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dimanche 18 février 2018

Comme un béluga prisonnier des glaces (Léa Viler)


Plusieurs mois après la rupture, Solenn ne parvient toujours pas à faire le deuil de sa passion amoureuse, et souffre d'une grave dépression. Ce traumatisme émotionnel, révélateur d’une souffrance bien plus profonde, va pousser Solenn à une longue et éprouvante introspection, entre errances et thérapies, rémissions et rechutes, espérance et désespoir. 
Cinq ans après son premier roman « L'attrape-rêves », Léa Viler replonge au cœur d'une expérience intime qui fut un tournant décisif de son existence. Roman autobiographique, « Comme un béluga prisonnier des glaces » raconte l'histoire de cette résilience. 



Merci à Léa Viler de m'avoir fait connaître son roman.
Elle m'a donné surtout l'envie de découvrir le premier « L'attrape-rêve ».

Solenn jeune femme en mal d'une rupture, n'arrive pas à dépasser le deuil de son amour. Ce livre est justement le cheminement d'un retour sur soi, de l'acceptation de sa personnalité et de son être, de l'envie de trouver le bonheur envers et contre tout. Mais surtout du dépassement de soi dans l'acceptation de son être tel qu'il est et non pas comme la société voudrait qu'il soit.

Très jolie écriture, fine et agréable, pleine de sensibilité.

Cette page de vie se déroule avec douleur et espérance. Et une fois commencé on a qu'une envie, accompagner Solenn et lui dire : vit ta vie comme tu l'entends.

Merci de ce beau témoignage très intime.


Note : 4/5


Après une rupture amoureuse difficile, Solenn souffrede dépression.
L'auteure, à travers ce récit, nous montre les différentes étapes peut-être inéluctables à passer avant de pouvoir se reconstruire.
Si ce récit semble parfois plaintif, ces étapes où Solenn touchaitle fond, m'ont parue très vraisemblables, très réalistes, comme vécues par l'auteure (je ne suis pas allée vérifier si ces faits étaient autobiographiques).
Cette histoire m'a semblé trés sincère.
Malgré cette dépression, il y a cette petite étincelle qui brille quelque part au fond de Soleen et qui ne demande qu'à refaire surface.
Si le thème de l'homosexualité est abordé, il est restée pour moi très secondaire. La dépression et les ravages qu'elle engendre sur la personne touchée et sur l'entourage sont très bien décrits.
Un roman touchant, émouvant que j'ai lu en quelques heures seulement.



mardi 2 janvier 2018

lus en 2017 Mariejo

LIVRES LUS EN 2017

Historique :
Bly, Nellie - 10 jours dans un asile (157 pages)*
Bryan, Helen – Les mariés du Blitz (ebook)
D'Aillon,Jean :- La malédiction de la Caligaï (531 pages)*
Fleming, Leah - La carte postale (ebook)
Machureau, Christine - La mémoire froissée (tome 1)
Martin Lee - Cet été là (320 pages) ebook
Wainstock, Dennis - L'Indochine et le Vietnam (MC)

Thriller/Policiers :
Abel, Barbara - Je sais pas (304 pages)
Braun, Lilian Jackson – Le chat qui lisait à l'envers
Messemackers, Julien - Ceux qui savent (315 pages)
Sander, Karen - Viens mourir avec moi (MC) (390 pages)
Wood, Charlotte - La nature des choses (MC)

Fantastique, fantasy :
Dabos, Christelle – La passe-miroir - Tome 2 – Les disparus du Clairdelune (560 pages)
Dabos, Christelle - La passe-miroir - Tome 3 - La mémoire de Babel (496 pages)
Daupffer, Jean-Marc - Orglin la primitive (43 pages)
Harkness, Deborah : Le livre perdu des sortilèges
Tome 1 - Le livre perdu des sortilèges
Tome 2 - L'école de la nuit
Lord Dunsanny - La fille du roi des elfes
Pavlenko, Marie - Marjane tome 1 et 2
Scheinmeer, Morgane - Les brumes du Sortchor T01 Origines obscures (532 pages)*

Science-Fiction :
Anderson, Poul : (ebook)
- Tau Zéro
- L'épée brisée
Bordage, Pierre : Arkane - tome 1 - La désolation (ebook)
Le Guin, Ursula :
- Tehanu*
- Le monde de Rocannon
Walton, Jo - Le cercle de Farthing (335 pages)

Littérature francophone :
Bourdin, Françoise - Jeux de famille (mc)
Bussi, Michel : - Les nymphéas noirs (437 pages)
De Bure, Véronique - Un clafoutis aux tomates cerises (384 pages)
Delmas, Alain - Dans l'ombre du viaduc (287 pages)
Delaflotte, Anne – Le portefeuille rouge (ebook)
Failler, Jean - - L'or du Louvre (Marie Lester)*
Foënkinos, David - Les souvenirs (272 pages) (ebook)
Gounelle, Laurent :
– Et tu trouveras le trésor qui dort en toi (ebook)
- Les dieux voyagent toujours incognito
Myoux, Philippe - Ce n'est pas la taille du texte qui compte (80 pages)
Roger, Marie-Sabine - La tête en friche
Toranian, Valérie - L'étrangère
Trevidic, Marc – Alham *
Viler, Léa - Comme un béluga prisonnier des glaces (150 pages)
Villenoisie, Sophie de – Joyeux suicide et bonne année (ebook)

Littérature étrangère :
Berry, Steve : - La prophétie Charlemagne (660 pages) *
Buck, Pearl : Vent d'est, Vent d'ouest (250 pages) *
Hugues, Katryn - Il était un secret
Ogawa, Ito – Le jardin arc-en-ciel (ebook)
Paasilinna, Arto - Le lièvre de Vatanen *
Pilsher, Rosamunde – Les pêcheurs de coquillages (568 pages)*
Shabazz, Ilyasah - Comment je suis devenu Malcom X
Toranian, Valérie - L'étrangère*
Xinran - Messages de mères inconnues

