dimanche 15 juillet 2018

L'enfant de poussière (Le cycle de Syffe) (Patrick K. Dewdney)



La mort du roi et l'éclatement politique qui s'ensuit plongent les primeautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu'au jour où il est contraint d'entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d'un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu'il se voit accusé d'un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d'un enfant-soldat.

Éditions Au Diable Vauvert
624 pages 




Premier tome du cycle de Syffe, l'enfant de poussière est l'histoire d'un petit gars de huit ans, orphelin, hébergé chez la veuve Tarron, avec trois autres enfants Cardou, Merle, Brindille. Ils partagent le peu qu'ils ont ou qu'ils gagnent, ils grandissent dans la rue et se soutiennent mutuellement.
Jusqu'au jour où Syffe va se retrouver pris dans l'engrenage de la vie de la cité et des histoires de hauts personnages.

C'est aussi l'histoire de plusieurs rencontres, amitiés, et apprentissages qui se feront toujours par accident, maladresse et surtout comme ultime porte de secours.

Syffe sera pris sous l'aile de trois mentors.
Le première lame Hesse de la garde de la cité le formera au rôle d'espion et sera la première personne à lui montrer un peu d'intérêt, puis par un autre concours de circonstances il sera mis à la disposition du médecin/chirurgien du primat, Nahirsipal, ancien esclave étranger. Il apprendra à lire, à parler une autre langue étrangère, à déchiffrer les manuscrits et surtout à soigner et opérer. Il lui ouvrira la possibilité d'aiguiser son esprit qui est fort agile et avide de connaissances.
Syffe verra arriver ensuite dans sa vie un légendaire guerrier Var, Huldrik, soldat rude, qui le sauvera d'un très grand danger et lui apprendra le métier des armes, à survivre dans la nature et à se fortifier physiquement et moralement. Il lui inculquera la valeur de la liberté, à faire la guerre sans plaisir, et sans colère et à ne pas infliger la souffrance inutilement.

Chacun à sa manière le fera avancer, lui apportera savoir et confiance et l'aidera à grandir.

Excellent roman de fantasy, où pour l'instant la fantasy n'est présente qu'à travers les légendes, les sous-entendus d'animaux fantastiques. Les rêves de Syffe laisse présager des évolutions dans le tome suivant. Pour l'instant, à travers la narration de Syffe lui même, mais adulte, on assiste à son évolution de l'enfance vers l'âge adulte. La façon dont il a été formé et où il a appris à dépasser ses peurs, ses colères, ses rancunes.

L'écriture de Patrick Dewdney est très agréable, fluide, à la fois poétique et rude. La violence côtoie la beauté et tout est ressenti à travers la narration, l'emploi des mots s'affronte dans un mélange très juste et harmonieux pour nous faire ressentir les émotions des personnages et surtout de Syffe.

Un excellent moment avec ce roman et je remercie Babelio et les éditions Au diable Vauvert, pour cette masse critique privilégiée.

Me voilà donc à surveiller la sortie du deuxième tome : ma pauvre PAL ;-)

La meute Harbor, l'intégrale Saison 1 (S.G. Audrey)


Héléna est une jeune fille de dix-sept ans timide et assez introvertie. Depuis toute petite, elle vit avec son père et voyage au gré des idées de roman de ce dernier qui est écrivain. 
Jusqu'à présent, elle a suivi sa scolarité à domicile, mais voilà que son père décide de s'établir plus durablement dans la ville de Bar Harbor dans le Maine, sous le prétexte d’écrire une saga.
Lors de sa rentrée, Héléna découvrira un nouvel univers : le lycée, mais pas seulement. En rencontrant le troublant Valentin, elle sera confrontée à des sensations et des phénomènes étranges. Elle finira par découvrir que les créatures fantastiques existent réellement et qu’elle n’est pas tout à fait une humaine lambda. 
À peine remise de ces découvertes, Héléna devra faire face à une menace bien réelle, mais surtout elle apprendra que sa vie n'a été que mensonges. Et cela pourrait bien remettre en question tout ce qu’elle a bâti jusqu’à présent.
Héléna devra faire face à des dangers et des vérités qu'elle n'imaginait même pas.
Entre révélations et menaces, Héléna dévoilera bien plus que ses origines et son futur deviendra des plus incertain.


