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mardi 12 février 2019

La gardienne, 1 Conflits astraux (Elin Bakker)



"Alicia est une louve-garou qui a été condamnée pour meurtre. Accusée à tort, elle est envoyée dans le monde des humains pour travailler dans une mystérieuse académie.
Celle-ci accueille des étudiants qui possèdent le gène de l'Alpha à leur insu. Cette malformation génétique leur donne le pouvoir de développer un loup intérieur, chose qui est impossible pour les autres humains.
Son protégé, Dennis Krevers, ne connaît rien de l'existence des loups. Cependant, quelque chose le relie à Alicia, les mettant tous les deux en danger.
La jeune femme est peu à peu rongée par son sombre passé.
Est-elle vraiment aussi innocente qu'elle en a l'air? "



Elin Bakker a toujours été passionnée par l’écriture et la lecture. Depuis son plus jeune âge, elle imagine des mondes fantastiques aux nombreuses facettes. À 15 ans, elle se lance sur la plateforme wattpad avec son premier roman. Encouragée par ses lecteurs et par le franc succès de ses histoires loup-garou, elle explore tous les genres littéraires de l’imaginaire. Aujourd’hui, elle écrit des romans fantasy, comme le premier volet de sa sage autour du monde des vampires nommé vampire en colocation.
A 17 ans, son premier roman ," Vampire en colocation" , est édité par Sudarenes Editions. La Gardienne est son second ouvrage édité


Alicia, jeune fille aux pouvoirs surnaturels de louve-garou est condamnée pour un meurtre commis en légitime défense. Sa punition, rejoindre une institution ou académie qui regroupe des humains avec un gène loup-garou (mais pas conscient de l'avoir) et leurs gardiens chargés de les protéger.

Son protégé sera Dennis, jeune homme séduisant, un peu paumé envers qui elle éprouve un lien très fort.

Ceci est donc le début de la punition d'Alicia qui est fort désorientée dans ce nouvel environnement et pourtant tout en elle ne devrait pas réagir de manière si inattendue. Elle a été entraînée à subir toutes les agressions, à cacher ses sentiments et même à tuer. Et pour cela elle a eu le meilleur des mentors, Markus.

Je dois dire que j'ai trouvé Alicia, fort centrée sur elle-même et ses petits soucis. Elle si forte, ne fait que se lamenter sur ce qui lui arrive, ses sentiments sont mis à mal et elle ne sait comment réagir. Pour une louve fort aguerrie comme elle, elle devrait pouvoir réagir en conséquence. Est-ce le lien qui l'unit à Denis qui met à mal toutes ses défenses.

Les codes de la bit-litt sont bien réunis dans ce deuxième roman d'Elin Bakker, les notions de meute, de soumission, d'Alpha et d'Omega. Et bien sûr les complots, meurtres et coups bas sont au rendez-vous. L'amitié et l'entraide aussi, ce qui fait bonne balance à l'histoire.

Les idées sont bonnes, le seul mais, c'est que j'ai trouvé qu'Alicia s'apitoyait un peu trop sur son sort. Sinon bonne écriture pour cette jeune auteure qui a de bonnes idées en manière de fantasy/bit-litt.
A voir dans les prochains tomes à venir.

En tout cas un grand merci à Elin Bakker, de nous avoir proposé de lire son second roman, à travers notre blog à mes coblogueuses et moi-même. C'est toujours un plaisir de voir émerger de jeunes auteurs qui ont l'avenir devant eux.

mardi 1 janvier 2019

Livres lus en 2018 (Mariejo)



LIVRES LUS EN 2018 PAR MARIEJO

Historique :

Barthelet, Marie - Damalis *(630 pages)
Bonnaventure, Lydia - Frénégonde (168 pages)*
Bruneau, René - La guerre des sabotiers (390 pages)*
Dalrymple, William et Anita Annand - Le Koh-I-Noor *(237 pages)
Gordon, Noah – Le médecin d'Hispahan (603 pages)
Le Brun Dominique - L'Arctique, l'histoire secrète * (624 pages)
Richard, Christian - La ligne de démarcation dans la Vienne * (434 pages)
Rouvère, Michel - Un rêve de pierre (650 pages)

Thriller/Policiers :

Abel, Barbara – La brûlure du chocolat (324 pages)
Bannalec, Jean-Luc - Péril en mer d'Iroise * (523 pages)
Bolton, Sharon - S'il n'avait pas neigé (81 pages)
Bryndza, Robert - La fille sous la glace (448 pages)
Chaussée-Hostein, Sylvie - Nuit blanche (38 pages)
Clarck, Mary Higgins -  Les années perdues (384 pages)
Foulon, Carine - Chicago requiem (SP)(348 pages)
Garreau, Bernard-Marie - La nuit des écluses * (300 pages)
Gustawsson, Johanna Block 46 (480 pages)
Konigshoven, Elodie - Séparés (SP)
Laflamme, Steve - Le chercheur d'âme (512 pages)
Lechanteur, Brigitte - La voix de mon père (203 pages)(SP)
Lemaître, Pierre – Au revoir là-haut (577 pages)
Marsons, Angela - Le pensionnat des innocentes (432 pages) 

Perry, Anne :
- Le mystère de Callander Square (383 pages)*
- Du sang sur la Tamise (384 pages)

Vitto, Cara - Une fille en danger (SP)(261 pages)
Vitto Cara - Le sorcier blanc (SP) (224 pages)
Vivier Karine - L'humanité en moins (183 pages)
Waddell, Dan – Code 1879 – les enquêtes du généalogiste (361 pages)

Fantastique, fantasy :

Carson, Rae - 
- La fille de braises et de ronces (T01)
- Le garde royal (T04)

Desange, Sosthène - Ash & Vanille (395 pages) (SP) 
Desvaux Sylvain - Lost ages (Ep 1) Le chevalier Béantreux (SP)(16 pages)
Dewdney, Patrick K. - L'enfant de poussière (624 pages)

Dopffer, Jean-Marc - Etolien le manchot (56 pages)
Dopffer, Jean-Marc - Gienah la Mercenaire (56 pages)

