan Lee, ainsi que deux cartes en couleur de la Terre du Milieu.



Fin de la trilogie du Seigneur des anneaux. Que d’aventures !! Nos héros continuent leurs quêtes respectives.
Aragorn, Legolas et Gimli partent à la reconquête du trône des rois du Gondor.
Pippin se retrouve à Minas Tirith, la cité principale du Gondor et siège de la royauté tenu par l’intendant Denethor, père de Boromir et Faramir. Notre petit hobbit se met au service de ce haut personnage.
Son ami Merry lui est au service du roi Théoden, prince du Rohan et chef du peuple à cheval, les Rohirrims.
Frodo et Sam, nos deux compères avancent péniblement pour accomplir la quête du porteur de l’anneau, le détruire. A leur suite, Gollum l’affreux les suit à la trace.
Et Gandalf le blanc à présent, navigue entre tout ce beau monde.

Tolkien dans ce 3ème tome met en place les armées, les hommes, l’ombre et la lumière. Saruman hors d’état de nuire, nos amis peuvent se consacrer à leur mission, détruire le royaume de Sauron et ramener la lumière sur les terres du Milieu.

Très long chemin qui a conduit nos amis vers cette grande bataille. Il en fut de même à la lecture de ce dernier tome. Agréable à lire malgré tout, car l’écriture de Tolkien est un plaisir, mais comme nos héros, on a l’impression de se traîner sur le chemin. C’est peut-être le vouloir de l’auteur de nous faire ressentir cette angoisse, cette lenteur et cette noirceur qui entoure le monde du Milieu.

La fraternité de l’anneau ne dément pas, mais le chemin est rude pour accomplir leur mission. L’amitié et le respect qui les soudent, y est pour beaucoup. Ou l’on voit Legolas l’elfe et Gimli le nain devenir de proches amis. Qui l’aurait cru, vu les à priori qu’ils avaient l’un de l’autre.

Excellente lecture que cette trilogie, cela ne m’étonne pas qu’elle fasse partie des grands classiques de la fantasy. En parallèle j’ai regardé les films et comme d’habitude j’ai préféré la lecture. En effet ceux-ci ont tronqué pas mal de situations, de dialogues. On appréhende mieux les personnages à travers la lecture. Leur personnalité, leur caractère et leur profondeur.

En tout cas excellent moment de lecture et en très bonne compagnie.

jeudi 18 mai 2023

Le club des survivants (Balogh Mary)

 


Tome 1 – Une demande en mariage

Au domaine de Penderris, on soigne les corps et les âmes blessés. C’est ici qu’on accueille les valeureux officiers rescapés des guerres napoléoniennes. Et si lord Trentham, récemment anobli pour ses faits d’armes, a la chance d’être valide, son traumatisme n’en est pas moins profond. Désormais, il a un titre à transmettre, et doit donc se marier. Or quelle femme voudrait de lui alors qu’il se déteste lui-même ? Peut-être cette jeune veuve, lady Muir. Elle aussi a eu son lot de souffrances, mais c’est une lady raffinée, tandis que lui n’est qu’un rustre. Et il a beau être fou d’elle, un monde les sépare.



Tome 2 – Un mariage surprise

C’est l’émoi à Barton Coombs, où le vicomte Darleigh est de retour après avoir été blessé à la guerre. Il a perdu la vue. Aussitôt un complot s’organise chez ses voisins, les March. Leur fille Henrietta est en âge de se marier, le vicomte est riche, il ne reste plus qu’à les réunir, quitte à organiser un petit traquenard. Ce plan sournois sera déjoué par la cousine de Henrietta, la discrète Sophia, qui vit chez les March en tant que parente pauvre. La sanction est immédiate : elle est jetée à la rue. Mais le vicomte s’émeut du sort de cette jeune personne si droite, à qui il doit une fière chandelle. Et il lui propose un bien étrange arrangement…



Tome 3 – L’échappée belle

Après s’être dévouée corps et âme à son époux, Samantha McKay espère profiter un peu de la vie. C’est compter sans sa belle-famille qui veut lui faire porter le deuil et la cloîtrer. Ces gens sectaires sont persuadés que le sang bohémien qui coule dans ses veines la poussera à déshonorer leur nom. Effectivement, la jeune veuve a bien l’intention de se rebeller et de faire une proposition scandaleuse à son nouveau voisin, sir Benedict. Infirme, lui qui se rêvait général ne se sent plus à sa place nulle part. Pourquoi n’aiderait-il pas Samantha à fuir au pays de Galles où elle possède une chaumière ? Ainsi commence l’échappée belle de ces deux êtres à qui la guerre a tout pris mais qui, dans le secret de leur coeur, gardent l’espoir de reconquérir leur liberté…



Tome 4 – Rien qu’un enchantement

Lorsque Flavian Arnott, membre du Club des Survivants, revient de la guerre, il constate que Velma, sa fiancée, l’a trahi et a épousé un autre homme. Blessé, humilié, il s’est juré de ne plus jamais croire à l’amour. Or, Velma est désormais veuve. Tout le monde s’attend à ce qu’ils renouent... et Flavian panique. Sur un coup de tête, il demande la main d’Agnès, jeune femme qui entend elle aussi fuir la passion. Il croit ainsi préserver sa tranquillité d’âme. Mais le jour où Agnès s’aperçoit qu’il l’a épousée par dépit, il comprend qu’il ne pourra pas éviter les tourments du cœur.


