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dimanche 26 avril 2026

La parabole des talents (Octavia Butler)

 



Californie 2032. La fille de Lauren, Asha, créatrice de jeux virtuels, découvre le journal dans lequel Lauren a posé les bases de Semence de la Terre, bible humaniste et pacifiste.
Dans un pays au comble du chaos, les élections portent au pouvoir le révérend Jarret, un chrétien fondamentaliste. L'Amérique renoue avec la grande tradition de l'esclavagisme, dernière étape avant l'ouverture de camps de détentions destinés aux rebelles. C'est le sort réservé à la communauté Semence de la Terre. Lauren entre en résistance et subit le pire sans jamais se résigner, masquant son hyper empathie à ses bourreaux, et luttant pour s'évader, retrouver les siens et réensemencer la vie.
Prix Nebula 1999




Avec le premier tome La parabole du semeur, l’on voit émerger une petite communauté au sein de la Chênaie, petit havre de paix créé par Lauren Olamina et son mari Bankole. Un petit groupe s’est constitué au fur et à mesure des pérégrinations de nos héros, à la recherche d’un endroit où vivre en paix.
Olamina, La guide comme la nomme les enfants de la communauté, a subi très jeune de nombreuses épreuves, destruction de sa famille, de ses amis, rudesse de l’exil et de la survie sur les routes.
C’est une femme qui s’est forgée une force, une détermination qu’elle mettra au service d’une foi pour une nouvelle religion qu’elle a inventée. Dieu est changement, mais il faut compter sur soi et non sur lui pour survivre et obtenir soi-même ce que l’on souhaite. Par là-même, Lauren a un cœur qui déborde pour ceux qui ont en besoin et en qui elle croit. La solidarité, l’entraide ne sont pas des mots anodins pour elle. Elle donne, elle prend lorsque c’est nécessaire. Le monde dans lequel elle vit nécessite souvent la loi du talion. On ne peut survivre qu’en se défendant et défendant ceux qu’on aime.

Dans ce deuxième tome, les épreuves sont à nouveau là. Elle perd tout, sa famille, sa liberté, sa dignité mais toujours elle résiste. Elle soutient du mieux qu’elle peut ceux qui comptent pour elle. Les croisés de Jarret, nouveau président des États-Unis commettent des atrocités, et elle n’aura de cesse de retrouver les enfants enlevés aux parents de ses disciples mais surtout de revoir sa petite Larkin, sa fille de deux mois qui lui a été arrachée.

La première partie du roman est surtout consacré à l’installation, la défense de la communauté, la mise en pratique des convictions de Lauren et de son groupe, communauté autonome qui prône l’entraide et l’éducation ainsi que la solidarité entre ses membres. Le dialogue est primordial, toute décision est prise en commun. La vie est rude mais heureuse. La menace rôde après l’accession au pouvoir de fanatiques religieux. La pays est en grande détresse, les inégalités flagrantes et outrancières, la pauvreté, l’anarchie font accéder à la tête du pays un soi-disant sauveur qui va créer de terribles représailles à l’encontre de ceux qui ne sont pas dans ses normes. L’esclavage est de retour et l’utilisation de colliers de servitude devenir chose commune. Lauren et ses amis en feront l’amère expérience.

La deuxième partie est particulièrement rude à lire, les exactions, les tortures, viols, meurtres d’innocents font partie du lot des prisonniers. Malgré tout, l’espoir, la force du groupe est là. Beaucoup d’entre eux vont mourir. Mais Semence de la terre reste toujours dans la tête de Lauren Olamina. On suit son cheminement, la création de son mouvement.

Entre anticipation et dystopie, Octavia Butler nous raconte sa vision d’un monde futur où le fanatisme, les crises écologiques, économiques et sociales peut entraîner un continent à tomber dans une folie meurtrière envers les plus faibles et où les riches se barricadent et oppriment à qui mieux mieux. L’espoir est quand même là, le mieux côtoie le pire. Aux hommes et aux femmes de bonnes volonté de ramener un semblant d’humanité dans un monde en pleine déliquescence.

Ce deuxième tome a été particulièrement difficile à lire surtout dans la seconde moitié et ce n’est pas Fifrildi, ma chère co-lectrice qui me contredira . Comme dans Liens de sang, l’auteure décrit crûment les exactions commises.
J’ai préféré le 1er tome, plus porté sur l’action que sur l’introspection, la fin du 2ème tome me laissant avec un sentiment d’inachevé. La vision science-fiction d’Octavia Butler n’étant pas assez développée à mon goût.

Une lecture en demi-teinte, avec une grande préférence pour le premier tome. Ce second tome est trop plein de violences, exactions. A noter néanmoins, les débuts de chaque chapitre qui sont émaillés de citations de Semence de la Terre, en forme de vers qui retracent les choses essentielles de la vie.

Merci à toi Fifrildi pour ton accompagnement de cette lecture qui a été parfois difficile ;-)




dimanche 12 avril 2026

La parabole du semeur (Octavia Butler)

 


Roman traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Rouard. 2024. Le nouveau président des États-Unis provoque une crise sans précédent. Dérèglement social et climatique, épidémies, pauvreté, violences... Dans ce décor post-apocalyptique, la barbarie règne, les murs s'élèvent. La fille d'un pasteur noir atteinte d'hyper-empathie entame la rédaction d'une Bible d'espoir et d'humanité, Le Livre des Vivants. Une anticipation visionnaire.



Paru en 1993, La parabole du semeur (Paroble of the Sower) d’Octavia Butler, nous plonge dans notre époque à partir de 2024. Les États-Unis d’Amérique sont en pleine déliquescence : catastrophe climatique, violence, drogue, pillages sont monnaie courante. Les sans-abris sont légions, les drogués deviennent fous de rage, les crimes, les pillards sont légions.

La narratrice, Lauren,15 ans comprend vite que le monde de ses parents ne reviendra pas, la communauté où ils vivent est entourée de barbelées, des rondes et des gardes sont mises en place pour éviter le pire.
Il y aurait bien une alternative, s’engager auprès de grandes compagnies industrielles qui offrirait le gîte, le couvert et la protection contre tous ces maux. Mais sa famille comprend vite que ce n’est qu’une forme d’esclavage moderne pour mieux dominer la main-d’œuvre à bon marché.
Et un jour, le pire arrive. Tout son monde s’écroule. Lauren et son ami Harry se retrouvent à s’exiler plus loin vers le Nord, avec l’espoir de trouver un avenir meilleur. La route de l’exil va les plonger dans un plus grand abîme. La violence, le crime, la barbarie sont omniprésents.

Quête initiatique, recherche d’une nouvelle religion, philosophie de vie, Octavia Butler nous livre ici un roman où le pire rencontre le mieux. Sur ce chemin d’espoir d’une vie meilleure ils feront de mauvaises rencontres, mais en parallèle un groupe va se constituer avec des personnes comme eux à la recherche d’un havre de paix.

Un roman qui se lit avec grande facilité, malgré la dureté de certaines scènes. La nature humaine y est décrite dans toute sa complexité. Les brutes côtoient les plus faibles, c’est la loi du plus fort. Mais l’entraide, la solidarité voit le jour au sein du groupe et apporte réconfort et humanité à ceux qui le constituent.
La narration est faite sous forme de journal. Lauren raconte chaque jour ses pensées sur sa philosophie du changement, sorte de religion adaptée à la problématique du moment, leurs difficultés au cours de leurs pérégrinations.

J’ai bien aimé m’immerger dans ce monde à travers l’écriture d’Octavia Butler. C’est le deuxième roman que je lis d’elle dans le cadre du challenge duo/auteurs de Fifrildi. Une belle découverte que cette auteure. Son écriture est vive, plaisante et prenante. Les chapitres sont rapides et plein d’action. Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Merci à toi Fifrildi pour l’accompagnement dans cette lecture qui ne demandera qu’à se poursuivre. La suite : La parabole d
es talents nous attend ;-)

samedi 25 octobre 2025

Voile vers Byzance (Robert Silverberg)





La Terre, d’ici trois mille ans.Si le monde est dépeuplé, les ultimes représentants de l’humanité, immortels, vivent dans l’oisiveté, partageant leur quotidien entre visites de cités légendaires recréées de toutes pièces et fêtes fastueuses débridées. Un monde aux mœurs étranges et libres que découvre Charles Phillips, natif du New York de 1984, projeté dans ce futur radicalement autre pour des raisons qui lui échappent. Il y rencontre Gioia, sa guide, et bientôt sa compagne, avec qui il navigue d’Alexandrie à Xi’an en passant par Asgard. Vive et magnifique Gioia, qui tait le plus terrible des secrets dans cette société hédoniste où, pour tromper les errances d’une vie sans fin, on rebâtit les civilisations, passées comme mythiques, avant de les faire retourner au néant. Or, Charles, lui, l’enfant du Xxème siècle, n’a rien oublié de ce que signifie la fin…

Voile vers Byzance, finaliste des prix Hugo et Locus 1986, est lauréat du prix Nebula 1985




40 ans après sa première publication sous le titre Sailing to Byzantium, les éditions Le Bélial’ republie ce court roman de Robert Silverberg. Il remporta en son temps (1986) le prix Nebula.

