mardi 22 septembre 2020

Avicenne ou la route d’Ispahan (Gilbert Sinoué)





«Moi, Abou Obeïd el-Jozjani, je te livre ces mots. Ils m'ont été confiés par celui qui fut mon maître, mon ami, mon regard, vingt-cinq années durant : Avicenne, prince des médecins, dont la sagesse et le savoir ont ébloui tous les hommes. De Samarkand à Chiraz, des portes de la Ville-Ronde à celles des soixante-douze nations, résonne encore la grandeur de son nom...»Ainsi commence le récit consacré à l'une des plus hautes figures de la pensée universelle. Né en 980 à Boukhara, Avicenne, ou Ibn Sina, est à dix-huit ans le médecin le plus renommé de son temps. Pris dans les remous et les guerres qui agitent les confins de la Turquie et de la Perse du XIE siècle, il est tour à tour nomade, exilé, vizir. Sa dernière étape le conduit à Ispahan, cité sublime, où il meurt à cinquante-sept ans après avoir bu, jusqu'à l'ivresse, à la coupe du savoir et de l'amour.



Après avoir lu « Le médecin d’Ispahan » de Noah Gordon, j’ai eu envie de découvrir la vie d’Avicenne, médecin, philosophe, mathématicien et astronome, homme de lettre et prince des savants. Gilbert Sinoué nous livre une biographie romancée sur la vie de ce grand homme qui a écrit de nombreux livres sur la médecine, la philosophie, les mathématiques etc.... Son ouvrage al-Qanun fi al-Tibb, connu comme le "Canon" a été le manuel de référence des écoles Européennes jusqu'au 17ème siècle.

C’est un livre qui nous raconte avec le style très imagé et stylé de Gilbert Sinoué, la vie, les mœurs, les guerres de toute une époque en terre persane et environnante.

Avicenne est un médecin hors-pair, connu de tous et des plus grands, pour son bonheur et son malheur. Car la guerre des élites se répercute sur ceux qu’ils emploient. Avicenne sera un grand voyageur par la force des choses. Il soignera, instruira et profitera aussi pleinement de la vie, il aimera les femmes, le bon vin en opposition avec la religion prédominante et montante que sera l’Islam à cette époque. Ce sera un esprit libre et indépendant, très brillant.

Le roman est bien documenté, avec les références aux ouvrages d'Avicenne et de sa pharmacopée : les plantes qu'il utilisait. Ou l’on apprend aussi que le suppositoire existait déjà à l’époque, ainsi que la trachéotomie.

J’ai pris grand plaisir à découvrir l’écriture et le style de Gilbert Sinoué ainsi que la vie d’Avicenne qui fut un des grands précurseurs de la médecine moderne.
Je continuerai ma découverte des œuvres de Gilbert Sinoué. C’est très prometteur.


Lien vers une biographie d’Avicenne https://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/avicenne.html




mercredi 16 septembre 2020

Le jour où la nuit s'est levée (Beka, Marko, Maëla)

Une "feel good" BD pleine d'optimisme ! L'hiver, en fin de journée... Une tempête de froid et de neige s'abat sur Paris, bloquant plusieurs personnes dans la librairie de Clémentine. Dont Guillaume et Naori, maintenant installés dans la capitale, ainsi que Chantal l'écrivaine. Cette bulle de temps imprévue sera l'occasion pour chacun de faire remonter ses souvenirs d'enfance, de réfléchir au poids de l'héritage familial, de l'éducation qu'il a reçue, à l'influence de ses parents et de sa famille sur sa vie et ses choix... Jusqu'à ce que la tempête se calme et que la nuit se lève sur un nouveau jour... et peut-être une nouvelle façon de voir et de mener sa vie.

Encore une magnifique réalisation que cette BD. 

Un texte qui fait réfléchir à notre passé, notre famille, l'éducation que nous avons reçue; qui nous renvoie à nos blessures d'enfants, à nos doutes.

Le temps d'une nuit, des inconnus se retrouvent coincés dans une librairie. 

Une parenthèse hors du temps où chacun va se dévoiler et trouver des pistes pour avancer, consoler l'enfant qui est en lui.

Inspirant.

