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dimanche 26 avril 2026

La parabole des talents (Octavia Butler)

 



Californie 2032. La fille de Lauren, Asha, créatrice de jeux virtuels, découvre le journal dans lequel Lauren a posé les bases de Semence de la Terre, bible humaniste et pacifiste.
Dans un pays au comble du chaos, les élections portent au pouvoir le révérend Jarret, un chrétien fondamentaliste. L'Amérique renoue avec la grande tradition de l'esclavagisme, dernière étape avant l'ouverture de camps de détentions destinés aux rebelles. C'est le sort réservé à la communauté Semence de la Terre. Lauren entre en résistance et subit le pire sans jamais se résigner, masquant son hyper empathie à ses bourreaux, et luttant pour s'évader, retrouver les siens et réensemencer la vie.
Prix Nebula 1999




Avec le premier tome La parabole du semeur, l’on voit émerger une petite communauté au sein de la Chênaie, petit havre de paix créé par Lauren Olamina et son mari Bankole. Un petit groupe s’est constitué au fur et à mesure des pérégrinations de nos héros, à la recherche d’un endroit où vivre en paix.
Olamina, La guide comme la nomme les enfants de la communauté, a subi très jeune de nombreuses épreuves, destruction de sa famille, de ses amis, rudesse de l’exil et de la survie sur les routes.
C’est une femme qui s’est forgée une force, une détermination qu’elle mettra au service d’une foi pour une nouvelle religion qu’elle a inventée. Dieu est changement, mais il faut compter sur soi et non sur lui pour survivre et obtenir soi-même ce que l’on souhaite. Par là-même, Lauren a un cœur qui déborde pour ceux qui ont en besoin et en qui elle croit. La solidarité, l’entraide ne sont pas des mots anodins pour elle. Elle donne, elle prend lorsque c’est nécessaire. Le monde dans lequel elle vit nécessite souvent la loi du talion. On ne peut survivre qu’en se défendant et défendant ceux qu’on aime.

Dans ce deuxième tome, les épreuves sont à nouveau là. Elle perd tout, sa famille, sa liberté, sa dignité mais toujours elle résiste. Elle soutient du mieux qu’elle peut ceux qui comptent pour elle. Les croisés de Jarret, nouveau président des États-Unis commettent des atrocités, et elle n’aura de cesse de retrouver les enfants enlevés aux parents de ses disciples mais surtout de revoir sa petite Larkin, sa fille de deux mois qui lui a été arrachée.

La première partie du roman est surtout consacré à l’installation, la défense de la communauté, la mise en pratique des convictions de Lauren et de son groupe, communauté autonome qui prône l’entraide et l’éducation ainsi que la solidarité entre ses membres. Le dialogue est primordial, toute décision est prise en commun. La vie est rude mais heureuse. La menace rôde après l’accession au pouvoir de fanatiques religieux. La pays est en grande détresse, les inégalités flagrantes et outrancières, la pauvreté, l’anarchie font accéder à la tête du pays un soi-disant sauveur qui va créer de terribles représailles à l’encontre de ceux qui ne sont pas dans ses normes. L’esclavage est de retour et l’utilisation de colliers de servitude devenir chose commune. Lauren et ses amis en feront l’amère expérience.

La deuxième partie est particulièrement rude à lire, les exactions, les tortures, viols, meurtres d’innocents font partie du lot des prisonniers. Malgré tout, l’espoir, la force du groupe est là. Beaucoup d’entre eux vont mourir. Mais Semence de la terre reste toujours dans la tête de Lauren Olamina. On suit son cheminement, la création de son mouvement.

Entre anticipation et dystopie, Octavia Butler nous raconte sa vision d’un monde futur où le fanatisme, les crises écologiques, économiques et sociales peut entraîner un continent à tomber dans une folie meurtrière envers les plus faibles et où les riches se barricadent et oppriment à qui mieux mieux. L’espoir est quand même là, le mieux côtoie le pire. Aux hommes et aux femmes de bonnes volonté de ramener un semblant d’humanité dans un monde en pleine déliquescence.

Ce deuxième tome a été particulièrement difficile à lire surtout dans la seconde moitié et ce n’est pas Fifrildi, ma chère co-lectrice qui me contredira . Comme dans Liens de sang, l’auteure décrit crûment les exactions commises.
J’ai préféré le 1er tome, plus porté sur l’action que sur l’introspection, la fin du 2ème tome me laissant avec un sentiment d’inachevé. La vision science-fiction d’Octavia Butler n’étant pas assez développée à mon goût.

Une lecture en demi-teinte, avec une grande préférence pour le premier tome. Ce second tome est trop plein de violences, exactions. A noter néanmoins, les débuts de chaque chapitre qui sont émaillés de citations de Semence de la Terre, en forme de vers qui retracent les choses essentielles de la vie.

Merci à toi Fifrildi pour ton accompagnement de cette lecture qui a été parfois difficile ;-)




mardi 29 août 2023

De sang, d’écume et de glace (Alexiane de Lys)


Tome 1 – Métamorphose


Plongez au cœur de l'océan et de ses légendes

La perspective de passer ce qui pourrait être son dernier été loin de chez elle n'enchante pas vraiment Perséphone. La jeune fille, atteinte d'une mystérieuse maladie qui l'affaiblit de jour en jour, se retrouve coincée dans le Finistère, chez une tante excentrique dont elle ignore tout. Elle qui n'avait jamais fait face à l'Océan se sent irrésistiblement attirée par cette immense étendue d'eau... Mais l'Océan regorge d'êtres mystiques tous plus dangereux les uns que les autres. Et
pire encore : il semble renfermer des secrets qui pourraient bien remettre en question toute la vie de Penny.



Tome 2 – Légendes

Depuis que Perséphone connaît la vérité sur ses origines, son univers tout entier est bouleversé. Qui est-elle réellement ?
Sa mère est-elle toujours en vie ? Comment pourrait-elle anéantir la cruelle reine des Marie Morgane ?
Le périple de la jeune fille continue au côté de Mewen, son allié taciturne et plein de secrets. Trop distraite par les multiples questions qui la taraudent, Perséphone ne réalise pas qu'une redoutable menace plane au-dessus d'elle. Alors qu'elle pense avoir traversé suffisamment d'épreuves pour toute une vie, elle est loin de se douter que le pire reste à venir...


Tome 3 – Atlantis

Après avoir été manipulée et abandonnée par Mewen, Perséphone est anéantie. Comment pourrait-elle se remettre d'une telle trahison ? De retour à la case départ, la Iémanja est bien décidée à se venger et à reprendre ce qui lui a été volé... Même si cela implique de tourner le dos à ceux qui lui sont chers.
Poursuivant son périple à travers les mers, Perséphone pourra compter sur le soutien d'alliés inattendus, venus en renfort pour récupérer la pierre atlante et vaincre une fois pour toute la menace qui règne dans les océans. Leur voyage les amènera jusqu'à la cité que tous croyaient détruite, et qui recèle pourtant encore bien des secrets : l'impénétrable ville d'Atlantis.