Tome 5 – Rien qu’une promesse

Lorsque Flavian Arnott, membre du Club des Survivants, revient de la guerre, il constate que Velma, sa fiancée, l’a trahi et a épousé un autre homme. Blessé, humilié, il s’est juré de ne plus jamais croire à l’amour. Or, Velma est désormais veuve. Tout le monde s’attend à ce qu’ils renouent... et Flavian panique. Sur un coup de tête, il demande la main d’Agnès, jeune femme qui entend elle aussi fuir la passion. Il croit ainsi préserver sa tranquillité d’âme. Mais le jour où Agnès s’aperçoit qu’il l’a épousée par dépit, il comprend qu’il ne pourra pas éviter les tourments du cœur.


Tome 6 – Rien qu’un baiser

Bien qu’il ait tout pour être heureux, Percival, comte de Hardford, s’ennuie. Sur un coup de tête, il quitte Londres pour son domaine de Cornouailles, qu’il pense trouver en piteux état puisqu’il n’y a jamais mis les pieds. À sa grande surprise, il découvre une maison parfaitement entretenue, quoique envahie par une véritable ménagerie… Sans compter sa tante, une vague cousine, et une certaine lady Barclay. Au premier regard, Percy juge cette jeune veuve froide comme le marbre. Mais lorsqu’il apprend les épreuves qu’elle a traversées, il se surprend à tout tenter dans l’espoir de conquérir son cœur meurtri.


Tome 7 – Rien que l’amour

À l’aube de la quarantaine, Dora Debbins mène une vie tranquille à Inglebrook où elle enseigne la musique. Un beau matin, le duc de Stanbrook frappe à sa porte. Ce veuf un brin intimidant, qui a fondé le Club des Survivants, s’ennuie maintenant que ses protégés ont quitté Penderris Hall. Aussi lui propose-t-il d’unir leurs deux solitudes en l’épousant. Dora tombe des nues... et accepte sa proposition. Auprès de cet homme mûr qui lui offre son amitié, elle trouvera un bonheur simple et la stabilité. Elle ne sait pas encore que les secrets du passé ne s’enterrent pas si aisément et refont surface quand on s’y attend le moins.



Avec ce tome 7 du Club des survivants, je termine cette belle saga de Mary Balogh.

Ce club a été formé par le duc de Stranbrook suite aux décès de son fils à la guerre et de sa femme. En accueillant de nombreux officiers blessés lors des guerres napoléoniennes surtout en Espagne, il leur a redonné goût à la vie en soignant les douleurs physiques mais aussi morales.

Les effets des chocs post-traumatiques ne datent pas de notre époque.

Un petit groupe de six officiers sont devenus de grands amis du duc après leur passage dans son domaine de Penderris Hall. Un médecin spécialisé dans ce genre de traumatisme l’a aidé à les remettre sur pied.

Cette saga de sept livres nous raconte pour chacun d’entre eux, leur retour à la vie normale et à la société. Dure affaire pour chacun d’entre eux entre.

Entre Ralph, Hugo, Vincent, Benedict, Flavian et Imogene la seule femme du groupe, ils retrouveront petit à petit grâce à lord Stanbrook, et à leur volonté à tous de se construire une autre vie en compagnie de leurs conjoints respectifs, le goût et la joie de vivre. Rien n’est oublié, mais apaisé.

J’aime bien la plume de Mary Balogh. Nous sommes dans de la romance Régency, cela peut sembler mièvre mais la thématique de la reconstruction de chacun des personnages est bien menée. C’est un combat pour chacun d’entre eux et l’auteure prend soin de nous raconter la psychologie de chacun.

Et puis ma foi, en cette période si difficile, de bons romans d’amour font du bien à lire. Cela se lit facile et apporte détente et émotions.



samedi 21 janvier 2023

Songe d’une nuit d’été (William Shakespeare)



Les elfes s'éveillent quand les humains s'endorment. Comment ces deux mondes peuvent ils alors communiquer ? Contre les lois irrationnelles des bois s'affrontent celles, antinaturelles, de la cité d'Athènes. Hermia en est une victime. Égée, son père, veut la marier à Démétrius, lui-même convoité par Hélèna. Hermia se réfugie dans la forêt, royaume des esprits et des lutins... Comédie légère en cinq actes, en vers et en prose, écrite en 1595, Le songe d'une nuit d'été est un hymne baroque et féerique au pouvoir de l'imagination.




Pièce de théâtre écrite par William Shakespeare entre 1594 et 1595 Songe d’une nuit d’été est une comédie baroque pouvant être aussi traduite par Songe d’une nuit de la Saint-Jean.

L’action se passe dans l’Antiquité, en Grèce à Athènes.

Lysandre et Hermia s’aiment, mais Demetrius aime Hermia et ce dernier a la faveur du père d’Hermia. Hermia est mise en demeure par Thésée qui doit se marier prochainement avec Hippolyte, la reine des Amazones, d’obéir à son père. Désespérés les amoureux s’enfuit dans la forêt. La nuit est propice aux elfes et aux fées. Nous y faisons la connaissance d’Obéron le roi des fées et de Titiana sa femme. De quiproquos en quiproquos, on assiste à une vaste farce baroque et loufoque entre tous les personnages.

Je connais très peu les œuvres de Shakespeare dans leur originalité, plus par des films adaptés tel Roméo et Juliette, la Mégère apprivoisée.
Je n’ai jamais été à l’aise avec les pièces de théâtre, je préfère les écouter et les voir..
Je me suis donc lancée cette année le défi, d’en lire quelques unes, de différents auteurs pour le challenge temps modernes.

C’est la première de l’année, et je dois dire que je me suis accrochée pour la lire. Cela vient peut-être de l’effet loufoque du sujet et bien sûr la tournure de la langue. On y voit l’opposition du jour à la nuit. La réalité à l’imagination. Le côté fantastique ne me dérange pas, j’ai l’habitude d’en lire, et la mythologie féerique est un thème que j’aime beaucoup. Ici on associe la nuit aux rêves et fantasmes en comparaison du jours qui est celui de la raison et de l’action.
Et puis le côté patriarcal est particulièrement dur, vu la décision du père d’Hermia de la condamner à mort si elle n’obéit pas à ses ordres d’épouser Demetrius.