 

lundi 14 septembre 2020

DVD : Big little lies (série)


Quand Madeline, Jane et Celeste se lient d'amitié par l'intermédiaire de leurs enfants, elles ne se doutent pas qu'elles vont se retrouver, des mois plus tard, au centre d'un tragique accident, survenu à la fête de l'école. Qui est mort ? Qui est responsable ? Et pour quelle raison ? Secrets, rumeurs et mensonges ne faisant pas bon ménage, tout l'univers de la petite ville de Monterey va être secoué de violents soubresauts.

Malgré le fait que j'aime énormément lire, il m'arrive parfois (pas bien, je sais...) de céder aux sirènes des films ou séries car pas assez de temps pour lire tout ce que je voudrais.

Big Little lies en fait partie car le roman de Liane Moriarty m'intéressait énormément (Petits secrets, grands mensonges). 

Du coup je me suis plongée dans cette série HBO.

Mais quel plaisir !
Déjà le casting est fabuleux : Nicole Kidman, Laura Dern, Reese Witherspoon, Alexander Skarsgård (OMG !), Zoë Kravitz... 
Bref, rien que du alléchant. 

J'avoue ne pas avoir accroché tout de suite dans cette ambiance école chic, femmes glamour pleines aux as. 
Sauf que dès qu'on va au-delà de tout ça, on plonge dans les noirceurs et les secrets de chacun(e).

Faux-semblants, le paraître, le m'as-tu-vu sont à l'honneur, mais pas que. 

C'est justement là que tout devient intéressant, quand on plonge dans les secrets de famille, de couple, les non-dits. 

N'ayant pas lu le livre, je ne peux m'y référer quant à son contenu (que je pense à la hauteur de la série, si ce n'est supérieur). 
Toutefois le scénario de cette série est vraiment machiavélique et très prenant. Les actrices/acteurs sont parfaits et crédibles. 

Petite palme d'honneur personnelle pour Alexander Skarsgård (trop sexy mais que maintenant je déteste) et Nicole Kidman pour leurs rôles respectifs. 

La saison 2 m'a évidemment tentée... 

Un scénario (hors livre) pointu et ciselé. Au casting, on rajoute Meryl Streep qui est délicieusement détestable. 

En bref, une série à voir absolument. 











dimanche 13 septembre 2020

Chroniques lunaires (Marissa Meyer)

 


Livre 1 – Cinder 

Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l'Espace, un peuple sans pitié attend son heure...

Personne n'imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle- mère. Car la jeune-fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer...


Livre 2 – Scarlett 

Depuis les lointaines étoiles jusqu'aux recoins d'une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder
semblent liés.
Alors que l'une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l'autre poursuit la quête de ses
origines, la menace lunaire qui pèse sur l'humanité se renforce.
Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ? 


Livre 3 – Cress 

Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l'enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d'autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher... 


Livre 4 – Winter 


On dit que Winter est encore plus belle que la reine Levana...
La princesse déteste sa belle-mère, qui désapprouve ses sentiments pour Jacin, le séduisant garde du palais. Mais Winter n'est pas aussi faible que Levana le croit. Avec l'aide de Cinder et de ses alliés, elle aurait même le pouvoir de lancer une révolution et de gagner cette guerre qui dure depuis trop longtemps.
Cinder, Scarlet, Cress et Winter réussiront-elles à battre Levana ? Le conte aura-t-il une fin heureuse ? 



Et me voilà arrivée à la fin de ma saga des Chroniques lunaires de Marissa Meyer.
Une quadrilogie qui s’avère être une adaptation surprenante et futuriste de quatre contes de Perrault : Cendrillon/Cinder, Scarlet/Le petit chaperon rouge, Cress/Raiponce et Winter/Blanche neige. Certaines situations nous les rappellent mais la revisite est très bien adaptée à la sauce science-fiction, avec des héros modernes, dynamiques et plein de charme.

C’est aussi une histoire de conquête spatiale, de pandémie et de rébellion. 

Cinder mi-humaine/mi-cyborg est une mécanicienne hors pair avec les mains dans le cambouis, rien ne lui résiste et surtout pas le futur empereur Kai…

Scarlet, jeune humaine, s’occupant de la ferme de sa grand-mère qui s’avère une résistante à l’oppression lunaire, tombe sous le charme de Loup, soldat génétiquement modifié de l’armée lunaire.