Bandes-dessinées et romans graphiques :
- Anaya Santi et Sess - Clara et FulgurAlex - Le voleur de jouets (album jeunesse)
- Dufranne, Michel - Triangle rose
- Trondheim, Lewis - Maggy Garrisson (3 tomes)
- Ricard, Sylvain - La mort dans l'âme
La lionne : Un portrait de Karen Blixen (Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg)
Nesme, Alexis – Les enfants du Capitaine Grand (intégrale)*

Grands classiques :
Burnett, Frances – Le jardin secret*
De Musset, Alfred - Recueil de 4 contes *
Dumas, Alexandre - Histoire d'un Casse-Noisette (conte d'Hoffman)
Irving, Washington - Rip Van Winkle
Lawrence, DH - L'amant de lady Chaterley
London, Jack -
- L'appel de la forêt
- Croc Blanc (260 pages)
Pouchkine, Alexandre - Récits de feu Ivan Petrovitch Bielkine (112 pages)
Steinbeck, John :- Des souris et des hommes

dimanche 31 décembre 2017

La guerre civile espagnol (Paul Preston ) BD adaptée par José Pablo Garcia


Quatre-vingts ans après le coup d'État du général Franco, le dessinateur José Pablo García adapte le livre de Paul Preston, La guerre civile espagnole, au format bande dessinée. Cet ouvrage de Paul Preston, historien britannique mondialement reconnu, est l'un des textes de référence sur le conflit qui a ravagé l'Espagne entre

1936 et 1939 et qui a marqué le reste du XXe siècle. En reconstituant le réseau complexe des confrontations militaires avec précision et lucidité, cette bande dessinée constitue un ouvrage essentiel pour aborder la violente réalité vécue par ce pays.

Preston nous offre une histoire en images qui vise à transmettre aux nouvelles générations l'histoire commune de cette tragédie collective, mais surtout à aider à préserver la mémoire de ce qui est arrivé en cette veille de la Seconde guerre mondiale. 

240 pages aux Editions Belin



Paul Preston, historien britannique, docteur en histoire de l'université d'Oxford, dirige le Centre Cañada Blanch d'études de l'Espagne contemporaine de la London School of Economics.



Qui n'a pas entendu parler de la guerre civile espagnole. Et pourtant je pense que nous sommes bien ignorant de tout ce qui a pu la provoquer et la rendre possible. A travers cette bande-dessinée adaptée du livre de Paul Preston (Une guerre d'extermination, Espagne 1936/1945) par le dessinateur José Pablo Garcia, on découvre la chronologie et les intervenants des deux bords : républicains et phalangistes. 
C'est un conflit qui opposa de 1936 à 1939 le gouvernement républicain espagnol de Front Populaire à une insurrection militaire et nationaliste dirigée par le général Franco.
On y découvre toutes les exactions commises par les deux bords et elles sont nombreuses.
Il est vrai que cette guerre précède de peu la seconde guerre mondiale qui l'a plus ou moins occultée,tout en étant aussi affreuse car civile, elle en fut les prémices. La peur du communisme, les conflits de classe, la pauvreté qui règnait de manière quasi permanente chez les ouvriers et les paysans, l'incompétence des politiques à régler les problèmes, le laxisme de certains ont été le terreau de cette période cauchemardesque pour les espagnols.
Surtout que cette guerre d'Espagne eu comme principales victimes, la population civile et jeta sur les routes des milliers de gens qui durent s'exiler loin de leur pays et leur famille. Elle fit plus d'un million de victimes, des morts, des fusillés, des massacres de population, des représailles abominables des deux bords, des morts de maladie. Plusieurs centaines de milliers d'espagnols s'exilèrent, et le régime franquiste s'installa dans un pays ruiné.

L'évocation de certains épisodes de la guerre civile provoque encore, au début du XXIe siècle, des tensions publiques dans la société espagnole. 

Cette BD aura eu le mérite d'éveiller ma curiosité sur un moment de l'histoire que je ne connaît pratiquement pas, surtout que l'Espagne en ce moment traverse une crise qui la ramène à ses vieux démons. 

De plus le format BD, permet de mieux s'imprégner et de revenir en arrière lorsque les énumérations de noms et d'événements se succèdent, car je dois dire que l'histoire est vraiment très complexe ainsi que les hommes qui la font.

Merci à Babelio et aux Éditions Belin pour cette BD très instructive qui m'a beaucoup plu, sortie le 3 octobre 2017.

samedi 30 décembre 2017

Tehanu (Ursula Le Guin)


Tehanu est la suite de Terremer, le célèbre cycle d'Ursula Le Guin, qui comporte également les Contes de Terremer (publiés dans la même collection) et Le Vent d'ailleurs. Tenar, devenue guérisseuse et sorcière, accepte la responsabilité de Tehanu, la petite fille qui a été atrocement mutilée. Mais Tehanu est aussi une fille-dragon. Un épisode essentiel du grand cycle de Terremer, un classique de la fantasy, porté à l'écran par Goshiro Myazaki.



Ursula Le Guin, née en 1929, est l'un des principaux écrivains de langue anglaise, à la fois de science-fiction et de Fantasy. Outre les ouvrages cités elle a notamment écrit dans le domaine de la Fantasy, le cycle de Terremer. Fille du grand anthropologue Kroeber, elle a jadis épousé un historien, Charles Le Guin, américain d'origine bretonne, et a vécu en France, à Paris. Elle habite aujourd'hui Portland, dans l'Oregon.


Tehanu est un roman de fantasy d'Ursula Le Guin. Il fut publié aux USA en 1990 et traduit et publié en français en 1991 dans la Collection Ailleurs et Demain aux Editions Robert Laffont.
Il est le quatrième roman du Cycle de Terremer. Après « Le sorcier de Terremer », « Les tombeaux d'Atuan » et « L'ultime rivage ».
Tehanu signifie flèche dans la langue d'Atuan et c'est aussi le nom d'une étoile. 