En somme une première découverte un peu difficile, mais gratifiante. Elle m’a permis surtout de me mettre dans le bain de la littérature classique des temps modernes et cela justifie tout ;-))) .. A voir la suite des œuvres de Shakespeare et d’autres auteurs de l’époque. Tout est affaire de persévérance.

samedi 13 août 2022

L’écho du grand chant (David Gemmell)




Depuis le raz-de-marée gigantesque qui a décimé ses territoires, l’Empire avatar se meurt et ses seigneurs, autrefois immortels, avec lui. Devant ce déclin, les peuples qu’ils avaient jadis asservis se soulèvent les uns après les autres. Jusqu’au jour où deux lunes apparaissent dans le ciel et que les armées sanguinaires de la Reine de Cristal déferlent sur eux. Maîtres et esclaves doivent alors faire table rase du passé et s’unir face à l’ennemi commun. Ensemble, cinq héros que rien ne rassemble, si ce n’est le courage né du désespoir, combattront le crépuscule… car perdu pour perdu, autant partir en beauté !



Une civilisation ancienne, un peuple se faisant reconnaître comme des dieux, se retrouve un beau jour balayée par une terrible catastrophe. Ce peuple tire ses pouvoirs de cristaux qui emmagasinent l’énergie leur permettant de régénérer leur corps et cela au détriment des hommes. De vrais vampires. En contrepartie ils apportent aux peuples dominés l’agriculture, la civilisation comme ils disent. Bien sûr tout dépend de quel côté on se trouve.

Ce cataclysme va rebattre les cartes. Ce peuple dominant, les Avatars est déclinant. Il en reste à peine 500. Les Vagars ainsi que d’autres peuples se révoltent les uns après les autres. C’est sans compter avec un danger encore plus grand, les armées sanguinaires de la Reine de Cristal, peuple similaire aux Avatars qui veut prendre le pouvoir au nom de leur Reine.

Quand tout est perdu, il faut se rassembler. Les seigneurs, les esclaves vont s’unir pour les combattre.

Un défi lancé par Nadou, m’a permis de découvrir ce one-shot de David Gemmel. J’ai beaucoup aimé l’intrigue, les interactions entre les héros, l’émergence d’une conscience chez les Avatars de ce qu’ils furent. Quand l’orgueil et l’honneur donne la force d’aller au bout de leurs forces et de leur volonté.

Très bon roman qui m’a fait penser un peu à l’Atlantide en tant que terre mythique dévastée par un cataclysme. Un regard sur le rapport qui s’établit entre peuples dominés et peuples dominant. La révolte qui gronde, la prise de conscience que les rapports de force ont une limite dans le temps. Les bons, les méchants sont de tout bord dans chaque peuple.

Des héros attachant entre Talaban, le quêteur Ro, Vitruk, Touchepierre, Sofarita, Rael etc. … il y en a tant.
Des personnages arrogants qui au fil de la narration nous deviennent sympathiques pour terminer en héros. Le tout, dans la nuance.

Un excellent moment de lecture.




lundi 20 décembre 2021

Dans tes bras (Talia Hibbert)

 



William Reid n'a rien de spécial, si ce n’est sa carrière d'acteur valant des milliards de dollars et son, eh bien, visage. (Beaucoup s’accordent à dire qu’il n’est pas trop mal.)

Gagner le titre de l’"Homme le plus sexy" c'est sympa, mais pour Noël il a des objectifs quelque peu plus importants en tête... Notamment celui de conquérir la petite sœur de son meilleur ami, la très intelligente et légèrement effrayante Abbie Farrell.
Lorsqu'une tempête de neige laisse Will et Abbie seuls chez la grand-mère de cette dernière (si l’on considère que la présence de 27 animaux domestiques ne compte pas), c'est l'occasion parfaite de réaliser un miracle de Noël. Convaincre l'intelligente et glaciale Abbie de donner une chance à Will, va demander un peu plus qu’un bouquet de gui, mais Will ne peut pas cacher plus longtemps le béguin qu’il a pour elle.



William Reid, Abbie Farrell, les meilleurs amis du monde. Ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance. Ils pourraient se considérer comme frère et sœur, c’est sans compter avec les sentiments que l’un et l’autre éprouvent sans jamais avoir oser en parler à l’autre.

Will est parti d’Angleterre pour les États-Unis où il a fait une brillante carrière d’acteur, Abbie s’est mariée puis divorcée. Chacun d’eux à du mal à extérioriser ses sentiments et tous les moyens sont bons pour ne pas les exprimer, aller comprendre pourquoi !!!

Seulement Will, à présent qu’Abbie est divorcée veut tenter sa chance et lui dire tout l’amour qu’il a pour elle.

C’est Noël, tout est organisé pour une fête en famille chez les Farrell, Will fait partie de la famille et les festivités peuvent commencer…

Charmant petite romance pleine d’humour et de bons mots. Un style léger, agréable, de bons petits mots, des moments de rire et d’autres plus tendres. Tous les ingrédients sont là pour nous faire passer un bon moment. La psychologie des personnages est bien détaillée, avec leurs atouts et leurs faiblesses, le manque de confiance, les blessures, les non-dits. Rien de telle que la communication, le dialogue, et la confiance en l’autre pour avancer. Nos deux héros vont le découvrir pour leur plus grand bien...