Fradin, Yannick A.R. - Gurifin et l'ode à la Lune (16 pages)(SP)
Fradin, Yannick A. R. - Le seigneur noir de Lokarith (19 pages)(SP)
Fradin, Yannick A.R. - Kainuchi et la montagne des fées (19 pages) (SP)
Fradin, Yannick A.R. - La sirène et l'Hippocampe (18 pages) (SP)
Fradin, Yannick A.R. - La licorne du Val d'Ambre (18 pages)(SP)
G.G. Martin - Dragon de glace (116 pages)
Jhelil, Azaël - L’œuf de Tanglemhor (800 pages) *
Harkness, Deborah - Le livre perdu des sortilèges/T03/ Le nœud de la sorcière (573 pages)

Meyer, Marissa - Les chroniques lunaires 
. Tome 1 - Cinder 
. Tome 2 - Scarlett

Ormerod, Mylene - A pas de loup (86 pages) (SP)

Pevel, Pierre : Trilogie de "Le Paris des merveilles" : 
- Les enchantements d'Ambremer (T01)
- L’élixir d'oubli (T02)
- Le royaume oublié (T03)

Vonarburg, Elisabeth - Les contes de la chatte rouge 

Science-Fiction et Steampunk :

Anderson, Poul :

- La patrouille du temps - Tome 1 - (286 pages)
- Le patrouilleur du temps - Tome 2 (384 pages)
- La patrouille du temps - Tome 3 - La rançon du temps 
- La patrouille du temps - Tome 4 - Le bouclier du temps 

- La saga de Hrolf Kraki (312 pages)

Sanderson, Brandon – L'âme de l'empereur (216 pages)*
Sheehan, Anna - Belle de glace (384 pages)

Siverberg, Robert - Roma Aeterna (535 pages)

Walton, Jo – 
- Tome 1 -  Le cercle de Farthing (416 pages)
- Tome 2 - Hamlet au Paradis (416 pages) 

Littérature francophone

Charmasson, Guy – Noblesse de paille (328 pages) *(boule de neige juin/juillet)
Colot Marie  et Guilbert Nancy - Deux secondes en moins (320 pages)
Daull, Sophie – Camille mon envolée (192 pages)
Duhamel, Cindy - Aurielle et les super-héros de la littérature (SP)
Dupuy, Marie-Bernadette : Angelina - Les mains de la vie (650 pages) *
Giesbert, Franz-Olivier – La cuisinière d'Himmler (416 pages)
Ludot, Emmanuel - Touche pas à ma thyroïde (150 pages)
Malzias, Mathieu - Le journal d'un vampire en pyjama (240 pages)
Medeiros, Antonia - Les Crèvecoeur T1 Edith et Romain (490 pages)(SP)
Medeiros, Antonia - Les Crèvecoeur T2 Germain et Raphael (500 pages) (SP)
Murail, Elvire - Tome 1 Les Kinra Girls (150 pages) MC
Murail, Elvire - HS - Singrid et la sorcière (250 pages) MC
Murail, Elvire - Le petit cœur brisé (208 pages) 
Ruffin, Jean-Christophe - Le collier rouge* (176 pages)

Littérature étrangère

Atwood, Margaret – Captive (624 pages)(boule de neige avril/mai)* (abandon)
Donohue, Meg – La fille qui cherchait son chien (et trouva l'amour) (315 pages)*
Horn, Mike - L'antarctique, le rêve d'une vie (280 pages)(SP)
Macomber, Debbie - La surprise de Noël
Madelaine, Bruno - Les petits yeux étoilés (212 pages)
Moyes, Jojo - La liste de Noël
Redel, Victoria - Nous avant tout le reste (304 pages)*
Sternberb, Emma - Cinq amies au soleil 


Bandes-dessinées et romans graphiques :

- Convard, Didier – Lacrima Christi (3 tomes)*
- Filippi et Camboni – Le voyage extraordinaire (2 tomes)*
- Hemma - Les contes enchantés (100 pages)
- Martin Jacques : tome 19 d'Alix - Le cheval de Troie*

Grands classiques :

Balzac :
- Le Colonel Chabert (92 pages)
Adieu (95 pages)

Shakespeare, William - La vie et la mort de Richard III (162 pages)

mardi 11 décembre 2018

La Patrouille du Temps, 4 Le bouclier du temps (Poul Anderson)



Voici venue l'heure des ultimes aventures de Manse Everard et ses collègues de la Patrouille du temps au service de l'Histoire… Des aventures qui conduiront nos héros depuis la préhistoire jusqu'à une étrange variante de notre XXe siècle, en passant par la Bactriane du IIIe siècle avant notre ère et le Moyen Âge italien. Car les Exhaltationnistes menacent toujours, sans parler d'un danger plus grand encore qui pourrait bien annihiler jusqu'à la Patrouille elle-même… et nous avec !


Poul Anderson (1926-2001) est l’un des grands auteurs classiques de l’Âge d’Or américain, lauréat de trois prix Nebula et sept prix Hugo. Longtemps boudé en France par la critique, considéré outre-Atlantique comme un maître incontestable, on lui doit quelques-uns des livres cultes du genre, dont Les Croisés du Cosmos, Flandry, Hrolf Kraki et, surtout, le cycle de La Patrouille du temps, dont les éditions du Bélial’ ont entrepris la publication dans une intégrale inédite de quatre volumes présentés et traduits par Jean-Daniel Brèque.

Imposant roman publié en France pour la toute première fois, Le Bouclier du temps, ultime volet du cycle de La Patrouille du temps, clôt cet immense classique en apothéose.


On retrouve dans ce quatrième et dernier tome de La Patrouille du Temps, Manse Everard notre patrouilleur non-attaché préféré, ainsi que Wanda Tamberly déjà rencontrée dans le livre précédent « La rançon du temps » ainsi que Keith Denison héros principal dans « Le grand Roi » (Cyrus le Perse).

C'est donc l'ultime volet de cette saga, grand classique de la Sf.

Manse Everard est un patrouilleur non-attaché qui est sur tous les fronts. Il est libre de ses mouvements et agit souvent seul. Les missions les plus périlleuses et délicates lui sont réservées. Dans ce tome-ci il en sera encore de même.