Ce livre est le début d'une saga. On y fait la connaissance d'Héléna, jeune fille de 17 ans. Elle vit seule avec son père,  suis sa scolarité par correspondance et voyage au gré des inspirations de son père, écrivain . 
Mais aujourd'hui, son père a décidé de se fixer à Bar Harbor dans le Maine. Héléna, timide et réservée va pour la toute première fois aller au Lycée, Elle se liera d'amitié avec Ludivine. Tout se passera au mieux jusqu'à l'arrivée du beau et troublant Valentin. Valentin et Héléna ressentent une très forte attirance l'un envers l'autre... Très vite, face à certaines situations, la véritable personnalité d'Héléna va se dévoiler et bientôt elle va découvrir qui elle est vraiment et qui est réellement Valentin.
Dans cet opus, l'auteure met en place l'histoire et les personnages. La plume est fluide et addictive, les différents protagonistes attachants et intéressants. Le suspense est au rendez-vous et l'histoire bien travaillée, ce qui laisse présager une très bonne saga.
Ce livre se lit malheureusement assez court et la fin donne très envie de découvrir la suite de l'aventure d'Héléna et Valentin qui s'annonce pleines de rebondissements.
Merci à l'auteure de m'avoir fait confiance et proposer de découvrir son roman.

jeudi 12 juillet 2018

Agatha Raisin, tome 6-7-8-9-10 (M.C. Beaton)


Agatha Raisin, 6 Vacances tous risques :
God damned ! Voilà que James Lacey, le charmant voisin d'Agatha Raisin, a disparu ! Renonçant à lui passer la bague au doigt, comme il le lui avait promis. C'est mal connaître Agatha. Délaissant son village des Cotswolds pour Chypre, où James et elle avaient prévu de célébrer leur lune de miel, elle part sur les traces de l'élu de son coeur, bien décidée à lui remettre la main dessus ! Mais à peine l'a-t-elle retrouvé, pas le temps de s'expliquer : une touriste britannique est tuée sous leurs yeux. Fidèle à sa réputation, Agatha se lance dans l'enquête, quitte à laisser filer James, las de ses excentricités...

Agatha Raisin, 7 A la claire fontaine :
Incombe, paisible petit village, possède une source d'eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l'arrivée d'une société qui veut l'exploiter échauffe les esprits et divise les habitants : s'enrichir ou renoncer à la paix ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l'affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d'aller à la source et se fait embaucher par la société...

Agatha Raisin, 8 Coiffeur pour dames :
Pour toutes ses clientes, Mr John est un magicien : un coiffeur aux doigts d'or qu'elles adorent ! Mais, peu après avoir confirmé ses talents auprès d'Agatha Raisin qui voit poindre ses premiers cheveux blancs, Mr John meurt dans son salon, victime d'un empoisonnement, sous les yeux de la détective. Voici Agatha embringuée dans une drôle d'enquête. Qui en effet pouvait en vouloir à Mr John, adulé par ses nombreuses clientes qui lui confiaient leurs plus troubles secrets ?

Agatha Raisin, 9 Sale temps pour les sorcières :
Traumatisée après qu'une coiffeuse rancunière l'a shampouinée à la crème dépilatoire, Agatha Raisin se réfugie incognito dans un hôtel de la côte en attendant que sa chevelure repousse. N'ayant plus rien à perdre, elle consulte également une sorcière réputée pour ses talents. Miracle, la magie opère, mais pour peu de temps, car la sorcière est retrouvée assassinée ... Agatha renoue aussitôt avec ses réflexes de détective, aidée par l'inspecteur Jimmy Jessop, ensorcelé par ses charmes. À moins que ce ne soient les effets du philtre d'amour qu'Agatha a acheté à la pauvre sorcière ?

Agatha Raisin, 10 Panique au manoir :
Meurtrie d'avoir été abandonnée par James, l'amour de sa vie, Agatha Raisin s'en remet aux présages d'une diseuse de bonne aventure : elle trouvera l'amour, le vrai, dans le Norfolk. Qu'à cela ne tienne, Agatha quitte Carsely et s'installe dans un charmant cottage de Fryfam où elle attend le prince charmant en écrivant son premier roman policier : Panique au manoir. Un titre prédestiné car, après une série d'étranges phénomènes, le châtelain du village est assassiné et les soupçons se portent tout naturellement sur Agatha, dont le conte de fées vire au cauchemar...



