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lundi 21 novembre 2022

Lady Helen (Alison Goodman)



Tome 1 – Le club des mauvais jours

Londres, 1812. Lady Helen Wrexhall fait son entrée dans le monde. Elle rencontre alors le sulfureux Lord Carlston. Il est membre du Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré la société. Lady Helen acceptera-t-elle de renoncer à ses privilèges et de basculer dans un monde terrifiant ?



1812, Londres. Lady Helen Wrexhall fille d’une énigmatique comtesse décédée est sous la tutelle de son oncle, un aristocrate particulièrement imbu de lui-même et de son titre. Un ancien scandale familial le rend particulièrement désagréable avec sa nièce. Heureusement elle peut compter sur sa tante Léonore.

Nous sommes en pleine régence, la folie du roi Georges III, la régence de sa femme la reine Charlotte et de son fils, le futur Georges IV. En France, Napoléon est empereur et est l’ennemi juré des anglais.

A travers cette romance fantastique, Lady Helen se retrouve confrontée à ses nouveaux pouvoirs de Vigilante et est subjuguée par Lord Carlston qui va se révéler être son futur instructeur au sein du Club des mauvais jours. Ce fameux club regroupe les quelques vigilants chargés de pourchasser les Abuseurs, sorte de monstres qui polluent le monde de l’époque.

Ce tome est un tome d’introduction, l’auteure met bien en avant la société, ses codes dans l’aristocratie, la situation des femmes entre tuteurs et maris. Les convenances sont bien établies, le moindre faux pas peut déshonorer une famille, tout est faux-semblants, hypocrisie. Mais Helen, éduquée dans ce milieu ne demande qu’à s’exprimer et s’assumer.
Nous la suivons donc dans la découverte de ses pouvoirs et des limites imposées par la société. A qui doit-elle faire confiance ?

J’ai bien aimé ce premier tome, un peu longuet néanmoins. Le style est agréable et fluide dans l’action. Les personnages sont approfondis. De nombreuses descriptions vestimentaires, alimentaires et festives agrémentent le récit. L’intrigue tire un peu sur le gothique avec la nature des monstres.




Tome 2 – Le pacte des mauvais jours

Lady Helen a trouvé refuge dans la station balnéaire de Brighton. Déguisée en homme, elle s'entraîne avec Lord Carlston à développer ses étranges pouvoirs pour lutter contre les Abuseurs. Au cours d'une soirée mondaine, Helen croise le duc de Selburn et se retrouve au cœur de la rivalité entre les deux hommes. L'un des membres éminents du Club des mauvais jours lui confie alors une mission délicate...



Avec ce deuxième tome, on rentre vraiment dans l’action. Le club des mauvais jours est aussi source de dissension en son sein. La hiérarchie vient de changer, des caractères rancuniers s’y font jour, l’harmonie s’en ressent.

Helen et Carlston continue à s’entraîner pour former la jeune femme a son rôle de Vigilante. Sa femme de chambre Darby se prépare elle aussi à son rôle de Terrène. Cette fois ci l’histoire tourne autour d’un mystérieux artefact, un livre qui aurait un grand pouvoir pour les deux parties : Vigilants et Abuseurs.

Tout est mis en œuvre pour le retrouver dans la ville de Brighton. L’histoire est aussi prétexte à nous raconter la ville, station balnéaire de l’époque mise au goût de la bonne société grâce au prince de Galles qui y a ses habitudes.

Entre soirées dansantes, réunions, concerts et bains de mers tous ces braves gens de l’aristocratie s’y retrouvent dans la même ambiance qu’à Londres, entre papotage et cancans, et surtout recherche de scandales à se mettre sous la dent.

Le côté fantastique donne un côté attrayant à ce roman qui pourrait paraître fade sinon. La romance a son juste milieu avec l’action mise en jeu entre les deux factions. De nouveaux personnages apparaissent.

