lundi 29 janvier 2018

Le chercheur d'âme (Steve Laflamme)

On l'appelle « Le chercheur d'âme ».

Chacune de ses victimes, retrouvée le visage ouvert, est porteuse d'un message qui semble narguer les policiers de l'Unité des crimes majeurs de la Sûreté de Québec. En présence d'un motif obscur, de références cryptiques et d'un mode opératoire aussi systématique qu'incompréhensible, le sergent-détective Xavier Martel ne ménage aucun effort pour mettre fin au cycle sanglant.

Prédateur de prédateurs, celui qui a déjà goûté à la violence crue fait de cette enquête une affaire personnelle. La seule chose qu'il ne peut se permettre de perdre, c'est du temps. C'était sans prévoir que la folie du tueur et le goût âpre d'une possible défaite le précipiteraient, lui aussi, dans ses derniers retranchements.





Le premier roman de Steve Laflamme nous mène avec le Sergent-Détective Xavier Martel, à la recherche d'un tueur en série « Le chercheur d'âme », qui sévit à Québec et qui sème ses victimes à des endroits bien précis dans la ville. Ces crimes semblent en lien étroit avec le milieu de La Lutte professionnelle.
C'est l'occasion de connaître les méandres de ce sport, des magouilles, des manipulations, des non-dits, et des règlements de compte du milieu.
Les personnages, des détectives aux malfrats sont très complexes et fort bien décrits, leurs motivations, leurs zones d'ombre sont bien rendues. 
Par contre il ne faut pas avoir le cœur trop sensible, ce qui malheureusement est un peu mon cas. Les mots se retranscrivant aussitôt en images et j'ai dû me faire violence pour pouvoir continuer. 
Mais l'intrigue, les recherches, la façon de mener l'enquête de Xavier Martel sont tellement prenantes que j'ai pu faire abstraction (enfin un peu) de ses images forts dérangeantes.
De plus l'écriture de l'auteur est vraiment très agréable, à travers le langage familier québécois, j'ai pris plaisir à découvrir les expressions et les tournures de dialogues de nos cousins québécois. Un vrai plaisir.

Pour conclure un roman polar québécois, bien noir et glauque, et une intrigue très dynamique et pleine de rebondissements que j'ai pris plaisir à suivre en faisant abstraction dans la mesure du possible des images fort crues des meurtres et des scènes de tortures. Et pour terminer une finale tout en beauté dans une ambiance très glauque. J'ai beaucoup aimé le personnage principal, l'enquêteur Martel, qui lui aussi a ses zones d'ombres et son mal-être mais qui a réussi à se mettre du côté de la justice alors qu'il aurait pu sombrer tout autant de l'autre bord.

Pour une fois je suis sortie de ma zone de confort en me lançant dans un polar pur et dur et je ne le regrette pas.

Merci à Steve Laflamme de m'avoir fait découvrir son premier roman, un roman dur et touffu (et oui le monde la lutte professionnelle m'étant totalement inconnu, la multiplicité des champions et fonctionnement de cette discipline furent un peu ardus à suivre…) mais cela m'a permis de découvrir une belle plume, avec un vocabulaire aussi bien châtié que populaire, un beau contraste.


Une lecture sanglante pleine de suspens.

Dès les premières lignes, j'ai été happée par ce roman.

Un style dynamique, sans longueur, qui incite le lecteur à tourner page après page (jusqu'au bout de la nuit) pour découvrir le fin mot de ce thriller.

Une enquête bien ficelée, une histoire glauque et gore à souhait. L'impression de se plonger dans une mélasse de noirceur. J'adore !

J'ai aimé ce vocabulaire québécois qui chantait à mes oreilles. Certains mots ou certaines expressions me sont restées.

Merci à Steve Laflamme pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir son univers et sa part sombre.



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