Le roman débute à Alexandrie, 50 siècles dans le futur, quel futur, quelle référence, après J.-C. ? nous ne le saurons pas. Le héros Charles Philipps est un homme de notre 20ème siècle. Il ne connaît pas son vrai passé, ni comment il est arrivé en ce monde futuriste, déroutant pour lui. Malgré cela il se lie à Gioia, une citoyenne de ce monde. Ce monde composé exclusivement de cinq grandes villes antiques qui au début du récit sont Xi’an, Alexandrie, New Chicago, Tombouctou et Asgard – cette dernière devant bientôt être remplacée par Mohenjo-Daro. Ils sont entourés de « temporaires » sortes de figurants/serviteurs des citoyens qui eux sont peu nombreux.

L’auteur nous décrit avec délectation Alexandrie, on y retrouve le fameux phare qui en son temps fut une des sept merveilles du monde, ainsi que la grande bibliothèque d’Alexandrie. Il en ira de même avec toutes les villes visitées par nos héros.

On les suit dans leurs pérégrinations mais aussi dans le questionnement de Philipps de sa présence en ce temps et lieux. Il est considéré par les citoyens comme un « Visiteur », une curiosité.

Je ne vous en dirai pas plus. Le questionnement est aussi pour nous lecteur. Que va nous dévoiler l’auteur ?

Lire du Robert Silverberg est toujours un plaisir, ses descriptions sont dynamiques et nous immergent dans un monde coloré. L’action, la réflexion sur notre humanité, notre devenir et la mort est omniprésente.

Le lire est aussi une ouverture à découvrir sur internet les différentes villes décrites et leur évolution dans le monde antique. Il est toujours aussi fascinant de partir à la recherche de l’information des lieux décrits.

Courte lecture faite en compagnie de mes chers amis babeliautes Fifrildi, Nadou et BazaR, nos échanges furent toujours aussi agréables. Merci à vous.




jeudi 10 juillet 2025

Le moineau de Dieu (Mary Doria Russel)




2019, un signal musical est capté par la Terre. Pendant que l'ONU palabre sans fin, la Compagnie de Jésus a déjà trouvé les financements et mis sur pied son expédition. À son bord, des athées et des jésuites, dont Emilio Sandoz, jeune prêtre et brillant linguiste, pour un voyage d'exploration vers la planète Rakhat et ses habitants.
2059, Emilio Sandoz, mutique, les mains mutilées et marqué du sceau de l'infamie, est le seul rescapé de la mission. Sur Rakhat, il aurait tué et se serait prostitué. Qu'a-t-il donc pu se passer pour que la mission tourne si mal ?

" Non content d'être un parfait chef-d'oeuvre, Le Moineau de Dieu est aussi une belle porte d'entrée pour quiconque chercherait à faire ses premiers pas dans la science-fiction. " Simon Krug – Les Inrockuptibles.



Suite à l’avis enthousiaste de notre chère amie Fifrildi, Nadou38 et moi-même sommes parties à l’aventure vers Rahkat d’Alpha du Centaure en compagnie de huit compagnons qui s’embarquent sur le Stella Maris.

Tout démarre lorsqu’un signal musical est capté par Jimmy Quinn, un jeune astronome passionné. Ses amis Emilio Sandoz, jésuite de son état, Anne et Georges Edwards, Sofia Mendes sont les premiers à être au courant. L’idée du voyage germe dans leurs esprits et c’est la Compagnie de Jésus qui leur met le pied à l’étrier en finançant le voyage en tout secret.
D’autres compagnons les rejoindront : des jésuites, ordre habitué à se rendre dans des régions reculées et inexplorées.

L’auteur fait le parallèle entre l’expédition de Christophe Colomb partit à la recherche du chemin vers les Indes. Une civilisation à la rencontre d’une autre.
C’est avant tout un roman sur la rencontre de civilisations différentes et une belle étude anthropologique.

Avec Emilio, le prêtre linguiste doué à communiquer et à comprendre de nombreuses langues, Anne, le médecin empathique et observatrice, Georges son mari, ingénieur, Jimmy astronome, le père D.W. Yarbrough le navigateur et ancien pilote de chasse, Marc Robichaux, le peintre et Sofia Mendes, jeune femme complexe et douée en synthèse.
L’amitié, l’humour et les qualités de chacun soudent très fortement cette petite équipe. Pour partir sur de si nombreuses années, cela est nécessaire.

L’auteure nous livre là, un roman à la fois généreux et intéressant sur cette rencontre de deux civilisations. Le développement et l’étude de chaque personnalité, de leurs failles, de leurs joies et de leurs capacités est abordé de manière fluide et agréable. On sent les interactions entre chacun, la profondeur des sentiments et surtout la place de la religion y est très présente.

A travers Emilio on ressent ses doutes, ses motivations, son engagement dans tout ce qu’il fait.
Lui seul reviendra vivant de ce périple, et tout au long du roman, on navigue entre les deux époques. Cela nous donne un aperçu et une dynamique à l’évolution de l’histoire.

Un vrai plaisir de lecture à savourer et à bien s’imprégner. Je conseille vivement mais pas à ceux qui rêvent de grandes batailles interstellaires. C’est plutôt une aventure humaine et profonde.

mardi 19 septembre 2023

La société des Kaijus (John Scalzi)






Ils sont GROS
Ils sont MÉCHANTS
Ils sont MENACÉS D’EXTINCTION

Jamie accepte immédiatement le job que Tom, une ancienne connaissance, lui offre. Travailler pour une société protectrice d’animaux plutôt que livrer des repas est une veine.
Seul problème, les animaux concernés sont des kaijus.
Or, si ces monstres sont les êtres les plus gros et les plus dangereux de cet univers, ils ont besoin d’aide pour survivre, car des entreprises peu scrupuleuses voudraient les exploiter.
Tous ceux qui ont vu Jurassic Park savent que c’est une mauvaise idée...

« Scalzi nous embarque dans une course folle bourrée de réflexions sur la pop culture, les start-up, l’influence de l’État et la science. » - Library journal



Immersion dans une terre parallèle peuplée de…. Kaijus, vous savez ces très grosses bébêtes semblable à Godzilla, couplé à Jurassic Park. Non vous ne connaissez pas c’est sûr, il faut avoir lu le roman de John Scalzi pour savoir à quoi ils ressemblent.

Tout cela commence quand Jamy Gray se fait virer de son travail dans une Start-up et qu’il se retrouve à « delivering » des pizzas. Au hasard des livraisons, il retrouve Tom, un ami d’un ami qu’il a rencontré lors de ses études. Par analogie et échange intéressant sur la science-fiction, ce dernier lui propose un job qui paraît bien mystérieux. C’est là que commence l’aventure pour Jamie, et quelle aventure. Une immersion totale et improbable dans une terre parallèle qui se trouve être une vaste jungle pour animaux monstrueux mais à protéger.

Je me suis bien amusée à lire ce roman plein de références sf, d’humour, de bonne humeur dans un environnement improbable.

Un peu en panne d’envie de lire ces derniers temps ; on a tous un petit coup de mou de temps en temps, ce petit roman sans prétention m’a bien relancée dans mon envie livresque. Il se lit vite, agréablement dépaysant tout en ayant une approche de notre monde tel qu’il est, avec ses bons et ses méchants et ce ne sont pas forcément nos kaijus les plus à craindre. Et cerise sur le gâteau il est plein d’action. En somme un très bon moment de détente en compagnie de nos amis.

dimanche 6 août 2023

Le traducteur des lettres d’amour (Lynne Kutsukake)



Ils choisissent de déménager au pays du Soleil levant, mais une fois à Tokyo, ville complètement dévastée par la guerre, le père d’Aya peine à trouver du travail, et Aya elle-même, née et élevée à Vancouver, est harcelée à l’école car étrangère.