Wanda Tamberly, elle, est l'héroïne de la nouvelle « La Béringie » qui se passe en 13 312 avant Jésus-Christ, dans une histoire très poignante qui met encore en scène l'attachement que peuvent ressentir les patrouilleurs lors de leur mission vis à vis des populations qu'ils côtoient. Ils sont humains après tout. Mais à force des vortex et distorsions du temps se créent.

6 parties échelonnent le roman :

- L’Étranger est dans tes portes (rencontre entre Manse Everard et Guion sorte d'inspecteur interne à la Patrouille)

- Les femmes et les chevaux, le pouvoir et la guerre (rencontre d'un soldat russe et d'un inconnu avec un artefact inconnu) – Afghanistan

- Avant les dieux qui créèrent les dieux (lieu de repos pour les patrouilleurs en 31 275 389 avant J.C. au temps de la Terre de l'Oligocène : Deuxième période de l'ère tertiaire s'étendant sur une durée de vingt millions d'années entre l'éocène et le miocène )

- La Béringie – 13 212 avant J.C. Rencontre de Wanda Tamberly avec une population Les Nous (Tulat ) qui sont des cueilleurs/pêcheurs pacifiques auxquels elle s'attache. Arrivées et mouvements de population, cette fois-ci des chasseurs de mammouths, plus guerriers et belliqueux.

- Devinez un peu (à nouveau rencontre de Manse et Guion) on sent qu'il y a un lien avec les événements en cours.

- Stupor mundi : altération du cours de l'histoire, autre réalité qui se crée après 1138 et un événement majeur en Sicile. Et où on retrouve Keith Denison déjà rencontré dans le grand Roi.

L'écriture de Poul Anderson, raconte aussi bien l'Histoire que la petite histoire de nos personnages. Le point est accentué dans ce tome, sur les sentiments et réactions de nos patrouilleurs. Leurs doutes, leurs peurs, le temps qui pour eux défilent moins vite que pour ceux qu'ils aiment.
Dans les premières parties, la chasse aux derniers Exaltationnistes est palpitante et bien menée. Ensuite on assiste au mouvement de population à travers les continents, lors de la période glaciaire.
Puis on va tomber dans une altération majeure du temps, car la réalité connue va se retrouver totalement annihilée et remplacer pas une autre très particulière. Un gros travail attend Manse et Wanda. Ce dernier opus se termine en beauté avec une histoire qui nous mène au sein du gros problème de l'altération du temps à travers un personnage.

Toujours aussi bien écrit, un plaisir de lire les descriptions des différentes périodes où nous sommes véhiculés…. Les personnages sont attachants, bien que différents au fil des périodes vécues. Chaque époque a ses us et coutumes, les héros n'ont pas la même façon d'appréhender les événements mais ont tous la capacité et l'énergie à les résoudre.

Je termine les aventures de La patrouille du temps et je suis très contente d'avoir au cours de l'année, lu les quatre tomes qui la constituent. Le challenge initié pour cette lecture m'y a bien incitée. J'avais lu le premier tome il y a plusieurs décennies et le fait d'avoir la totalité publiée est un grand plus pour vraiment apprécier les différentes histoires qui sont réunies dans cette quadrilogie.

dimanche 2 décembre 2018

Lectures de Marie-jo pour Octobre/Novembre 2018



Deux mois de lectures plaisir et jeunesse.

De la fantasy, de la science-fiction, de l'Histoire, un polar.

Tout pour me plaire .


Octobre : 

   
  




Novembre 2018 :

 
  
 


Le Paris des Merveilles, 3 Le royaume immobile (Pierre Pevel)



Le tout-Paris des Merveilles bruisse d'une incroyable nouvelle : les prochaines élections du Parlement des Fées seront ouvertes à des représentants de la Terre. Griffont se voit, quant à lui, proposé d'être le représentant du Cercle Cyan. Il a, toutefois, bien d'autres chats (fussent-ils ailés) à fouetter. Son jeune ami François-Denis de Troisville lui a demandé d'être son témoin lors d'un duel face au redoutable Victor Dalmas, mage du Cercle Incarnat à la triste réputation. Mais celui-ci va mystérieusement disparaître, ravivant, s'il en était besoin, les tensions entre les Cyan et les Incarnat. Une fois de plus, Griffont et Isabel de Saint-Gil vont devoir mener l'enquête. Le Royaume Immobile clôt en beauté le cycle du Paris des Merveilles, une trilogie steampunk aussi drôle qu'érudite. 


448 pages 


Et voilà, c'est la fin des aventures de notre cher Griffont et de sa belle et tendre Isabel.

Où nous faisons connaissance avec de nouveaux personnages François-Denis de Troisville déjà rencontré dans le précédent tome et élève et ami de Griffont, du maître d'arme Incarnat Mortaigne et de sa charmante fille Adélaïde.

Tout ceci dans une nouvelle aventure trépidante, virevoltante et pleine de surprise. Où l'époque des duels n'est toujours pas révolue et où l'honneur de ces gentilshommes est très chatouilleux.

« En 1910 l'époque était révolue où un regard était une insulte et où les rencontres sur le pré saignaient la noblesse française malgré les édits royaux. Néanmoins il arrivait que des journalistes, des militaires, des politiques…. Ou des mages vident une querelle à l'épée ou au pistolet »

Le renouvellement du Parlement des fées et l'introduction des humains en son sein, remue bien la gente magique du pays. Luttes d'influence et de pouvoir sont à l’œuvre. Et où Griffont se voit proposer de rentrer au Parlement en représentation de son cercle.

Du coup règne dans ce tome une ambiance trépidante entre elfes noirs, anarchistes, sbires à la solde de la reine noire, tout le monde est à la recherche d'un secret bien gardé.

Toujours aussi enthousiaste à lire les aventures de notre mage Cyan, et de sa belle toujours aussi vive et rebelle, n'en faisant qu'à sa tête avec ses acolytes Lucien le gnome et Auguste le géant. Le must, des réponses à un tas de questions que je me posais sur Isabel alias Aurélia ancienne dame d'atour de la reine Meliane.