Tenar alias Arha la dévorée, à l'issue de ses aventures est devenue l'apprentie d'Ogion et ensuite l'épouse de Silex qui vient de mourir. Elle recueille une petite fille Terrhu maltraitée, mutilée et brûlée par ses parents et l'adopte.
Ged revenue de sa quête où il a perdu tous ses pouvoirs, n’aspire plus qu’à retrouver dans son île natale la tranquillité et l’apaisement d’une existence retirée 

Mais avant tout « Tehanu » est un livre de femmes. En effet ce sont les personnages féminins qui sont poussés sur la scène : Tenar devenue épouse de fermier et non magicienne, prend le nom de Goha, Tehanu petite fille brisée et défigurée par la violence masculine et Mousse la vieille sorcière de Ré Albi persuadée qu’il n’y a plus rien à attendre des hommes et qui s'attache à Tenar et Tehanu.

On assiste à la vie quotidienne des habitants de Ré Albi où habitait Ogion, et où le pouvoir des hommes entraîne la servitude des femmes. Celles-ci n'ont pas accès aux pouvoirs des mages de part leur nature de femmes, et l'ignorance et le mépris où on les maintient. Elles ne servent qu'à soigner les maux quotidiens, et servir le commun des mortels, lorsque les mages eux accèdent à l'instruction et le pouvoir des mots et des enchantements.

Mais Tenar est une femme libre et instruite, elle a le pouvoir de guérir et de parler aux dragons. On sent en elle une force qu'elle a acquis lors de ses pérégrinations précédentes. Et elle fera de sa vie ce qu'elle en aura décidé.

J'ai eu toujours autant de plaisir à lire la suite des aventures de Tenar et Ged, on les retrouve dans ce tome ci, plus humains, plus abordables de par leur faiblesse.

Il me reste « Le vent d'ailleurs » et « Les contes de Terremer » à lire, je me les réserve pour l'année prochaine pour la suite du challenge Poul/Le Guin.

vendredi 29 décembre 2017

Le livre perdu des sortilèges, 2 L'école de la nuit (Deborah Harkness)

Le passé ne peut être réparé. 
Le livre "Le Livre Perdu des Sortilèges" mettait en scène la talentueuse Diana Bishop, chercheuse à Oxford et sorcière récalcitrante, et le beau vampire généticien Matthew Clairmont. 
Ensemble, ils ont été plongés au cœur d’un conflit ancestral autour d’un mystérieux manuscrit connu sous le nom de l’Ashmole 782…
"L’École de la nuit" retrouve Diana et Matthew dans le Londres élisabéthain du 16e siècle, un monde d’espions et de subterfuges.
Ils y rencontrent de vieux amis de Matthew et surtout la mystérieuse École de la Nuit. Diana va devoir trouver une sorcière capable de lui enseigner la magie ; quant à Matthew, il sera contraint d’affronter un passé tumultueux qu’il aurait préféré oublier, et le mystère de l’Ashmole 782 va s’intensifier.

Dans ce deuxième tome de la trilogie de Le livre des sortilèges, nous retrouvons Diana et Matthew dans l'Angleterre du 16e siècle, sous le règne d’Élisabeth 1ère. Ils ont fuit le présent et retrouvé le passé à la recherche du fameux manuscrit l'Ashmole 782, le livre secret sur l'origine des créatures fantastiques.
J'ai toujours autant aimé l'intrigue, les personnages, ainsi que les incursions dans cette nouvelle époque. Je trouve que Deborah Harkness a un vrai talent niveau descriptions des lieux, des mœurs, on sent en elle l'historienne. Tout est détaillé, les lieux, les personnages qui ont vraiment existé, tout cela dans un fort bon amalgame.

L'histoire évolue, aussi bien historique que romantique.

J'ai beaucoup aimé ce tome, à déguster sans modération mais par petites touches, parce que niveau personnages il faut s'y retrouver. Mais bon j'ai découvert ainsi de nouveaux poètes, mathématiciens, scientifiques, hommes politiques à la sauce bit-litt et sorcières de l'époque.

La suite au prochain épisode ;-)



mercredi 27 décembre 2017

Le livre perdu des sortilèges (Deborah Harkness)

Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. 
Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret – un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont.
Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au cœur de la tourmente.

Premier tome d'une trilogie, Le livre perdu des sortilèges nous fait découvrir un univers passionnant, mélangeant un monde fantastique, historique, alchimique et scientifique, tout cela bien documenté. C'est un excellent cocktail de différents styles de littérature.
Le début est un peu lent, mais bien vite on se laisse emporter dans les aventures de Diana et de Matthew ainsi que de leurs proches. 
Une universitaire, Diana Bishop à la recherche d'anciens manuscrits sur l'alchimie est mise en présence de l'Ashmole 782, ancien manuscrit (palimpseste) convoité par trois factions de créatures : les sorciers, les vampires et les démons. Et c'est là que tout commence :
- sa rencontre avec le séduisant vampire Mattew Clermont,
- la chasse aux sorcières par ses propres congénères, 
- et surtout la découverte de ses propres pouvoirs de sorcière qu'elle avait mis en dormance après la mort de ses parents. 

Elle doit se les réapproprier et les maîtriser et tout cela n'est pas une mince affaire surtout quand elle a en face d'elle le séduisant Mattew Clermont.
Le premier tome est excellent, le style et l'écriture de Deborah Harkness nous emporte dans un monde de magie et d'ombres, avec les problèmes de pouvoir et d'acceptation de changement dans l'establishment des créatures. Ce que ne veulent surtout pas ceux qui détiennent les rênes. 

lundi 18 décembre 2017

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie (Virginie Grimaldi)

Pauline, quittée par son mari Ben, se retrouve obligée de vivre chez ses parents avec son fils de quatre ans. D'abord abattue, elle décide de ranimer ce qui avait fait tenir sa relation avec Ben jusque là. En lui envoyant, chaque jour, le souvenir d'une histoire liée à leur rencontre, elle tente de rappeler à Ben, qui l'a peut-être oublié, qu'ils se sont aimés. 


