jeudi 20 septembre 2018

La Patrouille du temps, 3 La rançon du temps (Poul Anderson)

L'homme a inventé le voyage dans le temps. Désormais, pour l'humanité, rien ne sera jamais plus comme avant. Et d'ailleurs, «avant» veut-il encore seulement dire quelque chose... Et si cette révolution promet des perspectives phénoménales, c'est aussi la porte ouverte à toutes les dérives, tous les dangers. Ces dangers sont la raison d'être de la Patrouille du Temps : à la fois préserver notre Histoire (et donc notre présent !) mais aussi mieux la connaître... Bienvenue dans le tourbillon des siècles ! Accrochez vous à votre scooter temporel et suivez Manse Everard, tout jeune membre de la Patrouille du Temps dans les premiers chants de son épopée formidable !


Troisième opus consacré au cycle de La patrouille du temps, La rançon du temps est composé de deux courtes histoires : 

- Stella Maris 

- L'année de la rançon. 

Le premier met en scène Manse Everard ainsi qu'une jeune femme, Janne Floris, spécialiste de l'âge de fer romain et de l'Europe du Nord. 
Une incohérence est apparue dans une chronique de Tacite. La guerre des romains vs les germains aurait duré une année de plus à cause d'une prophétesse Veleda qui aurait motivé les tribus locales à combattre Rome. 
Nos deux acolytes vont donc chercher à remettre l'histoire à sa place, non sans mal car c'est par petites touches dans le temps qu'ils rétabliront la trame du temps. Non sans mal car Floris comme d'autres patrouilleurs avant elle, se prendra de sympathie et d'empathie pour le personnage dont elle doit s'occuper et sa vie personnelle en sera impactée. 
J'ai bien aimé le sujet de ce court roman bien qu'il ait été un peu ardu pour moi de retenir tous les noms des guerriers et des événements de cette époque que je connais peu. Il n'empêche, quand l'histoire rejoint l'Histoire, la tragédie n'est jamais bien loin. Et Poul Anderson nous met bien en évidence comment peuvent naître les mythes et légendes. 

Pour le 2ème récit, on se retrouve au XIVème siècle lors de la conquête de l'Amérique du sud par les espagnols, lors du pillage des richesses des Incas et des massacres d'indiens de l'époque, plus précisément, au Pérou le 3 juin 1533. 
C'est sous l'identité d'un moine franciscain que le patrouilleur Stephen Tamberly a rejoint les troupes de Pizarro. L'agent de terrain a pour mission d'inventorier les magnifiques objets en or qui vont être fondus et expédiés en Espagne. Ce butin, est la rançon que Pizarro a exigé pour libérer l'empereur Inca. 
Comme personnage annexe mais essentiel à l'histoire nous rencontrons Don Luis Ildefonso Castelar y Moreno, conquistador, soldat et bretteur émérite de la compagnie de Pizarro. 
Les deux hommes vont se retrouver aux prises avec un groupe de chronoterroristes dirigé par Merau Varagan, pirates temporels déjà rencontrés dans « D'ivoire, de singes et de paons ». 
Cela va bien sûr créer un anachronisme dans le temps que Manse Everard ne va pas tarder à résoudre en compagnie de la nièce de Tamberly, Wanda qui fait ici pour la première fois connaissance avec la patrouille du temps. 

J'ai trouvé ce récit très agréable à lire, les allez-retours dans le temps mettent du dynamisme, et on ne s'y ennuit pas du tout, au contraire. Il y a de l'action, des révélations sur les uns et les autres des protagonistes, tout cela fourmille de détails qui nous plonge encore plus dans le cycle. 

Toujours autant de plaisir à lire La patrouille du temps, ce cycle de courtes histoires est varié et sympathique et nous fait rencontrer un tas de personnages attachant aussi bien réels que légendaires. Il est intéressant de se transposer dans une autre dimension de ce que l'histoire aurait pu être … mais ne le sera pas… 

A la prochaine avec le tome 4 « Le bouclier du temps ».

jeudi 6 septembre 2018

Le Paris des Merveilles, 1 Les enchantements d'Ambremer (Pierre Pevel)



À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées... Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d'enquêter sur un trafic d'objets enchantés, lorsqu'il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s'associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien...