Je viens de terminer cette trilogie qui m’a accompagnée tout au long de ce mois d’août. Un monde marin, insolite, grandiose et tellement beau. Une guerre qui dure depuis des millénaires. Des sirènes à travers le monde qui ont toutes des capacités qui leur sont propres. La description d’un monde sous-marin très hétéroclite avec des monstres marins légendaires.

Il y avait de quoi faire.

Tout commence en Auvergne avec Perséphone, Penny pour ses parents qui se sent mal dans sa peau, harcelée au lycée, elle est très malade. Son père décide de la confier pour l’été à sa tante, Lee-Anne dite Tante Méduse,, grande scientifique du monde marin. Là, en Bretagne Perséphone va de découvertes en découvertes. Elle se découvre et se transforme en… sirène mais pas n’importe quelle sirène. Elle est la dernière de deux peuples aujourd’hui disparus. Elle va aller de révélations en révélations, faire la connaissance de Mewen, celui qui va devenir son grand amour, son âme sœur. Elle va rencontrer le peuple des Morganenez, les Marie-Morgane des mers bretonnes, peuple matriarcal qui maltraite les hommes sirènes et les asservissent. Au sein de ce peuple, il y aura l’amitié mais aussi la haine. La survie des mondes marins est en jeu. La guerre risque de reprendre car les sirènes se répartissent dans le monde entier et chacun veut tirer son épingle du jeu. L’obtention du pouvoir est grande chez certaines dirigeantes.

Excellent moment de lecture, ces trois tomes ont été vite engloutis ;-). L’écriture est fluide et très agréable. Les rappels sont nombreux, malgré la quantité de personnages on s’y retrouve facilement. J’ai adoré plonger dans les océans aussi bien Atlantique, que tropicaux ou islandais. Les températures varient grandement au fil de la narration !!! C’est aussi très coloré, les aventures de Perséphone en Amazonie m’ont beaucoup plues. On y parle écologie, déforestation, extinction des espèces faunes et flore de part le monde.

Une lecture young-adulte qui devrait plaire aux amateurs d’aventures et d’océans.




jeudi 24 août 2023

Ys, la prophétie T1 (Aurélie Philippe)



Maëlyne est heureuse. Elle s'épanouit dans son métier de guide qui la passionne et file le parfait amour. Mais sa vie bascule le jour où elle découvre le corps de son fiancé ainsi que ses mystérieux carnets.
Accompagnée de l'excentrique tante Arganthaëlle, un nouvel univers se dévoile. Druides, korrigans, magie, prophétie... Les légendes semblent plus vraies que jamais.
Et si Maëlyne y était plus mêlée qu'elle ne le croit ?



En ce mois d’août mon envie de lectures plus légères, et m’a fait me tourner vers des romans plein de légendes et d’aventures.

Avec « Ys, la prophétie », c’est la légende de la princesse Dahut qui est mise à l’honneur. Maëlyne, jeune femme dynamique et fiancée à Tristan, se révèle à elle-même lors du décès de son fiancé. Celui-ci était un druide porteur d’une prophétie sur l’héritière de Dahut et Maëlyne en est le centre.

Elle va de découvertes en découvertes, de son environnement, de ses pouvoirs, des korrigans, de Morvac’h le cheval de mer que Maëlyne prend en affection. Entre manigances des druides et de Dahut, notre héroïne aura fort à faire.

Un deuxième tome m’attend d’ici peu.

Petit roman fantastique très sympathique qui nous rappelle la légende celtique de l’île d’Ys avec différentes histoires selon les druides et selon la légende officielle. C’est dynamique et bien écrit. Il nous raconte la Bretagne.

Il s’adresse plus à un jeune public dans l’ensemble mais quelques scènes de sexe très imagées font qu’il n’est pas à mettre dans toutes les mains.

jeudi 18 mai 2023

Sang d’écume (Magali Lefebvre)




À bord de la frégate où elle est navigante, Mélie se sent comme chez elle. La mer l’a toujours appelée et elle n’envisage pas sa vie ailleurs que dans la Marine. Toutefois, une ombre plane sur ses missions au large, celle de sa mère. Elle qui n’a jamais vu d’un bon œil l’attrait de sa fille pour l’océan et qui est convaincue, depuis toujours, que Mélie est maudite. Qu’elle trouvera la mort en mer, comme son père autrefois.

Pure superstition aux yeux de la jeune femme. Pourtant d’étranges rêves la hantent, accompagnés d’un parfum d’algues et d’embruns. Des rêves qui la laissent terrifiée, et où flottent d’étouffants tentacules qu’elle croit parfois discerner aussi dans la réalité, là, juste sous l’écume.

En mer, quelque chose s’éveille. Une tempête se lève autour de Mélie, alors que sombre déjà sa santé mentale. La malédiction serait-elle bien réelle ?



Que de découvertes sur Babelio, c’est suite à la critique de Fifrildi que je me suis procurée cette courte novella.
Le monde de la mer, je connais. Je suis née dans une famille de marins et les pieds dans l’eau je les avais toute petite.
La prose de l’auteure m’a immédiatement accrochée : L’ambiance maritime, les pensées de Mélie, son amour de la mer, de son métier.
C’est un roman entre fantastique et réalité, mythes ou folie, on ne saurait le définir. C’est la fin qui nous éclairera.

J’ai beaucoup aimé cette introspection de Mélie, son amour pour Elliott, son compagnon de navigation. On dit toujours que le breton est mystique, pas forcément, il aime sa région, la mer, cette contemplation d’un univers si mystérieux. Car la mer est belle mais elle aussi très sauvage et imprévisible. C’est pour ça qu’on l’aime. Elle nous fait rêver et nous emmène très loin dans nos rêves.

Très belle découverte. J’ai dévoré cette novella.

samedi 12 juin 2021

La citadelle des ombres - Intégrales 1 et 2 (Robin Hobb)



INTEGRALE 1 

L’apprenti assassin, L’assassin royal et La nef du Crépuscule.

 

Au royaume des Six-Duchés, dans l'inquiétant décor d'une forteresse battue par les vents et les flots, Fitz, un jeune garçon, fils illégitime du prince Chevalerie, fait à la cour le rude apprentissage de la vie. Un maître d'écurie, étrange et bourru, lui prodigue conseils et affection ; un vieux sage, isolé au sommet d'une tour, le forme à la délicate perception du Bien et du Mal ; des molosses l'ont adopté et lui apportent réconfort et protection. Commence alors pour Fitz un long voyage initiatique semé d'embûches et de trahisons. Confronté aux cruelles exigences de la loyauté, existe-t-il pour lui une autre voie que celle du sacrifice ?