Merci à Babelio et Kobo pour cette masse critique privilégiée, et pour la découverte de cette auteure.

lundi 4 mai 2020

Une prière pour les damnés (Peter Tremayne)





Pour son mariage avec Eadulf, Fidelma imaginait la plus belle des cérémonies. Mais la veille de la célébration, l’abbé Ultán est retrouvé assassiné, tandis que l’un des invités les plus prestigieux, le roi de Connaght, est surpris fuyant la scène du crime. Les jeunes promis devront au plus vite faire tomber les masques des convives, s’ils veulent échapper à de vraies noces de sang !


Peter Tremayne, de son vrai nom Peter Berresford Ellis, est passionné de culture celte. Né le 10 mars 1943, il s'est fait connaître avec des récits fantastiques fondés sur les mythes et légendes celtiques et reçoit en 1988 l'Irish Post Award, en reconnaissance de ses apports importants à l'étude de l'Histoire irlandaise. Entre 1983 et 1993, il écrit huit thrillers sous le nom de Peter MacAlan, puis se lance dans la rédaction des mystères de Soeur Fidelma, série qui compte aujourd'hui vingt-huit titres. Peter Tremayne est membre de la Society of Authors ainsi que de la Crime Writers Society.


« Une prière pour les damnés » est mon premier livre de Peter Tremayne. Je découvre donc les histoires de Soeur Fidelma, jeune religieuse de l’Église Irlandaise du 7ème siècle.

L’histoire se passe en 668. Fidelma et Eadulf son compagnon doivent prononcer leurs vœux de mariage définitif. Fidelma est la sœur du roi Colgù, roi d’un des cinq royaumes d’Irlande, elle est donc princesse de Muman mais aussi une Dalaigh, sorte de juge d’instruction et avocat.

La veille de leur noce, un crime est commis. Si nos deux tourtereaux veulent se marier il va vite falloir régler et élucider l’affaire. Surtout qu’un deuxième meurtre est perpétré.

Le début du livre écrit en 2010, m’a paru compliqué à lire au début. En effet la narration est truffée de mots celtes irlandais (heureusement la plupart du temps traduit à côté) rendant la lecture plus lente. Et puis ma foi, on s’y fait. Je me suis laissée embarquer dans l’énigme. De multiples suspects, un mort pas sympathique du tout et qui a su se faire haïr de nombreux personnages et non des moindres. La religion chrétienne a aussi une très grande place dans le contexte. Nous sommes dans le Haut Moyen-Âge, l’église irlandaise a ses propres lois et est totalement indépendante de celle de Rome. Apparemment de nombreuses dissensions existent, entre autre le mariage des prêtres et des nonnes.

De plus le système juridique donne une place importante aux femmes. Point que Fidelma défend avec beaucoup de fougue et d’autorité.

Le côté résolution de l’énigme est aussi un prétexte pour faire connaître les us et coutumes légales, des points de droits sont évoqués. On sent l’influence des anciennes coutumes et des anciens dieux.

Bien belle découverte d’une série que je ne saurais que continuer. Peter Tremayne mène bien l’histoire, le côté intrigue est bien avancée et les suspects nombreux. Je ne m’attendais pas au coupable, le suspens est bien mené et on découvre avec grand intérêt l’enquête de Fidelma et Eadulf.

dimanche 19 avril 2020

Il était une lettre (Kathryn Hughes)


Manchester, 1973. Tina, secrétaire dans une compagnie d’assurances, est bénévole dans une boutique caritative le samedi. Cette activité lui permet d’échapper quelques heures à son mari, Rick, violent et alcoolique. Alors qu’elle trie de vieux vêtements, dans la poche d’une veste de costume, elle met la main sur une lettre jamais ouverte ni postée. C’est une demande en mariage, datée de septembre 1939. Émue, Tina décide de retrouver la destinataire de ce courrier, Chrissie, pour le lui remettre. Une simple enveloppe peut-elle contenir la clé du bonheur ? Et le chagrin d’une femme saurait-il illuminer la vie d’une autre ?
À plusieurs décennies d’intervalle, deux histoires d’amour brisées en plein vol, deux destins de femmes au cœur meurtri. Un roman bouleversant. (amazon)


Un vrai coup de coeur !! Une histoire qui m'a fait plus souvent pleurer que rire mais tout se tient et tout est tellement réaliste. Une romance qui peut arriver à tout le monde. 

Bien écrit et bien ficelé, on le commence et on ne lâche plus le livre.

 Coup de coeur !! 

samedi 7 septembre 2019

Les chroniques de St-Mary T1 et T2 (Jodi Taylor)



D'un monde à l'autre – Tome 1 


À l'institut St Mary de recherche historique, les historiens n'étudient pas seulement le passé, ils le visitent.

Derrière l'innocente façade de St Mary, le secret du voyage dans le temps a été découvert et reste bien gardé. Les chercheurs en Histoire ont ainsi une méthode de travail tout à fait particulière : ils "étudient 'en temps réel' les événements majeurs de l'Histoire". En se faisant passer pour d'inoffensifs excentriques, ils tentent de répondre à certaines questions qui n'ont jamais été résolues, sans jamais toucher au cours de l'Histoire... au risque d'en mourir.

Madeleine Maxwell, une jeune et brillante historienne est contactée par son ancien professeur afin de rejoindre l'équipe de l'Institut St Mary. Au cours de son étrange entretien d'embauche, Maxwell comprend vite les possibilités qui s'offrent à elle...

De la disparition de Pompéi aux tranchées de la Première Guerre mondiale, du grand incendie de Londres à la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie, la jeune historienne va revivre d'extraordinaires événements. Alors qu'au sein de l'institut naissent des enjeux de pouvoir...