Ce premier roman de Lynne Kutsukake, elle même descendante de nippo-américains ayant vécu la seconde guerre mondiale est paru en avril 2023. Il nous retrace le retour au pays d’Aya et de son père après la guerre. La petite fille de 12 ans a été élevée au Canada et n’a pas tous les codes pour s’intégrer à la communauté. Elle est l’étrangère qui vient du pays des occupants. Les enfants sont durs entre eux. Fumi, fillette du même âge avec qui elle est en classe va peu à peu s’attacher à elle. Elles deviennent amies et vont se mettre à la recherche de la grande sœur de Fumi qui a disparu.

Les autres personnages Kondo leur professeur, le caporal Yoshitaka « Matt », Nancy, Sumiko sont tous très attachants. Leurs destins sont imbriqués dans cette époque fort difficile d’après-guerre.

J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteure, sa fluidité, sa douceur, tout en nous décrivant les conditions terribles dans lesquelles vivaient la population japonaise. L’époque était difficile sur tous les continents. Les vaincus subissaient l’occupation et la défaite. Tout un pays était à reconstruire et l’occupation était là. La misère, le manque de médicaments, les pénuries et la prostitution faisaient des ravages. C’est aussi le contraste entre deux cultures totalement différentes. Les codes des uns ne sont pas ceux des autres. Et souvent l’incompréhension et la rancœur sont au rendez-vous.
Excellente lecture en compagnie de Fifrildi, nous voulions un petit roman historique, voici chose faite. 

samedi 15 juillet 2023

Swansong (Robert McCammon)



Tome 1 : Le feu et la glace




L'APOCALYPSE, C'EST MAINTENANT.

Missiles et fusées se croisent dans le ciel et font s’abattre sur la terre des tornades de feu. Un vent terrible se lève, les poussières radioactives voilent le soleil, la vie telle qu’on la connaît va s’achever.
Dans une plaine déserte du Kansas brûlée par le feu nucléaire, Black Frankenstein, une force de la nature, se voit confier une mission par un vieillard mourant : ­protéger une enfant au don particulier.
Dans les décombres d’un New York annihilé par les bombes, une sans-abri à moitié folle découvre un étrange anneau de verre.
Dans les ruines souterraines d’un camp survivaliste des montagnes de l’Idaho, un adolescent apprend à tuer…
PLUSIEURS VIES, PLUSIEURS TRAJECTOIRES, UN SEUL BUT : SURVIVRE À LA FIN DU MONDE.
Chevauchée sauvage dans la terreur, œuvre grandiose et troublante, Swan Song est une immense fresque post-apocalyptique sur les derniers restes d’une humanité se débattant dans la grisaille d’un hiver sans fin.



Après Zephyr Alabama et L’heure du loup notre petite troupe (Senna, Nadou 38 et Gadsby) découvrons Swansong de Robert McCammon. Senna à l’affût de la sortie en français de ce classique (aux Éditions Monsieur Toussaint Louverture) de l’horreur nous emmène à sa suite dans l’apocalypse nucléaire du monde.

Cette histoire écrite en 1987 laissait encore planer la menace nucléaire entre les deux blocs, ces années voyaient fleurir les abris anti-nucléaires, les menaces et du coup les films et les romans relatifs à ce sujet. Le sujet de ce fait me paraît familier.
Nous sommes en plein dedans avec Swansong, Les États-Unis et l’URSS s’envoient réciproquement des missiles nucléaires. La terre est dévastée. Des destins vont changer du tout au tout.
Swansong petite fille au visage d’ange va se retrouver prise dans cette engrenage, il faut la protéger. C’est Josh, géant au grand cœur, catcheur de son état qui va se retrouver à côté d’elle lors de la catastrophe.

A Manhattan, nous suivons Sister Creep une SDF un peu dérangée et Artie Wisco commercial en déplacement qui vont faire un bout de chemin ensemble. L’union fait la force.
Des groupes se forment mais la grande faucheuse sévit partout. Les gens tombent comme des mouches.
Dans les montagnes de l’Idaho, une mine transformée en camp retranché pour survivalistes, accueille de riches amateurs qui prévoient de se protéger des menaces extérieures. Le colonel Macklin ancien héros de la guerre du Vietnam et Roland Croninger vont se retrouver liés après la catastrophe.
Trois groupes que l’on va suivre au fil de leurs pérégrinations à trouver leur chemin vers l’espoir ou le pouvoir selon leurs aspirations.

Le bien, le mal, Le désespoir règnent. Tout n’est que ténèbres et destructions. Personne ne fait confiance à personne. Un espoir peut-être avec cette petite fille que des forces surnaturelles veulent protéger.

Le fantastique émerge au fil de la narration. L’apparition d’une sorte de fantôme qui hante Sister Creep et qui change d’apparence comme il veut représente la mort, l’ange de l’apocalypse. Sister Creep sent qu’elle a une mission à remplir grâce à un anneau de bijoux vitrifié par le feu nucléaire.
Nous les suivons au fil de leurs routes respectives. Chacun suit son chemin vers son destin.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai du mal avec l’horreur. Ici je suis servie. J’aime beaucoup l’écriture de Robert McCammon mais certaines scènes m’ont fait passer mon chemin. Je voyais venir les actions et je sautais quelques lignes, quelques mots trop suggestifs que je savais pertinemment ne pas vouloir subir. Cœur trop sensible vous direz ;-)
Et pourtant à l’époque je me souviens avoir regardé Le Fléau de Stephen King qui reprenait un peu ces mêmes thèmes.
Sinon, l’histoire est somme toute classique, mais McCammon a le don de rendre attachant ses héros, et leurs aventures nous accrochent et à chaque chapitre on se demande ce qu’il va leur tomber dessus et on n’est pas déçu.

C’est ma foi, la lutte du bien contre le mal, l’émergence des plus bas instincts humains qui sont mis en évidence dans ce roman. Une lueur d’espoir existe et c’est elle que l’on va suivre.

A bientôt pour la suite avec le tome 2 La glace et le feu.



Tome 2 – La glace et le feu

Une seconde naissance. Sept années ont passé, l’holocauste nucléaire a obscurci le ciel d’un voile de poussière et recouvert la terre d’un linceul de neige grise, cédant la place à un hiver sans fin dont les mâchoires gelées se referment lentement mais inexorablement sur la planète entière.
Et dans ce monde d’après, les hommes continuent à s’entredéchirer, pour les ressources, pour le pouvoir, par pure folie.
Néanmoins l’espoir subsiste, infime, précieux, dans des amitiés improbables nées d’une lutte commune pour la survie, dans l’éclat fascinant d’un anneau de verre aux couleurs étincelantes et qui semble révéler à ceux qui le touchent un monde idyllique. Dans les mains d’une jeune fille capable de faire renaître ce qui semblait définitivement mort.
Dans ce monde à l’agonie, le moment est venu de savoir si un nouveau printemps est possible.
Entre ceux qui cultivent un fragile avenir et ceux qui s’emploient à détruire le présent, une course contre la montre est engagée. Pris dans une lutte épique entre le bien et le mal, les héros ordinaires de Swan Song devront choisir entre chant du cygne ou chant d’espoir.



Et voilà le 2ème tome de Swansong, « La glace et le feu » terminé en apothéose.
Sept ans ont passé depuis le 1er tome. On retrouve nos héros Swan, Josh, Sister, Paul et de nouveaux venus chez les gentils comme chez les méchants.
Et oui, ce livre c’est la lutte du Bien contre le mal. Swan contre l’entité Damon, qui porte bien son nom.

Tout ce petit monde a évolué, la plupart portent les stigmates de ce 17 juillet fatidique. Des mutations sont apparues, aussi bien chez les hommes que chez les animaux. La bestialité est toujours là pas forcément chez les animaux. Notre équipe de bras cassés menées par Le Colonel et Roland s’est agrandie au détriment des colonies disséminées. Reste de gros groupes armés à combattre pour toujours plus de pouvoir et de destruction.

C’est franchement la grosse foire d’empoigne, toujours plus de cruauté, de froid, de neige, et juste une petite lueur d’espoir qui pointe à travers Swan et l’anneau de Sister. Le mal est dur à combattre mais petit à petit Swan redonne l’envie et l’espoir à ceux et celles qui l’entourent.