Il y a près de vingt ans je découvrais Robin Hobb et ses premiers livres de l’Assassin royal. C’était l’époque où je mettais les pieds dans le monde de la fantasy : avec cette série je découvris en partie ce genre de littérature tellement vaste. Robin Hobb et Marion Zimmer Bradley furent pendant longtemps mes lectures favorites. Et puis au fil des ans il fallut attendre la sortie d’un tome par un tome. J’ai suivi, toujours avec enthousiasme. J’ai lu toute la saga de l’Assassin, puis Les aventuriers de la mer entre les deux premiers cycles, Le soldat chamane (hors du royaume des six Duchés), le cycle des anciens. Et cerise sur le gâteau, je me suis acheté la toute dernière Le fou et l’assassin que je ne n’ai pas encore dévorée.

Je me suis décidée à tout reprendre du début, 20 ans c’est long, et sur une telle intrigue on oublie certains faits, certains personnages ; les manigances des uns et des autres, l’amitié ou l’aversion des personnages pour notre héros principal.

Quand Fifrildi a commencé la série, l’occasion s’est présentée de le faire avec elle. Me voilà reparti au tout début de l’histoire de Fitz, l’assassin du roi.

Et je dois dire, que le plaisir de lecture est toujours là, surtout qu’en général je n’aime pas relire un livre. Mais celui ci est tellement foisonnant, tant de personnages, d’actions et d’aventures, on sent l’ambiance de l’Art et du Vif. Tout en se retrouvant dans un environnement médiéval, le château de Castelcerf est attirant malgré qu’il soit battu par le vent et les pluies, sombre, humide mais rempli d’une vie grouillante de personnages et d’animaux.

Il y a Fitz-Chevalerie, fils bâtard de Chevalerie le roi-servant du royaume des Six-Duchés qui abandonnera son trône pour protéger son fils, et puis Vérité, le frère de Chevalerie, oncle de Fitz qui sera son protecteur vis à vis de Royal son autre oncle qui ne lui veut que du mal. Et au dessus de tout ce petit monde règne le roi Subtil, grand-père de Fitz qui en fera son assassin. Apprentissage qu’il fera auprès d’Umbre, vieil homme plein de ressource et assassin en titre du royaume. Burrich, maître des écuries du château et homme lige de Chevalerie prendra le petit sous son aile et le protégera à sa manière.

Cette intégrale de plus de 1100 pages regroupe les 3 premiers tomes de la série : L’apprenti assassin, L’assassin royal et La nef du Crépuscule.

Vous vous en doutez je les ai dévoré d’une traite et je compte bien faire pareil avec la suite.




INTÉGRALE 2

Le poison de la vengeance, La voie magique, La reine solitaire



Aujourd'hui, en France et à l'étranger, La Citadelle des Ombres est unanimement saluée comme l'un des chefs-d’œuvre de la littérature fantastique. Au début de ce second tome, le mal a triomphé au royaume des Six-Duchés : le prince Royal s'est emparé du pouvoir et a installé sa cour à l'intérieur des terres. Qu'est devenu l'héritier légitime, le prince Vérité ? Est-il mort ? Fitz, le jeune Bâtard ressuscité d'entre les morts, n'en croit rien. Pour lui, son prince se cache dans une forêt lointaine. Avec son ami le loup Œil-de-Nuit, il décide de le retrouver, de lui rendre son trône et de tuer l'usurpateur. Mais la mission qu'il s'impose est rude. Ses ennemis ne le lâchent pas et les épreuves qu'il traverse sont innombrables. L'affection que lui porte la reine Kettricken, la naissance d'une fille qu'il n'a jamais vue et dont le destin l'exalte, suffiront-elles à lui faire mener à bien cette redoutable tâche ?


La fin de la première intégrale nous avait laissé sur la mort de Fitz ou plutôt sur sa communion totale dans l’esprit d’œil de Nuit son fidèle ami loup.

Mais c’est sans compter sans Burrich et Umbre qui le ramène parmi le monde des humains. Les cicatrices sont nombreuses aussi bien physiques que psychologiques. Fitz n’est pas indemne, il lui faut réapprendre à vivre en tant qu’homme. Sa haine de son oncle Royal, devenu roi des Six-Duchés en éliminant tous ceux qui se trouvait sur son chemin, va le mener aux Duchés de Bauge dans l’antre du tyran puis aux frontières du Royaume des Montagnes.

Tant d’événements heureux comme malheureux parsèment sa route. Le souvenir de Molly, la découverte de la naissance de sa fille Ortie, la rencontre avec d’autres compagnons du Lignage ou Vif, vont lui faire prendre conscience de ce qu’il est vraiment. A la fois l’Art et le Vif. Bénédiction ou malédiction. En tout cas ses aventures sont loin de se terminer. Il sent que son roi, Vérité est toujours vivant, il le sent à travers l’Art. Et il n’aura de cesse de le retrouver.

Son chemin retrouvera aussi le Fou, la reine Kettricken, Astérie la ménestrelle, et une mystérieuse vieille femme Caudron qui lui en apprendra beaucoup.

Tout ce petit monde se lance sur la voie magique à la recherche du roi Vérité et du monde des Anciens.

C’est toujours avec un grand plaisir que j’ai dévoré ces trois tomes. Le poison de la Vengeance est plus un tome de transition entre le passé et l’avenir de Fitz. Sa recherche de vengeance le dispute à son devoir envers son roi. Avec Œil de Nuit ils traversent tout le territoire des Six-Duchés. Son chemin le mène à nouveau au Royaume des Montagnes, région hostile et rude car le Roi Royal leur a déclaré la guerre.

Dans la voie Magique il retrouve ses amis le Fou, la Reine et Astérie . Les circonstances les font partir ensemble à la recherche de Vérité vers des contrées inconnues naguère habitées par les Anciens. Qui sont-ils d’ailleurs ses Anciens qui peuplent les chants des ménestrels et des légendes.

Nous le découvrirons dans le troisième tome La reine Solitaire qui conclut en apothéose cette première époque des aventures de Fitz.

Comme toujours je suis restée sous le charme de l’écriture de Robin Hobb, je ne m’en lasse pas. Les aventures de Fitz se suivent et font évoluer le jeune homme dans sa connaissance de l’Art et du Vif. Ses expériences nous font connaître le monde ancien des peuples des montagnes à travers ses songes et prémonitions. On est loin des héros sans peur et sans reproche. Nos personnages sont ce qu’il y a de plus humains avec leurs peurs, leurs joies et leur regrets. La vie ne les épargnent pas malgré leur rang dans la société. Ils se doivent à leur peuple et font tout pour y parvenir.

Il a fallu à Robin Hobb une bien belle imagination pour écrire cette fabuleuse saga et ce n’est pas encore terminé. Je reprendrai prochainement la suite des aventures de Fitz qui se situera 15 ans plus tard.

A bientôt pour la suite ...

L’Ours et le Rossignol (Katherine Arden)

Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa sœur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales.


Katherine Arden est née à Austin (Texas). Après une année de lycée à Rennes, elle part étudier à Moscou, avant de finir ses études en littérature française et russe au Middlebury College, dans le Vermont. Elle a vécu à Hawaï et à Briançon, avant de revenir s'installer aux États-Unis.