Après la trilogie de Wielstadt que j'avais beaucoup aimée, je me suis décidée à continuer à lire Pierre Pevel. Et c'est avec la trilogie de «Le Paris des merveilles » que je décide de démarrer le premier tome « Les enchantements d'Ambremer ».

Une bien belle fantasy que voilà, une uchronie qui nous transporte au début du siècle dernier du temps de la Belle époque, dans un Paris fort attrayant car très enchanteur. En effet on y rencontre Mages, fées, gargouilles, gnomes, sorciers, en l’occurrence Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage de son état dans le cercle Cyan. Ce dernier se retrouve à enquêter sur un trafic d'objets enchantés, doublé à un enlèvement et plusieurs meurtres. Pour cela il va retrouver Isabel de Saint-Gil, « gentlewomen » cambrioleuse, cette dernière n'étant autre qu'une ancienne fée chassée du monde d'Ambremer. 


Nous faisons aussi la connaissance d'un personnage à part entière, le chat-ailé Azincourt, très canaille et comme tout chat, très curieux, ami de Griffont.

On retrouve dans ce roman le côté feuilletoniste du début du 20ème siècle avec Maurice Leblanc (Arsène Lupin) et Gaston Leroux (Rouletabille).
C'est attachant, trépidant, plein de rebondissements, et surtout beaucoup de poésie à la narration et l'écriture.
C'est drôle, les relations entre Griffont et la Baronne de Saint-Gil sont truculents et pleins de taquineries. On retrouve aussi Lord Dunsanny, grand écrivain de l'imaginaire, les fameuses Brigades du Tigre, créées par Clémenceau pour lutter contre le banditisme de l'époque et donc des meurtres crapuleux.

J'ai passé un excellent moment de lecture, facile, qu'on n'a pas envie de lâcher, et qui nous mène du Paris des merveilles au monde d'Ambremer ainsi que dans le pays de l'Onirie (le pays des rêves)
A voir la suite dans L’élixir d'oubli qu'il me tarde de découvrir

samedi 1 septembre 2018

Livre audio : série Gwyneira McKenzie (Sarah Lark)


1) Le Pays du nuage blanc :
«Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.»
Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l'aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l'héritier d'un magnat de la laine. Ni l'une ni l'autre ne connaissent leur futur époux.
Une nouvelle vie - pleine d'imprévus - commence pour les deux jeunes femmes, qu'une amitié indéfectible lie désormais.

2) Le Chant des esprits :
Gwyneira – l’une des deux héroïnes du Pays du nuage blanc – élève sa petite-fille Kura et s’inquiète pour elle. La jeune métis de quinze ans, surnommée la reine maorie, possède un physique et une voix magnifiques qui suscitent l’admiration. Mais, capricieuse et uniquement intéressée par la musique, Kura refuse d’assumer son rôle d’héritière de Kiward Station, le domaine familial. Gwyneira décide alors de l’envoyer en pensionnat pour lui donner une éducation stricte. C’est alors que Kura rencontre William Martyn – le fiancé de sa cousine, la petite-fille d’Hélène – autre héroïne du Pays du nuage blanc… Le coup de foudre est réciproque. Kura et William décident de se marier, au grand dam de tous. Kura pourra-t-elle cependant se contenter d’un rôle d’épouse alors qu’une grande carrière musicale lui est promise ? Portée par un puissant souffle romanesque, ce roman confirme le talent d’une auteure découverte avec Le Pays du nuage blanc…

3) Le cri de la terre :
Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.
Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…



Fan de livres audio que j'écoute à mes moments perdus lorsque je remonte du pédibus, cuisine ou fais le ménage, je me suis plongée dans la série Gwyneira McKenzie.

6 mois d'écoute pour arriver au bout de cette saga qui comporte 3 tomes. Récit de longue haleine lu par Marine Royer qui a parfaitement rendu l'ambiance des romans. 

Un beau voyage en Nouvelle-Zélande, sur les traces des Maori et des Pākehā vivant de l'élevage des moutons. 

L'auteure sait très bien nous décrire la Nouvelle Zélande, pays encore jeune, avec ses paysages, ses moutons, ses traditions et ses habitants. 

J'avais presque l'impression d'y être. Voyager sans quitter son pays, c'est un vrai luxe.