Un bon roman apocalyptique pour les amateurs du genre, je n’en fais pas partie, mais l’écriture de McCammon est addictive et entraînante. Ses descriptions sont très visuelles, l’imagination fait le reste,un peu trop je dirais. ;-))

Un roman que l’on lit comme on regarderait un film. On voit l’horreur, les destructions, l’apocalypse non seulement sur terre mais aussi dans les âmes. Les vrais caractères ressortent, l’image de soi niveau fantastique est sublimé par le masque de Job quand il tombe. Pas mal trouvée cette idée. Si les visages étaient à l’image du vrai soi on aurait pas à se poser de question sur la nature humaine. Mais bon faut pas rêver. !!!

Au final, je suis partagée entre mon plaisir de lire McCammon qui est un auteur qui a de la ressource, et le fait que je n’aime pas les livres d’horreur et de castagne. A côté de ça, c’est toute la nature humaine qui est mise à nue dans ce roman, avec ses hauts et ses bas.

Avis aux amateurs du genre, je suis sûre que ce livre vous conviendrait.


jeudi 18 mai 2023

Au bord de la crise de nerfs (Suzanne Enoch)



Emmeline doit trouver un mari si elle ne veut pas perdre Winnover Hall, la maison de son enfance. Dieu merci, elle a su convaincre son meilleur ami, Will Pershing, de l’opportunité d’une union de convenance. Huit ans plus tard, ils cohabitent dans une relation purement platonique – au plus grand désespoir de Will.
Mais voilà que le grand-père d’Emmie exige qu’on lui présente ses arrières-petits-enfants… qui n’existent que dans les lettres qu’elle lui a écrites. Comment avouer un tel mensonge ? Furieux d’avoir été dupé, le vieux duc serait capable de les chasser du domaine ! Il ne reste plus qu’à trouver des orphelins pour jouer ce rôle… Or, obtenir la complicité de Will et se faire obéir des deux garnements qu’elle a dénichés risque bien de mettre en péril ce qui s’annonce comme la plus folle des mascarades !



Une petite romance sans prétention, qui remplit bien son rôle. Un moment de détente en compagnie d’Emmie et de Will Pershing, un couple de la bonne société britannique du début du 19ème siècle .

Le 19ème siècle avec tous ses codes ; ses bonnes manières impliquant de ne pas montrer ses sentiments, d’afficher un sourire de façade et où règne la domination patriarcale.
Emmie et Will ne peuvent avoir d’enfants. Le problème c’est le domaine de Winnover Hall. Ils ne peuvent le garder que s’ils assurent leur descendance et donc celle du grand-père d’Emmie, le Duc de Welshire.
Pour régler la situation ils se décident à « emprunter » deux orphelins Rose et Georges, à l’orphelinat de Saint Stephen à Londres.
On pourrait croire qu’ils ont une araignée au plafond comme le dit justement un ami de Will. :-)))

L’arrivée des deux petits va bouleverser leur quotidien et celui de leur maisonnée. Il faut leur donner un semblant de vernis de bonnes manières. Et ce n’est pas une mince affaire, entre marchandages, mots grossiers, il y a beaucoup à faire. Mais c’est aussi un vent de fraîcheur et de spontanéité qu’ils amènent avec eux. Et ne dit on pas que la vérité sort de la bouche des enfants surtout quand ils sont très malins et turbulents.

J’aime bien ces romans Regency. Ils nous racontent une époque bien particulière, que j’ai découvert avec la collection des Bridgerton.
Sympathique et facile à lire surtout entre deux livres plus soutenus.
A renouveler.




vendredi 5 mai 2023

Un feu sur l’abîme (Vernor Vinge)



Dans une galaxie où l'évolution technologique et les lois qui la gouvernent dépendent de la place que vous y occupez, il est risqué de s'aventurer en dehors de votre zone.
Lorsque la jeune et ambitieuse civilisation humaine libère accidentellement une ancienne intelligence artificielle, celle-ci - la Perversion - menace l'Univers tout entier.
Sans le savoir, deux adolescents rescapés du naufrage d'un vaisseau détiennent entre leurs mains le salut de millions d'espèces intelligentes. Mais ils échouent sur une planète primitive et ceux qui peuvent leur venir en aide se trouvent à des milliers d'années-Lumière.
Une terrible course contre la montre s'engage alors...



Premier d’une trilogie, Un feu sur l’abîme est sorti pour la première fois en 1992 sous le titre « A Fire upon the Deep.
Il est suivi par « Les enfants du ciel » et « Au tréfonds du ciel ».
En 1993 l’auteur remporte le prix Hugo du meilleur roman avec ce même roman.

Une super intelligence est réveillée malencontreusement par des humains dans une partie de l’univers. La Gale, la Perversion détruit tout sur son passage, les technologies, les vaisseaux, les civilisations.
Dans le Relai, un vaisseau avec à son bord Ravna une humaine, deux Cavaliers des Skrodes espèce végétale particulièrement intelligente, montés sur Skrodes qui leur permet de se déplacer, Tige Verte et Cosse Bleue, couple de négociants, ainsi que Pham sorte d’humain rafistolé par une Puissance, le Vieux qui le manipule. Tout ce petit monde se retrouve à évacuer d’extrême urgence le Relai attaqué par La Perversion.
Ils partent à la recherche d’un vaisseau écrasé sur une planète dans les Lenteurs de l’univers, où les technologies et l’intelligence artificielle sont inefficaces et ralenties. Une quête désespérée pour sauver les diverses civilisations de l’univers aussi bien humaines que non humaines menacées par la Gale.

Gros pavé à la fois science-fiction et fantasy médiévale. La planète des lenteurs est peuplée par des meutes de chiens intelligents ayant une âme et une intelligence commune.

J’ai bien aimé la partie sur cette planète, je suis un peu plus fermée au space opéra, mais la quête de Ravna et de ses amis nous permettent d’appréhender l’impact que l’intelligence artificielle aurait si nous en dépendions totalement.

Les enfants rescapés, Jeffri et Johanna vont vivre des aventures passionnantes mais traumatisantes au contact de ces meutes. Ils en sortiront grandis et se découvriront de nouveaux amis . Ils vont faire l’expérience de la manipulation des politiques et du monde des adultes.

J’ai aimé l’écriture de Vernor Vinge, surtout quand il ne développe pas trop les évolutions technologiques et synthétiques qui me sont hermétiques. Par contre les intrigues au sein des différentes meutes sont fort intéressantes ainsi que leur fonctionnement.
Je lirai certainement les suites, j’ai bien envie de savoir ce que vont devenir nos héros dans ce monde médiéval qui va sûrement évolué vers la technologie.

Le Sculpteur ainsi que Peregrin son compagnon sont fort intéressant.

Un grand merci à Babelio et les Éditions Ailleurs & Demain pour cette masse critique. Je suis vraiment à l’extrême limite pour ma critique mais des évènements imprévus m’ont empêché de le lire en toute sérénité.
A très bientôt si j’arrive à trouver les suites.




dimanche 22 janvier 2023

Mercy Thompson, 1 L’appel de la lune (Patricia Briggs)



« Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. »

En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des 9plus banales.
Mécanicienne dans le Montana, c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte.
Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage.
Au coeur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...



Le tome 1 de Mercy Thompson est pour moi une relecture. C’est surtout un gentil petit défi pour familiariser notre amie Fifrildi avec le monde des lycanthropes et des vampires. Ils sont sympas ici je trouve, à côté d’autres romans plus hard et sanguinolents. Bon tout est relatif, tout dépend de quel côté on se positionne.

Normal il faut que les loups-garous et les vampires se nourrissent. Et puis vous savez il y a la guerre des meutes et des clans, le système patriarcal dans toute sa splendeur. On ne défit pas l’Alpha, chef de meute, on se tient à carreau et on obéit. Mais voilà la petite Mercy, elle n’est pas une lycanthrope, c’est un petit coyote, petite mais dangereuse quand elle est en colère et il en faut peu si on la cherche, qu’elle morde.

Par contre elle connaît tous les codes de la meute, elle a été élevée par le Marrock, l’Alpha des Alphas de l’Amérique du Nord. Même lui, elle lui a mené la vie dure : crise d’adolescence oblige !!!. Mais bon, en général il n’y a que lui qu’elle puisse écouter bien qu’elle n’en fasse qu’à sa tête. Il a tendance a être indulgent avec elle.

