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mardi 2 novembre 2021

Les écuries de Diomède (Sylvain Larue)

 



1857, Léandre Lafforgue est sollicité par Rodolphe Issy-Volny, ancien inspecteur de la sureté déjà croisé dans Le Bal des Muscadins, qu'il déteste. Son meurtre lors de l'inauguration de l'hippodrome de Longchamp va précipiter Léandre et son adjoint dans une enquête de vols et trafic de chevaux. Ses investigations le mèneront du milieu hippique à celui du cirque qu'il infiltrera pour résoudre son enquête.
368 pages
Sorti le 3 octobre 2021




Le sixième tome des aventures de Léandre Lafforgues est sorti début octobre. Je l’ai découvert il y a quelques temps par les Éditions de Borée et cette adaptation polar/historique n’est pas pour me déplaire au contraire.

Ses aventures se passent donc lors du règne de Napoléon III. Il fait partie de sa garde rapprochée au sein d’un groupe de policiers triés sur le volet, au sein de la Noble cour, sorte d’unité spéciale qui se retrouve sur les affaires les plus délicates du pouvoir.

Dans ce tome, Léandre subit en début d’histoire, la perte d’un être très cher : la pente est rude à remonter. L’Empereur le somme néanmoins de reprendre du service, et c’est à l’inauguration des champs de course de Longchamps qui fait partie des grand bouleversements d’Urbanisme de Paris de l’époque, que Léandre et Phèdre font connaissance d’un homme bien singulier de part son physique et de par son bagout.

A travers la grande histoire, l’auteur nous fait pénétrer les coulisses des cirques du XIXème siècle avec le cirque Diomède, leurs difficultés de déplacement, de relationnel avec la population et la police. Où il est question aussi de la dure acceptation de gens différents physiquement et qui servent de distraction aux badauds venus visiter le cirque.

Léandre et Phèdre intègre donc le cirque incognito, Léandre en tant que clown et Phèdre comme écuyère. Nos amis auront fort à faire pour démêler les fils d’une enquête qui ne s’avère pas si facile que ça et qui mêle enlèvement d’enfant, de chevaux, de meurtres mystérieux.

J’aime beaucoup les aventures de Léandre, Sylvain Larue sait marier à merveille petite et grande Histoire, cette dernière étant très présente et bien décrite. A travers ses recherches, il nous raconte le quotidien de ces saltimbanques, du monde des courses de chevaux ainsi que des trafics à grande échelle qui se mettent en place dans ces milieux.

Donc comme d’habitude depuis le début, un grand plaisir de lecture. Merci aux Éditions de Borée et à l’auteur pour cette suite très qu’attendue..

vendredi 26 février 2021

Les aventures de Léandre Lafforgue, 5L’éventreur du Palais Royal (Sylvain Larue)

Justice doit être faite, en ce matin d'été 1855 ! Appréhendé au terme d'une longue investigation, Magon, «l'éventreur du Palais-Royal», meurtrier sadique de prostituées, est conduit à l'échafaud devant lequel, jusqu'au bout, il clame son innocence. Mais quelques instants après que sa tête est tombée, on retrouve le corps d'une autre femme galante, atrocement mutilé... L'hypothèse d'une terrible erreur judiciaire éclate alors dans la presse, encouragée notamment par les déclarations d'un magistrat zélé et d'un commissaire de police obtus, persuadés que les hommes de Léandre Lafforgue n'ont pas suivi la piste qu'ils ont toujours envisagée. C'est l'heure pour le Goupil et ses agents de mener une enquête à haut risque, les obligeant à plonger dans le monde interlope, violent et tabou des amours tarifés, afin à la fois de blanchir pour de bon leur réputation d'enquêteurs et d'éviter aux pauvres filles de joie de tomber entre les griffes du pervers sanguinaire... 




Et voilà je viens de terminer le dernier tome en date des aventures de notre cher Léandre. 

Époque expéditive, digne héritage de notre Révolution, les criminels ont la tête tranchée par la guillotine. En l’état c’est celle du Dr Magon, surnommé « L’éventreur du Palais Royal » qui y passe. La Noble Cour y assiste et a mis tout en œuvre pour punir cet horrible criminel qui s’attaque, avec sauvagerie et la précision d’un chirurgien qu’il est, aux prostituées. Justice est faite, mais le jour même démarre une succession de crimes bien ressemblant à ceux de Mabon. Le doute s’installe, était-il innocent, un copieur prendrait-il sa suite ? La Noble cour est sur la sellette. L’enquête reprend, l’histoire aussi. 