Roman coup de cœur !

On passe du rire aux larmes, l'émotion est là.

Un roman touchant avec quelques pointes d'humour; un style envolé.

Des instants de vie qui pourraient être les miens, les vôtres. Simple et profond, une lecture qui touche au coeur. 

Une plume toute en finesse pour traiter de sujets graves.

Pas besoin d'en rajouter plus : je suis conquise.

Note : 4.5/5


J'ai fait le choix de ce livre pour un challenge un mot/un titre et ce fut un beau choix.
Le mot était « bonheur » 
Le goût du bonheur est encore plus fort quand on sait qu'on va le perdre. 
Et c'est ce que Pauline va découvrir . 

Certains diront que c'est un roman « feel-good », un roman d'été. Pour une partie de roman certainement, mais la deuxième moitié du livre fait se dire que la vie n'est pas qu'un long fleuve tranquille et que sur des séparations douloureuses, il y a des failles qu'on n'a pas su combler. 

C'est une histoire pleine d'amour, d'humour, de grosses rigolades, mais aussi de secrets et de fêlures. Je suis passée du rire au larmes et je ne m'y attendais pas justement. 

J'aime beaucoup l'écriture de Virginie Grimaldi qui m'avait déjà touchée avec « Tu comprendras quand tu seras plus grande » et vraiment là je n'ai pas été déçue. 

mercredi 6 décembre 2017

La carte postale (Leah Fleming)

D'un manoir écossais au bush australien, en passant par l'Angleterre en guerre et le désert égyptien, une fresque familiale sur trois générations, qui mêle drames amoureux, disparition d'enfant et secret de famille. 
Fin des années 1930. Dans un manoir écossais, Callie mène une vie privilégiée auprès de Phoebe, sa tante actrice. Sa rencontre avec le troublant Toby Lloyd Jones va tout bouleverser. Fascinée par ce séduisant homme d'affaires qui la couvre de bijoux, Callie l'épouse et le suit en Égypte. Mais sous le soleil du Caire couve un drame : elle vient de recroiser son amour d'enfance...
Quelques mois plus tard, c'est une Callie hagarde et enceinte qui rentre en Angleterre, alors que résonnent les premiers échos de la Seconde Guerre mondiale.
Début des années 2000, en Australie. Melissa Boyd se voit confier une mission par son père mourant : retrouver cette élégante Anglaise qui, soixante ans plus tôt, l'a confié à une famille de fermiers australiens, alors qu'il n'était qu'un petit garçon. Seul indice, une carte postale et ces mots : « Maman rentrera bientôt »…

Un roman captivant qui nous emporte entre amours, trahisons, drames, secrets, sacrifices et Histoire.

Une saga familiale où l'on suit sur trois générations la vie de femmes exceptionnelles et qui nous fait voyager entre l'Australie, l'Ecosse, la Belgique, l'Egypte ou même l'Allemagne. 

C'est une fresque historique qui se déroule sous nos yeux. 

La première guerre mondiale qui brise des familles, des espoirs et des rêves, va également amener Phoebe à faire des choix irrévocables et en assumer les conséquences. 

La vie ne sera pas tendre non plus avec Callie. 
D'enfant curieuse, elle va devenir une ado rebelle et vindicative; une jeune femme meurtrie, frondeuse qui devra faire des sacrifices par amour.
Car l'amour est bel et bien au coeur du récit; l'amour maternel surtout. 

Une belle histoire qui nous parle de quête d'identité, de l'importante des liens du sang, de nos racines familiales, de renoncement, de secrets qui empoisonnent. 

Une lecture passionnante qui m'a séduite dès les premières lignes. 


Une belle histoire, trois générations de femmes, à la recherche du bonheur, de l'amour, mais à qui les embûches de la vie et les tourments de la guerre ne permettront pas de réaliser leur rêves.

De la guerre 14/18 qui voit de nombreux couples brisés, d'enfants déclarés illégitimes car leurs parents n'ont pas eu le temps de se marier, à la deuxième guerre mondiale, 20 ans plus tard, qui détruit à nouveau une génération et tue aussi femmes et enfants dans les camps de concentration. Toute la barbarie de ces deux guerres va faire son chemin à travers le destin de Phoebe et Callie. Elles auront leur lot de malheur, de désillusions, de meurtrissures à l'âme. Mais pour leur salut et leur bonheur, elles connaîtront le grand amour qui leur laissera la joie d'être mère.

Un récit captivant qui couvre des décennies, de la Grande Guerre 14/18 à l’entre-deux guerres, puis la Seconde Guerre Mondiale ainsi que l'après, on traverse les continents, en Australie, en Égypte, à Londres, en Belgique, la France, l'Allemagne, ce roman historique passionnant entremêle habilement le passé et le présent sans nous laisser le temps de souffler. Ce ne sont pas d'incessants aller-retour entre passé et futur, mais une belle histoire que l'on suit dans sa chronologie naturelle et c'est bien agréable.

Ce roman aborde aussi le rôle des des femmes lors de la Première guerre mondiale, les attentes sociales de leur temps, l’évolution de leur statut durant la Seconde Guerre Mondiale, l'engagement de certaines femmes dans le contre-espionnage, le stress post-traumatique, l’alcoolisme, l’horreur des deux guerres qui ont secoué notre monde, l’enfer des camps de concentration, les choix terribles irréversibles, les conséquences de ces choix.
Tous ces sujets sont traités avec extrêmement de pudeur et beaucoup de justesse.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce roman et ai passé un excellent moment de lecture.

dimanche 26 novembre 2017

Clara et FulgurAlex, 1 Le voleur de jouets (Santi Anaya et Sess)


Elle, c'est Clara. Lui, c'est Alex, ou plutôt... FulgurAlex ! Grâce à leurs super pouvoirs combinés et à leur complicité, les méchants, abominables, épouvantables et autres affreux n'ont qu'à bien se tenir car justice sera faite ! Dans ce premier tome, nos héros sont confrontés à un infâme voleur de jouets... Arriveront-ils à le démasquer afin de restituer les précieux jouets aux enfants du voisinage ?



