dimanche 28 juin 2020

Le suaire de l’archevêque (Peter Tremayne)



En mission à Rome pour l'Église d'Irlande, sœur Fidelma arpente la ville en compagnie de son ami, le moine saxon Eadulf, en attendant d'être reçue par le pape Vitalien. Quelques jours après son arrivée, un meurtre est commis dans le palais du Latran. La victime n'est autre que le supérieur d'Eadulf, Wighard, archevêque de Cantorbéry. Au VIIe siècle, le contexte politique est déjà tendu entre les Églises romaine et irlandaise. Soucieux de calmer les esprits, l'évêque romain Gélasius demande à l'intrépide duo d'enquêter sur cette sombre affaire qui pourrait bien mettre le feu aux poudres...



Été 64, sœur Fidelma se retrouve à Rome, en mission pour l’Église d’Irlande. Elle y retrouve le frère Eadulf qui lui est secrétaire du nouvel archevêque de Canterbory.
Fidelma n’a toujours pas sa langue dans sa poche, et critique ouvertement le luxe et et les richesses acquises par l’Église alors que la pauvreté règne dans la ville.
Un meurtre est commis qui pourrait remettre en question la paix entre les Saxons et les Irlandais. Le pape Vitalien et son secrétaire chargent nos deux héros de faire la lumière sur cet homicide.

A la manière d’Hercule Poirot nos deux compères interrogent, soupçonnent, investiguent dans les bas-fonds de Rome en compagnie d’un sous-officier romain Furius Lucinius imbu de la réputation de ses ancêtres patriciens et plein d’énergie et de bons vouloirs. Le jeune homme apprendra beaucoup au contact des deux religieux et les accompagnera dans la découverte du coupable.

Ce deuxième tome de la série des Fidelma nous transporte donc en dehors de la belle Irlande de Fidelma pour nous raconter la Rome du 7ème siècle. Les conflits entre les différentes églises font rage et il ne fait pas bon parler ouvertement des contradictions que l’on peut ressentir vis à vis de la nouvelle Église romaine. Où l’on y voit aussi apparaître une nouvelle religion, l’Islam portée par les fidèles d’un certain Mahomet.
La Rome de l’époque nous est racontée : ses ors, ses paillettes, ses richesses mais aussi sa pauvreté, les trafics, le profit exercé au détriments des pèlerins avec de fausses reliques.

L’écriture est fluide, simple, ainsi que la trame. Par contre le contexte historique et les descriptions des us et coutumes sont fort intéressants et instructifs. Et puis j’aime bien le chemin que prend la relation de Fidelma et Eadulf.

A très bientôt pour le prochain épisode. ;-)




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