Comme je le dis dans mes critiques précédentes, l’histoire se mêle à l’Histoire. Mais surtout les nombreux faits divers nous montrent bien que Sylvain Larue est très au fait de la vie criminelle de l’époque : tout cela allant du métier de bourreau, de la procédure appliquée lors de telles exécutions, le fonctionnement des cours de justice, de l’instruction et de l’application des peines, Dans ce roman, l’histoire est celle d’un tueur en série, l’auteur ne nous épargne pas les descriptions du médecin légiste, ainsi que ses conclusions. Le Dr De Flandre, légiste et membre de la Noble cour est très présent dans ce tome au côté de Léandre. 

Comme toujours les personnages sont très fouillés, leur psychologie étudiée, que ce soit les héros récurrents ou les personnages annexes. 

Un polar historique qui remplit bien son rôle de thriller et de faits historiques fort intéressant, pas forcément dans les grandes lignes mais dans la vie de tous les jours. Petits et grands ont leur place et leur importance dans l’histoire.
Où l’on approche aussi de plus en plus de la pègre et des bas-fonds de Paris de cette deuxième moitié du 19ème siècle. Tout ce petit monde a aussi sa hiérarchie. Et Léandre se doute bien qu’il côtoie des personnes très dangereuses de par ses relations.
Heureusement que pour adoucir tout cela, on voit éclore l’amour entre Guillemette et Furet, deux des malappris qui sont des frères et sœurs pour Léandre.
Le bonheur est là, mais l’histoire aussi. 

Comme à chaque fois, la deuxième partie du roman s’accélère et on n’a plus envie de le lâcher avant de savoir la vérité. Vérité étonnante !!! 

Merci aux Éditions de Borée et à Virginie de m’avoir permis de m’immerger dans ce monde très hétéroclite du Second Empire, et bravo à Sylvain Larue pour son travail et son imagination. J’ai passé un excellent moment au fil de ces cinq tomes. J’espère que je retrouverai Léandre au fil d’autres enquêtes.

lundi 1 février 2021

Les aventures de Léandre Lafforgue, 4 Les Mécaniques du crime (Sylvain Larue)

 



1853, hiver de l’Amour, printemps de la mort... Aux premiers mois du Second Empire, Paris est en liesse : Napoléon III se marie ! Mais au soir même des noces, une explosion meurtrière vient endeuiller la lune de miel impériale... et ce n’est que le commencement. Durant les semaines qui suivent, des bombes sont retrouvées un peu partout dans la ville. Au son d’une mystérieuse petite musique, tantôt accomplissant leur macabre dessein, tantôt rendues inoffensives, toutes sèment la panique parmi la population. Au Goupil et à ses agents de la Noble Cour revient la charge d’enquêter pour arrêter le mystérieux criminel qui signe ses méfaits d’un dessin de Cupidon et dont les actes pourraient bien nuire à certaines alliances politiques et commerciales entre la France et le Royaume-Uni. Mais, au grand effroi de Léandre Lafforgue, l’enquête pourrait révéler bien plus que de simples actes de terrorisme, et le conduire à trahir des êtres qui lui sont chers.



Et voilà, je viens de terminer le quatrième tome des aventures de Léandre Lafforgue : Les mécaniques du crime. Le titre est tout un programme, le terrorisme à l’époque de Napoléon III prend déjà la forme de ces engins explosifs qui font tant de dégâts à notre époque.

L’Amour, c’est ainsi que s’appelle un virtuose de la mécanique fine horlogère, et aussi spécialiste en ébénisterie et chimie. Avec tous ces dons, il aurait vraiment pu faire autre chose que de faire sauter ses machines infernales à tout vent dans Paris. Il tue et frappe les esprits de terreur.
Ce sont nos amis de la Noble Cour, Léandre, Charles et leurs nouveaux compagnons qui sont chargés de le retrouver et de le mettre hors d’état de nuire. Cette course poursuite va réserver beaucoup de surprises à Léandre, le suspens est bien mené.