« D'un monde à l'autre » est le premier tome d'une série de 10 (pour l'instant quatre ont été traduit en français) qui nous content les aventures de l'équipe de St-Mary. Institut mystérieux dépendant de l'université de Thirsk qui leur confient des missions plus que secrètes. Des voyages dans le temps qui les mènent du Crétacé, à la Première guerre mondiale et aussi en Alexandrie lors de l'incendie de la grande bibliothèque.

Madeleine Maxwell dite « Max » y fait son entrée à la fin de ces études de doctorat en histoire, sa spécialité l'antiquité et tout ce qui la précède. Elle fait la connaissance du directeur, le docteur Bairstow, mystérieux à souhait qui la recrute avec une équipe d'autres apprentis historiens.

C'est là que l'aventure commence pour elle, apprentissage techniques, médicales, spatiales, ainsi que physique, ces voyages dans le temps n'étant pas de tout repos. A chaque mission, l'historien risque sa vie, malgré qu'il ne soit là que pour observer et non pas interagir… il ne faut pas changer la trame du temps. C'est sans compter avec des méchants bien sûr qui viennent mettre leur grain de sel.

Écriture rapide, enlevée, les aventures palpitantes pour nos apprentis historiens se succèdent les unes aux autres. Max se lie d'amitié avec certains et voue une haine féroce à d'autres. C'est plein d'humour et de bons jeux de mots… on sent une franche camaraderie dans l'équipe. St-Mary ne laissant jamais tomber ses membres...

A peine fini le premier tome, j'entame déjà le second. Et bien oui quand j'aime je tiens dans la chronologie ce qui n'est pas toujours le cas ;-)




D'écho en échos - Tome 2


Et voila, aussitôt dit aussitôt fait, j'ai terminé ce deuxième tome toujours aussi trépidant que le premier.

Max est toujours en première ligne, dès le début du livre c'est à la poursuite de Jack l'éventreur qu'elle part avec son amie Kalinda dite Kal. Pour cette dernière c'est la mission plaisir qu'elle s'attribue pour son départ. (On pourrait choisir mieux, vous ne trouvez pas) surtout que la petite virée en Angleterre victorienne manque bien de se terminer en eau de boudin, nos deux historiennes en réchappant de peu. Et de plus l'histoire ne se termine pas bien sous tout rapport car elles ramènent un petit souvenir de leur voyage.

Pour ce tome, les actions, les missions se succèdent, les problèmes personnels de Max aussi, surtout ses rapports avec son Chef et amoureux Léon Farrell ne sont pas toujours au beau fixe. Les deux caractères sont explosifs et ça fait des étincelles. Il n'empêche que les missions sont forts intéressantes, voyage vers les jardins de Babylone qui s'avèrent être les jardins de Ninive ; émotions fortes pour Max et son ami Tim Peterson. Puis excursion en Écosse au 16ème siècle à la cour de Marie Stuart. Leur ennemi Ronan ayant perturbé le cours de l'histoire, il faut tout remettre en place.

Comme vous devez vous en douter j'ai beaucoup apprécié ce deuxième opus. C'est à la fois instructif, bon pas très fouillé niveau historique mais on apprend un tas de petites anecdotes. C'est plein d'humour, de bons jeux de mots et tout comme bonne série Tv du genre, la rigolade n'est jamais très loin, malgré les mésaventures de nos héros.

Je vais faire une petite pose, et oui quelques challenges requièrent mon attention mais très bientôt je reprendrai la suite avec le tome 3 « Une seconde chance ». Surtout que le tome 4 s'annonce pour octobre il me semble.

jeudi 13 juin 2019

Enfant 44 (Tom Rob Smith)



Moscou, hiver 1953. Le corps d'un petit garçon est retrouvé nu sur une voie ferrée. Leo, agent du MGB, police d'État chargée du contre-espionnage, reste fidèle à la ligne du parti : le crime n'existe pas sous le parfait régime socialiste, il s'agit d'un accident.
L'affaire est classée mais le doute s'installe...
Tombé en disgrâce, Leo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa. Et, dans une petite ville des montagnes de l'Oural, il va faire une troublante découverte : un autre garçonnet mort dans les mêmes conditions.
Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d'eux des ennemis du peuple...


1953, fin de l'ère stalinienne, le pays est sous une chape de plomb, qui annihile toute conscience individuelle, le bien du pays passe par la délation, la peur, la crainte d'être dénoncé pour un mot ou une parole portant préjudice au soviétisme à outrance. La peur aussi de l'espion occidental suprême ennemi de l'URSS. Cet occident qui pour les soviets est le produit même de tous les vices.

On a affaire ici à un thriller froid, glaçant même. L'atmosphère même du roman est éprouvante car malheureusement cette histoire est tirée d'un fait réel qui a bouleversé le pays à l'époque. Et comme à l'époque, les autorités fortes de leur imaginaire d'une société parfaite refusent que de tels crimes puissent être perpétrés par un seul homme. Leur modèle parfait ne peut produire un tel homme.

On se retrouve donc avec Léo Démidov, agent zélé du MGB (ancien KGB), brillant, officier prometteur qui prend conscience de la stupidité du raisonnement de son parti. Et pourtant Léo est un officier qui adhère pleinement au régime.
Mais il suffira d'un gros grain de sable dans la machine, en l’occurrence Vassili, son adjoint pour qu'il prenne conscience de ce qui l'entoure.
De chasseur il deviendra gibier. Et en étant gibier il découvrira la vérité. Bien triste il est vrai et totalement inhumaine. Car elle sera la conséquence d'erreurs passées.