Un grand merci à Babelio et aux Éditions Hemma, pour ce chouette petit album jeunesse (6/8 ans) parfait pour l'apprentissage de la lecture en compagnie de petits super-héros plein de ressources, j'ai nommé Clara (juste Clara) et Alex dit FulgurAlex,le météore !!!

Dans ce tome 1, ils partent tous deux à la recherche d'un vilain voleur de jouets qui dérobe les doudous des petits. Et nos jeunes héros sont plein de dynamisme et de maladresse mais l'énergie (le trop plein) est au rendez-vous.

Que voici un petit album bien fait, avec du texte en gros et petits caractères en fonction de l'habileté à lire, et des petits personnages dont bébé Phénix, très attendrissant, ainsi que le petit ours de Alex...(et on connaît l'attachement des petits pour leurs doudous). Les dessins sont forts expressifs et colorés, et le mélange avec le texte est très heureux.
L'attention de l'enfant est structurée par le partage en trois parties de l'album, qui lui permet de s'attarder sur les dialogues et les images.

Et attention les méchants, ne dérobez pas les doudous des petits sinon vous aurez affaire à Alex et Clara.
Petite histoire que je m'empresserai de lire à mes petites-filles lorsqu'elles seront de retour parmi nous.

lundi 13 novembre 2017

Ceux qui savent (Julien Messemackers)

Alexandre, jeune veuf au bout du rouleau, n'a qu'un seul espoir : celui de voir guérir sa fille, Hélène, atteinte d'une maladie orpheline depuis l'âge de 6 ans. Lorsque Frederick Stern, spécialiste des thérapies géniques, fait irruption dans leur vie en proposant de sauver l'adolescente, Alexandre croit à un miracle. À l'institut Stern, tout semble idyllique : Hélène suit un traitement révolutionnaire et découvre l'intensité du premier amour avec Simon, un jeune patient. Mais le rêve tourne vite au cauchemar quand Alexandre découvre les véritables agissements du scientifique, qui utilise sa fille comme cobaye. Alors qu'il cherche à prendre la fuite avec elle pour la protéger, Hélène lui impose de partir avec Simon. Sans autre choix que de les emmener tous les deux, le père va prendre tous les risques pour sauver sa fille mais il ignore encore le pire à venir.

Premier thriller de l'auteur, on y découvre un duo père-fille Alexandre Chevalier, veuf, et sa fille Hélène 17 ans qui est atteinte d'une maladie orpheline très grave.

Après la mort de sa femme, dont Alexandre ne s'est jamais remis, le quotidien n'est pas facile pour les deux protagonistes. C'est carrément une bataille pour la vie, Alexandre ne lâchant pas prise pour préserver sa fille.
Ancien champion de moto, il excelle dans la réparation mécanique de ces bolides, mais son principal intérêt dans la vie reste son enfant.

On assiste donc au début du livre à tous ces questionnements sur l'intérêt de la vie après la mort d'un être très cher, la psychologie d'Alexandre est très fouillée, on assiste à son désarroi face aussi à la maladie de sa fille et à la solitude qui'l ressent après tous ces événements.

L'intérêt du livre change de donne vers les deux tiers du livre, où l'histoire prend une autre tournure, plus dynamique et fantastique (quoique) sur la génétique et la bioéthique.

J'ai beaucoup aimé ce livre, qui nous transporte de la baie de Somme à Lausanne et à Dieppe, le périple de nos héros est trépidant et plein de surprises et nous tient en haleine jusqu'au bout. Un très bon moment de lecture.

Merci à Babelio et aux Éditions Anne Carrière de m'avoir fait découvrir ce premier roman de Julien Messemackers sorti le 1er juin 2017.

dimanche 5 novembre 2017

Comment je suis devenu Malcom X (Ilyasah Shabazz)

Les parents de Malcolm l'ont toujours poussé à réaliser ses rêves. 
Mais comment Malcolm Little peut-il continuer à espérer après le meurtre de son père et l'internement de sa mère en hôpital psychiatrique ? D'autant que ses professeurs lui rient au nez lorsque Malcolm leur confie vouloir devenir avocat. Devenu orphelin, privé de ses frères et sœurs, Malcolm décide de fuir ce monde dominé par les blancs, d'abord à Boston, chez sa demi-sœur, pour s'étourdir de musique, d'alcool et de danse, avant de partir à Harlem, et de devenir un escroc accompli. 
Emprisonné pour vol à l'âge de 20 ans, Malcolm découvrira la religion musulmane, rencontrera la foi et deviendra Malcolm X, grand prêcheur militant pour la défense du peuple noir. 

Broché: 464 pages 
Éditeur : Bayard Jeunesse (18 octobre 2017) 
Collection : Littérature 14 ans et +

L’enfance du petit Malcolm est difficile : son père est assassiné par une organisation suprématiste blanche proche du Ku klux Klan dans des conditions épouvantables. Sa mère, extrêmement marquée par la mort brutale de son mari, fait une dépression nerveuse quelques années plus tard, en 1939, et est internée dans un hôpital psychiatrique. Ses huit enfants sont séparés et envoyés dans différents foyers d’accueil.

L'auteur Ilyasah Shabazz, fille de Malcom X, nous raconte l'enfance brisée par la mort du père, puis l'adolescence difficile, ainsi que la dérive vers la déchéance de l'alcool, de la drogue, des magouilles et et de la délinquance vers laquelle est entraîné son père. 