La narration se passe aussi bien au niveau de Léandre que du terroriste et de ses complices. On ne sait pas qui ils sont, et c’est cela qui est bien trouvé je trouve car on suit en temps réel les rebondissements des deux côtés.
L’enquête va de Paris vers l’Italie, deuxième pays de Léandre, son père biologique étant originaire de ce beau pays. Pays qui en 1850 est occupé par les Autrichiens, et comme de bien entendu, les Italiens se font leur résistance à leur manière ; des réseaux et carbonaros sont à l’œuvre.

Où l’on voit aussi Léandre, toujours au service de Napoléon III bien qu’il n’apprécie guère que son mentor ait rejeté la République pour l’Empire. Notre héros est devenu plus caustique, endurci, ses sautes d’humeur peuvent le rendre inquiétant et très dangereux pour qui lui déplaît, ou qui contrevient à la loi. Charles Lettellier, son ami Rouënel le seconde à merveille. La Noble Cour s’est étoffée de nouveaux membres et a de nouveaux locaux plus en adéquation avec sa mission. Sorte de police secrète du pouvoir en place, elle ne dépend que de l’Empereur et les missions les plus délicates lui sont confiées.

On sent toujours autant que Sylvain Larue a fouillé son sujet. Des anecdotes de l’époque, faits divers sont relatés à travers la presse. La peine de mort est appliquée très sévèrement, l’assassin s’il est pris est sévèrement puni, la plus part du temps par la guillotine.
L’auteur prend son temps pour poser son histoire et la développer et c’est ce que j’apprécie. La psychologie des personnages est très fouillée et l’on comprend leurs motivations bonnes ou mauvaises.
En somme une belle suite aux trois précédents tomes. Il me reste le cinquième que je ne saurais tarder à commencer.

Merci aux Éditions De Borée pour leur confiance et pour la découverte de cet auteur.

mardi 12 janvier 2021

Une enquête de Léandre Lafforgue, 3 Le crime de l’Odéon (Sylvain Larue)

 



Que le spectacle commence ! En ce mois de novembre 1851, alors que les plus sombres prévisions courent au sujet de la politique française vu qu'on ignore qui sera destiné à hériter de la charge présidentielle au cours de l'année suivante, Léandre Lafforgue, alias «Le Goupil», songe en vérité plus volontiers à sa carrière naissante de dramaturge qu'au devenir du pays. Mais sitôt le rideau de l'Odéon tombé sur la première représentation de sa pièce, un crime passionnel perpétré dans le théâtre met en suspens le futur de son œuvre. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, voilà que pour faire taire d'éventuelles rumeurs, le prince-président Bonaparte charge les deux dernières recrues de la Noble Cour de mener l'enquête... et ce à la place du Goupil ! Alors que se trame en secret un complot destiné à changer le cours de l'Histoire, de fausses pièces d'or apparaissent ça et là dans Paris, la police retrouve des corps dépouillés et abandonnés à l'ombre des murs d'enceinte de la ville ; si on rajoute à cela la présence d'une romancière susceptible de faire pour la première fois de son cœur un brasier, Léandre peut-il parvenir à voir clair dans ce capharnaüm sans s'y perdre tout à fait ?



Me voici à nouveau à la poursuite des aventures de Léandre Lafforgue, gascon de son état et membre de la Noble cour créée par Louis-Napoléon Bonaparte président de la République Française. Sorte de police secrète cette Noble cour, n’est composée pour l’instant que de quatre membres : Léandre alias le Goupil le chef, son ami le commissaire Charles Leterrier alias Rouënel que nous avions rencontré dans les deux autres tomes, le journaliste Louis-David Niel journaliste à La feuille de chou et Amelin cocher et ami de Niel.

Léandre a aussi des velléités de théâtre, il monte une pièce au Théâtre de l’Odéon et la première de la pièce est un succès. Malheureusement un crime est commis qui va mettre à mal tous ses projets. Le chef de l’État de plus le met à l’écart de l’enquête. C’est sans compter avec le caractère de Léandre qui ne tient pas en place. D’autres enquêtes sont aussi à mener : un trafic de fausses pièces d’or, des crimes crapuleux commis en plein Paris, et un coup d’État qui s’annonce. Bonaparte ne peut prétendre à un autre mandat et veut dissoudre l’Assemblée. Ses opposants sont à l’affût pour le déposer, le plus rapide gagnera. On connaît la suite..