Que voici une belle découverte.
Je ne connais pas grand-chose à la culture et au folklore russe, mais ce roman fantastico/historique me donne grande envie de les découvrir.

L’histoire se passe donc dans la Rus’ médiévale, le christianisme est religion d’état et les vieilles coutumes et anciens rites s’oublient.
Dans le fin fond de la Rus’ du Nord dans les forêts glaciales, se trouvent un domaine seigneurial, dont le boyard Piotr Vladimirovitch est le seigneur.
Sa maisonnée est nombreuse, sa femme Marina vient d’avoir une petite fille mais en meurt. Cette petite Vassia est une enfant pas comme les autres, elle perçoit les esprits protecteurs de la maison et du foyer et communique avec les chevaux. C’est une enfant spéciale, que sa belle-mère Anna, très chrétienne, veut à tout pris faire rentrer dans le rang. Mais la jeune fille en grandissant s’affranchit des convenances et court à tout va dans les forêts attenantes au domaine et fait connaissance des forces de la nature. Le combat du bien et du mal ; les anciennes croyances contre la nouvelle religion.

Ce roman est tout dans l’ambiance oppressante de ce grand froid qui régit cette région. L’équilibre de la nature, des hommes est régit par l’arrivée d’un prêtre trop dévot et trop prétentieux qui va mettre à mal le bien être de la famille et du village.
Vassia réussira-t-elle à surmonter toutes les épreuves qui l’attendent et à quel prix ?

Je viens de passer un excellent moment entre histoire, mythologie et contes russes. L’ambiance familiale de l’époque est bien retranscrite je trouve. Le rôle de la femme est extrêmement codifié et elle ne peut déroger à la bienséance ou aux on-dit. Vassia veut être libre et de ce fait ne rentre pas dans les conventions établies.

L’écriture de Katherine Arden est très agréable, elle entremêle des mots et des prénoms russes qui nous immerge dans cette Rus’ profonde. L’ambiance que provoque la présence du petit peuple pour certains, de démons pour d’autres montre bien la superstition qui régit encore les mentalités de la population, partagée entre ses anciennes croyances et le christianisme. Les descriptions de cette atmosphère glaciale et polaire, la poésie des descriptions de ce grand froid sont envoûtantes.

Premier tome d’une trilogie, je sais ce qu’il me reste à fai
re.


jeudi 8 avril 2021

L’Architective – Les reliques perdues (Mel Andoryss)

 



Armand, 15 ans, est architective, tout comme son père.

Imaginez : vous entrez dans un bâtiment et, en retenant votre respiration, vous avez accès à son âme, à toute sa mémoire, à ses souvenirs et à ses blessures, à ses pièces cachées et à ses moindres secrets. Les murs ont des oreilles, les murs se souviennent, et ils racontent leur histoire à ceux qui savent écouter...
Entre deux enquêtes pour le compte de son père, architective lui aussi, Armand essaie de mener la vie normale d'un adolescent parisien de 15 ans qui entre au lycée...



Armand Wendelski, jeune lycéen de 16 ans a un don très particulier, il peut s’immerger dans la mémoire des maisons ou bâtiments. Le jour de sa rentrée en seconde, sa mère lui confie une mission : retrouver un testament dans une maison dont la propriétaire vient de décéder. Non seulement cette mission le met en retard pour sa rentrée, mais le voilà plongé dans une aventure dangereuse et palpitante : Où il est question d’une confrérie mystérieuse dont son père a fait partie dans sa jeunesse.

Il y a aussi Cédric, son ami de toujours. Cédric qui connaît tous les secrets de son ami et le couvre souvent auprès de sa mère qui est une femme secrète et froide, ayant beaucoup de choses à cacher. Son père, lui se trouve à l’autre bout du monde où il pratique aussi le métier d’Architective. C’est donc auprès de la famille de Cédric, qu’Armand trouve réconfort et écoute.

C’est un roman à la fois original et bien documenté sur certains faits historiques, l’histoire de la Sainte-Chapelle, des reliquaires et de trésors cachés.
Armand est doué, Cédric est excellent élève et bien sûr lors de cette première année de lycée, Armand va tomber sous le charme de Malaurie qui elle aussi est très particulière.
Comme vous l’aurez compris, j’ai bien aimé ; c’est un petit livre jeunesse, plein d’action, de bons sentiments, et avec une bonne approche historique mêlé d’ésotérique. Une sorte de Da Vinci Code pour jeunes.

J’ai passé un bon moment en leur compagnie.


dimanche 24 janvier 2021

Sorcery of Thorns (Margaret Rogerson)

 





Elizabeth, élevée au milieu des dangereux grimoires magiques d'une des Grandes Bibliothèques d'Austermeer, le sait depuis son plus jeune âge. D'ailleurs, peu de temps après le passage à la bibliothèque du sorcier Nathaniel Thorn, un des ouvrages se transforme en monstre de cuir et d'encre, semant mort et destruction. Et c'est Élisabeth qui se retrouve accusée de l'avoir libéré.
Forcée de comparaître devant la justice à la capitale, elle se retrouve prise au cœur d'une conspiration vieille de plusieurs siècles. Bien malgré elle, elle n'a d'autre choix que de se tourner vers son ennemi Nathaniel, et son mystérieux serviteur, Silas. Car ce ne sont pas seulement les Grandes Bibliothèques qui sont en danger, mais le monde entier... et face à ce terrible complot, Elizabeth va devoir remettre en question tout ce qu'elle croyait jusqu'ici, y compris sur elle-même.





« Sorcery of Thorns » : La sorcellerie des épines. Je me suis dit au début, mince un livre en anglais … pas pour moi !!! Mais non, la parution en français s’est faite en septembre 2020 et grâce à Fifrildi qui me l’a proposé en lecture commune, je viens de le terminer avec un gros coup de cœur.

Nous voici dans le pays d’Austermeer en 1824, pays imaginaire, pays de sorciers, de magie, de grandes bibliothèques recelant des livres et grimoires magiques. Ces grimoires ont différents degrés de dangerosité du 1 inoffensifs à 10 extrêmement dangereux et mortels. Ils peuvent même se transformer en monstruosités qui tuent tous ceux qui se trouvent devant eux.

Elisabeth Scrivener est habituée depuis toute petite à évoluer dans ce milieu, jeune orpheline elle a été adoptée par la directrice Irena de la bibliothèque d’Estive. Elle a évolué toute sa petite vie parmi les livres et grimoires, et les poux de livres, cauchemars des bibliothécaires..

C’est un univers très riche qui nous est conté là, une histoire remplie de vieux grimoires qui ont leur propre vie, avec de l’aventure, de l’amour, de la magie : bonne et mauvaise, des manipulations vieilles de plusieurs siècles qui remettent en question l’ordre établi, des démons servants attachés à leur maîtres sorciers dont ceci retirent grand pouvoir.