Ce tome-ci est un peu plus sombre que les précédents. Griffont et Isabel, cherchant à déjouer un complot anarchiste, vont faire remonter à la surface de multiples raisons de se mettre encore en délicatesse avec le royaume d'Ambremer.

Bien des révélations nous seront faites à la fin de l'histoire, dommage je trouve, qu'elle n'ait été trop rapide et expédiée. J'en aurais bien lu encore un peu sur les tenants et les aboutissants.

Mais vous l'aurez deviné cela n'aura en rien gâché mon plaisir, j'ai adoré ce tome-ci tout autant que les autres et cette trilogie lue en compagnie d'Angie et d'Eric aura été un vrai plaisir de lecture et d'humour. Une belle découverte d'écriture de Pierre Pevel. A voir à présent dans sa bibliographie ce qui pourrait prendre la suite. J'hésite entre le Haut-Royaume et Les lames du cardinal… Vous sauriez me conseiller ? ^^

jeudi 29 novembre 2018

Kinra Girls, Singrid et la sorcière (Elvire Murail)



Les Kinra Girls pensaient passer leurs vacances à l’Académie Bergström, rien de bien original. Pourtant, leurs plans vont être bouleversés car on a besoin d’elles… en Suède ! Leur amie Singrid ne va pas bien. Elle fugue, passe ses journées entières dans la forêt, que lui arrive-t-il ? Et si il y avait un lien avec Gretta, la nouvelle fiancé de son papa ?

Paru en octobre 2018
Editions PlayBac
250 pages


Singrid et la sorcière est le dernier Hors-série des Kinra Girls qui j'ai l'impression est très appréciée des jeunes de 8 à 12 ans. Je discutais dernièrement avec ma petite coiffeuse qui a une fille de 9 ans et qui adoooore cette petite saga enfantine. Très girly, colorée, bien écrit, de très chouettes illustrations d'Anne Cresci avec un vocabulaire très accessible à cette tranche d'âge, tout en faisant voyager l'enfant, dans ce dernier opus, en Suède. 


Elles y rejoignent leur copine d'Académie, Singrid, qui ne va pas bien du tout. Son père les appelle donc à l'aide.

Ce petit roman va permettre à l'enfant de voyager dans le grand Nord, de connaître quelques coutumes, légendes liées à la Suède, ses contes, sa culture. On y rencontre aussi une famille d'origine Sami, autrement dit des lapons qui je l'apprends est considéré comme une injure car lapons signifie « porteurs de haillons ». On en apprend tous les jours ;-)

Et puis si vous avez envie d'une bonne omelette au saumon, demandez la recette à Gunnar, l'ami de Singrid et des Kinra Girls.
Ce dernier est conducteur de traîneaux et leur fait découvrir l'immensité blanche de cette région avec ses chiens et ses traîneaux.

J'ai beaucoup apprécié cette petite lecture enfantine, elle me donne des idées de cadeaux pour mes petites filles.

Et ce qui ne gâche rien, l'objet livre est magnifique. Les illustrations très colorées et agréables à l’œil parsèment le livre par deux pages ainsi qu'au coin de chaque page. Chaque chapitre est séparé par une très belle page bleu avec des flocons de neige.

Merci à Masse critique Babelio et aux éditions Playbac pour ce joli livre qui va j'en suis sûre attirée beaucoup de petites filles en âge de lire.

dimanche 4 novembre 2018

La nuit des écluses (Bernard-Marie Garreau)



Cette nuit-là, le père Jean est réveillé en sursaut par un appel anonyme qui lui annonce la présence d'un cadavre aux écluses de Sarveilles, derrière la faculté. Ce sont en réalité deux corps que notre flic en soutane et son ami le commissaire Marcel Durand découvrent sur le terrain vague. Une nouvelle enquête qui va mettre en scène un notaire véreux, un ancien légionnaire, une vieille prostituée extralucide, une professeur nymphomane, un étudiant bohème, une princesse russe, les phénomènes de foire du Café des Mariniers, et la liste n'est pas close... Mais qui donc a tué Gérald de Beaudricourt et Natacha Leonidov ?

Envolume Éditions (16 novembre 2018)


Tout d'abord un grand merci à Babelio et les éditions Envolume de m'avoir choisie pour découvrir lors de la dernière masse critique et en avant première, le troisième tome d'un flic en soutane. Le livre paraîtra le 16 novembre prochain.
Il est mentionné qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu les deux tomes précédents : Un diplôme d'assassin- un Flic en Soutane Saison 1 paru en 2016 et Litanies pour des Salauds - un Flic en Soutane Saison 2 paru en 2017.

Les histoires étant indépendantes, je suis donc partie à la découverte du Père Jean et de son acolyte le commissaire Marcel Durand dit « le Gros »….
Nous nous retrouvons à l'époque post 1968 dans le milieu universitaire de Sarveilles. Un double crime vient d'être commis et ce sont nos deux compères qui mènent l'enquête.
Le Père Jean n'est pas un curé comme les autres, il croit profondément en Dieu, mais émet de solides réserves vis à vis des religions. Pas commun vous me direz, mais en plus il a une femme Sophie et un fils de 15 ans, non connus par les autorités ecclésiastiques, ainsi qu'une maîtresse Angéline (ancienne bonne-sœur). Drôle de paroissien ….
Et pourtant, il ne défroque pas et enseigne les lettres à Saint-Sigismond.

Dans ce tome 3, l'histoire se passe dans le milieu estudiantin de l'époque ainsi que dans un bar « Le Café des Mariniers » où l'on retrouve des frères siamois, leur femme, des étudiants, un éclusier et un ancien légionnaire totalement alcoolique. On y côtoie donc toute la misère du monde et le côté post soixante-huitard. La narration est très particulière avec une alternance avec un langage à la San-Antonio (préparez le dictionnaire d'Argot – on devine à la lecture la signification et certains termes me sont revenus en mémoire ;-), et avec un langage châtié des professeurs d'université très portés sur leur matière d'enseignement. En l’occurrence l'évolution de la langue, la sociologie et la philosophie.
Le Père Jean lui, pratique allègrement les deux langages.. et comme en plus il porte la soutane, les gens se confient facilement à lui. Ce qui facilite l'évolution de l'enquête.