L’auteure le signale à la fin de son ouvrage, elle a calqué sa romance sur des personnages et des faits réels. Ce qui a son charme vu la tournure des évènements.

Dommage par contre, il y a pas mal de longueurs dans les descriptions mais surtout beaucoup de retour sur évènements et paroles qui alourdissent le livre. Sinon j’attends avec impatience de connaître l’épilogue de l’histoire. Les scènes d’action sont palpitantes et bien imagées.



Tome 3 – L’ombre des mauvais jours

Bath, décembre 1812... Lady Helen prépare son mariage avec le duc Selburn, mais son esprit est ailleurs : sa mission de Vigilante Suprême n'est pas encore accomplie. Cette double vie met Hélène au supplice : elle doit résister à ses sentiments pour le charismatique Lord Carlston, et apprendre au plus vite à maîtriser ses pouvoirs. La confrontation finale avec leur grand ennemi, l'Abuseur Suprême, est imminente..."Composer Lord Carlston a été passionnant ! Il a fallu trouver l'équilibre entre héros et anti-héros. Et je crois que j'aime les héros sombres et mélancoliques. On en apprend beaucoup sur lui dans la nouvelle écrite de son point de vue, Le Charme des mauvais jours." Alison Goodman



Terminé hier soir, je peux dire que j’ai lu d’une traite cette trilogie du club des mauvais jours. Un roman fantastique original dans son traitement. Les Vigilants vs Les Abuseurs. On en apprend un peu plus sur ces derniers. D’où ils viennent, ce qu’ils veulent et leur ascendant sur les humains. Tout n’est pas si simple que ça pour Lady Helen et Lord Carlston. Qui est qui, à qui faire confiance, heureusement il y a Darby sa fidèle terrène pour Lady Helen et Mr Quinn pour Carlston.

Dans ce dernier tome, nous découvrons la ville de Bath, ville thermale et ville de plaisirs pour la bonne société. Nous évoluons la plupart du temps parmi les nantis. Le petit peuple est peu représenté.

L’histoire est comme les précédents tomes, assortie de nombreuses descriptions de la ville de Bath et de ses attractions. De la manière dont tout un chacun bénéficie des soins thermaux.
Et bien sûr dans la réalisation des projets des uns et des autres. Qui s’en sortira indemne et victorieux de l’affrontement entre les deux camps ? Mais surtout qui est le grand méchant. J’avais déjà ma petite idée et je ne me suis pas trompée ;-)

Je dois dire que la première partie de ce tome, comme les autres, traîne en longueur. Beaucoup d’évènements, de faits sont repris et ressassés. Cela alourdit l’histoire qui aurait mérité à être plus courte.

J’ai ressenti de l’agacement à voir comment les femmes étaient traitées comme des petites choses fragiles à qui l’on doit tout épargner et traitée comme des enfants. Bon, il faut se dire que c’est l’époque qui le voulait, aucun droit, toujours sous la dépendance d’un père, d’un frère ou d’un tuteur.

Par contre quand l’action se met en route, on se laisse porter par le dynamisme et la volonté des héros. L’écriture et le style de l’auteur sont fluide et agréable.

En somme un bon petit moment de détente avec cette histoire Young Adult à la fois romance et fantastique.

samedi 23 novembre 2019

Quand on ne peut oublier (Tamara McKinley)



L’amour les unit. Un océan les sépare...
Décembre 1941. Le père de Sarah Fuller, 19 ans, dirige une plantation d’hévéas en Malaisie, ou sa famille mène une vie de riches colons. Mais le conflit qui secoue l’Europe gagne cette partie du monde.
Quand les Japonais commencent a bombarder Singapour, Sarah est contrainte de quitter sa famille et son fiance , Philip, pour aller trouver refuge en Angleterre. La longue traversée vers le vieux continent s’annonce périlleuse. Or, ni elle ni sa sœur Jane – qui requiert une attention constante – ne savent si leur grand- tante, censée les accueillir, est toujours de ce monde...
Arrivées a Cliffehaven, sur la côte sud-est de l’Angleterre, les deux sœurs s’installent a la pension du Bord de Mer, tenue par la chaleureuse famille Reilly.
Bien décidée a participer a l’effort de guerre, Sarah se voit offrir un surprenant travail... Qui ne lui permet toutefois pas d’occulter les mauvaises nouvelles en provenance de Singapour, et la crainte de ne jamais plus revoir Philip...