Et pourtant Malcom avait une intelligence vive et avait tout pour réussir, sauf qu'il vivait à une époque, dans un État où il ne faisait pas bon être noir.

Les bonnes âmes qui l'entouraient, sa famille, ses amis avaient beau lui répéter : « Malcom tu peux devenir celui que tu veux et tu peux faire ce que tu veux, si tu le veux vraiment » sa haine, sa colère et sa rancœur l'ont emporté sur tout le reste. Il part très tôt à Boston où il exerce de nombreux petits métiers de serveur, de cireur de chaussures, qui le mette vite au contact des musiciens de jazz de l'époque, mais malheureusement aussi de petits mafieux et trafiquants qui l'entraîne vers l'argent facile de la drogue, de l'alcool et de la prostitution de Boston à Harlem.

C'est donc la première partie de sa vie jusqu'à son emprisonnement, qui nous est racontée. Livre pour la jeunesse, à partir de 14 ans, il permet de mieux connaître ce qui a forgé l'esprit de cet homme brillant, vers la haine et la violence de ses opinions, en réaction d'une ségrégation sauvage de l'époque qui refusait à l'homme noir toute dignité et conditions sociales correctes.

Le livre m'a aussi donné l'envie d'en connaître un peu plus sur l'histoire de Malcom X assassiné à l'aube de ses 40 ans. Martin Luther King, autre figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale m'était plus familier, il faut dire que les deux hommes n'avaient pas la même approche de la lutte contre la ségrégation, Martin Luther King défendant la lutte pacifique.

On y découvre aussi l'époque zazou qui était un courant de mode des années 1930/1940, reconnaissable à un style vestimentaire flamboyant destiné à attirer l'attention et que Malcom (dit Red, surnom qui lui fut donné à cause de ses cheveux roux) raffolait.

C'est donc un livre pour la jeunesse que les éditions Bayard nous livre ici, récit autobiographique d'un homme qui a marqué son temps et qui pour ceux qui ne le connaissent pas, leur donnera envie j'en suis sûre, d'en savoir un peu plus sur sa vie.

Très bonne lecture, bien écrite et mise en page aérée, je remercie vivement Babelio et les Éditions Bayard de m'avoir permis de découvrir la jeunesse de Malcom Little dit Malcom X.

vendredi 3 novembre 2017

Tau Zero (Poul Anderson)


L’aventure ultime : le premier vol habité hors système solaire…Terre. XXIIIe siècle. Ils sont cinquante. Vingt-cinq femmes, vingt-cinq hommes. Parmi les meilleurs dans leurs domaines : astrophysiciens, mathématiciens, biologistes, astronavigateurs… Leur mission est la plus sidérante qui soit : rejoindre l’étoile Beta Virginis en quête d’une nouvelle Terre. Ils disposent pour ce faire du plus stupéfiant des vaisseaux, le Leonora Christina, dernier né de sa génération, un navire capable de puiser son énergie au cœur même de l’espace et d’évoluer à des vitesses relativistes…Un voyage de trente-deux années-lumière. Un voyage sans retour. Et tous le savent. Tel est le prix que sont prêts à payer ces pionniers d’une ère nouvelle…


Tau Zero, écrit en 1970 par Poul Anderson auteur américain de science-fiction est un roman structuré autour de phénomènes physiques qui paraissent bien vertigineux pour mes petits neurones. Il n'est en effet pas simple de pouvoir s’imaginer ce que peuvent représenter ces vitesses astronomiques : traverser une galaxie en quelques heures de temps relatif paraît fou pour notre petit cerveau.

Mais aussi c'est un roman qui met en présence 25 hommes 25 femmes, qui ont tout abandonné sur terre pour partir dans cette aventure sans retour, du moins prévisible. 
Partir dans le cosmos, dans un vaisseau super équipé pour la survie au long terme de ses habitants et en toute autonomie de vie, de recyclage, d'énergie, pour l'infini finalement. 

Le récit se fait par bonds successifs à travers les années que vivent nos héros, et ne s'intéresse qu'au destin de quelques personnages principaux à des moments cruciaux du voyage. Y sont abordé leur vie, leur caractère, le pourquoi de leur départ à l'aventure, leur faiblesse mais aussi leur courage vis à vis de l'inconnu qui s'annonce devant eux. Et se dire qu'une faute d'appréciation à un moment donné peut avoir de graves conséquences.
Le livre est court, car je pense que je n'aurais pas pu ingurgiter toutes les données scientifiques qui sont l'essentiel du livre.
Je m'intéresse plus à l'humain qu'à la machine et surtout aux interactions entre les différents acteurs de l'histoire. C'est pourquoi ce livre m'a un peu laissé sur ma faim, car la machine et la science ont pris le dessus sur l'aspect humain et relationnel. 
L'imagination de Poul Anderson et sa narration ont rattrapé le tout car je me demandais comment tout cela se terminerait et ma foi la fin me satisfait pleinement. 
J'ai préféré de l'auteur « L'épée brisée » dans le genre fantasy et je me dis que finalement mes goûts ont beaucoup évolué vers ce sens.

samedi 28 octobre 2017

Marjane, tomes 1-2 (Marie Pavlenko)

Tome 1 – La crypte 

"En plein coeur de Paris, les ninns, que les hommes surnomment « vampires », ont bâti une incroyable Résidence secrète dont les humains ne soupçonnent rien. C’est là qu’a grandi Marjane, qui, jusqu’à ses 17 ans, croyait faire partie du clan. L’assassinat de son père va bouleverser son existence. Accusée de trahison, elle est obligée de s’enfuir.
Avec l’aide de son amie Ashley et du mystérieux Mats, Marjane découvre alors un monde hostile, peuplé de créatures fantastiques qui hantent la ville. Elle y apprend la vérité sur son père, mais sa quête la conduira bien plus loin, sur la piste de terribles secrets… "

Tome 2 – Le serment

Bouleversée par les révélations de Notre-Dame, Marjane se met en tête de libérer Andras et Ashley.
Mais comment entrer dans la puissante Résidence ?
Pendant que Marjane, Mats, Borvo, Soura et les autres cherchent un moyen d'atteindre la crypte, le temps passe.
Et le temps presse.
Marjane réussira-t-elle ?
A force de fouiller dans le passé, ne risque-t-elle pas de découvrir d'autres secrets ?