Original comme polar. Très gouailleur et pittoresque. Il m'a fait l'effet d'un film noir des années 50/60 en noir et blanc. Le côté glauque de certaines situations et environnements fait peser une atmosphère très particulière sur l'histoire.

Je pense pouvoir dire que je l'ai lu facilement malgré le langage argotique avec lequel je ne suis pas très familière. Mais l'histoire suit un cheminement d'enquête qui nous fait faire connaissances avec un tas de personnages plus ou moins attachant. Le suspens est là, certaines situations me semblent un peu tirées par les cheveux, mais je dois dire que j'ai bien aimé me plonger dans cet univers très farfelu mais plein de tolérance.

vendredi 2 novembre 2018

La guerre des sabotiers (René Bruneau)





La Guerre des Sabotiers - ainsi nommée car les paysans révoltés étaient
chaussés de sabots - est un épisode peu connu de notre Histoire. Cette ultime convulsion d'une fronde qui avait déchiré le royaume durant cinq années, allait, pendant des mois, tenir en échec les armées du jeune roi Louis XIV, avant de s'achever dans le sang. Le roman débute à l'époque troublée de la fronde, à travers les destins croisés de personnages illustres, tels Colbert ou François de Vendôme, le fameux Roi des Halles, ennemi juré de Mazarin, et ceux d'anonymes emportés malgré eux dans le tumulte d'un temps où faste, ambitions et complots, côtoyaient misère et oppression. Cette incursion dans la France tourmentée et meurtrie du XVIIe siècle constitue aussi un voyage qui conduira le lecteur jusqu'en Nouvelle-France, aux tout premiers temps de sa colonisation. C'est aussi une grande histoire d'amour, avec de belles figures de femmes, connues et inconnues : Marie, promise aux plus hautes destinées, Audine, aimante et pathétique, Jeanne, l'aventurière flamboyante, et l'infortunée Zelda. C'est enfin, surtout, l'histoire de Loup, un jeune cardeur de laine que la vie a placé sur la route d'une demoiselle blésoise, Marie Charron, laquelle deviendra Mme Colbert, et sur celle du turbulent duc de Beaufort, prince insoumis, haï des puissants et adulé de la rue. Loup ne voulait qu'aimer. Il sera pourtant amené, presque malgré lui, à devenir ce chef de remarque qui allait conduire la guerre des opprimés contre un pouvoir devenu fou, avec le renfort d'une petite noblesse rurale, entrée en rébellion. Ce premier tome accompagnera les protagonistes de ce récit particulièrement mouvementé jusqu'au seuil de la révolte, laquelle fera l'objet d'un prochain ouvrage.

Éditions Marivole
Paru le 04 octobre 2018
390 pages





Tout d'abord un grand merci à Babelio et les Éditions Marivole pour cette masse critique de septembre, j'ai eu grand plaisir à découvrir l'écriture de René Bruneau ainsi qu'un événement méconnu, la révolte des sabotiers, parmi toutes les révoltes et émeutes qui ont émaillées notre histoire de France.

Et oui on plonge au début de l'histoire , en pleine Fronde, quand Louis XIV n'est qu'un enfant et que la régente et le cardinal Mazarin se trouve confrontés aux grands du royaume. Malheureusement lorsque les grands se battent ce sont les petits qui paient au propre comme au figuré. La taille, la gabelle, les impôts écrasent le petit peuple. Les troupes et les soudards dévastent les campagnes et les champs, la disette s'installe, les gens souffrent.

Un jeune homme Loup Lévesque/Chevrier tombe amoureux d'une jeune fille Marie inaccessible pour lui, il est cardeur, elle est fille d’Échevin. D'amour en déception, les jeunes gens se détacheront l'un de l'autre malgré l'amour qu'il y a entre eux.
Loup est attaché à la famille de Vendôme, surtout à la duchesse mère du Duc de Beaufort futur Roi des Halles de la Fronde, meneur et rebelle non pas à la couronne mais à Mazarin, qui se met la noblesse à dos par ses mesures vis à vis d'eux.

Roman historique, le mélange est fort intéressant, car en alternance on côtoie noblesse et petit peuple. Les manigances des uns influençant la vie des autres. Le récit se fait d'un côté avec des personnages ayant réellement existés : Le duc de Beaufort, petit fils d'Henri IV, Mazarin, Colbert à ses tous débuts au moment de son ascension vers les hautes fonctions qu'on lui connaît. Certains non vraiment pas le beau rôle, la manipulation, la rancœur, la vengeance sont présentes.
Et de l'autre on fait connaissance des protagonistes qui vont participer à cette fameuse révolte des sabotiers. Loup, Audine, Marcus, Claudin tous des écorchés vifs et qui ont soif de vivre et de réparer les injustices.

Dans ce premier tome, on assiste aux prémices de cette révolte qui fait suite à la Fronde, les paysans, les petites gens du pays et de la région de Sologne en ayant payé le prix fort.

J'ai trouvé ce livre fort agréable et intéressant à lire, les dialogues, les événements, les tenants et les aboutissants de chacun. La façon de narrer, avec retour en arrière pour expliquer certains faits, est très dynamique. On se laisse porter par l'histoire et l'Histoire. Tout pour me plaire. Et je n'ai qu'une hâte c'est de lire la suite.


lundi 22 octobre 2018

Trilogie du subtil changement, 2 Hamlet au Paradis (Jo Walton)



Londres. 1949. Viola Lark a coupé les ponts avec sa noble famille pour faire carrière dans le théâtre. Quand on lui propose de jouer le rôle-titre dans un Hamlet modernisé où les genres ont été chamboulés, elle n'hésite pas une seconde. Mais l'euphorie est de courte durée, car une des actrices de la troupe vient de mourir dans l'explosion de sa maison de banlieue. Chargé de l'affaire, l'inspecteur Carmichael de Scotland Yard découvre vite que cette explosion n'est pas due à une des nombreuses bombes défectueuses du Blitz. Dans le même temps, Viola va cruellement s'apercevoir qu'elle ne peut échapper ni à la politique ni à sa famille dans une Angleterre qui embrasse la botte allemande et rampe lentement vers un fascisme de plus en plus assumé. Hamlet au paradis est le second volume de la trilogie du Subtil changement. On y retrouve l'inspecteur Carmichael, en fort mauvaise posture, ainsi que l'élégant mélange d'uchronie et de polar so british qui a fait le succès du Cercle de Farthing.
416 pages


Née au pays de Galles, Jo Walton vit depuis 2002 au Canada. Elle est l'auteur de nombreux romans, dont Morwenna qui a reçu les prix les plus prestigieux (British Fantasy Award, prix Nebula et prix Hugo), la trilogie du Subtil changement, Mes vrais enfants et Les griffes et les crocs.