Une série que j'affectionne particulièrement. J'enchaîne les tomes au gré des parutions. 

Agatha est une sorte de Miss Marple, mais amatrice, terriblement amatrice !

Une personne bourrue au coeur (d'artichaud) tendre. 
Une quinqua un brin grassouillette, avec des yeux d'ourse mais de belles jambes. 

Depuis qu'elle est venue prendre sa retraite dans les Cotswolds, outre des concours de tourtes et autres réunions paroissiales, la voilà toujours mêlée à des meurtres. 

Enquêtrice gaffeuse, qui est toujours dans de sales draps, je suis ses (més)aventures avec délice depuis déjà un certain temps.

Du roman policier, sans prise de tête ni détails sanglants (quoique...), mais une héroïne atypique et attachante. 

On peut retrouver ses autres aventures ici : Agatha Raisin - M.C. Beaton

Les tomes 11 et 12 viennent de paraître en juin. 



mercredi 11 juillet 2018

DVD et séries - juin 2018





En juin, yavait pas que du ⚽️  à la télé ! 
Juin a été productif en DVD ou séries. Du sympa, du bof, du très chouette :


Père célibataire, Benjamin Mee a bien du mal à élever ses deux jeunes enfants. Espérant resserrer les liens familiaux, il décide de prendre un nouveau départ, plaque son travail et achète une vieille maison sur une immense propriété, qui a la particularité d’abriter un zoo délabré. Plusieurs dizaines d’animaux, ours, tigres et bien d’autres, vivent en effet au Rosemoor Animal Park, où la gardienne Kelly Foster et son équipe dévouée tentent de maintenir les installations tant bien que mal. Sans la moindre expérience, avec très peu de temps et d’argent, Benjamin Mee et les siens vont tout mettre en œuvre pour réhabiliter le zoo et vivre ainsi leur plus grande aventure…




Basé sur une histoire vraie (le zoo existe réellement), un film familial par excellence. 


Un bon casting (Matt Damon, Scarlett Johansson), une petite fille trop craquante (Maggie Elizabeth Jones). Des personnages atypiques, des situations cocasses. Et pis bon, qui ne rêve pas d'avoir un zoo à lui ? 

Un film feel good que j'ai toujours plaisir à revoir.


Dans les années 50, attirée par la promesse d'un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l'autre côté de l'Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays... Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays... et entre deux hommes.

Un pavé qui traînait dans ma PàL depuis un certain temps. J'ai pris le raccourci du film. Bien m'en a pris. Tout ça pour ça ? Un peu déçue même si c'est une chronique intéressante de l'émigration des irlandais aux Etats-Unis durant les années 1950. 


Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on "cache la vérité" à la population…

En général, les films "catastrophe" ne sont pas trop ma tasse de thé. J'ai été alléchée par le casting. 

Une histoire effrayante et passionnante. Je me suis laissée prendre au suspens. 

Je l'ai trouvé très documenté et intelligent, avec un très bon rythme. 

Un film qui pourrait rendre paranoïaque avec l'envie de mettre des gants pour sortir de chez soi. 



Six ans après l'apparition d'un virus mortel ayant éliminé plus de la moitié de la population, un frère et une sœur partent à la recherche d'un abri dans un monde devenu périlleux.

Moyennement convaincue au départ, je me suis laissée embarquée par cette nouvelle série Netflix. 

Série catastrophe, une dystopie. Pour une fois, aucun zombie mais un nouveau monde, avec ses nouvelles lois, ses nouvelles manières de fonctionner. 

Très prenant et vibrant.

En attente des prochains épisodes. 





Hank Lawson est un jeune docteur à qui tout sourit : sa carrière est florissante, sa petite amie est magnifique et son appartement new-yorkais est fastueux... Mais, après avoir pris une décision difficile aux Urgences, il perd tout. Quelques mois plus tard, un Hank célibataire et sur la liste noire de tous les hôpitaux se rend dans les Hamptons avec son frère. Lors d'une soirée, il sauve la vie d'un des invités. Après cette intervention, sa carrière reprend soudainement mais pas vraiment comme il s'y attendait. Le voilà devenu le médecin particulier, l'accessoire de tous les riches et célèbres habitants des Hamptons qui n'ont besoin que d'un seul coup de fil pour le voir venir...

Une série agréable à regarder, qui ne mange pas de pain.
Des héros sympathiques, chaque épisode se termine bien.