Très bon thriller/polar, qui fait froid dans le dos. L'époque est bien retranscrite, la mentalité, les peurs, les réactions de la population à toute intervention du pouvoir. On a l'impression d'être dans une ambiance à la Orwell dans une société totalement fermée, formatée, totalitaire et policière sauf que cette histoire il ne faut pas l'oublier fut bien réelle.

L'écriture de Tom Rob Smith retranscrit bien cette atmosphère, froide, concise et sans concession. Le style est haché et tranchant.

Belle découverte. Je lirai certainement la suite.

samedi 18 mai 2019

Fantômes d'hiver (Kate Mosse)


La Grande Guerre a anéanti toute une génération, fauchée à la fleur de l'âge... Dans le cas de Freddie Watson, un jeune Anglais du Sussex, elle lui a pris son frère bien-aimé. Hanté par cette disparition, il erre sans savoir comment échapper à cette douleur lancinante Au cours de l'hiver 1928, Freddie voyage dans le Sud-Ouest de la France, quand sa voiture quitte la route. Encore sous le choc, il s'enfonce en chancelant dans les bois et trouve refuge dans un village isolé. Là, lors d'une sorte de fête médiévale, il rencontre Fabrissa, une belle jeune femme qui pleure elle aussi ses disparus. Au cours de la nuit, Fabrissa raconte à Freddie une étrange histoire. Le lendemain, à son réveil, Freddie se demande si tout cela n’était pas un rêve. Pourtant il existe bien un mystère lié au passé cathare du village...



Entre réalité et illusion, l'auteur nous entraîne dans un mystère profond. Un roman dans lequel règne un lourd silence que seul le bruit des souvenirs parvient à le percer. 




jeudi 16 mai 2019

Le manoir d'Alderney (Anne Perry)



Londres, 1910. Tout accable Philip Sidney, diplomate britannique à l’ambassade de Washington, accusé officiellement de détournement de fonds, officieusement d’avoir agressé la fille d’une famille américaine respectée et dérobé un bijou. Chargé de sa défense, Daniel Pitt doute de son client, du dossier, tressé d’étranges coïncidences, et tout autant de lui même : sa propre sœur est proche de la victime. L’affaire en cache bien une autre et lorsqu’un cadavre vient entraver le procès, le jeune avocat se lance dans une enquête dangereuse, aux rouages labyrinthiques. Une histoire de passions, de vengeance et d’idéaux pervertis, qui, dans l’ombre de la Grande Guerre à venir, le mènera jusque dans la Manche, sur la mystérieuse île d’Alderney…

La reine du roman policier historique nous offre une nouvelle intrigue étourdissante, qui nous entraîne dans les arcanes d’une Angleterre passée dont elle seule a le secret.

« L’un des mystères les plus intrigants écrits par Anne Perry, dont la scène de clôture est peut-être l’une de ses plus fortes à ce jour. » Kirkus Reviews

338 pages


Dans ce dernier roman polar d'Anne Perry, on retrouve les héros récurrents de l'auteure, Thomas et Charlotte Pitt, mais surtout leur fils Daniel jeune avocat dans un cabinet réputé de Londres.
De l'auteure, j'ai lu ses deux premiers romans « L'étrangleur de Cater Street » et « Le mystère de Callander square », lors de la rencontre de Thomas et Charlotte en 1880.
D'après ce que j'ai pu comprendre, ce roman est le deuxième qui met en scène le jeune avocat fils de Thomas et Charlotte avec « Un innocent à l'Old Bayley » que je compte bien lire. Nous sommes cette fois ci début XXème siècle en 1910.
Ce roman est à la fois polar et enquête judiciaire, la majeure partie du livre se passant dans un tribunal.

Philip Sidney, jeune diplomate anglais en poste à Washington est accusé de malversation et d'agression. L'immunité diplomatique se faisant, il quitte précipitamment les États-Unis, mais se retrouve néanmoins rattrapé par les faits en Angleterre. Daniel Pitt chargé de sa défense veut croire en l’innocence de son client et va tout faire pour le prouver. Le voici donc à la recherche des indices et des mobiles de cette affaire qui pourrait ne pas être si simple qu'elle apparaît.
De plus l'occasion lui est donné de retrouver sa sœur, mariée à un américain et maman de deux charmantes petites filles. C'est le temps des retrouvailles pour eux et pour Jemina sa sœur de se rendre compte de la différence pour elle de se retrouver à nouveau dans son pays. Malgré tout l'amour de son mari elle ne sent pas totalement intégrée dans le nouveau monde.
Où l'on assiste aussi aux divergences d'opinions et aux préjugés des uns et des autres pour l'anglais ou l'américain. Chacun se méfiant de l'autre.

Petit polar sur fond d'annonce de la première guerre mondiale.

J'aime beaucoup l'écriture d'Anne Perry, j'ai toujours plaisir à lire un de ses romans. Les personnages sont approfondis, la narration peut paraître parfois un peu longue mais justement chaque indice et questionnement nous mène tout doucement à la solution de l’affaire.

Merci à Babelio et les Éditions 10/18 pour cette avant première en masse critique privilégiée.

vendredi 1 février 2019

La trilogie du subtil changement, 3 Une demi couronne (Jo Walton)



1960. Dix ans ont passé depuis l'attentat contre Hitler déjoué par Peter Carmichael. L'homme qui fut un brillant inspecteur de Scotland Yard dirige maintenant le Guet, la redoutable police secrète créée par Mark Normanby pour juguler l'opposition et traquer les Juifs. Il a adopté Elvira Royston, la fille de son ancien adjoint. Alors que la jeune Elvira se forge lentement mais sûrement une conscience politique et découvre avec effroi les coulisses d'une Angleterre vendue au fascisme, de nouveaux mouvements sur l'échiquier politique secouent le pays. Le duc de Windsor, qui juge Mark Normanby trop mou, est revenu en Angleterre. S'appuyant sur des milices fascistes, il espère bien prendre le pouvoir et faire adhérer une fois pour toute la Couronne britannique à une politique aussi visionnaire que celle d'Adolf Hitler. Avec Une demi-couronne, Jo Walton clôt en beauté sa trilogie du Subtil changement et nous rappelle que les Justes, aussi, peuvent faire l'Histoire.