Donc vous l’aurez compris, ce genre de lecture, j’aime bien. Ça me détend, j’en lis un régulièrement. J’étais rendue au tome 9 avant ce petit défi, et la bonne chose c’est que cette lecture m’a rafraîchie la mémoire niveau certains personnages. Donc je vais reprendre mes bonnes vieilles habitudes et je continuerai sur ma lancée. 

samedi 21 janvier 2023

La ville sous globe (Edmond Hamilton)




Lors des premiers instants d'un conflit nucléaire généralisé, une bombe supratomique explose au-dessus de la petite cité de Middletown. Mais au lieu de réduire la ville en cendres, la déflagration l'efface de la surface du globe pour la transporter ailleurs ou plutôt en d'autres temps. Ses habitants doivent en effet se rendre à l'évidence : Middletown est devenue une oasis du XXe siècle sur une Terre mourante et désolée, à des millions d'années dans le futur. Très vite, ils découvrent, au-delà des montagnes, une étrange cité abandonnée, construite sous un dôme et remplie de merveilles technologiques susceptibles d'assurer leur survie dans ce contexte extraordinaire. Jusqu'au jour, où, ils reçoivent une communication venue de l'espace... Brassant avec brio les thèmes majeurs de la science-fiction de l'âge d'or dans un contexte marqué par la peur de l'atome, La Ville sous globe est sans doute, par sa profonde humanité, le roman le plus subtil d'Hamilton.



Et voilà, j’ai démarré notre petit défi littéraire 2023 avec le choix de Senna : La ville sous globe d’Edmond Hamilton. Honte à moi je ne connaissais pas cet auteur, papa du célèbre Capitaine Futur alias Capitaine Flam.
City at World’s End dans son titre original sort dans Startling Stories en juillet 1950, avant de paraître en volume un an plus tard.

Nous voici donc dans une petite ville : Middletown, où un grave cataclysme dû à l’explosion d’une bombe supratomique, a provoqué l’expulsion de la ville dans un futur très éloigné de la Terre, une Terre à bout de souffle, avec un soleil en complet refroidissement.
Nos petits humains sont complètement anéantis et déboussolés. Ils sont cinquante mille hommes, femmes et enfants.
La découverte à proximité d’une ville sous dôme, va leur permettre pour un temps de survivre au désastre glacial qui s’abat sur leurs têtes. L’évacuation est une vrai épopée pour ces gens habitués à leur petite ville et leur environnement, mais ce qui les attend est encore plus imprévisible que ce qu’ils pouvaient imaginer : La fédération intergalactique fondée par les anciens Terriens qui ont conquis d’autres planètes et galaxies.
Ils sont considérés comme de vulgaires primitifs à côté de leurs cousins spatiaux. Il est vrai que la science et les déplacements spatiaux ont fait un bon en avant considérable et inimaginable.

Mais vous vous en doutez bien on ne dicte pas sa conduite à un terrien, américain de surcroît s’il n’est pas d’accord.

J’ai pris grand plaisir à me replonger dans ce genre de science-fiction un peu dépassée, comme dirait certains : datée mais vu l’époque où cela fut écrit c’est bien trouvé. J’ai aussi beaucoup aimé l’écriture d’Edmond Hamilton, elle est simple, la psychologie de ses personnages est importante et son histoire repose surtout sur l’adaptation d’une petite population a une succession de faits qui bouleversent leur quotidien et leur vie. Il ne nous assomme pas avec des considérations scientifiques qui me laissent souvent déroutées lorsque je lis de la science-fiction.

Et bien sûr nous avons un héros, prêt à en découdre et qui lui se met à rêver de grands espaces dans …. l’Espace.

Très belle découverte. Je m’en vais regarder de plus prêt l’historiographie d’Edmond Hamilton.


vendredi 30 décembre 2022

L’heure du loup (Robert McCammon)





Michael Gallatin est un as de l'espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou. Capable de se transformer à la vitesse de l'éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà donné un aperçu de ses talents en Afrique contre Rommel. Il doit maintenant s'acquitter de la plus dangereuse et de la plus délicate des missions : découvrir qui se cache derrière l'opération « Poing d Acier », le mieux gardé des plans secrets nazis. En renouvelant la figure du loup-garou, Robert McCammon crée un héros fascinant dans une intrigue captivante.

584 pages



L’heure du loup écrit en 1989 par Robert McCammon est un très bon roman d’espionnage associé au mythe du loup-garou. J’ai trouvé que ce mythe était bien à sa place dans ce thriller.

Michaël Gallatin est un espion britannique, excellent dans son domaine. Il est aussi un loup-garou venu des plus lointaines régions de Russie entre les deux guerres. Dans ce thriller on assiste à son éducation en tant que jeune loup-garou dans une meute réfugiée dans un palais blanc ayant appartenu à des moines, en pleine forêt lors de la révolution bolchevique. Puis en alternance avec les autres chapitres on voyage entre deux époques 1920 et 1944.
Le débarquement des alliés se prépare, la riposte allemande aussi. C’est une course contre la montre pour contrecarrer les positions des uns et des autres.

J’ai vraiment beaucoup aimé lire ce roman, et pourtant il y a des moments particulièrement difficiles, sanguinolents bien sûr vu la nature de Michaël, mais surtout nous sommes en pleine seconde guerre mondiale avec le nazisme qui règne sur l’Europe. De l’homme ou de l’animal lequel est le plus cruel et malsain ? L’animal tue pour se nourrir, l’homme on se demande pourquoi ?
L’alternance des chapitres donne un très bon rythme au roman, la vie dans la forêt russe est pleine de surprises pour le petit Michkaël Galatinov fils d’un général russe blanc, et sa vie va prendre une tournure fantastique qui l’amènera à combattre le mal quand il sera adulte. Il est forgé au monde rude de la meute, la souffrance est sa compagne quotidienne. Mais au décours de ses missions il fait aussi de bien belles rencontres niveau résistants, compagnons et compagnes, car ne l’oublions pas Michkaël est un loup Alpha. Le lot des méchants est bien
sûr de la partie, ils sont bien horribles vous devez vous en doutez. Les courses poursuites, les bagarres, les scènes d’action sont extrêmement addictives et bien décrites.

Un livre comme on aime les voir au cinéma, c’est extrêmement visuel. L’écriture de l’auteur m’avait déjà séduite avec Zephyr Alabama. Celui-ci est totalement différent mais aussi bien écrit. Le mythe du loup-garou est vraiment bien exploité et différent de ce que l’on peut lire actuellement. Plus réel, porté sur la nature de l’homme et du loup et de sa place dans notre monde. Les personnalités des héros sont très bien retranscrites et nous les rendent très attachants.

Donc vous l’aurez compris j’ai dévoré ce livre, prise par l’action et la nature même de Mickhaël. merci à Senna pour sa proposition de lecture et à Nadou pour cette lecture commune ainsi que pour nos bons
moments à échanger sur notre fil de discussion.

lundi 26 décembre 2022

Histoire du Futur, 4 Les enfants de Mathusalem (Robert A. Heinlein)



Les Howards avaient survécu à la période totalitaire des Prophètes, aux Guerres Mondiales ainsi qu'aux Années Folles. Ils s'avançaient masqués parmi les éphémères. Ils formaient une minorité homogène, solidaire mais déjà menacée et bientôt persécutée. Car le Conseil de l'Alliance n'ignorait plus les pouvoirs exorbitants des Howards et n'allait plus pouvoir contenir très longtemps l'hystérie collective des humains à vie courte.
Aussi les Enfants de Mathusalem allaient-ils devoir choisir entre l'exil et l'extermination.



Je fais vraiment tout à l’envers. J’ai commencé Histoire du futur de Robert Heinlein par le cinquième roman de l’intégrale : Les orphelins du ciel. C’est d’ailleurs ce dernier qui m’a donné envie de découvrir l’intégralité des cinq tomes qui le constitue.

Cette année 2022 a été prolifique niveau lecture de cet auteur, la faute au challenge duo d’auteurs de Fifrildi. Et je dois dire que l’écriture d’Heinlein me plaît de plus en plus. Il y a son côté scientifique il est vrai mais en plus il a un vrai talent pour nous raconter de fabuleuses aventures dans l’espace et sur la Terre.
Je me fais donc un compte à rebours, et c’est original.

Avec Les enfants de Mathusalem, publié en anglais en 1941, nous sommes dans le futur au XXIIème siècle. Une toute petite frange de la population, sous couvert de croisement eugéniste, a une espérance de vie pouvant aller jusqu’à plus de 200 ans. La révélation se faisant, ce qui doit arriver, arrive… nos bons hommes sont mis hors la loi car ils ne veulent pas révéler leur secret !!!

