jeudi 12 mars 2026

Liens de sang (Octavia E. Butler)

 





Dana, jeune femme noire d'aujourd'hui, se retrouve propulsée au temps de l'esclavage dans une plantation du Sud et y rencontre ses ancêtres... Un roman d'aventure qui explore les impacts du racisme, du sexisme et de la suprématie blanche.




Que je suis contente de m’être inscrite au challenge Trio auteurs sfff de Fifrildi. Je n’aurais jamais connu Octavia Butler sinon. Auteure afro-américaine, c’est avec ce roman qu’elle se rend célèbre en 1979, en VO : Kindred.

Je dois dire que je l’ai lu d’une traite de bout en bout. Une fois en main, je ne l’ai plus lâché.

C’est l’histoire d’une femme noire américaine, moderne, libre et en couple qui se retrouve projetée dans un passé lié à ses ancêtres dans les États du Sud au Maryland. Qui dit Sudiste, dit esclavage. C’est donc dans un monde extrêmement violent pour elle qu’elle débarque avec sa vision du monde des années 1970.

On assiste à ses allers-retours entre son époque et ce début du XIXème siècle.

Les personnages, leur personnalité, leurs défauts, leurs hésitations et leur perception de leur monde réciproque sont fort bien décrits. Dana et Kevin, femme et homme de notre monde moderne se retrouvent confrontés à leurs propres certitudes et ce qu’ils trouvent en face d’eux en débarquant en 1819. On y rencontre aussi Rufus jeune enfant que l’on voit évoluer au fil des transferts de Dana. De l’innocence de l’enfance à l’évolution à l’âge adulte, on se rend compte que l’environnement et l’exemple influe grandement sur le devenir d’une personnalité.

J’ai trouvé ce roman passionnant et très bien écrit. C’est vivant, dynamique, effrayant et captivant vu les conditions décrites de la vie des esclaves et de l’emprise qu’à l’esclavage sur la soumission par la violence.

L’historique prédomine je trouve sur le fantastique. Les voyages dans le temps sont surtout prétexte à nous faire vivre les conditions horribles des esclaves. Dans leur vie de tous les jours mais aussi quand n’en pouvant plus ils cherchent à fuir. Dana le vit dans son esprit, dans sa chair. Elle s’assimile à ses ancêtres et frères de douleurs.

Un excellent roman très édifiant que je vous recommande. Je continuerai avec cette auteure, ça c’est sûr.


Le laboratoire des ombres (David S. Khara)

 






Londres, 1841. Un mystérieux paquet livré dans l’ombre.Un fonctionnaire retrouvé mort. Une invention qui pourrait changer le monde. Ou le détruire...Ashton, agent secret britannique aux multiples visages, plonge au cœur d’une affaire qui menace l'équilibre de l’ordre mondial.Les découvertes révolutionnaires de Michael Faraday sur l’électricité attisent toutes les convoitises et pourraient, entre de mauvaises mains, se transformer en arme dévastatrice. Le savant visionnaire et Ashton s’engagent dans une course contre la montre pour déjouer un complot aux ramifications insoupçonnées.Mêlant polar historique et roman d'espionnage victorien,Le Laboratoire des ombres vous plongera dans une aventure sombre et haletante, où une seule étincelle pourrait bien embraser le monde...




Londres 1841, le siècle des découvertes électriques et technologiques.

Un crime suspect au niveau scientifique va mettre un agent secret, Ashton sur les traces d’un dangereux assassin. Tout semble mener à des recherches plus que révolutionnaires d’un certain Michael Faraday, personnage historique réel qui se fond plus que bien dans l’intrigue.

Ses recherches semblent avoir fait des émules mais pas dans le bon sens. Un engin de mort bien particulier semble découler de ses travaux.

On assiste donc à une histoire mêlant espionnage, recherches scientifiques et polar. Un complot semble se mettre en place. C’est donc la course contre la montre dans un Londres victorien, où se côtoient aussi bien les gros bras que les agents de renseignements.