Voici un début de trilogie que j'ai dévoré d'une traite.

Marjane jeune ninn (vampire) demeure dans la Résidence avec son majordome Andras et son père. Tout est beau, tout est simple jusqu'au jour où ….tout dérape.
Elle est obligée de s'échapper avec Andras et de quitter tout ce qui fut sa vie.
De ce fait, elle va se retrouver dans un monde tout à fait différent de ce qu'elle a connu jusque là, et les surprises vont s’enchaîner, des amitiés vont se nouer et aussi la découverte de l'amour.
Mais aussi elle va découvrir qu'elle n'est pas comme comme les autres ninns et que sa particularité en fait une proie pour ses congénères.

J'ai adoré ces deux premiers tomes, c'est dynamique, virevoltant, on ne s'ennuie pas une minute. Et en plus, on y découvre un tas de personnages les plus étranges les uns que les autres. Tout cela créée un monde très baroque et chatoyant. En lisant, je m'imaginais les scènes, j'avais l'impression d'être dans un film très coloré et rempli de personnages tous plus attachant les uns que les autres, même les méchants….

Et pour couronner le tout, j'aime beaucoup l'écriture de Marie Pavlenko que j'avais découvert avec Saskia.

Vivement le tome 3 mais je crois bien qu'il y a un souci pour la suite à venir, d'après ce que j'ai pu en lire sur la Toile. Dommage, on reste sur notre faim. Miammm….

lundi 16 octobre 2017

Jeux de famille (Françoise Bourdin)

5 romans de Françoise Bourdin à découvrir ou redécouvrir.

" Lorsque je réfléchis à la prochaine histoire que je vais écrire, il y a quelque chose de jubilatoire à pouvoir décider de tout. Les lieux, les personnages et les intrigues sont à ma discrétion. " 
En 5 romans, Françoise Bourdin fait voyager ses lecteurs de la Provence ( Un été de canicule), au nord de Montpellier ( Un soupçon d'interdit), en passant par la Bretagne (L a Promesse de l'océan) et même l’Écosse ( D'eau et de feu ; A feu et à sang). Elle nous invite à partager de forts moments de vie, qu'ils soient heureux ou troublés. Et l'on s'attache d'autant à ses personnages que chacun de ses romans fait écho en nous : Françoise Bourdin a ce don de construire " des histoires qui nous ressemblent ".

Françoise Bourdin, une auteur que je connaissais de nom. N'ayant jamais lu ses romans, je me suis dit qu'à l'occasion de cette masse critique de septembre, il serait bien de réparer cette erreur.

Et bien m'en a pris, les éditions Omnibus ont repris cinq de ses romans, des romans qui sont construits autour de différentes familles, plutôt des clans. Des hommes, des femmes qui ont tous un secret bien enfoui et qui a impacté leur vie d'une manière ou d'une autre.
- Un été de canicule – La famille Soubeyrand en Provence (2003)
- Un soupçon d'interdit – La famille Brechignac dans la région de Montpellier (2010)
- La promesse de l'océan – La famille Landrieux en Bretagne dans les Côtes d'Armor (2014)
- D'eau et de feu - (2013) et A feu et à sang - (2014)– La famille Gillepsie en Écosse

A travers la famille Soubeyrand, Bréchignac, Landrieux, Gillepsie, Nous découvrons des personnages très attachant et tous liés par les liens du sang. On ressent leur attachement réciproque bien ancré, une solidité à toute épreuve à travers les aléas et les hauts et les bas de la vie.

Françoise Bourdin a cette capacité à nous faire vivre leur quotidien avec beaucoup de bonheur, les héros sont très bien décrits, leur caractère approfondi, et leurs secrets...bien gardés, jusqu'au jour où…..
Un plaisir à lire des romans qui font rêver, et qui nous font passer un bon moment tranquille autour de la vie de ces familles. Un intermède entre des lectures plus ardues et soutenues.

Merci à Babelio et aux Éditions Omnibus de m'avoir fait partager cette nouvelle compilation des romans de Françoise Bourdin.


mercredi 11 octobre 2017

La mémoire froissée, tome 1 (Christine Marchureau)


Anne apprend chaque jour avec sa mère à quoi servent les plantes.

À l’école de l’abbaye, elle appris à lire et écrire, et sa vie s’écoule paisiblement entre le logis propret et l’atelier de son père.

Mais l’année de ses 7 ans, sa mère est arrêtée pour sorcellerie et son père s’enferme dans son chagrin avant de disparaître quelques mois plus tard.
Anne, désormais seule, choisit de se battre et dès qu’elle atteint l’âge d’être indépendante, elle fait que sa mère lui a appris et devient herboriste.
Prudente, elle s’emploie a ne pas faire d’ombre à l’apothicaire local et ne s’occupe que de la basse ville.
Son commerce prospère doucement mais sûrement et l’amène finalement à ouvrir une boutique et prendre une apprentie.
Elle se consacre alors à la fabrication de baumes, de décoctions et surtout à poursuivre ses cueillettes et récoltes de plantes.
C’est d’ailleurs ce qui va lui permettre de faire une rencontre bouleversante à plus d’un titre…



Si on aime les romans d'aventure, les héroïnes fortes, volontaires et intelligentes, on se retrouve dans son élément en parcourant ce livre.