Cress, une geek extrêmement douée est une jeune lunaire, une coquille c’est à dire sans pouvoir lunaire qui lui permettrait de contrôler tout humain qui passe à côté d’elle. Elle est utilisée par le pouvoir de la reine Levana (la méchante reine) à pirater et espionner tout adversaire de la souveraine et est prisonnière dans un satellite depuis sa plus tendre enfance. Après un sauvetage périlleux effectué par le capitaine Thorne ami de Cinder, l’aventure et la romance peuvent commencer pour elle.

Et dans ce tome nous découvrons Winter, belle-fille de Levana qui elle refuse de se servir de son pouvoir et en paie le prix fort.Son garde personnel Jacin fait tout pour la protéger. Mais c’est sans compter avec l’arrivée de nos héros précédents qui vont remettre beaucoup de choses établies en question.

Toute l’équipe est au complet dans cet univers glacial qu’est la Lune et le sort de la Terre se jouera aussi dans ce dernier volet.
C’est dynamique, virevoltant, plein d’humour, bien écrit avec un rythme rapide qui donne à l’action l’effet d’un film qu’on ne veut pas lâcher.

J'ai lu cette saga avec une petite interruption entre le tome 3 et 4, mais le rythme est vite repris.
Une saga jeunesse, que les moins jeunes prennent aussi plaisir à lire. La preuve ;-)
Une belle lecture sans prise de tête et beaucoup de plaisir, avec des héros attachants.

samedi 5 septembre 2020

Enquête dans le pétrin (Cindy Duhamel)




Polar au parfum de pâtisserie
Ingrédients : Un crime – Une louche de secrets – Une dose de suspens – Un zeste d’indices
Pour vous délecter de ce puzzle policier à la saveur casse-tête :
Prenez le meurtre d’un chef pâtissier, détesté de tous.
Ajoutez une belle pincée de personnages attachants, mais mystérieux : un commissaire amoureux des mots aussi avide d’histoires de vie que de bonbons, la meilleure amie passionnée et justicière, un bleu inexpérimenté, un médium un peu trop collant…
Remuez au rythme effréné des révélations sur le doux feu des émotions et de l’humour.
Laissez mijoter les indices, cuisinez les suspects, déglacez les pistes… Vous chauffez ?
Servez chaud ce polar au goût de Young Adult. Dégustez sans modération avec des amis !
Saurez-vous suivre la recette pour percer le mystère de cette enquête ? Parfois, on découvre une cerise sur le gâteau



J'ai découvert l'écriture de Cindy Duhamel en 2018 avec "Aurielle et les super héros de la littérature", charmant petit roman pour les jeunes.
Cette fois-ci c'est avec un polar bon enfant qu'elle nous convie… Un chef pâtissier s'est fait assassiner dans son atelier… Sa grande amie Noelia ne décolère pas, elle veut qu'on retrouve le coupable et mène la vie dure aux policiers chargés de l'enquête. On fait connaissance du commissaire principal Pluchart et du lieutenant Montil… qui deviennent binôme dans cette enquête..
L'ancien, le jeune : deux approches différentes de l'enquête mais qui se complètent… pour la résolution de l'énigme.
Je dois dire qu'au début les dialogues surtout ceux de Noelia me paraissaient particulièrement désincarnés, froids comme des rapports circonstanciés. Je n'ai pas trop apprécié cette façon, ce style de l'auteur, mais d'actions en actions j'ai bien accroché à ce petit polar jeunesse, la fluidité dans l'écriture, le dynamisme étant présents…
Le suspens y est, les suspects s'enchaînent et nos héros policiers deviennent attachants… on y parle trahison, jalousie, vengeance, médium, et surtout pâtisserie et petits secrets de recettes miammm, ça donne envie. ;-)
Bon petit polar jeunesse sans effusion de sang ni angoisse psychologique, juste ce qu'il faut pour un jeune public pour comprendre les méandres de l'âme humaine ainsi que ses faiblesses.
Un grand merci à Cindy de m'avoir permis de découvrir son nouveau roman.