Parfait pour le repassage devant la télé.



Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l'entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.


Déjà que le livre était une vraie tuerie, j'ai été conquise par la série. 

A lire et voir absolument !






Ayant appris par hasard que cette série aurait une saison 2 (qui n'aurait pas eu besoin d'exister à mon avis), ma curiosité a fait le reste et je l'ai visionnée.

Au début, je me suis demandée ce qu'on pourrait y amener, étant donné qu'à la fin de la saison 1 (et du livre), l'héroïne était morte en accusant toutes les personnes qui l'avaient amenées à prendre la décision de se suicider.

La saison 2 parle du procès suite au harcèlement qu'a subit Hannah. On démarre 5 mois après son suicide.

Encore plus de révélations, de situations qui se dévoilent. Chacun des personnages est décortiqué et personne n'est épargné.

C'est prenant et addictif.

Une série de qualité. 



Il est grand temps de rallumer les étoiles (Virginie Grimaldi)


Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée. À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour. Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.






J'étais impatiente de lire le nouveau Grimaldi et j'ai eu la chance de le recevoir en service presse grâce au site Netgalley.fr. 



Quel plaisir de lecture ! 


Un road trip plein de tendresse, de conflits, de découvertes. Petit coup de coeur spécial pour les Lofoten. 

Anna est une femme désabusée, en détresse financière, dans une relation avec son ex-mari qui est compliquée. Une mère qui trime pour sortir la tête de l'eau et que ses filles soient heureuses. On s'y attache tout de suite. 

Ses filles, l'une comme l'autre sont en souffrance, chacune dans son genre (en même temps, un divorce fait toujours des dégâts collatéraux). 

Le jour où Anna reçoit la somme pour régler la totalité de ses dettes, elle doit faire face à un choix cornélien. 

Un roman où on change de narrateur à chaque chapitre, avec les ressentis de chacune. 

Vibrant, vif, addictif. 
Touchant et attendrissant. 



Un vrai bonheur de lecture !

Je viens de terminer la lecture de ce roman qui est un gros coup de coeur pour moi. Que d'émotions !!! des larmes, des sourires, des éclats de rire !

Une histoire et des personnages qui sonnent très juste.

Comme c'est le cas pour tous ses romans, on s'identifie aux personnages.

Mais là, c'est encore plus touchant. Jai pu me mettre à la place d'Anna, cette maman seule qui galère, travaillant pour faire vivre ses enfants tout en étant consciente que sa priorité est justement sa famille, ses filles et qu'elle est en train de les perdre.

Elle va donc faire le choix de retrouver et retisser des liens avec ses filles plutôt que de faire celui qui lui permettrait de résoudre ponctuellement tous ses ennuis matériels.

Je comprenais Chloé, sa fille, ce qu'elle ressentait. L'hypersensibilité est difficile à gérer, cette peur de ne pas être aimée, celle de se sentir nulle, moche et bête.

Et alors le personnage de Lily !!!!Celui qui me ressemble le moins mais celui qui m'a fait éclater de rire et qui m'a profondément touché. Sa relation avec Noé est merveilleuse. J'adore quand elle dit "il n'est pas différent des autres, il est mieux" ou quand elle dit que Noé ne parle pas mais qu'elle comprends tout ce qu'il dit.

Merci à Virginie Grimaldi de m'avoir fait passer un excellent moment plein d'émotions. Continuez à nous écrire vos histoires qui pourraient être celles de tout à chacun.

J'aimerais que dans la vraie vie, chaque personne puisse connaître comme dans vos romans un Happy End.

Au travail maintenant, j'attends votre prochain roman avec une grande impatience !!!!





mardi 10 juillet 2018

Je ferai tout pour toi (Pierce Andy)


« On déménage. À la fin du mois. »
Pour Rose, tout a commencé ce jour-là. Le choc, la colère, la révolte...
Le moment du départ. L'installation dans la nouvelle maison. Les promenades nostalgiques sur la falaise...

Rose, quinze ans, est intelligente et plutôt mignonne, mais ce n'est jamais simple de tout quitter, surtout quand on se retrouve dans une petite ville inhospitalière du nord de la France. Plutôt que de chercher à se faire des amis, elle sombre petit à petit dans la dépression...
De son côté, son père, qui est commissaire de police, s'enlise dans une enquête pour meurtre qui plonge toute la ville dans l'angoisse.