Dans le lot, il y a Lazarus, un charmant vieux monsieur de près de 220 ans qui ne fait pas du tout son âge, baroudeur au possible et qui se charge de sauver tout ce petit monde aidé bien sûr d’autres personnages tout aussi dynamiques.

Le roman est scindé en deux parties, la première concerne la prise de conscience de la longévité de cette minorité et leur fuite au-delà de la galaxie et la deuxième concerne leurs rencontres avec d’autres planètes et leurs habitants pas forcément humains. J’ai bien aimé les deux, avec une préférence pour la première car l’action y est plus présente ainsi que la vision tout à fait réaliste que l’on pourrait avoir vis à vis de l’étrange et la façon dont les autorités et la population réagit.

La rencontre avec les autres planètes est plus philosophique. Des mondes, des cultures, des réactions et des interactions différentes mettent nos héros qui croient avoir enfin trouver leur eldorado, dans le désarroi.

Et puis Lazarus est très attachant, râleur, hâbleur, plein de ressources et bon enfant. Il prend ce qu’il vient du mieux qu’il peut avec de bonnes solutions.

Donc vous l’aurez compris je vais continuer sur ma lancée et découvrir les autres romans de cette intégrale.

dimanche 4 décembre 2022

Des étincelles sous le gui (Chloé Liese)



The Mistletoe Motive est une charmante romance de vacances entre deux rivaux qui se disputent le même poste. C'est la saison des vacances et à la librairie Bailey's, les choses ne vont pas très bien. Ils n'ont pas beaucoup de visiteurs et une chaîne de librairies concurrente n'arrange pas les choses. C'est pourquoi Gabby et Jonathan pensent qu'à l'approche du nouvel an, l'un d'entre eux va être mis à la porte. Gabby a alors l'idée géniale d'un concours : celui qui vendra le plus de livres pendant ces 3 semaines restera. Ils n'ont jamais vraiment pensé qu'à la fin, ils voudraient tous les deux rester.



Pour cette dernière masse critique Kobo de l’année, quoi de plus normal qu’une belle romance en pleines fêtes de fin d’année.

C’est donc sous le gui de la librairie des Bailey’s que Jonathan et Gabby, co-gérants de la boutique, vont trouver l’amour. Et pourtant on ne peut pas dire que ces deux là s’entendent très bien. Tout est parti de travers entre eux depuis le début. Lui est un bougon, rigide et directif, chargé de redresser le bilan financier désastreux de la librairie, elle est d’une nature extrêmement sensible, créative et entière. Ils sont tous deux à l’opposé, mais ne dit-on pas que les opposés s’attirent.

Charmante romance à lire pour les fêtes de Noël. Le thème du handicap et de la différence y sont abordés en toute délicatesse. Il est vrai que certaines situations ne sont pas toujours comprises comme elles le devraient quand on ne sait pas lire les codes sociaux.
La majeure partie du livre est narrée par Gabby, Jonathan ne donnant son ressenti qu’à la fin. C’est agréable, facile à lire, un joli moment de détente. Et surtout l’histoire se passe dans un lieu qui nous fait tous rêver, nous lecteurs passionnés : une librairie. On s’y sent chez soi et à l’abri en compagnie de nos chers livres.
Et l’enjeu est de taille, faire survivre une petite librairie indépendante face aux grosses chaînes du livres. Un gros défi pour Jonathan et Gabby.

Encore un gros merci à Babelio et la masse critique spéciale Kobo Originals pour ce dernier livre de l’année. L’opération aura été un bon moment de découvertes de romances contemporaines.


mardi 18 octobre 2022

Les aventuriers de la mer - 9 tomes (Robin Hobb)


Intégrale 1 - L’arche des ombres


Avec un retentissement égal à celui de La Citadelle des ombres, L'Arche des ombres est le second volet d'une saga qui a imposé Robin Hobb comme un écrivain majeur. Et ce n'est pas un hasard si, dans les derniers volumes, les personnages des deux séries se rejoignent. Une famille de grands propriétaires terriens se retrouve ruinée. Sa seule richesse réside dans la possession d'un magnifique bateau en bois-sorcier, La Vivacia, jusqu'ici consacré au transport de marchandises. Or, peu avant de mourir, le capitaine Vestrit le lègue à l'époux de sa fille aînée, homme autoritaire et entêté, qui tente honteusement de restaurer la fortune d'antan en se livrant au transport d'esclaves. Cet héritage lèse ainsi la cadette, Althéa, qui entretient pourtant une complicité étroite et des liens passionnés avec le bateau sur lequel elle navigue depuis sa plus tendre enfance. Elle jure alors de le reconquérir coûte que coûte. Emportée dans une spirale de malheurs, la famille Vestrit va affronter les épreuves les plus terribles. Car la discorde divise désormais ses membres. Dans une atmosphère de plus en plus dramatique, Robin Hobb distille un suspense qui ne cesse de croître au fil des pages.

*Tome 1 – Le vaisseau magique

Les vivenefs sont des vaisseaux magiques liés à la famille qui les possède par des liens empathiques. Ces navires sont insaisissables, ils bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates... Et sont surtout l'objet de toutes les convoitises. Vivacia est la vivenef de la famille Vestrit. Le capitaine Ephron Vestrit est mourant et, parmi les siens, chacun ourdit complots et traîtrises pour s'approprier son vaisseau, car l'héritage d'une vivenef ne se transmet pas comme un legs normal. Et ce tandis que d'autres dangers se profilent à l'horizon : les serpents de mer qui infestent les océans se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien...

**Tome 2 – Le navire aux esclaves

Kyle, désormais aux commandes de la Vivacia, la vivenef récemment éveillée de la famille Vestrit, a décidé de l'utiliser pour transporter des esclaves. Et son impérieuse volonté ne saurait souffrir la moindre opposition. Son épouse Keffria en vient même à douter de son mari quand il veut débaucher leur fille Malta, et obliger leur fils Hiemain à travailler à bord de l'embarcation et à abandonner l'apprentissage qui le destinait à la carrière de prêtre de Sa. Sa belle-sœur Althea, elle, se fait de son côté passer pour un jeune homme et se démène sur le Moissonneur, un navire abattoir. Elle doit prouver à Kyle qu'elle est un véritable marin pour récupérer la Vivacia...

***Tome 3 – La conquête de la liberté



Perdu à Jamaillia, Hiemain s'apprête à affronter son destin. Dans sa fuite, l'apprenti prêtre va retrouver Vivacia pour subir avec elle les événements les plus douloureux de leurs jeunes existences. Son père, le capitaine Kyle, de plus en plus violent et humiliant, leste la vivenef d'esclaves, attirant les serpents de mer. Quant à Malta, elle entre progressivement en conflit avec ses aïeules et leur procure bien des tourments. Les Vestrit se déchirent de l'intérieur... Pendant ce temps Kennit le pirate, affaibli et mutilé à l'issue d'un terrible abordage, sent la chance le quitter. Posséder une vivenef devient pour lui une priorité, un impératif audacieux mais quasi suicidaire...



Saga que j’ai déjà lue il y a fort longtemps au moment de sa sortie, j’ai pris grand plaisir à la reprendre en compagnie de mon amie babeliaute Fifrildi. Nous avons l’année dernière, lu la première partie de l’Assassin royal, et chronologie oblige nous venons d’entamer les aventures de la famille Vestrit et de la Vivacia, leur vivenef familiale.

Et oui car les premiers marchands de Terreville ont conclu il y a plusieurs générations des contrats concernant la construction de bateaux en bois-sorcier provenant des terres du Désert des Pluies. Tout un mystère que la provenance de ce bois, quelle en est sa nature, ses pouvoirs, ses propriétés ? On sait qu’il peut naviguer sur les eaux acides qui mènent à faire du commerce avec les habitants du désert des pluies.

Mais voilà la Vivacia a aussi une conscience, un éveil qui se fait à la troisième génération et qui la rend précieuse. Malheureusement son capitaine Ephron Vestrit décède, et le bateau échoit dans les mains de son beau-fils Kyle, homme brutal et cruel. Althéa la cadette, très attachée à Vivacia est écartée de la succession familiale et son neveu Hiemain, adolescent destiné à la prêtrise de Sa, se retrouve embarqué malgré lui sur la bateau.