On y rencontre aussi Elvina, jeune aristocrate fantasque qui se trouve très intéressée par les recherches de l’illustre physicien Faraday.

Tout ce petit monde fera de son mieux pour déjouer ce complot.

Petit clin d’œil à la montée en puissance de certaines unités de renseignements nationales comme internationales. Le pays en a grandement besoin dans les enjeux géopolitiques de l’époque.

Roman qui se lit facilement, chapitres courts, ambiance de l’époque bien ressentie des bas-fonds aux maisons cossues.

Les notions d’électricité sont évoquées à travers les discours de Faraday et aussi les sacrifices faits à la santé des chercheurs quand ils côtoient des phénomènes inconnus à l’époque.

J’ai bien aimé à la fin, le chapitre très intéressant consacré au savant Michael Faraday, génie du XIXème siècle.

Une suite semble s’annoncer. Nos héros ont encore de beaux jours devant eux. ;-)

Merci à Babelio et les Éditions Maison Pop pour cette masse critique privilégiée.

Je voulais vivre (Adélaïde de Clermont-Tonnerre)





Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L’enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d’argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l’oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l’ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d’écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d’une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d’une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d’hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat – jusqu’à la transgression ultime – pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.



Prix Renaudot 2025, je me l’étais mis en pense-bête suite à une interview à la télévision. Et oui, un roman qui parle de Milady, la grande méchante du chef-d’œuvre d’Alexandre Dumas « Les trois mousquetaires ».
J’ai lu la trilogie il y a fort fort longtemps, du temps de mon adolescence. J’étais déjà à l’époque, fan de romans historiques. Entre Les trois mousquetaires, Vingt ans après et le Vicomte de Bragelonne, je m’étais régalée. Un pour tous, tous pour un !!!

Et voilà, Adélaïde de Clermont-Tonnerre qui sort ce roman sur Milady de Winter. Une claque, un coup de cœur. La méchante de Dumas trouve grâce à mes yeux.

Avec l’écriture de l’autrice, on comprend mieux cette femme si extraordinaire, le pourquoi et le comment de ce qu’elle est. Elle est d’abord une enfant dépossédée de tout, traumatisée par des événements horribles. Elle apprend très tôt à se méfier de tout et de tout le monde. A part quelques rares personnages qui la protégeront et la guideront, l’insécurité sera toujours là.

La couverture du livre le dit bien : « Je voulais vivre – Milady n’est pas une femme qui pleure. Elle est de celles qui se vengent ».

Milady a de nombreuses identités mais elle surtout la petite Anne qui a appris à se défendre seule, elle est vive, tourmentée, rebelle et belle. Elle espère comme toute femme au bonheur et à la paix, mais les circonstances et sa beauté la mène vers d’autres chemins.

Le fil du roman s’articule à travers différents témoignages.

Tout d’abord celui de d’Artagnan, lors de la bataille de Maastricht entre deux combats, celui-ci se confie à son compagnon de combat. Il lui raconte cette funeste soirée de la mise à mort de Milady sans procès, ni défense. Il lui raconte surtout ses doutes et ses regrets .

Puis de nombreux personnages qui ont croisé Milady donnent leur version des faits. Au fond l’autrice donne la parole à la défense que la jeune femme n’a pas pu avoir avant sa mort.
« J’avais vingt-cinq ans. J’étais femme. J’étais mère. Je servais la France. Et je voulais vivre. »

J’ai pris grand plaisir à lire ce roman, il réhabilite le personnage de Milady avec ses failles et ses défauts. Il la rend accessible et on sent de l’empathie pour le personnage. Elle est une femme avec ses qualités et ses défauts, ses choix sont les siens. Ils sont souvent guidés par son envie de vengeance et pourtant elle aspire à la paix.

Adélaïde de Clermont-Tonnerre a su avec brio s’imbriquer dans le roman de Dumas en donnant la parole à celle en qui on ne voyait que le mal. Finalement, tout dépend de quel bord on se place, l’adversaire étant toujours l’ennemi et le mal incarné.