Second tome de la trilogie du subtil changement, Hamlet au paradis nous ramène dans ce monde, imaginé par Jo Walton, d'une l'Angleterre qui aurait choisi de signer un accord de paix avec l'Allemagne nazie, laissant le reste de l'Europe dans les mains d'Hitler.
De ce fait on assiste à une montée en puissance du fascisme, de la chasse aux juifs, communistes et homosexuels. Les personnes visées cherchent à fuir, à se réfugier au Canada quand d'autres sont expulsées vers l'Europe et les camps d'extermination.

Ce tome nous invite dans le monde du théâtre deux semaines après les événements du Cercle de Farthing où nous avions fait la connaissance de l'inspecteur Carmichaël enquêtant sur le meurtre d'un politicien chargé de signer la paix avec le troisième Reich.
Cette fois-ci l'enquête policière démarre par une explosion, accident ou crime ?
Carmichaël enquête dans le milieu du théâtre et plus particulièrement autour d'une pièce en cours de répétition : Hamlet.
Viola Lark, jeune aristocrate qui a rompu avec son milieu en est le principal personnage. Elle se retrouve bien malgré elle mêlée à un complot visant à changer le monde. Du moins c'est ce qu'elle veut bien croire. Car sont ce les hommes ou les idées qui ont force de loi en ce bas monde.
Le personnage de Viola est à la foi fort et fragile. Élevée dans un monde imbu de ses privilèges, elle a voulu tout quitter pour vivre sa passion : le théâtre. Ces autres sœurs ont pris un autre chemin, dont l'une est devenu communiste et l'autre nazie. La fratrie est soudée, mais pas forcément dans le bon sens.

Jo Walton mêle habilement histoire et uchronie, en passant par l'IRA et son combat pour l'indépendance, ainsi que le communisme avec l'affrontement qu'il y a entre nazisme et communisme, Hitler et Staline. Les exactions de chaque camps sont évoqués, ainsi que les camps de concentration.
L'opinion anglaise est plus ou moins au courant de ce qu'il se passe, mais est-ce de l'apathie, de l'indifférence, personne ne veut savoir ou n'a envie de défier le pouvoir en place.
Néanmoins une émergence de résistance se fait jour avec ce groupe qui se forme pour commettre un attentat et dire non à ce qui les entoure. Entre idéalistes et opportunistes, ils ont au moins le désir de changer le cours de leur histoire.
L'atmosphère à Londres devient de plus en plus lourde, on sent le fascisme ambiant monter en puissance.
Et Carmichaël là dedans, fait son boulot, il est inspecteur, il enquête, démasque et arrête. Lui-même est sur la corde raide. Il est manipulé et menacé par ses supérieurs. Son amour pour son compagnon est une grande menace pour lui et son devenir. Saura-t-il faire les bons choix pour lui ou le pays ?

Finalement donc à la fois polar et uchronie, ce deuxième tome fut très plaisant à lire. Jo Walton a un don pour accrocher son lecteur et pourtant ses personnages principaux sont vraiment très complexes et ne savent pas toujours où se situer, pas forcément sympathiques avec leurs hésitations et leur égoïsme mais aussi très humains quand ils se rendent compte des implications qui s'imposent à eux.
Et puis bien sûr, il y a aussi cette ambiance so british, très feutrée qui donne l'impression que tout se déroule dans une atmosphère en décalage avec les événements.

J'ai pris grand plaisir à lire ce deuxième tome . Amateur d'uchronie et de Sf J'ai  voulu connaître la suite des aventures de Carmichaël et ce fut très agréable. A très bientôt pour le tome 3.

dimanche 21 octobre 2018

Le Paris des merveilles, 2 L'élixir d'oubli (Pierre Pevel)



Paris, 1909. A peine remis de sa précédente enquête, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une bien étrange affaire, dont les ramifications pourraient remonter à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'années. Secondé - plus ou moins - par la baronne Isabel de Saint-Gil, Griffont va devoir affronter bien des dangers. Mais il se pourrait que ce soit l'avenir de notre monde et de l'Outre-Monde, lui-même, rien moins, qui soit en jeu. Cela justifie bien de se replonger dans son passé, voire de mettre sa propre vie en péril. Deuxième tome du Paris des Merveilles, trilogie steampunk aussi drôle qu'érudite, L’Élixir d'Oubli a reçu le prix Imaginales en 2005.

432 pages



Quel bonheur de reprendre la suite des aventures de Louis Denizart Hippolyte Griffont mage de son état et de la Baronne de Saint-Gil alias Aurélia, son épouse.
On se retrouve donc quelques mois après Les enchantements d'Ambremer. Griffont se retrouve mêlé à une affaire de meurtre, la victime est un antiquaire apparemment sans histoire, mais dont le meurtre implique la magie.

Où l'on voit aussi apparaître de nouveaux personnages, les minimets, sorte de petits lutins vivant en autarcie au sein des anciens hôtels parisiens. C'est par l'intermédiaire de la fille du Vénérable Septimus qui régit la petite communauté que l'on s'apercevra que l'antiquaire est mort d'un poison imprégné de magie noire.

Pierre Pevel nous entraîne donc, au sein d'une enquête qui implique un personnage fort sombre et machiavélique. On navigue entre Xxème et XVIIIème siècle. Par la même on découvre un large pan du passé de nos héros. On assiste à leur rencontre deux siècles plus tôt lors de la Régence ainsi qu'à la formation des différents cercles de mages.