L’ écriture très imagée nous fait vivre l’histoire, on se croirait dans un film à grand spectacle. Les illusions sont magnifiques et les scènes de bataille au fil du livre haletantes et surprenantes. J’ai adoré.

Margaret Rogerson nous écrit là, un roman fascinant, original et sans temps morts. On est pris au piège de son écriture, qui est agréable, poétique et descriptive. On peut dire, que pour des lecteurs comme nous, passionnés par les livres se retrouver plonger dans cet univers très particulier de ces vieilles bibliothèques recelant des trésors littéraires est un vrai bonheur.

Il ne faut pas oublier bien sûr, le chevalier servant : le Magister Nathaniel Thorns issu du grande famille de sorciers et Silas son démon-servant. Mystérieux, plein de ressources, ce dernier nous réservera de belle surprises.
Notre trio est vraiment très attachant et on se met à vibrer pour eux dans toutes les situations critiques qui se présentent à eux.
La narration se fait à la troisième personne à travers Elizabeth et avec l’emploi du passé, cela donne une force à l’écriture qui nous tient en haleine.

En somme vous l’aurez compris, j’ai adoré, je vous le conseille et vous invite à le découvrir. Pour les amateurs de fantasy et de belles histoires n’hésitez pas.


mardi 19 janvier 2021

Apprendre si par bonheur (Becky Chambers)


 


"Nous n'avons rien trouvé que vous pourrez vendre. Nous n'avons rien trouvé d'utile. Nous n'avons trouvé aucune planète qu'on puisse coloniser facilement ou sans dilemme moral, si c'est un but important. Nous n'avons rien satisfait que la curiosité, rien gagné que du savoir." Un groupe de quatre astronautes partis explorer des planètes susceptibles d'abriter la vie : hommes et femmes, trans, asexuels, fragiles, déterminés, ouverts et humains, ils représentent la Terre dans sa complexité.



L’année dernière avec le challenge multi auteures sfff, j’avais lu quelques critiques très positives sur le propos de « Apprendre si par bonheur » de Becky Chambers ; comme de bien entendu, ni une ni deux, direct ma Pal. ;-)
Et bien m’en à pris.

Je suis plus fantasy, fantastique un peu moins science-fiction, moderne du moins, depuis de nombreuses années les auteurs on tendance à ne voir que du post-apocalyptique. Ma préférence étant celle des années 70/80 avec l’exploration spatiale. Cela m’enthousiasmait beaucoup plus. La découverte de nouvelles planètes, la recherche de l’inconnu, de nouvelles formes de vie. J’adorais imaginer qu’un jour nous pourrions évoluer vers d’autres horizons. Il faut le dire j’étais fan de Star Trek, Cosmos 99 et autres !!! envie d’évasion terrestre sans doute..

Avec cette novella, on retrouve le questionnement de la conquête de l’espace, non pas pour la domination, l’exploitation mais pour la découverte, la recherche d’organismes, de savoir, de connaissances.

Quatre astronautes à bord d’un module super-sophistiqué partent pour une mission de longue durée. Il est prévu qu’ils reviennent sur terre mais après de nombreuses années car ils voyageront dans une sorte de stase qui modérera leur vieillissement. Leurs parents, leur famille ne seront plus là à leur retour, mais ils reviendront riches de leurs découvertes. Là est leur mission programmée par le GAO, organisation de recherche spatiale..
Mais comme beaucoup d’événements dans la vie, les choses ne se passent pas comme on le désire.

Becky Chambers a une superbe écriture, on se laisse emporter vers ses planètes inconnues, toutes différentes les unes des autres, certaines apaisantes et sereines, d’autres hurlantes et tourmentées pour les pauvres humains qui y atterrissent.

Les personnages sont très soudés, il le faut pour une mission qui dure plusieurs années, ils sont seuls à quatre, chacun passionné par son domaine de prédilection, l’entente règne entre eux et la passion de l’espace et de la découverte est leur principal moteur.
La narration se fait à travers Ariadne, ingénieure de vol à bord du Merian et missionnée par le GAO, programme d’étude écologique des exoplanètes. Elle écrit sous la forme d’un journal de bord, leurs expériences, leurs questionnements. La fin de ce journal posera une question essentielle que nous pourrions nous même nous poser.

Excellente découverte que cette courte histoire qui pose des questions essentielles sur le pourquoi, le comment de la recherche spatiale.


jeudi 10 décembre 2020

Bifrost n°78 – Spécial Ursula Le Guin - 2015


 

Où avait-il abouti ? Le sol était dur, glissant, l'air noir et puant. Aucun autre détail ne se signalait. Hormis son mal de tête. Allongé sur le sol moite, Festin gémit avant de dire : « Bâton ! » Que le fût en aulne refuse de venir dans sa main indiqua au magicien qu'il courait un danger. Il s'assit. Faute de disposer de son bâton pour émettre une clarté adéquate, il claqua des doigts et prononça un Mot afin de produire une étincelle dont jaillit un feu follet crachotant qui roula sur lui-même. « Monte », dit-il. La boule bleue, oscillante, s'éleva jusqu'à éclairer une trappe en voûte, si loin au-dessus de lui qu'en s'y projetant il vit son propre visage réduit à un point pâle dans l'obscurité douze mètres plus bas. La lumière ne tirait nul reflet des parois humides, tissées de nuit par magie. Il réintégra son corps. « Éteins-toi. » Le feu follet expira. Festin s'assit dans le noir et fit craquer ses phalanges. Ursula K. Le Guin - Le Mot de déliement ...



Le 78ème Bifrost sorti en 2015, est un spécial Ursula Le Guin. Le titre en est « De l’Ekumen aux confins de Terremer » avec un superbe dragon en couverture, très évocateur du monde de Terremer.

Pour mon dernier item du challenge multi-auteures 2020 je me devais de lire une revue relative à une dame de la SFFF : j’ai choisi Ursula Kroeber Le Guin.
D’elle j’ai lu une grande partie de son œuvre relative à Terremer, sauf le dernier « Le vent d’ailleurs » : à y remédier donc !!!
Ce Bifrost est vraiment très riche en informations : deux nouvelles inédites. 

- Ceux qui partent d’Omelas : superbe nouvelle, très descriptive et imagée comme sait le faire Ursula Le Guin et une fin qui nous met une belle claque. Cela ne m’étonne pas d’elle.
- Le mot de déliement qui annonce le cycle de Terremer, avec magie, sorcellerie, monde de l’entre-deux et le pouvoir des mots.

Ainsi qu’une nouvelle de Laurent Genefort que je ne connais pas du tout.

Ce Bifrost est aussi un condensé d’annonce de livres à sortir ou sortis que j’ai lu avec attention car datant de 2015 : entre autres L’adjacent de Priest (dans ma Pal ;-), L’âme de l’empereur de Brandon Sanderson que j’avais beaucoup aimé. Ainsi qu’un tas d’autres tout aussi intéressant les uns que les autres.