Un récit sur 3 générations. Les femmes sont mises en avant. Chacune m'a plu par son parcours, ses déboires, sa vie, son tempérament. Des femmes qui en veulent, subissent parfois les hommes mais savent toujours rebondir et aller de l'avant. 

Tous les personnages sont attachants, à quelques exceptions près. 

Un récit bien ficelé, romanesque; dur parfois. 

On traverse la première guerre mondiale et ses combats mais aussi les réalités quotidiennes des exploitants.

Un vrai plaisir d'écoute.


vendredi 31 août 2018

Soirée jeux : escape game

Si vous suivez les actualités du blog, vous avez déjà dû remarquer que j'ai parlé plusieurs fois d'expériences Escape room auxquelles j'ai participées (à Lausanne : ici) ou
Une sortie extra faite au HouseTrap à Charrat. 
Nos méninges ont turbiné et ouiiiii, on a sauvé Noël ! 
L'endroit est top et ça vaut la peine d'aller y transpirer du ciboulot 
la moindre. Je vous recommande l'endroit.

Opération CHOCOLAT au Roseville Escape Room


Lors d'une soirée jeux avec les copines, j'ai pu expérimenter l'Escape Game version jeu de société avec le jeu Unlock

Même ambiance et tension que dans la version réelle. Nous avions 60 minutes pour sortir de la pièce. 

Une belle expérience de coopération en équipe, en mettant chacune nos compétences en action.

Sympa et prenant.

Au final, nous avons réussi à "sortir de la pièce" 30 secondes avant le temps imparti. Ouf !

Seul bémol : une fois les 3 énigmes du jeu proposées, celui-ci devient nettement moins intéressant. Un jeu idéal à proposer en ludothèque par exemple. 


samedi 25 août 2018

Séparés (Elodie Konigshoven)



Une lettre anonyme. Une photo. Un secret inavouable.

Alex, expatrié en Allemagne depuis dix ans, se voit contraint de rentrer en France dans son village natal de Marboué pour l'enterrement de sa mère, avec qui il n'avait plus de contact. Au même moment, Nathalie, son amie d'enfance qu'il n'a pas revue depuis le lycée, reçoit une étrange lettre anonyme accompagnée d'une photographie datant de 1951. Sur le cliché, trois enfants : le père d'Alex, et deux inconnus.
Pourquoi cette lettre ? Et qui sont ces enfants que personne ne semble connaître ?
Réunis par des événements qui les dépassent, les deux amis vont tenter de trouver des réponses. Mais ce qu'ils s'apprêtent à découvrir est bien loin de tout ce qu'ils auraient pu imaginer...
A travers les mystères et les silences, ce roman voyage dans le temps et l'histoire pour nous emporter vers les méandres d'un passé familial sombre et inextricable.


Il suffit de peu pour que des vies entières soient éprouvées, brisées.

C'est ce que vont découvrir Alex et Nathalie, deux amis d'enfance qui se retrouvent après de longues années d'absence. Chacun à fait sa vie de son côté, elle journaliste, lui expatrié en Allemagne à Dusseldorf.

Ils se retrouvent donc, lors de l'enterrement de la mère d'Alex et vont entamer une longue recherche de secrets de famille enfouis dans les méandres du temps et des événements, suite à une lettre que Nathalie a reçue.

Une histoire de famille comme il s'en trouve souvent, avec les non-dits, les choses et les lettres et les photos cachées que l'on découvre au fur et à mesure des recherches. Nathalie est journaliste et sait enquêter.

C'est une histoire très agréable à lire, l'écriture est vive et pleine de rebondissements. Le suspens est là, et on a envie que d'une chose, de tourner les pages pour connaître le pourquoi du comment.

Il y a des moments d'émotion et de colère.

On est transporté de Marboué petit village de l'Eure et Loire en Allemagne puis en Bretagne. Le chemin de la vérité est long et ardu.