Pierre Pevel mêle heureusement personnages réels et fictifs et leur attribue des fonctions de mages ou de sorciers. Il a aussi une écriture très visuelle qui nous fait vivre, lors des passages au XVIIIème siècle, un vrai roman de capes et d'épées.

Griffont et Aurélia sont toujours aussi taquins, amoureux, jaloux et de mauvaise fois l'un envers l'autre, ce qui donne lieux à des scènes fort humoristiques. Sans mièvrerie on sent entre eux un véritable attachement. Ce qui ne les empêche pas de se jouer des tours pendables.

L'auteur a aussi cette façon très feuilletoniste des siècles derniers, d'interpeller le lecteur et de le mêler à l'intrigue. Chaque tome réserve son lot de surprises et de rebondissements et est très dynamique.

Donc vous l'aurez compris, j'ai autant apprécié ce tome 2 que le premier. Et il me tarde de continuer l'aventure avec le tome 3.

lundi 8 octobre 2018

Roma Aeterna (Robert Silverberg)



Et si l'Empire romain n'avait jamais disparu ? Voici l'histoire parallèle d'un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n'a jamais cessé d'exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le christianisme y est inconnu, ne serait-ce que parce que les Juifs n'ont jamais réussi à quitter l'Egypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l'Empereur élimine un prophète d'Arabie avant qu'il ait eu le temps de fonder l'islam. La technologie évolue plus lentement que dans notre continuum. Vers l'an 2650 A.U.C. (Ab Urbe Condita : depuis la fondation de la Ville), qui correspond à la fin de notre XIXe siècle, le téléphone existe et l'automobile fait son apparition. Une uchronie saisissante par un des grands maîtres de la science-fiction. 

535 pages



Je viens de terminer Roma Aeterna ce jour, et pour moi c'est une découverte de l'écriture de Robert Silverberg. L'occasion m'en a été donné par la lecture commune que Fifrildi a ouverte sur le forum Babelio.

Le livre est sorti en 2003 et est composé d'une dizaine de courtes histoires, réparties sur 1500 ans de ce qu'aurait pu être l'empire et la pax romana si…. Moïse n'avait pas traversé la mer Rouge.

Une uchronie donc où un tas d’événements ont pris un chemin différent.

Même un certain Mahmud est assassiné avant d'avoir pu créer une autre religion monothéiste

Au fil des nouvelles, on côtoie différents personnages auxquels j'ai plus ou moins accroché.

Mes nouvelles préférées sont :

1282 AUC : Avec César dans les Bas-Fonds : une fort instructive excursion au sein des bas fonds de Rome. Et aussi comme quoi, il ne faut surtout pas se fier aux apparences.
1861 AUC : La deuxième vague : et si les peaux-rouges ou amérindiens de Roma nova n'avaient pas été colonisés.
2568 AUC : Le règne de la Terreur : un coup d'état qui ravage tout sur son chemin
2603 AUC : Via Roma : j'assimilerais bien cette nouvelle à notre révolution de 1789 ou même à la révolution Russe avec toutes leurs exactions.


On assiste donc à des coups d'état, des schismes, des manœuvres et jeux de dupes au sein du pouvoir. Le but des élites de Rome est de continuer à asseoir la puissance et à étendre les frontières de l'Empire souvent pour leurs intérêts propres. Rien de bien nouveau en ce bas monde.

Je ne peux pas dire que j'ai été emballée par l'ensemble des nouvelles, c'est bien écrit mais un peu longuet dans les descriptions. J'aime bien par contre les interactions avec les différents personnages. La difficulté étant de retenir tous les noms des intervenants, les noms en latin n'ayant jamais été mon fort ^^

En général je suis fan des uchronies, voyages dans le temps, pour le thème particulier de l'Histoire transformée, et j'aurais préféré assisté à une histoire bien définie et non répartie sur un millénaire.

Coup d'essai à renouveler pour Silverberg, à vous lire il aurait d'autres romans plus accrocheurs.




jeudi 20 septembre 2018

La Patrouille du temps, 3 La rançon du temps (Poul Anderson)

L'homme a inventé le voyage dans le temps. Désormais, pour l'humanité, rien ne sera jamais plus comme avant. Et d'ailleurs, «avant» veut-il encore seulement dire quelque chose... Et si cette révolution promet des perspectives phénoménales, c'est aussi la porte ouverte à toutes les dérives, tous les dangers. Ces dangers sont la raison d'être de la Patrouille du Temps : à la fois préserver notre Histoire (et donc notre présent !) mais aussi mieux la connaître... Bienvenue dans le tourbillon des siècles ! Accrochez vous à votre scooter temporel et suivez Manse Everard, tout jeune membre de la Patrouille du Temps dans les premiers chants de son épopée formidable !


Troisième opus consacré au cycle de La patrouille du temps, La rançon du temps est composé de deux courtes histoires : 

- Stella Maris 

- L'année de la rançon. 

Le premier met en scène Manse Everard ainsi qu'une jeune femme, Janne Floris, spécialiste de l'âge de fer romain et de l'Europe du Nord. 
Une incohérence est apparue dans une chronique de Tacite. La guerre des romains vs les germains aurait duré une année de plus à cause d'une prophétesse Veleda qui aurait motivé les tribus locales à combattre Rome. 
Nos deux acolytes vont donc chercher à remettre l'histoire à sa place, non sans mal car c'est par petites touches dans le temps qu'ils rétabliront la trame du temps. Non sans mal car Floris comme d'autres patrouilleurs avant elle, se prendra de sympathie et d'empathie pour le personnage dont elle doit s'occuper et sa vie personnelle en sera impactée. 
J'ai bien aimé le sujet de ce court roman bien qu'il ait été un peu ardu pour moi de retenir tous les noms des guerriers et des événements de cette époque que je connais peu. Il n'empêche, quand l'histoire rejoint l'Histoire, la tragédie n'est jamais bien loin. Et Poul Anderson nous met bien en évidence comment peuvent naître les mythes et légendes. 