Ce troisième tome est bien mené je trouve, il y a un juste équilibre entre enquêtes et faits historiques, le tout s’imbriquant à merveille.
En parallèle de cette série, je lis par petits peu une biographie de Napoléon III, et l’on voit que Sylvain Larue colle à la réalité de l’époque. Très beau travail de recherche, pertinent.
De plus au fil des pages, on découvre la vie quotidienne parisienne, les faits divers racontés dans les gazettes que lis à Léandre, le chef cuisinier Arnaud Davezac ami de Constant Lafforgue (oncle de Léandre) lors de petits déjeuners plantureux concoctés à l’Hostellerie du Vieil Armagnac : une revue de presse de Paris en quelque sorte.

Au fil des tomes des aventures de Léandre, je me prends au jeu de l’écriture et des bons mots des personnages. Leurs petites manies, leurs joies, leurs caractères sont très bien décris. Les personnages sont attachant d’autres moins. Où l’on fait aussi la connaissance d’une agréable compagnie pour Léandre, Phèdre auteure en herbe et qui n’a pas sa langue dans sa poche.
Le style de l’auteur est très agréable et on pourrait se croire à lire les feuilletons de l’époque publiés dans la presse. C’est dynamique, instructif, beaucoup d’informations historiques y sont relatées et à qui veut mieux connaître l’époque je le conseille.

Très belle découverte que cette série. Un quatrième tome m’attend : Les mécaniques du crime.. un vaste programme !!!

Mes avis sur les deux premiers tomes :

mercredi 23 décembre 2020

Une enquête de Léandre Lafforgue, 2 Au bal des Muscadins (Sylvain Larue)

 



Février 1849 : en présence du prince-président Bonaparte, le Tout-Paris de la Seconde République se presse place Vendôme pour participer à un événement exceptionnel, une prestigieuse soirée costumée rappelant les folies du Directoire : le Bal des muscadins. Mais, alors que les réjouissances battent leur plein, une morbide apparition interrompt théâtralement les festivités... Bonaparte confie donc à son agent spécial, Léandre Lafforgue, alias « le Goupil », le soin d'assister la police pour éclaircir cette étrange situation. C'est l'occasion pour le Goupil d'entrer dans une aventure faite de livres rares et d'érudition touchant à l'irrationnel, via sa rencontre avec les frères Lazare, riches héritiers liés à d'importantes personnalités du milieu des lettres, mais également avec deux mystiques Anglaises aux charmes ravageurs... Pendant ce temps, des hommes sont assaillis, décapités, et leurs corps privés de têtes sont découverts aux quatre coins de la capitale. La Révolution et ses débordements reviendraient-ils au goût du jour ? Existerait-il un lien entre le bal, des voleurs de manuscrits anciens et ces assassinats ? 



J’ai lu le mois dernier le premier tome des aventures de Léandre Lafforgue, jeune Gascon frais émoulu dans la capitale. Recrue de Louis Napoléon Bonaparte, premier Président de la République française. 
Dans le premier tome on assiste à la mise en place des personnages, Léandre bien sûr, son grand-père René ancien député conventionnel, Constant son oncle, patron d’une auberge très réputée, et bien sûr du futur Napoléon III. 
Où l’on voit aussi apparaître deux agents de la Sûreté nationale, l’inspecteur-principal Issy-Volny véritable tête à claques en opposition totale avec Léandre, et son adjoint Charles Leterrier qui va prendre dans ce tome une place très importante au côté de notre héros. 

Nous voici donc début 1849, Louis Napoléon Bonaparte a été élu Président de la IIème république. Lors d’une soirée déguisée, il est témoin d’une scène macabre qui fait ressortir d’anciennes rancœurs et affaires liées à la grande Révolution de 1789. Léandre est chargé par ce dernier de faire la lumière sur cette affaire. Notre héros va faire la connaissance des frères Lazare, très fortunés. Le frère aîné est un bibliophile très averti et il est à la recherche d’ouvrages anciens qui va le projeter directement dans cette affaire de meurtre. La victime étant un trafiquant de livres anciens et incunables. 