Dernier tome de la trilogie du subtil changement, Une demi-couronne nous amène en 1960 dans un Royaume-Uni largement fasciste. On y retrouve le commandant Carmichael devenu chef du Guet, une organisation équivalente à la Gestapo. Le but du Guet ? Supprimer l'opposition et traquer les Juifs et les indésirables. Un poste que Carmichael a accepté malgré lui après avoir déjoué l'attentat contre Hitler.

Dans le second tome Carmichael a promis à son adjoint Royston de prendre soin de sa fille Elvira à sa mort. Et c'est ce qu'il a fait en faisant d'elle une lady et en lui donnant une éducation qui va lui permettre d'intégrer la prestigieuse école d'Oxford. La jeune fille qui a dix-huit ans est conditionnée à l'ambiance générale, le fascisme, la haine des juifs, mais tout simplement parce qu'elle a été éduquée ainsi. La réalité va lui ouvrir les yeux.

On assiste donc à un remaniement total par rapport à notre réalité, la Russie a été atomisée, le Japon devient une nation possédant la bombe nucléaire, le continent européen est à la botte d'un Hitler vieillissant mais toujours présent, les camps de concentration déportent, tuent toujours autant, avilissent les opposants, les juifs. L’Angleterre extradent les dissidents sur les camps de l'Europe. Il ne fait pas bon vivre dans cette uchronie. Des rapports de force se mettent en place entre les différents pays vainqueurs.

Avec ce dernier tome, Jo Walton clôt donc sa trilogie du subtil changement avec panache. Que serions-nous devenus sous la férule d'un Hitler et d'un Japon tout puissant et imposant leur doctrine au monde.
Cependant, s'il y a un fond politique qui plonge nos personnages dans les aléas de l'époque, Jo Walton reste centrée sur ses héros. Et c'est ce que j'ai aimé, la psychologie des protagonistes est bien développée et on assiste à l'évolution de la jeune Elvira prenant conscience des événements. Son milieu l'ayant rendu totalement imperméable à ce qu'il se passait autour d'elle. Elle peut paraître effectivement très puérile et immature au début du roman. Les choix et les décisions de son tuteur la mettront en difficulté, car à travers elle, c'est lui qui est visé. C'est une sorte de quête initiatique qui marquera l’esprit de la jeune femme et la poussera à agir pour changer les choses.

Excellente lecture, très dynamique et rythmée. Les débuts sont souvent plus psychologiques et à la moitié du livre l'action s'intensifie et nous entraîne à un dénouement à la fois heureux et triste.

Merci à mon cher ami BazaR, pour cette lecture commune. Nous avons fait un bon bout de chemin à travers cette uchronie intéressante et pleine de rebondissements.

mardi 1 janvier 2019

La dernière leçon (Mitch Albom)


Chacun a connu dans sa jeunesse quelqu'un qui a su comprendre ses aspirations et ses inquiétudes, l'a aidé à trouver sa voie, à devenir un adulte. Pour Mitch Albom, cet homme fut Morrie Schwartz, son professeur d'université.



Après l'avoir perdu de vue, Mitch apprend que Morrie est atteint d'une maladie mortelle et qu'il a décidé de transformer sa mort en une dernière leçon de philosophie. Mitch lui rendra visite pendant de longs mois, pour chercher avec lui la réponse à cette question qui nous hante tous : comment vivre ? (Amazon)





Très sincèrement, j'aime beaucoup cet auteur mais le thème abordé dans ce roman m'a un peu plombé le moral et en plus, j'ai trouvé qu'il se répétait beaucoup. 

On en tire, cependant, une bonne leçon car nous ne sommes jamais assez prêt face à l'invitation de la Mort à venir la rejoindre. 



lundi 22 octobre 2018

Trilogie du subtil changement, 2 Hamlet au Paradis (Jo Walton)



Londres. 1949. Viola Lark a coupé les ponts avec sa noble famille pour faire carrière dans le théâtre. Quand on lui propose de jouer le rôle-titre dans un Hamlet modernisé où les genres ont été chamboulés, elle n'hésite pas une seconde. Mais l'euphorie est de courte durée, car une des actrices de la troupe vient de mourir dans l'explosion de sa maison de banlieue. Chargé de l'affaire, l'inspecteur Carmichael de Scotland Yard découvre vite que cette explosion n'est pas due à une des nombreuses bombes défectueuses du Blitz. Dans le même temps, Viola va cruellement s'apercevoir qu'elle ne peut échapper ni à la politique ni à sa famille dans une Angleterre qui embrasse la botte allemande et rampe lentement vers un fascisme de plus en plus assumé. Hamlet au paradis est le second volume de la trilogie du Subtil changement. On y retrouve l'inspecteur Carmichael, en fort mauvaise posture, ainsi que l'élégant mélange d'uchronie et de polar so british qui a fait le succès du Cercle de Farthing.
416 pages


Née au pays de Galles, Jo Walton vit depuis 2002 au Canada. Elle est l'auteur de nombreux romans, dont Morwenna qui a reçu les prix les plus prestigieux (British Fantasy Award, prix Nebula et prix Hugo), la trilogie du Subtil changement, Mes vrais enfants et Les griffes et les crocs.