Un jour, Rose est agressée sur les quais. Dès lors, l'enquête va faire partie de sa vie. En s'y intéressant, elle va être amenée à remettre en question toutes ses certitudes... jusqu'au dénouement, qui vous laissera sans voix !

Un rebondissement à chaque chapitre, des personnages charismatiques, des secrets de famille, de belles histoires d'amour et d'amitié... Il y a de tout dans ce roman, qui s'adresse aussi bien aux grands adolescents qu'aux amateurs de suspense. Au-delà de l'intrigue policière et sentimentale, il interroge la relation entre les ados et leurs parents.

Et vous, jusqu'où seriez-vous prêt à aller par amour ?


Rose est une jeune adolescente de 15 ans qui a toujours vécu en Camargue. D'un jour à l'autre, son père , commandant de police est muté àEscarpville, une petite ville inhospitalière du Nord de la France.
Prenant ce déménagement comme une trahison de la part de son père, Rose ne cherche pas à s'acclimater à son nouvel environnement, ni à se faire des amis. Elle sombre petit à petit dans la déprime.
Un jour, lors de l'une de ses ballades solitaires, dans une situation plutôt ambigüe, elle va faire la connaissance de Chloé, puis plus tard celle d'Anthony, son voisin avec qui elle va devenir amie.
Un jour, Rose se fait agresser sur les quais.Son père qui enquête sur le meurtre de la famille Duverger va la sauver.
A partir de ce moment, le comportement de Rose va complètement changer, d'une part vis à vis de ses parents et surtout de son père mais aussi dans sa façon de raisonner et d'analyser sa vie actuelle.
Afin de protéger à tout prix son père, avec l'aide d'Anthony, elle va mener sa propre enquête. Jusqu'où iront Rose et Anthony par amour?
L'auteur nous offre avec ce roman un bon thriller qui met en scène des adolescents. L'histoire est bien menée et pleine de rebondissements et une fin surprenante.
Ce livre est assez court. Il se lit très vite. L'écriture est addictive. Les personnages sont attachants. Pour ma part, mon préféré restera celui d'Anthony. Celui de Rose évolue au fil du roman et je l'ai davantage appréciée dans la seconde partie où elle est plus mature.
Pour conclure, Un bon roman, plein de suspense, destiné à un jeune public.
Une enquête menée par 2 jeunes enquêteurs. Une histoire qui mêle amour, amitié, secrets, suspense... Un roman que je vous recommande.

Merci à l'auteur de m'avoir fait confiance et fait découvrir son roman via la plateforme Simplement Pro 

Les derniers jours de Rabbit Hayes (Anna McPartlin)


Quand Mia, que l’on surnomme affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre, même si elle refuse de l’accepter, tout comme ses proches qui assistent, impuissants, au déclin de leur fille, sœur, mère ou amie. Tous sont présents à ses côtés pour la soutenir : Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant ; Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille ; Marjorie, sa meilleure amie et confidente ; et enfin Juliet, sa fille de 12 ans, qu’elle élève seule. À mesure que les jours passent et que l’espoir de sauver Rabbit s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont se construire sans cette femme qui leur a tant apporté. Rabbit est au cœur de ce petit groupe et des préoccupations de chacun de ses membres. Si elle a perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage. Et Rabbit a quelques idées bien particulières pour leur faciliter la tâche. Mais très peu de temps pour les mettre en œuvre...





A la lecture du résumé, le lecteur sait qu'il s'embarque pour un livre triste avec une issue inévitable. Pas de happy end programmé.

Rabbit est une jeune femme, maman, soeur, fille qui doit faire face à une rechute du cancer et se trouve en fin de vie.

Ce roman nous raconte ses 8 derniers jours, émaillés de souvenirs de son adolescence, de sa vie, des personnes qui ont compté pour elle.

Alternant les points de vues des personnages, on en apprend plus sur Rabbit, mais également sur sa famille et ses amis, leur manière de gérer cette maladie et ce deuil à venir.

C'est touchant, drôle parfois, poignant, triste à souhait mais avec une touche d'optimisme et d'espoir qui illumine le récit.

Gros gros coup de coeur pour ce roman.



Note : 5/5




9 jours, c'est le nombre de jours qu'il reste à vivre à Mia, surnommée Rabbit.

