dimanche 12 avril 2026

Voyage léger (Naomi Mitchison)

 




Après avoir été recueillie par les ours des forêts septentrionales, la jeune Halla est rapidement confiée à Uggi, un Maître-Dragon qui l’élève selon les principes de la draconité. Mais le règne de ces créatures ancestrales touche à sa fin, et un choix s’impose bientôt à Halla : vivre tels les dragons, amassant des trésors, ou voyager léger. Des lointaines contrées du Nord à la cité de Constantinople, elle arpentera le monde, portée par la sagesse des bêtes et la cruauté des hommes.

En 1952, paraît un texte lumineux, poétique et féministe avant l’heure. Une véritable ode à la différence et à la liberté, où l’apprentissage du monde passe avant tout par la quête de soi. Augmenté d’essais d’Amal El-Mohtar et de Samantha Shannon, ce conte merveilleux – souvent comparé au Hobbit de Tolkien –, ravira aussi bien les plus jeunes que les lecteurs aguerris, tant l’approche de Naomi Mitchison (1897-1999), entre légèreté et sagesse, est universelle.
 



Voyage léger est une bien belle découverte d’une autrice que je ne connaissais absolument pas. A la traduction française on ne trouve d’ailleurs pas grand-chose de son œuvre qui fut pourtant large.

Ce petit roman, conte fantasy démarre comme tout conte pour enfant : il était une fois… une petite fille abandonnée par son père le roi et sa marâtre. Sa nourrice, métamorphe ourse va la sauver et la prendre sous son aile pour sa première année. Mais comme toutes ses congénères ourse, elle doit hiberner et confie l’enfant à un ancien dragon Uggi qui va élever et former Halla à la draconité.

Ce début d’histoire a tout d’un conte pour jeune enfant, mais petit à petit on retrouve les codes de la fantasy avec les dragons, les trolls, les animaux qui parlent et communiquent avec notre petite héroïne. Et puis Halla grandit et part à l’aventure de ce vaste monde, à la découverte de ce qu’est vraiment l’homme et la société.

Tout au long l’auteure nous raconte aussi les différentes mythologies scandinaves, russes, la religion chrétienne et les dérives des grandes cités asservies aux tyrans. On se retrouve de Byzance à Kiev en passant différentes contrées.

Halla va grandir, apprendre et faire ses propres choix.

J’ai trouvé ce roman jeunesse frais, agréable à lire, un langage des années 1950, soutenu et riche. De belles descriptions de la nature et des régions visitées. Une grande sensibilité émerge de cette histoire. On s’attache à cette jeune fille qui finalement suit sa propre quête et prend les décisions qui lui conviennent pour son propre bonheur.

Merci à Babelio et aux Éditions Callidor pour ce très beau livre aussi bien le contenant que le contenu.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire