dimanche 12 avril 2026

La parabole du semeur (Octavia Butler)

 


Roman traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Rouard. 2024. Le nouveau président des États-Unis provoque une crise sans précédent. Dérèglement social et climatique, épidémies, pauvreté, violences... Dans ce décor post-apocalyptique, la barbarie règne, les murs s'élèvent. La fille d'un pasteur noir atteinte d'hyper-empathie entame la rédaction d'une Bible d'espoir et d'humanité, Le Livre des Vivants. Une anticipation visionnaire.



Paru en 1993, La parabole du semeur (Paroble of the Sower) d’Octavia Butler, nous plonge dans notre époque à partir de 2024. Les États-Unis d’Amérique sont en pleine déliquescence : catastrophe climatique, violence, drogue, pillages sont monnaie courante. Les sans-abris sont légions, les drogués deviennent fous de rage, les crimes, les pillards sont légions.

La narratrice, Lauren,15 ans comprend vite que le monde de ses parents ne reviendra pas, la communauté où ils vivent est entourée de barbelées, des rondes et des gardes sont mises en place pour éviter le pire.
Il y aurait bien une alternative, s’engager auprès de grandes compagnies industrielles qui offrirait le gîte, le couvert et la protection contre tous ces maux. Mais sa famille comprend vite que ce n’est qu’une forme d’esclavage moderne pour mieux dominer la main-d’œuvre à bon marché.
Et un jour, le pire arrive. Tout son monde s’écroule. Lauren et son ami Harry se retrouvent à s’exiler plus loin vers le Nord, avec l’espoir de trouver un avenir meilleur. La route de l’exil va les plonger dans un plus grand abîme. La violence, le crime, la barbarie sont omniprésents.

Quête initiatique, recherche d’une nouvelle religion, philosophie de vie, Octavia Butler nous livre ici un roman où le pire rencontre le mieux. Sur ce chemin d’espoir d’une vie meilleure ils feront de mauvaises rencontres, mais en parallèle un groupe va se constituer avec des personnes comme eux à la recherche d’un havre de paix.

Un roman qui se lit avec grande facilité, malgré la dureté de certaines scènes. La nature humaine y est décrite dans toute sa complexité. Les brutes côtoient les plus faibles, c’est la loi du plus fort. Mais l’entraide, la solidarité voit le jour au sein du groupe et apporte réconfort et humanité à ceux qui le constituent.
La narration est faite sous forme de journal. Lauren raconte chaque jour ses pensées sur sa philosophie du changement, sorte de religion adaptée à la problématique du moment, leurs difficultés au cours de leurs pérégrinations.

J’ai bien aimé m’immerger dans ce monde à travers l’écriture d’Octavia Butler. C’est le deuxième roman que je lis d’elle dans le cadre du challenge duo/auteurs de Fifrildi. Une belle découverte que cette auteure. Son écriture est vive, plaisante et prenante. Les chapitres sont rapides et plein d’action. Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Merci à toi Fifrildi pour l’accompagnement dans cette lecture qui ne demandera qu’à se poursuivre. La suite : La parabole d
es talents nous attend ;-)

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