Elle a 40 ans, elle est la maman (célibataire) de Jliet, 12ans. Il y a 4 ans, elle a eu un cancer du sein, ça a été difficile .Elle a été soignée et a été guérie.

Mais aujourd'hui, c'est la récidive. L'autre sein est atteint, puis les poumons puis les poumons, puis les os... plus rien à faire

En ce jour d'avril, c'est Molly sa mère qui va la conduire à la maison de soins palliatifs.

Mia, (Rabbit) est issue d'une famille cathilique, aimante. Elle est proche de ses parents, son frère et sa soeur.

Pendant ces 9 jours, chacun va devoir affronter la réalité de ce qui arrive à Rabbit.

Ses parents, son frère, sa soeur, sa fille, ses neveux, sa meilleure amie et Rabbit elle même ont bien du mal à accepter et à réaliser ce fait. Tous gardent espoir.

Pendant cette période, Rabbit, sous l'effet des anti-douleurs va beaucoup dormir et remonter le temps, nous raconter sa vie, Johnny son grand amour, parti lui aussi, son enfance, ses relations avec sa famille et sa relation avec sa meilleure amie.

L'auteure consacrera des chapitres au ressenti de chacun des protagonistes.

Ce livre est particulièrement émouvant. Les larmes ont souvent innondées mon visage lors de cette lecture mais il y a des moments drôles aussi.

Au fur et à mesure de notre lecture, on se pose beaucoup de questions sur ce qui est réellement important dans la vie.

Un livre triste mais une histoire magnifique qui parle de vie, de maladie, de mort, d'amour, de religion, de musique, de passion 

Un gros coup de coeur!

jeudi 5 juillet 2018

Arctique l'histoire secrète (Dominique Le Brun)

Bien connue, croit-on, est l'histoire de la conquête du pôle Nord. Et pourtant... Le mot même est ambigu : conquête géographique ou guerrière ? La longue marche des conquérants mérite un examen critique, auquel se livre Dominique Le Brun. 
On découvre ainsi que l'exploration de l'Arctique fut beaucoup plus violente qu'on ne l'a dit. On apprend qu'un mythe soigneusement entretenu, selon lequel il existait au sommet du monde une mer libre de glace, a envoyé à la mort des équipages plein d'enthousiasme ; on s'étonne des querelles à la fois politiques, financières et idéologiques qui ont opposé les explorateurs rivaux ; on comprend que les exploits arctiques de l'État soviétique naissant étaient destinés, en fait, à ouvrir la route des goulags. Et l'on prend conscience, enfin, que l'océan qui s'ouvre sous l'effet de la fonte des glaces est un enjeu stratégique pour l'Europe et l'Amérique, mais aussi pour la Chine, et, surtout, pour la Russie... 

Lui-même navigateur et grand voyageur, Dominique Le Brun est un fin connaisseur de la littérature maritime. Il a réalisé chez Omnibus plusieurs anthologies, consacrées aux phares, au Cap Horn, à la découverte des Pôles, aux pirates... et réédité les grands romans de mer de Forester, Mac Orlan, O'Brian, Peisson, Queffélec, Reeman et Vercel. 

Juste avant la dernière masse critique Babelio, je terminais un livre témoignage de Mike Horn sur sa traversée de l'Antarctique. Fort de mon ressenti très positif de cette lecture, je me suis décidée à cocher ce livre de Dominique Le Brun sur l'Arctique. Et bien m'en a pris. C'est une vrai mine d'informations. 

On y apprend que plus de trois cents ans avant J.-C., le massaliote Pythéas (ancienne Marseille) navigateur et astronome se lance déjà à la recherche de l'étain et de l'ambre dans les mers froides jusqu'à l'Islande avec son navire l'Artémis histoire déjà de découvrir de nouvelles terres où commercer. 
Puis au début de l'ère chrétienne, ce sont des moines navigateurs qui partent à la recherche de nouvelles terres à évangéliser et qui sont fort nombreux à s'installer dans différentes îles des continents Nord.
Bien sûr on ne peut manquer d'évoquer les Vikings, avec leurs fameux drakkars, qui eux partent surtout à la recherche de nouvelles terres pour s'y installer et y demeurer. Ils sont remontés fort loin au-delà de l'Islande vers le Groënland, l'Alaska. 
Et ainsi de suite, ce sont de multiples navigateurs et bateaux qui ont pris le chemin de la découverte vers ce continent mystérieux pour l'époque et cela à des fins de découvertes de routes maritimes qui permettraient de commercer avec la Chine et les Indes. 
Que ce soit les Anglais, les Norvégiens, les Français (avec la découverte de Jacques Cartier du Canada) on assiste à une succession de voyages parfois fructueux mais aussi souvent catastrophiques, avec perte de navire et d'hommes. Le but essentiel étant de trouver une route par le Nord-Ouest qui permettrait de passer le détroit de Bering et retrouver l'Océan Pacifique. 