Et bien sûr le dossier Ursula Le Guin : sa biographie, son entourage, avec des parents tous deux anthropologues, l’esprit de la jeune Ursula a eu l’occasion de s’exprimer et de s’épanouir. Puis son entrée dans l’écriture, son parcours, ses idées, son approche du Taoïsme et du Bouddhisme, et bien sûr son œuvre très prolifique entre romans, nouvelles, essais.

Je trouve vraiment ces Bifrost spéciaux très bien faits : complets sur l’œuvre de l’écrivain, avec des nouvelles inédites ; ainsi qu’une approche de la personnalité de l’auteure à travers une interview ; une analyse des œuvres de chaque cycle avec leurs interactions.. Une très belle découverte d’une revue, que je renouvellerai.

dimanche 6 décembre 2020

Rinne (Rumiko Takahashi)

 



Tome 1 – (181 pages) 

Les morts aussi ont parfois du souci ! Depuis que, toute petite, elle s'est perdue dans un monde étrange, Sakura Mamiya a le pouvoir de voir les fantômes. Quoique habituée à ces apparitions étranges, quelle n'est pas sa surprise quand elle voit un élève de sa classe, Rinne Rokudo, se transformer en spectre pour vaincre un esprit enragé. Elle apprend alors que cet étudiant sans le sous et toujours absent remplit tous les jours la mission d'amener les âmes récalcitrantes jusqu'à la roue de la réincarnation, où les attend leur prochaine vie.




Tome 2 : (191 pages)
L'au-delà n'est pas pavé que de bonnes intentions ! Les aventures de Sakura et Rinne s'enchaînent sans leur laisser de répit, mais leur quotidien se retrouve complètement chamboulé quand une affaire étrange leur faire remonter la piste d'un adversaire démoniaque. Vouant à Rinne une rancoeur sans limite, il a décidé d'attirer une âme égarée loin de la roue de la réincarnation, jusque dans l'abîme sans fond.



Tome 3 : (193 pages)
Un duel d'amour et de mort commence ! Issu d'une famille d'exorcistes, Tsubasa Jûmonji a souvent changé d'école, mais quand il débarque dans la classe de Rinne, il se rapproche immédiatement de Sakura, qui fut son premier amour ! Or, pour Tsubasa, l'amour et la chasse aux esprits sont une compétition. Que représente alors Rinne pour l'ambitieux jeune homme ? L'apparition de "Hanako des toilettes" et d'un Damashigami vont donner lieu à une terrible confrontation !



En principe je suis plus Bandes-dessinées et ma foi je me suis laissée  aller à commencer cette série de Rumiko Takahashi.

En faisant quelques recherches, et oui quand on est novice il faut savoir à quoi on a affaire, j’ai découvert que c’était un shonen. Rumiko Takahashi est une mangaka déjà bien introduite dans le milieu et a déjà produit une série Ranma, que j’essaierai de lire à l’occasion.

L’occasion étant là, j’ai lu d’affilée les trois premiers tomes. Nous nous retrouvons en compagnie de Sakura Mamiya qui a le pouvoir de voir les fantômes depuis qu’elle est enfant.

Cette série comporterait quarante tomes et a été publié entre 2009 et 2017.

Sakura est donc une jeune fille de 16 ans et est au lycée. Elle est habituée à son étrange don mais sa rencontre avec Rinne Rokudo va lui apporter des réponses à ses questions.. Car Rinne est un Shinigami du moins pour moitié car il est aussi humain. Une cape lui permet de devenir invisible au yeux de tous quand il sauve les âmes errantes pour les amener vers la roue de la réincarnation. Rokumon, un chat noir sous contrat, les accompagne dans leurs différentes aventures.On y rencontre aussi Tamako, la grand-mère Shinigami de Rinne qui sauva la toute petite Sakura lorsqu’elle se fut égarée dans l’autre monde.

Après ce troisième tome, je dois dire que j'ai lu cette histoire, tranquillement, en riant parfois des situations cocasses et absurdes mais pleine d’humour de tout ce petit monde. C’est une succession de sauvetage d’âmes en perdition qui sont à la recherche de quelqu’un ou d’une situation bien précise. C’est mouvementé, dynamique, une petite romance commence à pointer le bout de son nez.

Donc belle découverte. 

vendredi 13 novembre 2020

Les cent mille royaumes (N.K. Jemisin)



Mon nom est Yeine, j’ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple darrène, au Nord des Cent Mille Royaumes. Une barbare. Il y a un mois, ma mère a été assassinée. Elle était l’héritière des Arameris, la plus puissante famille du monde. Ce matin, j’ai reçu un message de l’empereur, mon grand-père : une invitation à venir séjourner à Ciel, le palais familial. Plus qu’une invitation, un ordre. Je veux découvrir pourquoi ma mère est morte. Même si on ne revient jamais de Ciel.



Nora K. Jemisin née le 19 septembre 1972 dans l’Iowa, est une femme de lettres afro-américaine auteure de fiction spéculative.

Son premier roman Les cent mille royaumes a obtenu le prix Locus du meilleur premier roman en 2011. Elle remporte trois fois d’affilée le prix Hugo du meilleur roman pour les trois tomes des Livres de la Terre fracturée en 2016, 2017, 2118.



Les Cent Mille Royaumes (The Hundred Thousand Kingdoms) est un roman de fantasy de l’écrivaine afro-américaine N.K. Jemisin publié en 2010. Il est le premier tome de la Trilogie de l’héritage (avec Les Royaumes déchus et Le Royaume des dieux)
Ce roman a reçu le prix Locus du meilleur roman en 2011.

Cette trilogie est depuis très longtemps dans ma Pal. Le challenge multi-auteures de la SFFF a été l’occasion de le découvrir. Fifrildi me l’a choisi comme pioche de fin d’année. Et ce fut une bonne pioche.

C’est l’histoire de Yeine, jeune ennu (chef) du peuple Darène est aussi la petite-fille de Dekerta, dirigeant suprême des Cent mille royaume. Il appartient à la famille Araméris qui tient sa légitimité d’Itempas, le dieu de l’ordre et de la lumière en opposition à Nahadoth dieu de l’ombre et du changement. Ce dernier s’est retrouvé prisonnier de lui-même depuis la fin de la guerre des dieux. Trois dieux principaux sont nés du Maelstrom, Nahadoth l’aîné, puis Itempas et leur sœur Enefa.

C’est Yeine qui faisant irruption sur la scène politique en tant qu’héritière de son grand-père face à ses deux cousins aussi pourris l’un que l’autre, va donner un grand coup de pied dans la fourmilière.

Jeune femme, guerrière, formée par un peuple matriarcale, Yeine ne trouve pas sa place parmi les Arameris dont sa mère est issue. Mais justement ce métissage fera que les dieux eux-même se remettront en question.

L’auteur nous créée une histoire centralisée dans une grande ville Ciel fief des Araméris, qui les met à part des autres habitants du monde. Ils régissent le reste du monde avec tout leur mépris et leur hauteur.