Comme toujours, je me suis laissée prendre aux personnages, l’ambiance, la fantasy de l’histoire. J’adore Robin Hobb et cet intermède à Terrilville et à Jamaillia au milieu de ce monde maritime est un vrai régal. On se retrouve à vivre à bord de la Vivacia, on ressent ses émotions et celles de ceux qui l’entourent. La famille Vestrit a aussi une grande place dans l’histoire, Ronica la grand-mère, Keffria sa fille et femme de Kyle, et Malta, adolescente impertinente et très enfant gâtée, sournoise et vraiment pas sympathique. Elle n’a vraiment pas un beau rôle. On se demande quelles gaffes, elle va commettre car la vie à Terrilville est très codifiée, très patriarcale.

Cette histoire met aussi le doigt sur l’esclavage qui est très répandu à Jamaillia mais rejeté par les premiers marchands et Terrilville.
Car Kyle pour renflouer les caisses vides de la famille va vouloir en faire le commerce alors que Vivacia n’a servi qu’à transporter du fret.
Tout va s’en trouver chambouler, et les aventures ne font que commencer.

Les deux intégrales suivantes nous attendent et il me tarde déjà de retrouver tout ce petit monde à la fois fort exotique mais surtout très rude. Le monde des serpents et le monde des humains.


L’intégrale 2 - L'arche des ombres 



Dispersés, les membres de la famille Vestritt affrontent les épreuves les plus imprévisibles : la capture de La Vivacia par des pirates dirigés par un chef impitoyable, le capitaine Kennit, qui rêve de devenir leur roi, l'embarquement de l'intrépide Althéa sur L'Ophélie, le sacrifice de la jeune Malta prête à s'unir avec un habitant du Désert des Pluies, l'invasion désastreuse du pays par les Nouveaux Marchands et leurs esclaves. Seules et recluses pour gérer les vestiges de leurs propriétés, Ronica et Keffria se rongent les sangs en assistant, impuissantes, à l'inéluctable décadence de leur glorieuse maison.
Le réarmement de Parangon, le navire fou échoué pendant des années sur un banc de sable et lancé à la reconquête de La Vivacia, permettra-t-il de contrer ce destin adverse ? Dans ce deuxième volume de L'Arche des Ombres, le lecteur s'embarque vers des aventures plus captivantes les unes que les autres. Leurs héros frôlent constamment la mort et abandonnent p à peu tout espoir devant un monde qui s'écroule. Inéluctablement ?

****Tome 4 – Brumes et tempêtes

Dispersés, les membres de la famille Vestrit affrontent les épreuves les plus redoutables.
À bord de La Vivacia, les esclaves révoltés souhaitent s'approprier le navire. Galvanisés par leur chef fanatique, ils veulent juger le capitaine Kyle, tandis que Kennit, à la tête des pirates, doit être amputé d'une jambe. Quant à Althéa, elle s'est embarquée sur L'Ophélie qu'une galère chalcédienne prétend arraisonner, au cours du voyage de retour vers son port d'attache. La jeune fille qui, malgré ses dénégations, ne cesse de penser à Brashen, réussira-t-elle à regagner sa patrie ? Et, si elle y parvient, le retrouvera-t-elle ? Car le pays est maintenant envahi par les Nouveaux Marchands et leurs esclaves.
Seules pour gérer les vestiges de leurs propriétés, Ronica et Keffria se rongent d'inquiétude en assistant, impuissantes, à l'inéluctable décadence de leur glorieuse maison. Ce quatrième volume des Aventuriers de la mer emporte le lecteur dans des aventures plus captivantes les unes que les autres. Leurs héros frôlent constamment la mort et abandonnent peu à peu leurs espoirs devant un monde qui s'écroule.
Parviendront ils à renaître ?

*****Tome 5 – Prisons d’eau et de bois

Entre Jamaillia et les Marchands, le torchon brûle : le Gouverneur décide d'entreprendre le voyage jusqu'à Terrilville avec sa cour et ses Compagnes de Cœur pour mater les rebelles. Alors que Brashen, enfin rentré au pays, fait part aux femmes de la famille Vestrit des nouvelles consternantes da la capture de la Vivacia, la révolte gronde dans le port. Ne trouvant aucun appui auprès de ses pairs, Althéa accepte, pour sauver son navire bien-aimé, d'adopter le plan proposé par Brashen et Ambre, la mystérieuse fabricante des perles : réarmer le Parangon, le navire fou, et le remettre à la mer. Mais l'argent fait cruellement défaut et, pour délivrer son père, la jeune Malta est prête à s'unir à Reyn, du désert des Pluies.
Sur la Vivacia, le capitaine Kennit poursuit ses agissements de forban, sous le regard épouvanté et fasciné de Hiémain. Le pirate a découvert un moyen diabolique de se débarrasser de Kyle Havre et du prêtre fanatique, et il s'achemine petit a petit vers la réalisation de son rêve : être reconnu comme le roi des pirates.

******Tome 6 – L’éveil des eaux dormantes

Peu avant que le Gouverneur ne débarque à Terrilville avec ses galères chalcédiennes, le Parangon réarmé prend enfin la mer pour accomplir sa mission de sauvetage de la Vivacia avec Brashen, Ambre et Althéa à son bord. Les difficultés qu'ils affrontent sont innombrables. Le capitaine Kennit, dont les ambitions se précisent, voudrait faire du Jeune Hiéman son prophète. Tous ignorent que, pendant ce temps, des événements tragiques se déroulent dans leur port d'attache : la ville est attaquée et incendiée. Keffria est obligée de s'enfuir avec ses enfants. Quant à la téméraire Malta, fascinée par la cité des Anciens et attirée par la voix du dragon, elle s'aventure dans la ville souterraine où elle se trouve surprise par un tremblement de terre…
Avec ce nouveau volume, Robin Hobb entraîne ses héros dans des aventures imprévisibles et extraordinaires.



Seconde intégrale des aventuriers de la mer ; avec Fifrildi nous continuons sur notre lancée avec les aventures d’Althéa, Brashen, Hiemain, Kennit, la famille Vestrit et la mystérieuse Ambre. Les héros en sont aussi les vivenefs et les serpents. Car tout ce petit monde nous emmènent à découvrir la cité enfouie des Anciens et des dragons.

Les Vivenefs se posent beaucoup de question sur leurs origines et commencent à découvrir d’où elles viennent, les serpents retrouvent leur mémoire collective et nos héros humains vivent leurs expériences de manière à la fois tragiques et sentimentales.

Les couples se forment, se cherchent et s’apprivoisent. Certains sont déçus, d’autres se trouvent.

Malta, la nièce d’Althéa est promise à Reyn des rivages maudits. Ce peuple subit l’influence des eaux acides des rivages maudits et en porte les stigmates. Malgré tout son influence est grande envers Malta. A travers eux nous découvrirons les secrets profonds de cette cité des anciens.

Hiemain, neveu d’Althéa, est aux mains de Kennit le pirate avec la vivenef Vivacia. Il se découvre, évolue, grandit et Vivacia avec lui.
Althéa et Brashen se lancent avec la vivenef Parangon au secours de Vivacia.

De bien belles aventures, des hauts et des bas dans la narration, des moments d’exaltation à côté de longues descriptions et analyses des personnages : Le propre de l’écriture de Robin Hobb. Avec l’assassin royal ce fut pareil. Cela n’enlève rien à mon enthousiasme à relire cette saga.

J’ai la chance actuellement de pouvoir enchaîner au fur et à mesure des tomes sans avoir à attendre la sortie du prochain tome.

A très bientôt avec la dernière intégrale de l’Arche des ombres. Il me tarde de me replonger dans ce monde à la fois exotique et foisonnant.

L’intégrale 3 - L'arche des ombres






*******Tome 7 – Le seigneur des trois règnes 

À la suite du tremblement de terre qui a détruit la cité des Anciens, Malta, le Gouverneur et sa compagne dérivent sur le fleuve du Désert des Pluies jusqu’à ce qu’ils soient recueillis par une galère chalcédienne qui les emmène vers une destination inconnue.
Pendant ce temps, à Terrilville, la situation demeure très confuse : les navires chalcédiens font le blocus du port, la guerre civile réduit à néant l’unité de la cité, l’interruption du commerce, les incendies et les pillages ruinent la ville. La Compagne Sérille, sous l’emprise de l’inquiétant Roed Caern, devient une menace pour Ronica Vestrit, qui se voit contrainte de chercher asile auprès d’une famille de pêcheurs. À bord de la Vivacia, puis sur l’île des Autres, Hiémain se remet lentement de ses épreuves et finit par dévoiler à Kennit le terrible secret des vivenefs.
Aux prises avec des destins contrariés, les héros de Robin Hobb continuent de lutter de toute leur énergie.