Le XIXème est donc une période où les expériences des uns font l'expérience des autres. Au fur à mesure, les navires réussissent à remonter à des degrés de latitude de plus en plus haut. 

Tout cela nous est raconté à travers les récits des navigateurs et témoins de l'époque ainsi que les témoignages des journaux de bord. Les différents arguments et théories scientifiques nous expliquent les choix faits par ces aventuriers des mers. Les déceptions mais aussi le courage qu'il a fallu pour partir vers des contrées vierges et inconnues. 
Au fur et à mesure des découvertes et des voyages ont assiste à une évolution des matériels, tenues vestimentaires et alimentation entre autre pour palier au scorbut qui faisait des ravages dans la Marine. 
Evolution aussi dans les moyens de transports : du bateau antique de Pythéas, l'Artémis petit navire d'environ 18 mètres avec un équipage de 20 personnes dont 18 rameurs en passant par les différents navires affrétés le long des siècles qui suivirent, à la découverte de ces nouvelles terres et mers arctiques. 
On assiste donc à une transformation des formes, de la répartition des charges dans le navire, des renforcements des coques, ainsi que du matériel de navigation. 

Roald Admundsen ira même à survoler l'Arctique en dirigeable « Le Norge » plus apprécié qu'un avion car plus fiable, plus sûr et plus maniable. 

Au final, je me dis qu'heureusement l'homme a su dépasser ses peurs et ses incertitudes, a su faire preuve de courage pour partir ainsi à l'aventure de mers et continents totalement inconnus. Bien sûr souvent à des fins commerciales donc mercantiles, mais aussi par pur goût de l'aventure et de la découverte dans le dépassement des limites humaines. Bravo à tous ces grands découvreurs. 

Et merci à Babelio et aux éditions Omnibus pour cette masse critique fort intéressante et instructive. Lecture très prenante et documentée. 

Citation : 
"Croyant à l'existence d'une mer libre au nord des continents, les navigateurs de l'Europe septentrionale cherchèrent longtemps dans cette direction un passage conduisant aux Indes et en Chine. Partout ils trouvèrent la route fermée, mais loin d'être découragée par ces insuccès, ils n'en persistèrent pas moins pendant longtemps dans leurs tentatives….. 
Si erronée que fut cette hypothèse, elle a été cependant utile au développement de la connaissance du globe. Toutes ces expéditions ont, en effet rapporté de précieuses observations et rétréci le domaine de l'inconnu."

mercredi 4 juillet 2018

Journal (Hélène Berr)

Avril 1942, Hélène Berr débute l'écriture de son journal. Elle y décrit, avec une pudeur et une sensibilité extrêmes, son quotidien de jeune juive parisienne : cours à la Sorbonne, lectures et promenades, amours naissantes. Le port de l'étoile jaune, l'application des lois antijuives, la peur des rafles envahissent brutalement sa vie. Jusqu'à son arrestation, en mars 1944. La lucidité et le talent littéraire d'Hélène Berr font de ce témoignage un document exceptionnel.

Née en 1921, Hélène Berr est morte à Bergen-Belsen, en avril 1945, quelques jours avant la libération du camp. Son Journal a obtenu un grand succès critique et public. (Amazon)

" Une voix exceptionnelle de dignité et de lucidité : celle d'une jeune fille tiraillée entre un irrésistible désir de bonheur et la conscience de la tragédie en cours d'accomplissement. " 
Télérama


Vous allez me dire "On connaît l'Histoire, les horreurs, la souffrance et blablabla" oui, je suis d'accord avec vous, on connaît tout cela mais cela n'empêche que j'aime découvrir les différents points de vues mais aussi les différentes sensibilités. 

Hélène nous laisse un tas de références littéraires dans son journal. Elle se révolte mais surtout elle raconte pour ne pas oublier...