Excellent roman qui m’a beaucoup touché, j’ai adoré l’écriture de l’autrice, vive, élégante et dynamique. Prix Renaudot bien mérité je trouve.


mardi 3 février 2026

Le point armé de Dieu (Hubert Prolongeau)




Un western plein de fureur, entre violence et fanatisme religieux.

« Je fais une prophétie, Orrin. Tant que tu resteras loyal à la vraie foi, aucun de tes ennemis ne pourra te faire de mal. Tu nous es revenu avec de longs cheveux sur la face, comme Samson. Ne les coupe jamais, et aucune balle ne t’atteindra. »

Dans l’ombre de Joseph Smith, fondateur de l’Église mormone, il y a Orrin Porter Rockwell, l’ami des premières heures devenu garde du corps. Son premier et plus grand fidèle. Pistolet à la main, il est prêt à tout pour défendre l’intégrité du prophète, quitte à menacer, piller ou tuer. Et qu’importe si cela fait de lui un fugitif, un hors-la-loi… Le lien qui l’unit à Joseph dépasse toutes les lois humaines. Il est l’exécuteur de la justice divine, le Poing armé de Dieu.

Hubert Prolongeau est journaliste indépendant ( Le Monde , Télérama ), chroniqueur (France Culture) et auteur de plusieurs livres et scénarios de bandes dessinées. Dans ce nouveau roman, il revient sur les grandes heures de la fondation de la religion mormone et interroge le rapport entre foi, violence et fanatisme religieux.




Le point armé de Dieu, l’ange destructeur ainsi que Samson de part sa longue chevelure, de nombreux surnoms ont été attribués à Orrin Porter Rockwell, garde du corps et ami de Joseph Smith fondateur du mouvement mormon au 19ème siècle dans une Amérique en formation.

Il naquit le 28 juin 1813 à Belchertown, dans le Massachusetts. Sa famille était proche des Smith, c’est ainsi qu’il fit connaissance de Joseph, plus âgé que lui. Orrin, de part l’époque, l’environnement et certainement son tempérament baigne dans un environnement violent et agressif. Le début du roman en est la preuve à la façon dont se règle déjà à l’âge de 15 ans une affaire de vengeance.

L’auteur a choisi de faire d’Orrin, le narrateur de son histoire. On se retrouve ainsi dans sa tête, dans ses choix, dans son absolue confiance en Joseph à qui il restera fidèle jusqu’au bout.

A travers lui, on assiste à la création et à la montée du mouvement mormon. Dans un monde en constante évolution, très puritain et majoritairement protestant, cette nouvelle religion va avoir du mal à trouver son territoire. Les convertis se pressent autour de leur prophète, construisent des villes et temples. Ils cherchent un endroit où s’installer ce qui n’est pas du goût de la population locale. Vite des affrontements, des massacres ont lieu. Des obligations de quitter les territoires les feront aller d’État en État.

L’époque est très violente, c’est la loi du plus fort qui prédomine. Rockwell est illettré mais sa force, son habileté au pistolet et son absolue fidélité à sa foi et aux institutions mormones ont font un bras armé fort efficace. Personnellement c’est le côté historique qui m’a le plus intéressé. A travers son roman, bien écrit, fluide et percutant l’auteur nous décrit la création, l’évolution du mouvement. Il n’y parle pas de doctrine mais plutôt de mise en place d’un processus pour faire émerger un mouvement communautaire.

J’ai lu ce livre, alors que mon mari regardait sur Netflix la mini-série A l’aube de l’Amérique, qui finalement est la suite de ce roman. On y retrouve le successeur de Joseph Smith , Brigham Young qui fut le premier gouverneur mormon de l’Utah où se sont réfugiés une partie du mouvement après l’assassinat de Joseph Smith. Comme le livre, l’action y est très violente, les images ayant double effet. L’intérêt historique est là mais cette violence terrible est difficile à supporter.

Merci à Babelio et les éditions Seuil cadre noir pour cette masse critique privilégiée qui m’a permit de découvrir un pan de l’histoire américaine que je ne connaissait absolument pas.