Pour le 2ème récit, on se retrouve au XIVème siècle lors de la conquête de l'Amérique du sud par les espagnols, lors du pillage des richesses des Incas et des massacres d'indiens de l'époque, plus précisément, au Pérou le 3 juin 1533. 
C'est sous l'identité d'un moine franciscain que le patrouilleur Stephen Tamberly a rejoint les troupes de Pizarro. L'agent de terrain a pour mission d'inventorier les magnifiques objets en or qui vont être fondus et expédiés en Espagne. Ce butin, est la rançon que Pizarro a exigé pour libérer l'empereur Inca. 
Comme personnage annexe mais essentiel à l'histoire nous rencontrons Don Luis Ildefonso Castelar y Moreno, conquistador, soldat et bretteur émérite de la compagnie de Pizarro. 
Les deux hommes vont se retrouver aux prises avec un groupe de chronoterroristes dirigé par Merau Varagan, pirates temporels déjà rencontrés dans « D'ivoire, de singes et de paons ». 
Cela va bien sûr créer un anachronisme dans le temps que Manse Everard ne va pas tarder à résoudre en compagnie de la nièce de Tamberly, Wanda qui fait ici pour la première fois connaissance avec la patrouille du temps. 

J'ai trouvé ce récit très agréable à lire, les allez-retours dans le temps mettent du dynamisme, et on ne s'y ennuit pas du tout, au contraire. Il y a de l'action, des révélations sur les uns et les autres des protagonistes, tout cela fourmille de détails qui nous plonge encore plus dans le cycle. 

Toujours autant de plaisir à lire La patrouille du temps, ce cycle de courtes histoires est varié et sympathique et nous fait rencontrer un tas de personnages attachant aussi bien réels que légendaires. Il est intéressant de se transposer dans une autre dimension de ce que l'histoire aurait pu être … mais ne le sera pas… 

A la prochaine avec le tome 4 « Le bouclier du temps ».

jeudi 6 septembre 2018

Le Paris des Merveilles, 1 Les enchantements d'Ambremer (Pierre Pevel)



À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées... Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d'enquêter sur un trafic d'objets enchantés, lorsqu'il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s'associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien...



Après la trilogie de Wielstadt que j'avais beaucoup aimée, je me suis décidée à continuer à lire Pierre Pevel. Et c'est avec la trilogie de «Le Paris des merveilles » que je décide de démarrer le premier tome « Les enchantements d'Ambremer ».

Une bien belle fantasy que voilà, une uchronie qui nous transporte au début du siècle dernier du temps de la Belle époque, dans un Paris fort attrayant car très enchanteur. En effet on y rencontre Mages, fées, gargouilles, gnomes, sorciers, en l’occurrence Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage de son état dans le cercle Cyan. Ce dernier se retrouve à enquêter sur un trafic d'objets enchantés, doublé à un enlèvement et plusieurs meurtres. Pour cela il va retrouver Isabel de Saint-Gil, « gentlewomen » cambrioleuse, cette dernière n'étant autre qu'une ancienne fée chassée du monde d'Ambremer. 


Nous faisons aussi la connaissance d'un personnage à part entière, le chat-ailé Azincourt, très canaille et comme tout chat, très curieux, ami de Griffont.

On retrouve dans ce roman le côté feuilletoniste du début du 20ème siècle avec Maurice Leblanc (Arsène Lupin) et Gaston Leroux (Rouletabille).
C'est attachant, trépidant, plein de rebondissements, et surtout beaucoup de poésie à la narration et l'écriture.
C'est drôle, les relations entre Griffont et la Baronne de Saint-Gil sont truculents et pleins de taquineries. On retrouve aussi Lord Dunsanny, grand écrivain de l'imaginaire, les fameuses Brigades du Tigre, créées par Clémenceau pour lutter contre le banditisme de l'époque et donc des meurtres crapuleux.

J'ai passé un excellent moment de lecture, facile, qu'on n'a pas envie de lâcher, et qui nous mène du Paris des merveilles au monde d'Ambremer ainsi que dans le pays de l'Onirie (le pays des rêves)
A voir la suite dans L’élixir d'oubli qu'il me tarde de découvrir

samedi 25 août 2018

Séparés (Elodie Konigshoven)



Une lettre anonyme. Une photo. Un secret inavouable.

Alex, expatrié en Allemagne depuis dix ans, se voit contraint de rentrer en France dans son village natal de Marboué pour l'enterrement de sa mère, avec qui il n'avait plus de contact. Au même moment, Nathalie, son amie d'enfance qu'il n'a pas revue depuis le lycée, reçoit une étrange lettre anonyme accompagnée d'une photographie datant de 1951. Sur le cliché, trois enfants : le père d'Alex, et deux inconnus.
Pourquoi cette lettre ? Et qui sont ces enfants que personne ne semble connaître ?
Réunis par des événements qui les dépassent, les deux amis vont tenter de trouver des réponses. Mais ce qu'ils s'apprêtent à découvrir est bien loin de tout ce qu'ils auraient pu imaginer...
A travers les mystères et les silences, ce roman voyage dans le temps et l'histoire pour nous emporter vers les méandres d'un passé familial sombre et inextricable.


Il suffit de peu pour que des vies entières soient éprouvées, brisées.

C'est ce que vont découvrir Alex et Nathalie, deux amis d'enfance qui se retrouvent après de longues années d'absence. Chacun à fait sa vie de son côté, elle journaliste, lui expatrié en Allemagne à Dusseldorf.

Ils se retrouvent donc, lors de l'enterrement de la mère d'Alex et vont entamer une longue recherche de secrets de famille enfouis dans les méandres du temps et des événements, suite à une lettre que Nathalie a reçue.

Une histoire de famille comme il s'en trouve souvent, avec les non-dits, les choses et les lettres et les photos cachées que l'on découvre au fur et à mesure des recherches. Nathalie est journaliste et sait enquêter.

C'est une histoire très agréable à lire, l'écriture est vive et pleine de rebondissements. Le suspens est là, et on a envie que d'une chose, de tourner les pages pour connaître le pourquoi du comment.

Il y a des moments d'émotion et de colère.

On est transporté de Marboué petit village de l'Eure et Loire en Allemagne puis en Bretagne. Le chemin de la vérité est long et ardu.

Pour un premier livre, l'auteur nous livre là de bons moments de lecture. Merci à Élodie de m'avoir permis de lire ses premiers écrits et surtout bonne continuation.