Mais ce sont les dieux les véritables protagonistes de cette histoire. Avec un Nahadoth versatile, changeant et charismatique au possible ainsi que Sieh son fils, très touchant, affectueux et parfois cruel tel l’éternel enfant qu’il représente. Tous deux très attachés à Yeine pour ce qu’elle représente. Mais je ne vous en dirai pas plus !!! ;-)

J.L. Jemisin a une belle écriture, la structure du roman et son style donne une bonne dynamique. A la fois, fantasy, guerre de pouvoir, amour, cosmologie, ce roman fut un très bon de lecture. Les deux autres tomes feront partis de mes lectures 2021.


mardi 14 juillet 2020

La trilogie de l'Empire, 3 Maîtresse de l'Empire (Raymond Feist et Janny Wurts)



Dame Mara des Acoma, pair de l'Empire, est victime d'une nouvelle et cruelle tentative d'assassinat. Elle en est sûre : c'est son vieux rival, Jiro des Anasati, qui se cache derrière ce crime. Mais les plans de vengeance de la jeune femme se trouvent vite contrecarrés par l'Assemblée des magiciens, qui détient le véritable pouvoir.



Et voilà, je viens de terminer en compagnie de Fifrildi notre lecture commune avec les aventures de Mara, Dame des Acoma et de ses fidèles compagnons.

Superbe aventure en compagnie de tout ce petit monde, qui nous mène de la toute jeunesse de Mara, novice au temple de Lashima aux marches des plus hautes fonctions.
Les personnages sont attachants, nombreux, au début on s’y perd un peu et puis au fil des tomes ils nous accompagnent au fil de la vie de Mara. Ils nous deviennent familiers.

Un petit bout de femme que toute sa maisonnée adore et respecte. La haine aussi est là mais même ses ennemis la respectent. Respect pour ses qualités tsurani mais aussi sa valeur à vouloir changer un pouvoir et des traditions vieilles de millénaires. Fermeté et empathie font qu’elle sait fédérer des caractères différents autour d’elle et leur donner toute son attention.

L’affrontement des grandes maisons  est de rigueur au nom de l’honneur, le meurtre, l’emploi des Tongs (assassins professionnels et mercenaires), le jeu du conseil y est omniprésent. Tout le monde y joue avec plus ou moins de chance. Tout le monde n’est pas aussi doué que Mara pour mener le jeu. Et c’est par la manipulation, l’espionnage mais surtout le dévouement de son entourage mais aussi sa finesse d’analyse qu’elle pourra mener ce qu’elle désire au plus profond de tout. Rétablir le mot honneur au vrai sens du terme et non pas au sens du crime.

Dans ce tome les cho-ja, insectoïdes mystérieux sont à l’honneur, ils ont beaucoup à apprendre à Mara dans ce monde où la magie est présente avec les Tout-puissants (sortes de mages qui sont au dessus des lois dans le monde Tsurani, tout le monde les craint et les respecte). Mais comme dans toute confrérie, il y a du bien et du mal, des hommes bons et des hommes imbus d’eux même.

L’amour aussi est là, tout d’abord avec le barbare Midkémian Kevin, qui lui fait le plus cadeau qu’il soit : un enfant. Mais aussi le guerrier et seigneur Hokanu, son mari et son âme sœur qui lui apporte soutien, douceur et amour...

Tout les ingrédients sont donc là pour nous faire vivre de très chouettes aventures et des moments plein d’émotions. Un vrai coup de cœur que cette trilogie, mais normal j’avais aussi beaucoup aimé La guerre de la faille, la première trilogie de Feist. Je la relirais bien, il y a vraiment longtemps que je l’ai lue...

jeudi 11 juin 2020

La trilogie de l'Empire, 2 Pair de l'Empire (Raymond E.Feist - Janny Wurts)



Le Grand Jeu a coûté à Mara la vie de son père et de son frère. En dépit de l'adversité et de son inexpérience, la jeune femme est parvenue à infliger une cinglante défaite au clan Minwanabi. Désormais à la tête de la maison Acoma, elle doit lutter chaque jour pour en assurer le prestige et l'honneur, et mettre par là-même son propre fils Asaki à l'abri des représailles. Cependant les Minwanabi et leurs alliés n'ont rien perdu de leur désir de vengeance, et le Grand Jeu ne s'arrête jamais. Le salut viendra peut-être d'un de ces esclaves midkemians que Mara a acquis à bas prix et dont le génie politique et militaire pourrait lui donner un avantage décisif... si elle est prête à l'écouter.




Dans La trilogie de l’Empire on apprend ce qu’il se passe de l’autre côté de la Faille pour ceux qui ont déjà lu La guerre de la Faille, première trilogie que Feist écrivait sur Midkémia. Ici nous sommes dans le monde de Kelewan où vivent les tsuranis les adversaires des midkémians. Et c’est une héroïne qui nous fait vibrer au rythme de ses aventures : Mara, dame des Acoma. Dans le premier tome nous assistions à son ascension suite aux décès de son père et de son frère. Par ses manœuvres elle réussit à se débarrasser d’un ennemi responsable de la mort de ses proches.

Dans ce deuxième tome, les intrigues et les trahisons se poursuivent au sein du Conseil et Mara fait la connaissance de nouveaux personnages amis et ennemis. De plus elle s’attache à un esclave midkémian qui se révèle être un guerrier et un fin tacticien. Mais toutes les règles et traditions tsuranis ne leur permettent pas de vivre leur amour au grand jour. A travers cet amour, Mara va remettre en question une partie des traditions de son peuple qui lui semblent obsolètes et cruelles.

Malgré tout, c’est une pure Tsurani, qui sait rester maître de ses sentiments et de ses émotions du moins en apparence car au fond d’elle-même c’est une vrai poudrière. On assiste à ses différents états d’âmes aussi bien affectifs que décisionnaires en tant que souveraine. On la sent parfois fragile face aux tourments qu’elle affronte, mais sa force est là qui refait surface à chaque écueil qu’elle rencontre.

A travers ses aventures elle perd aussi certains de ses grands soutiens qui l’ont accompagnés dans ses premiers pas de souveraine. Un ennemi plus que puissant veut sa perte et celle de son enfant. Il veut éradiquer tout ce qui est Acoma. Qui sera le plus fort mais surtout le plus fin au sein du grand jeu du Conseil et même de l’Empire ? Car c’est la survie de l’Empire qui est en jeu. Tout n’est que stratégie, mais au fond tout doit être fait pour le bien de l’Empire.

J’aime toujours autant l’écriture de Feist et de Wurts. C’est dynamique, foisonnant, l’action est là, rapide et vive. Les sentiments aussi qui tempèrent les moments durs de la guerre omniprésente au sein des familles Tsuranis. C’est un juste mélange qui produit un roman qui est un coup de cœur pour moi. Déjà deux tomes de lus. Il me tarde de poursuivre avec le troisième en compagnie de Fifrildi mon aimable co-lectrice avec qui nous échangeons régulièrement nos impressions et sentiments.