Anne est une jeune femme que la vie n'a pas épargnée, mais bon nous sommes au 12ème siècle, tout n'est pas rose il est vrai, surtout quand votre mère est condamnée pour sorcellerie, tout simplement pour avoir soigné ses patients avec des simples. Mais dans ce genre là, c'est surtout la jalousie et la méchanceté qui font le tout.
Donc Anne va reprendre les activités de sa mère.
C'est une jeune femme avide d'apprendre, de soigner, et de voyager pour en apprendre encore plus.

La narration est rapide, les chapitres sont courts, on a même l'impression que cela va un peu trop vite. L'histoire en elle-même a tout pour me plaire, surtout la façon dont on soignait à cette époque, tout en brutalité mais aussi avec compassion. L'utilisation des herbes médicinales est au cœur de la médecine. Et comme on le sait à présent l'Orient était bien plus avancé que l'Occident en matière de médecine.

Nous voici parti à l'aventure avec Anne à travers de grandes villes à la découverte de son art.

La suite au prochain épisode.


Ce livre est le premier tome d'une saga médiévale.

Anne a 6 ans lorsque sa mère est enlevée par l'inquisition. Elle ne la reverra pas.
Malgré cet événement tragique, celle-ci s'apprête à devenir guérisseuse à son tour.

Ainsi débute le roman de Christine Machureau. A travers l'histoire d'Anne, on va voyager au moyenâge, période de l'histoire terriblement difficile et plus particulièrement pour les femmes.

Entre violences du quotidien, les fléaux et les coutumes de l'époque, on suivra Anne dans sa quête pour faire avancer la médecine.

L'auteure, par son style d'écriture a réussi à susciter mon intêret pour un thème de lecture qui ne fait pas partie de mes favoris. Je suis admirative devant la personnalité d'Anne, femme libre et volontaire, forte et fragile à la fois, dans un monde où la femme n'a que peu de place. Elle a à coeur de guérir le plus de monde possible.

J'ai littéralement dévoré ce tome et enchaîné directement sur le deuxième tome qui s'avère aussi passionnant que le premier.

Par ailleurs, ayant véritablement apprécié l'écriture de l'auteure, je suis allée voir sa bibliographie et ai déjà repéré plusieurs livres qui me font tres envie.

Une auteure à découvrir et à redécouvrir.

vendredi 18 août 2017

La malédiction de la Galigaï (Jean d'Aillon)

1617. Des malandrins osent un acte insensé : voler la recette des tailles de Normandie. Qui les a informes ? Concino, Concini, maréchal d'Ancre, est-il mêlé à ce forfait ? Mystère, puisqu'il est assassiné peu après, et son épouse, Léonora 

Galigaï, exécutée pour sorcellerie. Ultime audace : avant sa mort, cette dernière maudit ceux qui ont trahi son mari. 1649. 

Tandis que se termine la Fronde des parlementaires parisiens, Gaston de Tilly, procureur à la prévôté de l'Hôtel du roi, découvre qui a tué son père trente ans plus tôt. Les voleurs de 1617 y sont-ils pour quelque chose ? Fougueux, épris de 

justice, il décide de mener l'enquête avec son ami Louis Fronsac. A leurs risques et perds puisqu'ils approchent de trop près un fidèle de Condé, lequel vient de sauver la royauté. Le Prince est-il complice de ce brigandage et de ces crimes ? Le coadjuteur Paul de Gondi participe-t-il à cette infâme entreprise ? Par-delà le temps, la malédiction de la Galigaï va-t-elle se réaliser ? 

En poche : 600 pages

Jean d'Aillon, qui vit à Aix-en-Provence, raconte depuis plusieurs années avec talent, exactitude historique et brio les aventures de Louis Fronsac. De La Conjuration des 

Importants, l'Enigme du clos Mazarin au récent Le Secret de l'enclos du Temple (paru chez Flammarion), ses best-sellers attirent un public enthousiaste et fidèle. A vous d'entrer dans ce cercle de passionnés. 

Il a reçu en 2011 le Grand prix littéraire de Provence pour l’ensemble de son œuvre.

Ses principaux personnages sont Louis Fronsac, qui enquête sous la régence d’Anne d’Autriche, Guilhem d’Ussel, un chevalier troubadour au XIIe siècle et Olivier Hauteville, à la fin des Guerres de religion.

Actuellement je renoue avec mes lectures d'antan, le roman historique et cela grâce à un petit challenge d'été et quelques copinautes.

Cette fois ci c'est Jean d'Aillon, que j'avais découvert avec « Les ferrets de la reine », livre qui nous présentait Louis Fronsac notre héros et son ami Gaston de Tilly, au temps de leur enfance au collège.

Avec « La malédiction de la Galigaï » on se retrouve au moment de l'après Fronde, du temps de Mazarin, et de la fuite du jeune Louis XIV loin de Paris.

Vraiment une très belle écriture, ainsi qu'une intrigue bien construite, l'histoire nous prend et ne nous lâche plus. Et en plus grand bonheur pour moi, j'ai l'impression de replonger dans mes livres d'histoire, mais par la petite porte, dans le quotidien des grands mais aussi et surtout dans celui du peuple tout court.

Louis Fronsac est un personnage récurrent chez Jean d'Aillon, et je me rends compte qu'à travers les différentes allusions faites dans ce livre, des autres aventures de notre héros, l'envie m'est venue de lire les précédents….et les suites.

L'Histoire est vraiment plaisante je trouve quand elle est racontée de cette façon, à la fois ludique et détaillée, avec des faits avérés et des personnages fictifs et réels mélangés. Et puis ma foi un peu de romance et d'aventure rajoutées à tous ces événements réels, ne sont pas pour me déplaire. 

De l'Histoire, de la romance, des héros courageux et téméraires, la cour des Miracles, un bon roman de cape et d'épée dans le monde de la prévôté et des procureurs et des brigands de grand chemin à la solde des grands de ce monde qui savent si bien cacher leurs méfaits à travers conspiration et manipulation. 

Très sympathique et surtout très intéressant pour les amateurs de l'époque.


Note : 5/5