La sirène (Christophe Lestic)






Amnésique, recueillie par Sigmard, un chef nordique, au cœur d’une nuit glacée sur le plateau gelé de Horg, Carmina, une guerrière indomptable, s’est reconstruite en épousant son sauveur. Mais, après sa mort tragique, elle doit fuir sa région d’adoption et abandonner, une fois encore, sa vie.Depuis, accompagnée d’un équipage de pirates assoiffés de sang et de gloire, qu’elle commande d’une main de fer, elle parcourt les mers, semant la mort et amassant plus d’or que dans ses rêves les plus fous. Mais cette invincible furie cache un terrible secret, après lequel elle court inlassablement. Car de terribles cauchemars hantent ses nuits. Alors, à l’insu de son redoutable équipage, elle cherche désespérément un être assez puissant pour la délivrer de son amnésie et lui rendre son passé. Pourtant, si elle craint une chose plus encore que de passer le reste de sa vie sans connaître sa véritable identité – qui elle est vraiment –, c’est de découvrir les terribles événements qui ont conduit à son amnésie. Car les cauchemars ne laissent planer aucun doute : elle a commis des actes funestes. Il est parfois des secrets qu’il vaut mieux laisser enfouis, mais en aura-t-elle la force ? Ou exhumera-t-elle les fantômes de son passé ? Pour le meilleur ou pour le pire ?



En ce début d’année je me suis vue, proposer cette lecture par les éditions Librinova. Un bon pavé de plus de 1000 pages.
Un roman à la fois tourné vers la piraterie mais aussi la fantasy, le fantastique, la mythologie. Un savant mélange des genres.

La première moitié du livre est centré sur la Sirène, Carmina jeune capitaine pirate mais aussi ancienne reine d’un clan viking. Elle mène sa troupe d’anciens vikings exilés de leur terre après un massacre. Ils la vénèrent, lui obéissent en tout point et elle les mène toujours vers la victoire et les prises fructueuses. Mais la Sirène a son côté sombre, elle est amnésique, elle fait des cauchemars et regrette son mari et roi qui est mort au combat.
De nombreuses aventures vont les mener sur les mers et vers les combats pour amasser toujours plus d’or. Elle s’intéresse aussi au trésor d’un archi-mage Jayan aujourd’hui disparu . Son jeune mage du bord Tuck est chargé de s’introduire dans une bibliothèque très restreinte au commun des mortels, pour y faire ses recherches.

La deuxième moitié du livre est plus actif et intéressant. Les chapitres se répartissent entre les différents personnages principaux qui se retrouvent séparés. L’action devient plus diversifiée et tournée vers les arcanes du pouvoir des princes et les différentes conspirations. J’y ai trouvé plus d’intérêt.

Le personnage principal, la Sirène est pragmatique, sanguinaire, passionnée mais aussi fragile de part son amnésie qui lui fait connaître des moments de violence incontrôlée. Elle va chercher à connaître ce qui fait d’elle un tout.
J’ai bien aimé les hommes de son équipage, jeunes et vieux loups de mers. Ils sont joviaux et brutaux. Une fraternité règne entre eux et apportent régulièrement un peu d’humour dans la narration.
Différents personnages jalonneront l’histoire qui auront chacun leur intérêt dans la quête de Carmina.

Au final, un livre qui se lit facilement, les descriptions sont parfois un peu trop longues, les batailles aussi mais le fond de l’histoire, le milieu maritime, la magie m’ont accrochée.
La fin laisse en suspens de nombreuses interrogations, je suppose qu’il y aura une suite, du moins je l’espère. ;-)

lundi 5 janvier 2026

Pieds nus dans les étoiles T1 (Agathe Aygadier)