Pour un premier livre, l'auteur nous livre là de bons moments de lecture. Merci à Élodie de m'avoir permis de lire ses premiers écrits et surtout bonne continuation.




mardi 21 août 2018

Le pensionnat des innocentes (Angela Marsons)

2004, au cœur du Black Country anglais. En pleine nuit, cinq individus scellent un pacte au-dessus d’une tombe qu’ils viennent de creuser.
Dix ans plus tard, Kim Stone, inspectrice au tempérament rebelle et solitaire, se voit confier une nouvelle enquête. Teresa Wyatt, directrice d’école, a été retrouvée noyée dans sa baignoire. Peu de temps avant sa mort, elle s’était intéressée à une fouille archéologique prévue sur les lieux de Crestwood, un foyer d’accueil pour jeunes filles détruit dans un incendie. Bientôt, un autre ex-employé du foyer est retrouvé assassiné.
Kim, qui a connu enfant l’assistance publique, fait accélérer les fouilles au mépris des procédures. On découvre bientôt plusieurs squelettes, les restes d’adolescentes oubliées de tous…
Les secrets remontent toujours à la surface…

Un polar bien ficelé qui nous tient en haleine du début à la fin.

Une inspectrice au caractère bien trempé et quelque peu handicapée du vernis social. Elle n'en fait qu'à sa tête et n'a pas peur d'enfreindre la loi pour résoudre cette enquête qui lui tient à coeur. 

Un tueur qui a aussi voix au chapitre et rôde autour des scènes de crime. 

Un roman jalonné de morts et de secrets plus ou moins biens enfouis. 

Prenant et plein de suspens, j'ai eu grand plaisir à tourner les pages de ce thriller et me laisser surprendre par le dénouement.

 


samedi 11 août 2018

La patrouille du temps, 2 Le patrouilleur du temps (Poul Anderson)




Le deuxième volet inédit d'un des plus grands classiques de la SF moderne !
— Vous ferez l'affaire. Sans conteste.
— L'affaire pour quoi ?
Everard se pencha ; il sentit son pouls s'accélérer.
— Pour la Patrouille. Vous allez devenir une sorte de policier.
— Ouais ? Où ça ?
— Partout. Et en tout temps. Préparez-vous à une surprise... Voyez-vous, notre société, quoique légale, ne constitue qu'une façade... et une source de fonds. Notre vraie fonction, c'est de patrouiller le temps.

Manse Everard et ses collègues sont loin d'en avoir fini avec les pirates du temps avides de réécrire notre Histoire. Au programme des festivités : Tyr la pourpre et ses ruelles bondées, sous le règne du roi Hiram, au Xe siècle avant notre ère ; la brutalité des mondes goths, peu avant la chute de Rome, au temps où les dieux parcouraient encore la Terre ; les mystères du Paris des Templiers, sous le règne de l'implacable Philippe le Bel. Autant d'époques en péril, autant de missions pour les patrouilleurs du temps...



Comme prévu ce mois-ci je me suis lancée dans la lecture du tome 2 de La Patrouille du temps.

Le patrouilleur du temps est composé de trois nouvelles, la première, « D'ivoire, de singes et de paons » se passe à Tyr au 10ème siècle avant notre ère. Un maître chanteur menace les autorités de la patrouille, de changer l'histoire de la ville, ce qui aurait une grosse influence sur le cours des événements de l'Histoire. Manse Everard est donc dépêché, toujours en tant qu'agent spatio-temporel non-attaché, ce qui veut dire qu'il a carte blanche. Il va se retrouver confronté à un ancien ennemi.

Descriptions historiques fort intéressantes, la trame m'a beaucoup plu, cela se lit plus comme un récit historique avec une pointe de science-fiction que le contraire, mais ce n'est pas pour me déplaire au contraire, j'ai beaucoup aimé.

La deuxième, nouvelle « Le chagrin d'Odin Le Goth », se déroule au troisième siècle de notre ère. Carl Farness est un spécialiste de l'histoire des goths et il est recruté pour étudier les poèmes, les sagas de l'époque. Mais il est très difficile à un agent de la patrouille de ne pas se laisser aller à s'attacher à ceux qu'il étudie et Manse Everard sera pour lui, sa conscience et son guide.

Cette nouvelle est racontée pour partie à la manière des sagas nordiques, avec le panel des dieux et des héros de l'époque. J'ai aussi bien apprécié cette nouvelle, on y sent le souffle épique des sagas et chants nordiques ainsi que l'interaction de tous les grands chefs barbares Goths, Wisigoth, Huns… et même romains.