1941, la seconde guerre mondiale a déjà fait beaucoup de ravages en Europe, et là ce sont les Japonais qui attaquent Pearl Harbor et décident d'attaquer La Malaisie où vit la famille Fuller, le père Jock, la mère Sybil et les deux filles Sarah et Jane se retrouvent pris dans la tourmente de la guerre. Jock décide d'envoyer sa famille en Angleterre près de sa tante Cordélia, vieille dame vivant dans une charmante pension de famille à Cliffehaven.

C'est une histoire de famille prise dans la grande Histoire de la 2ème guerre mondiale, tous les continents sont concernés et l'on tremble de ce qu'il peut arriver aussi dans le Pacifique, les Japonais ravageant tout sur leur passage au même titre qu'Hitler en Europe.

C'est une belle histoire de personnes, de leur quotidien lors du conflit, des petits et grands maux de chacun. L'Angleterre est sous les bombes et chacun vit au rythme des raids aériens. À côté de ça, il faut assurer le quotidien, la nourriture, l'aide aux réfugiés. Tout n'est pas simple et prend des proportions qu'il faut surmonter.

L'alternance entre les deux mondes la famille Fuller, et de l'autre la famille Reilly chez qui réside Cordélia met du rythme au roman. On se demande s'ils arriveront à se rejoindre et on tremble pour tout un chacun.

On se prend très vite à l'histoire, on s'attache aux personnages et lorsque la fin arrive on se demande ce que la suite leur réservera.

Cinquième tome de la saga du Bord de mer que je ne connaissais pas, on peut très bien suivre l'histoire sans avoir lu les tomes précédent. Mais bon voilà je sais à présent qu'il y en a d'autres. Il n'y a plus qu'à… ^^

Merci à Mylène et aux Éditions L'Archipel pour cette avant première.


dimanche 2 juin 2019

La route de Savannah Winds (Tamara McKinley)



Début des années 2000. À Brisbane, Fleur apprend qu’elle hérite d’Annie Somerville, une tante qu’elle n’a jamais rencontrée.
Milieu des années 1930. Annie et son époux ont quitté Melbourne pour devenir éleveurs à Savannah Winds, un ranch au nord-est de L’Australie, dans une contrée rude mais empreinte d’une beauté à nulle autre pareille.
À la lecture du journal d’Annie, qu’on croyait disparu, le doute et l’angoisse assaillent Fleur. A-t-elle bien fait d’entreprendre ce voyage à travers le temps et l’espace, qui pourrait bouleverser sa vie ainsi que celle de ses proches ?
Par son atmosphère envoûtante, la force de ses personnages et ses secrets enfouis, cette saga australienne s’inscrit dans la lignée de La Dernière Valse de Mathilda, l’immense succès de Tamara McKinley.


Avec « La route de Savannah Winds » c'est un voyage à travers l'Australie que nous mène l'auteur, sur un continent immense aux grandes différences d'un territoire à l'autre. Des côtes australiennes tempérées à l'outback aride et inhospitalier l'auteur nous conte l'histoire de deux femmes déterminées à deux époques différentes.

Des secrets de famille, des rancœurs familiales, des coups durs et des manipulations rythment l'histoire de ces familles que lient l'amour de leur pays et de leurs régions.

On y découvre l’âpreté de la vie dans l'outback pour les éleveurs qui s'y sont installés, la vie des femmes des ranchs pendant la deuxième guerre mondiale quand les hommes partirent faire la guerre à l'autre bout du monde. Les privations, la dureté du climat, les déluges et ouragans qui jalonnent le pays. Impressionnant lorsqu'on assiste à l'invasion de nuées de sauterelles qui ravagent tout sur leur passage aussi bien les plantations que les troupeaux.