La vérité cachée de tous les grands voyages ? Ils donnent les leçons qu'on s'attendait le moins à recevoir. Provence, automne 1776. Menacée par une enquête de noblesse, la jeune baronne de Sérignan gagne précipitamment l'Italie du Nord dans l'espoir d'y retrouver les papiers de famille qui lui manquent, sinon elle risque de perdre son titre et tous ses biens. En compagnie d'un négrillon destiné à la cour de Turin, elle entreprend alors un long voyage à travers les Alpes, sur la dangereuse route Royale, jusqu'à ce qu'un accident l'arrête au pied du fort de Sallestres, commandé par le sévère surintendant Santandrea. La voilà contrainte de passer l'hiver en pays étranger. Blessée, esseulée, en butte à la malveillance des habitants, elle découvre aussi les activités d'un petit cercle de savants dont les propos l'ébranlent. Peut-on écouter sans danger ces idées si nouvelles ? Et quand pourra-t-elle quitter ce village de plus en plus hostile pour repartir à la recherche des documents dont elle a tant besoin ? À moins que Sallestres soit un piège à retardement, et que le destin l'attende encore beaucoup plus loin... Premier tome d'une trilogie historique foisonnante, Pieds nus dans les épines est à la fois un roman d'aventures, un roman d'éducation et un roman d'amour qui ne dit pas son nom, situé à la fin de ce siècle des Lumières dont l'effervescence et les paradoxes nous fascinent encore aujourd'hui.
 



D’après le quatrième de couverture ce roman sorti en octobre 2025 est le premier tome d’une trilogie historique. L’intrigue démarre en 1776, Louis XVI est monté sur le trône deux ans auparavant. Le royaume de France est en grand déficit, de nombreuses réformes sont mises en route, dont celle d’enquêter sur les origines des nobles. Il faut prouver avec certitude et papiers à l’appui que l’on a le sang bleu.

La jeune baronne Laure de Sévignan est donc mise en demeure de prouver la filiation noble de son défunt mari. Car qui dit défaut de noblesse et possession de fiefs, dit impôts, les nobles en étant exemptés. (Chercher l’erreur !!!! ;-)
La jeune femme se lance donc à travers un long périple qui va l’amener de Marseille à Nice puis à travers les Alpes sur la Route Royale où elle vivra d’éprouvantes mésaventures. A sa suite nous continuons à visiter l’Italie de Turin à Venise.

Roman historique au siècle des Lumières, l’auteur y mêle l’aventure, l’amour, la compréhension de soi à travers les idées de l’époque, la connaissance des populations et de leur quotidien aussi bien des pauvres gens que de la haute société. Laure de Sérignan en sortira totalement transformée en bien ou en mal, on ne le saura pas car une suite nous attend.

Au début j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’intrigue, elle se met en place lentement la narratrice étant Laure de Sérignan. C’est un long journal qu’on lui demande de rédiger pour une faute qu’on ne connaît pas tout au long du roman.

Et puis peu à peu le langage soutenu employé, celui de l’époque, est devenu plus familier et je l’ai lu avec plaisir. Les descriptions des différentes villes traversées, les mœurs et coutumes des populations sont très intéressantes.
L’héroïne est ce qu’on appelle à l’époque une Provençale, avec sa langue d’oc encore très vivante dans toutes les couches de la société.

J’ai aussi bien aimé sa relation avec un petit page métis Joseph dit Zeph, qu’elle accompagne en Italie. Leur rapprochement ressemble à celui d’une mère et de son fils. Il est vif, plein d’esprit, de spontanéité, et musicien. Un surdoué de l’époque mal reconnu de part la couleur de sa peur.
Et puis bien sûr il y a le comte Santandréa, pour le côté romantique. Un homme ouvert aux idées de l’époque et aux avancées scientifiques.