Chaque journal intime se ressemble mais est différent. 

L'Antarctique, le rêve d'une vie (Mike Horn)

"Traverser l'Antarctique, c'était mon rêve d'enfant. J'ai décidé d'affronter cette immensité blanche en empruntant un itinéraire jamais exploré, le plus long que l'on puisse envisager : 5 100 km d'une trace presque rectiligne, avec, devant moi, la solitude, les champs de crevasses, les tempêtes de neige, les températures glaciales. 
Cette traversée m'obligera, je le sais, à battre des records de vitesse pour ne pas être englouti par l'hiver. On me prédit l'enfer, une course contre la mort. Après trois semaines de bateau pour rejoindre le continent au milieu des icebergs, je plante fermement mes bâtons dans la glace, mes skis bien parallèles, un traîneau de 256 kg fixé aux épaules. 
L'espace d'un instant, mon cœur se serre. Comme un début de vague à l'âme. Je repense alors à Cathy, ma femme, qui, avant de rejoindre les étoiles, m'avait soufflé : " Vis pour moi, Mike, vis pour nous deux. " Je ne me retournerai plus. Je regarderai devant. Armé de mon seul ski-kite et de mes mollets, je suis loin d'imaginer l'épreuve qui m'attend." 

Mike Horn

Le 7  février 2017, à 22 h 50, Mike Horn, seul et sans assistance, achève sa traversée de l'Antarctique. 5 100 km en 57 jours dans des conditions extrêmes qui l'ont poussé au bout de sa résistance.






Depuis gamine, j'ai toujours aimé les récits d'aventure. 



Depuis ses débuts littéraires, je suis le parcours de Mike Horn. Un homme humble, simple mais qui se surpasse et va au-delà de ses limites (> voir ICI ses autres livres). 



Dur au mal (voire limite insensible ?), il vient à bout de toutes les situations, pousse la machine toujours plus loin. 



Son nouveau livre raconte son envie, son rêve enfin réalisé : la traversée de l'Antarctique.



Un récit glacial que j'ai grandement apprécié de lire sous ma couette avec un thé bien chaud.
Bien écrit, documenté, avec photos (le pendant du suivi que j'ai du compte  de Mike Horn), il nous raconte ses aventures et mésaventures, ses états d'âmes, la dureté de son défi, le combat permanent contre la nature et les éléments.


Au final, j'ai adoré, même si toute contente d'être bien au chaud chez moi pour profiter de cette lecture. L'Aventure est un grand A n'est pas faite pour tous.



Merci aux éditions XO pour ce service presse.


Lorsqu'un récit d'aventure nous emmène bien loin, dans les terres glaciales du sixième continent, on se sent tout petit face à l'immensité de telles terres.

Et il faut des hommes comme Mike Horn pour nous faire vivre à travers ses yeux et son courage des chemins que l'on qualifieraient d'effrayants et d'impraticables pour le commun des mortels.



D'autres s'y sont frottés, en d'autres époques, en d'autres temps avec d'autres moyens. A chacun son défi... 

Ce livre est à la fois un récit d'aventure extrême mais aussi l'autobiographie d'un homme qui repousse toujours plus loin ses limites en différents endroits du globe.

Premier livre que je lis de Mike Horn que l'on connaît aussi à travers ses émissions télévisées. Son témoignage se lit facilement et avec enthousiasme et on vit chaque instant de son périple avec l'angoisse de l'accident qui gâcherait tout.

Très bon moment de lecture.

Un grand merci au Editions XO pour ce service presse.


Comme quoi.... les objectifs que l'on se fixent dans la vie ne viennent pas uniquement de nous, parfois on nous y pousse.
Mike Horn est un grand aventurier mais pas comme certains qui s'engagent dans une aventure pour y chercher une réussite qui sera honorée ou récompensée pour ses exploits. Non, Mike est différent. Ses exploits sont comme des leçons de vie, des chemins initiatiques... et c'est aussi un mode de vie... cette fois, c'est le décès de sa compagne qui le pousse à franchir le pas, qui le pousse à réaliser un rêve d'enfant.
Tout au long de son périple, on le suit pas à pas dans son voyage mais aussi dans les séquences de sa vie.

Je l'ai dévoré, son livre !

Merci aux éditions XO pour ce service de presse qui m'a enchantée !