A signaler néanmoins, pour ceux qui n’ont pas lu la trilogie de La guerre de la faille, qu’il y a plusieurs interactions entre les deux trilogies surtout dans ce 2ème tome, où certains faits de la guerre de la faille sont révélés. Perso j’ai déjà lu la première trilogie il y a longtemps donc ça ne m’a pas gênée. La trilogie de l’empire a été écrite après pour mieux nous faire connaître les Tsuranis qui attaquaient Midkémia. Et c’est une réussite avec une héroïne superbe et attachante.


vendredi 22 mai 2020

La trilogie de l’empire, 1 La fille de L'Empire (Raymond E. Feist et Janny Wurts)



Elle s'appelle Mara.
Elle devait rentrer au couvent pour le reste de sa vie, mais le destin en a décidé autrement. La mort de son père et de son frère la propulse du jour au lendemain à la tête du clan Acoma, l'une des familles les plus prestigieuses de l'empire.
Un empire où les luttes de pouvoir entre les nobles ont une telle importance qu'elles portent un nom : le jeu du Conseil. Intrigues, complots, alliances : tous les coups sont permis. Dans ce monde d'hommes, que peut une jeune femme comme Mara pour restaurer l'influence de sa maison, sans risquer l'assassinat ?
Seul un pari désespéré pourrait lui permettre d'échapper aux manigances de ses rivaux...


De Raymond Feist, comme beaucoup j’ai lu il y a très longtemps la trilogie « Les chroniques de Krondor », qui d’ailleurs m’a fait découvrir le monde de la fantasy. Donc cette lecture est vraiment une bonne pioche.
Cette trilogie est co-écrite avec Janny Wurts, écrivaine américaine. On le sent dans les différentes descriptions faites au travers du roman aussi bien des personnages que des lieux.

Nous avons donc Mara, jeune fille de 17 ans qui au début de l’histoire veut consacrer à la déesse Lashima. Nous sommes dans le monde parallèle de Midkemia chez les Tsurani. Son père et son frère viennent de mourir au combat et la jeune fille doit reprendre le flambeau. Aussi bien dans le jeu du conseil qu’au point de vue de son domaine. Sa maison est très affaiblie mais elle pourra compter sur son entourage, sa vieille nourrice Nacoya, Keyoke le chef de son armée, et Papéwaio son chef de troupe. A ce petit groupe d’intimes se rajouteront au fil de l’histoire d’autres personnages très importants dans le jeu qu’elle va mener contre les familles ennemies.

C’est une jeune femme inexpérimentée dans le domaine de la gestion d’un domaine mais aussi au niveau politique. Au fil des ans et de ses expériences elle va se découvrir le goût de s’en occuper et va devenir très subtile dans ce fameux jeu du conseil, que toutes les familles tsuranis haut placées s’efforcent de jouer. Jeu mortel il s’en faut. C’est du quitte ou double. Tout est à gagner tout est à perdre. Mais ce qui compte le plus dans ce monde, ce sont les apparences, tout peut se faire du moment que l’honneur soit sauf.

Mara l’apprendra dans la souffrance et les désillusions. Mais sa vengeance est au bout et rien ne l’arrêtera.

J’ai vraiment passé un excellent moment avec ce premier tome, les us et coutumes ressemblent à s’y méprendre à celles du Japon médiéval. Le chef de guerre est tout puissant comme le Shogun. Et il me tarde de continuer sur le tome 2 et de retrouver Mara et sa maisonnée.

jeudi 23 janvier 2020

Citoyen + (Audrey Pleynet)





Bip, bip, bip. Mangez, bougez, likez, partagez, twittez, commentez, cliquez, contestez, regardez ... L'Etat s'occupe de tout, et les réseaux s'occupent de vous. Pour votre plus grand bien, évidemment. Et n'oubliez pas : "Avec Citoyen+, si vous n'avez rien à vous reprocher, vous avez tout à gagner".

Une nouvelle glaçante et incisive qui nous parle d'un futur plus proche qu'on ne pense ... 





Cette courte nouvelle nous met en plein dedans, ce que nos réseaux sociaux pourraient aboutir à plus ou moins longs termes.
Nous vivons dans un monde qui se connecte de plus en plus à travers divers supports, applications ordi ou smartphones. Les jeux, la santé, les amis, les photos, la vie de tout un chacun. Publicités, suggestions d’achats, de conseil.
Quoi de plus facile que de s’enregistrer et de rentrer dans la grande famille des citoyens modèles qui ne risquent rien s’ils n’ont rien à cacher.

Bigre ça fait froid dans le dos.

Alain et Clara se rencontrent et tombent amoureux, Alain est connecté, Clara ne le sait pas. Il cherche à concilier les deux, son intérêt pour le réseau, son amour pour Clara.
C’est clair, simple mais percutant. On s’y croirait. Et la fin est percutante.

Chouette nouvelle qui dénonce ce qui pourrait nous pendre au bout du nez dans une société de plus en plus quadrillée par les réseaux sociaux et médias.

Morwenna (Jo Walton)



Morwenna Phelps, qui préfère qu'on l'appelle Mori, est placée par son père dans l'école privée d'Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l'a laissée handicapée et l'a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Un jour, elle reçoit une photo où sa silhouette a été brûlée... Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa propre mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.



Roman de Sfff paru en 2011, Morwenna a remporté le prix Hugo du meilleur roman en 2012 ainsi que le prix Nebula dans la même catégorie en 2011.
Du même auteur j’ai lu La trilogie du subtil changement qui m’avait donné envie de mieux connaître d’autres romans de Jo Walton.

On ressent à la lecture du journal de Morwenna, les origines galloises de Jo Walton, comme elle Mori aime sa région, ses légendes, sa langue.
Tout le long du roman je me suis demandée si on voyageait entre réalité et imaginaire, si Mori, jeune fille meurtrie dans sa chair et dans son cœur par la mort de sa sœur donne l’impression de vivre en parallèle de la vie réelle. La magie des livres, la magie des mots, imagination d’adolescence exacerbée. Tout au long du livre la frontière est très subtile.
En tout cas j’ai adoré, non seulement la plume de Jo Walton, mais la passion de Morwenna pour les livres.

A quelques années près je me suis retrouvée en elle dans son amour des livres et des mots. J’aimais aussi les livres de l’imaginaire et à l’époque cela n’était pas pris au sérieux . Bon je ne m’en suis pas privée mais pas autant que Morwenna. Elle dévore tout ce qui sort en science-fiction à l’époque et c’est un régal de se replonger dans les auteurs des années 70/80 et pas que. Les auteurs mythique comme Tolkien bien sûr, Le Guin, Zelazny, etc.…

J’ai passé mon temps au fil du temps à vérifier les titres et les résumés, pas étonnant que ma lecture aie duré plus longtemps que prévu…
Et j’ai une Pal qui s’est rallongée d’un bon peu !!!!

Merci à Fifrildi pour ce choix de pioche pour le challenge auteures sfff, ce fut un vrai régal.