J’ai bien aimé le déroulement de l’enquête. Les personnages sont approfondis, on ressent bien l’ambiance telle qu’on se l’imagine à l’époque dans les milieux fortunés. Condescendance, emprise encore très forte de la mentalité royaliste. La République doit encore faire son chemin !!! 

A côté, le Paris de ce milieu 19ème siècle est sordide à souhait : Les venelles, ruelles puantes et mal famées, les coupe-jarrets, les assassinats crapuleux. La police a fort à faire. 
Alternance donc, de situations littéraires très cultivées : on y rencontre Dumas, Gautier, Nerval, de fins lettrés parmi lesquels Léandre se trouve à son aise, amoureux de la littérature qu’il est !!! et de situations sanglantes : on le suit régulièrement à la Morgue de Paris avec le docteur Flandre, médecin légiste de la police. 

Un tome plus sombre que le premier, la décapitation y est à l’honneur, les crimes, les manipulations, la folie, l’occultisme aussi… 
On s’attache aux personnages, Léandre est un homme très cultivé et bon, mais il peut aussi devenir une véritable machine de guerre. 
Affaire à suivre donc, je vais lire très prochainement le tome 3 : Le Crime de L’Odéon.

jeudi 3 décembre 2020

Les enquêtes de Léandre Lafforgue, 1 L’œil du goupil (Sylvain Larue)

 



1848. La France vient de chasser son dernier roi, et à Paris, la République nouvelle-née se construit au jour le jour. Dans ce climat de tensions politiques, tandis que se préparent au loin les élections du premier Président, plusieurs décès endeuillent les sièges du Palais-Bourbon. Accidents ou maladies ? Quoi qu'il en soit, la police ne semble pas y prêter une grande attention. Au même moment, fraîchement débarqué de sa Gascogne natale, un garçon à la recherche de son passé se retrouve involontairement mêlé à ces affaires, puis convié par le futur prince-président Napoléon à en trouver la trame commune. Il va ainsi devenir "le Goupil" et faire preuve de tout son talent... Sa sagacité sera-t-elle suffisante pour déjouer ce mystère ?



Avec les Éditions De Borée, je découvre un nouvel auteur Sylvain Larue, qui nous raconte les aventures de Léandre Lafforgue, jeune gascon dynamique, cultivé et au caractère bien trempé.

Ce premier tome débute alors que la révolution de 1848 vient d’avoir lieu, Louis-Philippe est détrôné. La deuxième République est en marche. L’idée d’avoir un Président de la République fait son chemin et de nombreux prétendants se mettent en lice.
Parmi eux, le Prince Charles-Louis Napoléon Bonaparte cherche à faire sa place parmi les députés au Palais-Bourbon siège de l’Assemblée Nationale. Par le plus grand des hasards ce dernier recrute Léandre pour assurer sa sécurité. Son nom de scène si l’on peut dire sera Le Goupil, qui tel le renard sera le plus rusé dans les enquêtes qu’il va mener !!!
Dans ce tome, l’enquête mettra le pied à l’étrier de Léandre dans le milieu de la Sûreté Générale.

Ce polar historique nous transporte donc au tout début de la nouvelle IIème république, les factions royalistes, républicaines s’affrontent dans l’hémicycle. Des crimes ont lieu au Palais Bourbon et c’est Léandre qui s’y colle avec enthousiasme et détermination.

Découverte donc pour moi de ce nouvel auteur. J’ai beaucoup aimé le côté historique très détaillé et intéressant. L’enquête en elle-même est un parcours de fond, l’intérêt de l’histoire est plus dans l’Histoire et l’apparition des différents personnages connus de l’époque . Je voulais en savoir un peu plus sur Napoléon III, et là j’ai commencé à en avoir un aperçu.

L’écriture, le style est fluide mais froid. Léandre est sympathique mais on ne ressent pas tellement d’empathie pour notre héros. Le langage est soutenu comme l’époque le voulait, mais l’utilisation de certains mots et phrase donne une impression de redondance.

J’ai bien aimé découvrir néanmoins les premières aventures de Léandre Lafforgue. Merci à Virginie et aux Éditions de Borée pour cette découverte.