********Tome 8 – Ombres et flammes 

Les choses sont allées trop loin, bien trop loin, pour espérer éviter une bataille ouverte entre la Vivacia, sur laquelle le capitaine Kennit règne sans partage, et le Parangon, le navire fou appareillé par Althéa et les siens. Et tandis que le dragon tient à distance de Terrilville les envahisseurs chalcédiens, des alliances politiques se trament dans l'ombre. Mais impliquer Tintaglia dans la sauvegarde de la ville et dans la recherche de Malta n'est pas sans conséquences, d'autant que cette dernière est maintenant l'otage de pirates pour le moins cupides...

*********Tome 9 - Les marches du trône 

À Terrilville, on panse les plaies tandis que le Trône de Perle est ébranlé par les luttes intestines. Opiniâtre, Tintaglia poursuit sa mission de sauvetage après s’être inclinée, bien malgré elle, devant les exigences de Reyn. Quant au redoutable Kennit, persuadé d’avoir envoyé par le fond Parangon et son équipage, il abandonne toute prudence. Il se croit désormais le maître du monde : c’est compter sans la détermination d’Althéa, la flotte de guerre jamaillienne, la méfiance des serpents et… la chance qui, enfin, lui tourne le dos.
Entre les vaisseaux pirates et jamailliens, les combats font rage et entraînent dans leurs remous tous les protagonistes du drame : vivenefs, capitaines, otages, prisonniers. Les vérités éclatent et les destins s’accomplissent tandis que, mystérieusement, les prophéties d’Ambre prennent vie.



3ème et dernière intégrale des aventuriers de la mer, ces trois derniers tomes de la saga sont plein de fureur et d’action. De révélations aussi bien sûr.

Autant les premières intégrales nous racontaient l’histoire, les caractères, les pensées des principaux héros, les descriptions étant nombreuses, ici nous assistons à l’épilogue de leurs aventures avec une action virevoltante et dynamique.

Où Tintaglia, la dragonne dernière héritière des seigneurs des trois règnes, montre son visage et son autorité. Ses souvenirs la portent à secourir ses frères serpents perdus au milieu de la vaste étendue de mer. Car ce sont eux l’avenir de la race perdue des dragons. Des millénaires ce sont passés, l’histoire et les lieux des cités perdues ont été oubliés. La géographie même des cités a été profondément modifiée. Tout a été englouti, tout a été ravagé par l’eau. Les montagnes disparues sont à présents des petites îles tenues par les pirates.

Les pirates justement avec Kennit, le « roi » des pirates, celui qui vient au secours des esclaves et défend ses territoires des chalcédiens et autres marchands qui le trouvent bien encombrant. Kennit n’est pas pas un homme très fréquentable, il est adoré de ses hommes et des esclaves, mais l’homme en lui même est une bête sauvage prêt à tout pour avoir ce qu’il veut. Il veut une vivenef, ce sera Vivacia, le navire de la famille Vestrit. Il veut Hiémain, l’héritier de la famille. Tout lui réussit, la chance est de son côté. Mais cela durera-t-il ?

Il y a aussi Parangon, vivenef lui aussi, bateau fou qui a énormément de secrets, il y a Brashen et Althéa qui se perdent et se retrouvent, il y a Reyn du désert des pluies et Malta Vestrit tout deux touchés par le dragon Tintaglia à qui ils doivent leur transformation physique. Les couples s’aiment et se soutiennent. Chacun d’eux à son destin tout tracé, et Ambre est là pour démêler tous les fils imbriqués qui mènera à ce qu’il doit être.

Comme les précédents tomes, j’ai adoré lire ceux-ci. L’action est beaucoup plus présente, on découvre les secrets des vivenefs, des dragons, des cités englouties. Et bien sûr l’âme et les souvenirs des dragons sont au rendez-vous.

Robin Hobb, nous livre ici encore une bien belle saga dans la continuité de l’Assassin royal. Je l’ai déjà lu il y a fort longtemps, mais contrairement à l’époque, je connais mieux les tenants et les aboutissants de l’histoire et tout s’imbrique à merveille entre les deux mondes : ceux du Nord et ceux du Sud, entre les Six-Duchés et Terreville/Jamaillia.

Merci à toi Fifrildi pour ses bons moments de partage au travers de nos lectures communes concernant ce monde foisonnant. L’aventure n’est pas encore finie, il nous reste encore de nombreux tomes à lire. Les prochains seront la suite de l’Assassin royal deuxième partie. L’année prochaine sera encore bien chargée ;-)

dimanche 2 octobre 2022

Les plus qu’humains (Théodore Sturgeon)


Pour Tousseul, idiot congénital et analphabète, la vie n'est qu'une fuite éperdue loin du regard des hommes. Il ne s'arrête que pour mendier ou dérober de la nourriture, avant de trouver un jour refuge au cœur de la forêt. C'est là qu'il va construire la plus étonnante famille qu'on puisse imaginer, avec un groupe d'enfants aux dons étranges. Autant de personnalités que rien ne destinait à se rencontrer, mais qui ensemble forment les " plus qu'humains ", une entité presque parfaite d'un ordre supérieur...




Recueil de trois nouvelles écrit en 1953 par Théodore Sturgeon, il obtient l’International Fantasy Award en 1954.

L’idiot de la fable, Bébé a trois ans et La Morale constitue les trois parties de ce roman qui offre une continuité au niveau des personnages.

Bébé a trois ans a été écrit en 1952, les deux autres sont venus compléter l’histoire.

L’Idiot de la Fable c’est Tousseul, caractérisé comme un idiot congénital et analphabète, qui n’est pas si idiot que ça dans son domaine. Simplement il ne fonctionne pas comme tout un chacun, je pense que de nos jours on parlerait plus d’autisme. Il vit dans son monde, tout est incompréhensible pour lui dans le fonctionnement social. Il renaît quand il rencontre les autres êtres qui vont constituer l’homo-Gelstat en évolution par rapport à l’Homo-sapiens.

Cette première partie est la rencontre de ces personnages si particuliers et associaux. Il faut dire que la vie n’est pas tendre avec eux. Ce sont des laissés pour compte, abandonnés de la société dans laquelle ils vivent. Un fil ténu les relie et les fait se rencontrer pour trouver leur équilibre. Ils sont les membres d’un même corps.

Bébé a trois ans fait entrer le facteur psychanalyse dans l’histoire. Un certain Gérard Thompson consulte un psychiatre pour lui faire revivre un pan de son existence. C’est la survie de l’Homo-Gestalt qui est en cause.

La Morale fait suite obligatoire à la 2ème nouvelle. L’évolution de l’homme implique-t-il une nouvelle morale ou une nouvelle éthique. Un nouveau personnage apparaît qui met cette question en avant. Est-ce l’homme qui crée la morale ou la société dans laquelle il vit ?

Un roman original, l’auteur questionne sur le devenir de l’homme, son évolution mais aussi sur l’exclusion et la compréhension de la différence.
Une écriture adaptée aux personnages qui constituent la nouvelle. La 1ère partie emploie un langage haché, non structuré, nous sommes dans la tête de Tousseul l’idiot, et l’auteur emploie la 3ème personne pour s’exprimer.

Dans Bébé a trois ans c’est Gérard qui raconte, il a remplacé Tousseul et il a lui aussi de grandes aptitudes à manipuler les autres. On sent à travers les dialogues la violence et la haine qui l’habitent.

La dernière partie est plus difficile à appréhender, c’est un homme en totale perdition qui est à la recherche de son identité. C’est une longue introspection qui nous est contée..

En somme un livre très particulier. Le style et l’écriture de l’auteur nous font ressentir un malaise ambiant, lié à l’étrangeté de tous ces êtres, Tousseul, Janie, les jumelles, Bébé et Gérard. Ils vont avec leurs différences créer une nouvelle évolution de l’humanité.
Je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé, je l’ai trouvé intéressant dans son étrangeté. Il y a aussi un facteur très important dans ce roman, c’est la solitude des personnages. Solitude individuelle mais aussi solitude d’ l’Homo-Gestat par rapport à la société.

En somme une lecture en demi-teinte que je suis très contente d’avoir effectuée avec Nadou et BazaR. On se sent moins seul n’est ce pas les amis surtout avec ce genre de livre. Merci à eux pour le partage.