Et pour terminer, Poul Anderson, nous emmène à l'époque des Templiers, du moins à la veille de leur arrestation et du démantèlement de l'ordre par Philippe Le Bel. Manse Everard doit sortir un de ses agents d'un mauvais sort qui lui est réservé. Cette nouvelle nous rappelle surtout ce qu'ils advint des membres du Temple et leur histoire brièvement racontée. Beaucoup moins passionnante que les deux autres, mais un petit rappel de ce que tout agent de la patrouille ne doit pas faire : s'attacher à une personne dont on connaît l'avenir.

Poul Anderson a vraiment une façon originale de nous faire appréhender l'histoire du monde à travers les millénaires et ce à travers les yeux et l'expérience des patrouilleurs. De plus j'aime toujours autant son écriture à la fois épique, poétique et dynamique.

Je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin, et continuerai prochainement avec le tome 3.

jeudi 2 août 2018

DVD et séries - juillet 2018


Avec ces températures plus qu'agréables, j'aime bien prolonger la soirée sur mon balcon avec une petite série ou un film : 


À l’âge de 21 ans, Tim Lake découvre qu’il a la capacité de voyager dans le temps... Lors de la nuit d’un énième nouvel an particulièrement raté, le père de Tim apprend à son fils que depuis des générations tous les hommes de la famille maîtrisent le voyage intertemporel. Tim ne peut changer l’histoire, mais a le pouvoir d’interférer dans le cours de sa propre existence, qu’elle soit passée ou à venir... Il décide donc de rendre sa vie meilleure... en se trouvant une amoureuse. Malheureusement les choses s’avèrent plus compliquées que prévu. Tim quitte les côtes de la Cornouailles pour faire un stage de droit à Londres et rencontre la belle et fragile Mary. Alors qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre, un voyage temporel malencontreux va effacer cette rencontre. C’est ainsi qu’au fil de ses innombrables voyages temporels il n’a de cesse de ruser avec le destin afin de la rencontrer pour la première fois, encore et encore, jusqu’à ce qu’il arrive à gagner son coeur. Tim se sert alors de son pouvoir afin de créer les conditions idéales pour la demande en mariage parfaite, pour sauver la cérémonie à venir du discours catastrophique du pire des garçons d’honneur imaginable mais aussi pour épargner à son meilleur ami un désastre professionnel. Mais alors que le cours de sa vie inhabituelle se déroule, Tim découvre que ce don exceptionnel ne lui épargne pas la peine et les chagrins qui sont communs à n’importe quelle autre famille partout ailleurs.



Le film "feel good" par excellence. Une ode à l'amour et au fait de savoir profiter de la vie et de l'instant présent. 

Une jolie romance, de l'humour, une histoire de famille, du sentiment sans être mièvre.

J'ai adoré.





Une comédie romantique teenager très sympathique. Cousu de fil blanc mais amusante à regarder. Parfait pour une session "repassage".



Deux frères parcourent les Etats-Unis pour traquer les forces du Mal. Ils espèrent par la même occasion mettre la main sur le démon responsable de la mort de leur mère, vingt ans plus tôt.



Une (vieille) série que je regarde de temps en temps (parce qu'elle me fait peur...).
Sympa mais un peu répétitif.
Comme je découvre la série (je commence la saison 1), j'espère que le scénario va évoluer.




Trois épouses et mères de famille de banlieue qui ont du mal à joindre les deux bouts et qui jugent qu'il est temps pour elles de prendre des risques décident de braquer le supermarché local avec une arme factice. Les trois meilleures amies s'aperçoivent rapidement que leur plan promet quelques déconvenues et que ce n'est que le début d'un terrible engrenage...



Hautement improbable (quoique...), mais très amusant à regarder.
Ces 3 mères de familles sont l'archétype de la middle class aux Etats-Unis. Toutes différentes, entre la mère célibataire un peu paumée, la maman black dont l'enfant a des soucis de santé ou la parfaite mère au foyer avec sa vie de famille parfaite. 
Jusqu'au jour où ça dérape.

J'ai eu grand plaisir à voir la saison 1 et suis impatiente de découvrir la suite.


Ted se remémore ses jeunes années, lorsqu'il était encore célibataire. Il raconte à ses enfants avec nostalgie ses moments d'égarements et de troubles, ses rencontres et ses recherches effrénées du Grand Amour et les facéties de sa bande d'amis...



Découverte d'une vieille série que je ne connaissais pas. Ayant grandi avec Friends et autres séries de "copains", celle-ci ne pouvait que me plaire. 