Second tome de la trilogie du subtil changement, Hamlet au paradis nous ramène dans ce monde, imaginé par Jo Walton, d'une l'Angleterre qui aurait choisi de signer un accord de paix avec l'Allemagne nazie, laissant le reste de l'Europe dans les mains d'Hitler.
De ce fait on assiste à une montée en puissance du fascisme, de la chasse aux juifs, communistes et homosexuels. Les personnes visées cherchent à fuir, à se réfugier au Canada quand d'autres sont expulsées vers l'Europe et les camps d'extermination.

Ce tome nous invite dans le monde du théâtre deux semaines après les événements du Cercle de Farthing où nous avions fait la connaissance de l'inspecteur Carmichaël enquêtant sur le meurtre d'un politicien chargé de signer la paix avec le troisième Reich.
Cette fois-ci l'enquête policière démarre par une explosion, accident ou crime ?
Carmichaël enquête dans le milieu du théâtre et plus particulièrement autour d'une pièce en cours de répétition : Hamlet.
Viola Lark, jeune aristocrate qui a rompu avec son milieu en est le principal personnage. Elle se retrouve bien malgré elle mêlée à un complot visant à changer le monde. Du moins c'est ce qu'elle veut bien croire. Car sont ce les hommes ou les idées qui ont force de loi en ce bas monde.
Le personnage de Viola est à la foi fort et fragile. Élevée dans un monde imbu de ses privilèges, elle a voulu tout quitter pour vivre sa passion : le théâtre. Ces autres sœurs ont pris un autre chemin, dont l'une est devenu communiste et l'autre nazie. La fratrie est soudée, mais pas forcément dans le bon sens.

Jo Walton mêle habilement histoire et uchronie, en passant par l'IRA et son combat pour l'indépendance, ainsi que le communisme avec l'affrontement qu'il y a entre nazisme et communisme, Hitler et Staline. Les exactions de chaque camps sont évoqués, ainsi que les camps de concentration.
L'opinion anglaise est plus ou moins au courant de ce qu'il se passe, mais est-ce de l'apathie, de l'indifférence, personne ne veut savoir ou n'a envie de défier le pouvoir en place.
Néanmoins une émergence de résistance se fait jour avec ce groupe qui se forme pour commettre un attentat et dire non à ce qui les entoure. Entre idéalistes et opportunistes, ils ont au moins le désir de changer le cours de leur histoire.
L'atmosphère à Londres devient de plus en plus lourde, on sent le fascisme ambiant monter en puissance.
Et Carmichaël là dedans, fait son boulot, il est inspecteur, il enquête, démasque et arrête. Lui-même est sur la corde raide. Il est manipulé et menacé par ses supérieurs. Son amour pour son compagnon est une grande menace pour lui et son devenir. Saura-t-il faire les bons choix pour lui ou le pays ?

Finalement donc à la fois polar et uchronie, ce deuxième tome fut très plaisant à lire. Jo Walton a un don pour accrocher son lecteur et pourtant ses personnages principaux sont vraiment très complexes et ne savent pas toujours où se situer, pas forcément sympathiques avec leurs hésitations et leur égoïsme mais aussi très humains quand ils se rendent compte des implications qui s'imposent à eux.
Et puis bien sûr, il y a aussi cette ambiance so british, très feutrée qui donne l'impression que tout se déroule dans une atmosphère en décalage avec les événements.

J'ai pris grand plaisir à lire ce deuxième tome . Amateur d'uchronie et de Sf J'ai  voulu connaître la suite des aventures de Carmichaël et ce fut très agréable. A très bientôt pour le tome 3.

jeudi 15 février 2018

Orgueil et préjugés (Jane Austen)

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.




Jane Austen, née le 16 décembre 1775 à Steventon, dans le Hampshire en Angleterre et morte le 18 juillet 1817 à Winchester, dans le même comté, est une femme de lettres anglaise.
Son réalisme, sa critique sociale mordante et sa maîtrise du discours indirect libre, son humour décalé et son ironie ont fait d'elle l'un des écrivains anglais les plus largement lus et aimés.
Aujourd’hui, son talent de peintre des mœurs et de la province anglaise font d'elle un des auteurs pré-victoriens les plus connus et des plus mordants.





Je dois dire que le début fut laborieux. Et puis je suppose, que la magie du livre m'a conquise. Bien écrit, plein d'humour, surtout dans le comportement de certains personnages (Mme Bennet, Mr Collins et d'autres...). 

De plus derrière les aventures sentimentales des cinq filles Bennet, Jane Austen dépeint fidèlement les rigidités de la société anglaise au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. 

À travers le comportement et les réflexions d'Elizabeth Bennet, Jane Austen soulève les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la petite gentry campagnarde pour s'assurer sécurité économique et statut social. À cette époque et dans ce milieu, la solution passe en effet presque obligatoirement par le mariage : cela explique que les deux thèmes majeurs d'Orgueil et Préjugés soient l'argent et le mariage, lesquels servent de base au développement des thèmes secondaires. 



A force d'encouragements des copines qui m'exhortent à découvrir la littérature classique, je me suis lancée dans cette romance. 

Une lecture assez laborieuse, détestant cette lenteur du récit.

Mais au final j'ai apprécié cet humour, le côté sarcastique de l'auteure qui dépeint cette société du XVIIIème siècle. 

Mon personnage préféré reste Mr. Bennet, avec son côté pince-sans-rire, ses réparties, sa manière de moucher sa femme (mais quelle horreur celle-ci - totalement risible !).

Par contre, je ne suis pas du tout tombée sous le charme de Mr. Darcy tout en ayant apprécié le caractère fougueux d'Elizabeth Bennet.

Je pense que je ne serai jamais une fervente adepte de la littérature classique mais compte découvrir d'autres titres de cette époque.