Un roman en somme, très intéressant de part la diversité des situations, des régions, des paysages et des villes traversées.
Un bon moment de lecture et une belle découverte.
A quand le 2ème tome ? -;)))

dimanche 28 décembre 2025

 


Livres lus en 2025 Mariejo


Thrillers/Policiers :


Mathias, Michel - Les Préternaturels (431 pages)



Historique :


Grandcoing, Philippe - Les illusions orientales (297 pages)


Guyotat, Régis - L'homme au passe-montagne (228 pages)


Mercadié, Louis - Un ardent désir de peindre (317 pages)


Oswald, Thomas - Clovis - La naissance d'un royaume (220 pages)


Pasternak, Boris - Le docteur Jivago (705 pages)



SFFF


Laporte, Gilbert - Verte (414 pages)


Mersch, M.C. - Xérys, Voyage vers les sept soleils (1008 pages)


Russel, Mary Doria - Le moineau de dieu (800 pages)


Sagar, Andy - La fille renard et la merveilleuse boutique sur-pattes


Silverberg, Robert - Voile vers Byzance (120 pages)



ALBUMS JEUNESSE



Trollus et le mystère Hokus Pokus de Corinne Rocklin (50 pages)


Trollus et le rubis du dragon de Corinne Rocklin (50 pages)


Trollus et les secrets de la Neige de Corinne Rocklin (50 pages)






Trollus et les secrets de la Neige T3 (Corinne Rocklin)



Plongés dans un hiver glacial, Trollus et ses amis font face à leur plus grand défi….
Une neige si épaisse que les animaux de la forêt sont affamés.
Trollus et ses amis parviendront-ils à surmonter cet hiver sans fin ?
Une aventure enneigée, pleine de magie, d’entraide et d’espoir.



Troisième tome des aventures de Trollus en compagnie de Lili-Belle la petite chevrette, Igeli petits-pics, Nüssli le petit écureuil, Otto le nain et des animaux de la forêt. Ces derniers sont très malheureux car l’hiver glacial ne leur permet plus de trouver de nourriture et la famine menace. Cela pourrait les entraîner à accomplir l’irréparable : attaquer les stocks de nourriture des humains. Mais Trollus et ses amis sont là !!!

L’autrice s’est inspirée de deux contes de son enfance, l’un germanique l’autre sundgauvien. L’un nous raconte Frau Holle la divinité de l’hiver et l’autre les nains travailleurs qui aidaient les humains et qui moi me rappelle un conte de mon enfance avec les petits lutins.

Très joli album, plus abouti que les premiers tant au niveau graphisme que lecture. Plus travaillé avec des dialogues dynamiques.

Tout aussi bon moment de partage avec mes trois petits en ces fêtes de fin d’année.

Trollus et le rubis du dragon (Corinne Rocklin)



Les habitants du Comté de Ferrette sont désespérés.
Cette nuit Sibur a brûlé les environs !
Pourquoi ce dragon de nature plutôt calme et pacifique se met-il dans une colère flamboyante ?
Trollus et ses amis vont mener l’enquête….





Deuxième opus des aventures de Trollus sac à puces en compagnie de ses amis de la forêt. Cette fois-ci ils vont devoir régler un très gros problème, Sibur le dragon de feu, jusqu’à présent bien calme se déchaîne sur la campagne environnante. Nos amis en compagnie du nain Otto s’en vont comprendre le pourquoi du comment. 
Tiré d’un conte alsacien, ce joli album enseigne aux enfants la signification du mot amitié.

Beau partage avec mes petits.



Trollus et le mystère de Hokus Pokus (Corinne Rocklin)




Trollus sac à puces est un petit troll au grand cœur.

Un jour d’automne, il remarque qu’un mal hante ses amis de la forêt.

Il découvre alors la plus belle et la plus puissante des magies…

Un mystérieux « Hokus Pokus ».
 



Très joli cadeau de Noël pour mes petits, il se sont régalés à parcourir et lire ce bel album tout en vives couleurs.

C’est l’histoire de Trollus Sac à Puces. Ça veut tout dire vous vous en doutez !!!!

Et pourtant Trollus est un gentil Troll qui vole au secours de ses fidèles amis Lili-Belle : une jolie chevrette des bois, un hérisson tout piquant : Igeli petit-pics et une charmante sorcière Baba-Yaga qui fera prendre conscience à Trollus une vérité bien établie.

Tout mignon et charmant, un bon moment de détente et de lecture.