Mettons de côté les boîtes à rire (ça c'est vraiment vraiment pas un plus pour les séries !), le fond est très amusant avec ce père qui raconte (fait subir ?) à ses enfants sa rencontre avec leur mère... mais ça prend du temps avant qu'on en sache plus sur leur rencontre car il y a tout l'"avant" à expliquer. 

Très amusant à voir, je ricane toute seule en regardant cette série.






mardi 31 juillet 2018

Le cycle de Barcil, 3 Gienah la Mercenaire (Jean-Marc Dopffer)



"Le Cycle de Barcil" est un voyage dont les multiples escales parcourent les époques et les paysages du monde de Barcil. Chaque récit aborde la vie d'un roi ou d'un rufian, d'un assassin ou d'un Dieu. Les aventures se croisent et s'entremêlent, peignant une toile et un univers aux multiples nuances.



Tome 1 - Orglin la primitive
Tome 2 - Etolien le manchot


Pour cette troisième nouvelle du cycle de Barcil, on retrouve totalement le style fantasy avec comme héros un nain, une elfe, un dragon et un trésor.

Pour le bien des deux peuples (nain et elfe), une expédition est formée pour récupérer des gemmes dans l'antre d'un dragon pour forger une couronne à chaque roi de ses peuples merveilleux et sceller un pacte. Mais comme on le sait tous un dragon c'est pas commode.

Linn le nain, Gienah l'elfe sont de vieux amis prêt à tout pour se venir en aide . Amour, Amitié, dévouement, abnégation, cupidité, la gamme de sentiments est vaste dans cette courte nouvelle d'une cinquantaine de pages. On se laisse prendre à l'histoire, on ressent beaucoup de sensibilité entre ses deux êtres. Leur amitié est profonde et sincère.

L'auteur a su en peu de pages, retranscrire avec bonheur l'amour, l'action, l'amitié, la guerre, la peur.

Le côté épique est aussi bien retranscrit par la scène de bataille sur le pont qui sépare les deux pays ennemis. Et l'urgence de la mission est décuplée par toutes ces scènes de bagarre.

La fin arrive vite mais l'histoire est très bien construite.

L'auteur met l'eau à la bouche avec toutes ses nouvelles, il ferait la part belle à les faire un peu plus longues pour notre bonheur, chaque personnage étant attachant on aimerait en savoir plus sur eux tous.

Merci en tout cas à Jean-Marc Dopffer, pour la lecture de son travail, j'y ai pris grand plaisir et j'en redemande ;-)

Le cycle de Barcil, 2 Etolien le manchot (Jean-Marc Dopffer)




"Le Cycle de Barcil" est un voyage dont les multiples escales parcourent les époques et les paysages du monde de Barcil. Chaque récit aborde la vie d'un roi ou d'un rufian, d'un assassin ou d'un Dieu. Les aventures se croisent et s'entremêlent, peignant une toile et un univers aux multiples nuances.


Tome 1 - Orglin la primitive
Tome 2 - Gienah la Mercenaire 

Seconde nouvelle du cycle de Barcil, Etolien le manchot reprend le thème du héros solitaire, à la recherche d'un contrat qui le lierait à la guilde des assassins du Val d'Aquelys, la capitale du royaume de Tigyl. Homme mystérieux, colosse, aristocrate de l'ouest, il débarque en ville pour se mêler aux hommes de mains d'une bande de malfaiteurs, prêts à tuer pour une grosse somme d'argent. Pègre, pouvoir, manipulations, tout est condensé dans cette courte nouvelle d'une cinquantaine de pages.

Petite histoire bien écrite, bien construite, le style est nerveux et direct.

Les ingrédients de fantasy (sorcellerie, nains) sont peu présents, juste évoqués, on assiste plus à l'élaboration d'un coup de main vis à vis d'un haut personnage qui gravite autour du roi, mais qui est qui, et pourquoi ?

Pour cela je vous conseille de le lire, on se laisse vite prendre à l'aventure et malgré le format très court de la nouvelle, le suspens est là et les surprises aussi.

Comme vous l'avez deviné, j'ai bien apprécié cette aventure.

Merci à Jean-Marc Dopffer de m'avoir fait lire cette seconde nouvelle de son cycle de Barcil.