Fleur jeune fille de bonne famille aisée sur la côte australienne va aller à la rencontre de sa tante inconnue Annie qui vient de décéder et qui a tout bravé pour vivre dans le continent australien au milieu de nul part par amour de sa liberté et de ses deux maris et aussi de son ranch Le Savannah winds.

Une belle saga familiale remplie de rebondissements, deux belles histoires d'amour qui nous font vivre l'ambiance et la magnificence de ce pays qu'est l'Australie et ses immensités.

Un beau dépaysement qui nous fait surfer sur le Morning Glory Cloud (Gloire du matin) sorte de nuage rare qui est observé entre septembre et octobre au nord de l' Australie dans le Golfe de Carpentarie et qui fait découvrir à Fleur toute la puissance de la nature.

Très chouette livre, dépaysant et agréable à lire. Belle découverte de l'écriture de Tamara McKinley.

mercredi 16 août 2017

La nature des choses (Charlotte Wood)

Dix femmes emprisonnées au milieu du désert australien. Dix femmes au crâne rasé, vêtues d’habits étranges. Trois geôliers, vicieux et imprévisibles, pour les surveiller. Un jour, la nourriture vient à manquer. Pour elles comme pour eux. Et les proies se changent en prédatrices.

Charlotte Wood est l’auteur de cinq romans et de deux documents. La Nature des choses, son premier roman traduit en français, a connu un succès retentissant en Australie en remportant de nombreux prix littéraires dont le prestigieux Stella Prize. Il sera publié dans neuf pays et une adaptation cinématographique est en cours. Charlotte Wood vit à Sydney.

Charlotte Wood, auteure Australienne, nous livre là un roman bien particulier.

Le début de l'histoire nous met en présence de 10 jeunes femmes, enlevées, droguées qui se réveillent dans une station d’équarrissage de moutons et de bovins, abandonnée quelques part dans l'arrière pays australien, dans le bush.

A travers l'écriture de Charlotte Wood, on ressent toute l'aridité, la sauvagerie, la brutalité et la cruauté aussi bien dans la nature déserte, aride du pays, mais aussi des geôliers, deux hommes, une femme qui se comportent comme de vrais sadiques et pervers vis à vis de ces jeunes femmes. 

On se rend compte au fur et à mesure de l'avancée du livre, que toutes ces filles ont plus ou moins été impliquées dans des scandales sexuels avec des hommes puissants.

Serait ce le lien qui les lie ? Rien n'est moins clair.

Ce que l'on peut être sûr c'est que la sauvagerie et la dureté de leur vie lors de ces quelques mois de captivité vont les ramener de l'état de victimes à l'état de prédatrices. Prêtes à tout pour survivre. Surtout pour deux d'entre elles, Yolanda et Verla.

On sent la nature sauvage du pays prendre emprise sur elles, l'imagination, les hallucinations, l'assimilation à l'animal est très prégnante à travers cette écriture très imagée et très crue.

La féminité de ces femmes est gommée, les deux héroïnes se transforment petit à petit pour se rapprocher au plus près du règne animal et sauvage.

Un huit-clos très angoissant, difficile à lire, la cruauté et la vulgarité de l'homme étant encore plus difficile à vivre que ce que peut offrir la nature et la faune sauvage. Je ne peux pas dire que j'ai aimé, j'ai été plutôt très intriguée par l'écriture, les non-dits, et la confusion que l'on peut ressentir à lire cette histoire. Ce vaste kaléidoscope de personnalités très différentes se confronte et se mélange mais ne livre pas vraiment une réponse à nos questions.

Merci à Babelio et aux éditions Le Masque pour cette masse critique privilégiée en avant première, ce livre sortira le 06 septembre 2017.


Note : 3/5