Comédies françaises (Eric Reinhardt)



Fasciné par les arcanes du réel, Dimitri, jeune reporter de vingt-sept ans, mène sa vie comme ses missions : en permanence à la recherche de rencontres et d’instants qu’il voudrait décisifs. Un jour, il se lance dans une enquête sur la naissance d’Internet, intrigué qu’un ingénieur français, inventeur du système de transmission de données qui est à la base de la révolution numérique, ait été brusquement interrompu dans ses recherches par les pouvoirs publics en 1974. Les investigations de Dimitri l’orientent rapidement vers un puissant industriel dont le brillant et sarcastique portrait qu’il en fait met au jour une «certaine France» et le pouvoir des lobbies.



En cette rentrée littéraire 2020
Eric Reinhardt sort aux Éditions Gallimard ce roman Comédies françaises,

Je ne connais pas du tout cet auteur, merci donc aux éditions Gallimard et à
Babelio de me permettre de faire connaissance de cet auteur.
Pour être honnête je n'ai pas spécialement aimé son style d'écriture, répétitions à outrance, redondance. Et pourtant le quatrième de couverture m'a attiré.
Pensez donc une enquête sur le pourquoi du comment la
France avait laissé échapper l'opportunité de la recherche sur le futur Internet.. Intéressant me suis je dis.
Le début du livre annonce la couleur, la rubrique nécrologique de notre héros !!!
Dimitri Margueritte. Jeune homme brillant, ayant fait d'excellentes études est un idéaliste rêveur,il est fantasque, recherche le beau dans tout ce qui l'entoure,la rencontre idéale qui lui apporterait le bonheur. Bon la réalité est souvent loin de nos rêves. On suit donc son parcours à travers ses études,son premier travail obtenu dans des circonstances légèrement saugrenues:
Consultant junior lobbying, ces chapitres là m'ont bien accrochés. Fluidité du style, intérêt du sujet et des magouilles en tout genre dans notre administration.
Puis nous nous retrouvons dans le monde de Max
Ernst artiste peintre dadaïste et
Jackson Pollock expressionniste abstrait tous deux célèbres de leur vivant. Pour celui ou celle qui comme moi n'a pas une culture très poussée sur le sujet ce fût un peu fouillis avec une certaine redondance d'énumérations et de répétitions de mots; plus les délires de Dimitri qui part dans ses fantasmes plus ou moins crus diront nous à connotation porno...
Bon j'ai lu ces passages en diagonales.
Puis à plus de la moitié du livre le sujet annoncé : l'évidente erreur de nos politiques français : refuser de continuer à financer les travaux de Louis Pouzin génial ingénieur informaticien, inventeur du datagramme et concepteur du premier réseau de paquets. Précurseur et visionnaire du futur internet que les américains s'empressèrent de développer. Grossière erreur d'appréciation pour l'avenir de notre pays..
J'aime bien quand j'apprend de mes lectures et là dans certains chapitres je dois dire que je me suis laissée emportée par l'écriture d'Eric Reinhard, c'est vif, dynamique, piquant,sarcastique et pertinent…
Par contre une bonne partie du livre part dans les méandres de l'esprit un peu à l'ouest de Dimitri, s'en est agaçant. Dommage car il y a des passages que j'ai pris grand plaisir à lire…
Merci encore pour cette masse critique privilégiée qui m'aura fait connaître un nouvel auteur.


jeudi 13 août 2020

La commode aux tiroirs de couleurs (Olivia Ruiz)

A la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours. La commode aux tiroirs de couleurs signe l’entrée en littérature d’Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l’Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l’exil.

Une écriture fine et délicate pour ce roman.

Le temps d’une nuit, nous allons plonger dans le passé et les souvenirs de l’Abuela de l’héroïne.

Sa grand-mère raconte son exil de l’Espagne, fuyant le régime de Franco. Son arrivée en France, les difficultés d’intégration. Mais aussi sa vie, ses amours, ses deuils et douleurs. 

Un hymne à la famille et à l’amour. Une histoire prenante et addictive. 

Coup de coeur !

mercredi 29 juillet 2020

Ciao Bella (Serena Giuliano)


Grandir, pardonner et manger des pâtes.

" J'ai peur du chiffre quatre. C'est une superstition très répandue en Asie. Le rêve ! Enfin des gens qui me comprennent ! Je devrais peut-être déménager...
– Vous avez beaucoup d'autres phobies ?
– Vous avez combien d'années devant vous ? " 

Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l'autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé... Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d'aller voir une psy.
Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d'humour des morceaux de vie. L'occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l'Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu'à sa nonna chérie. C'est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux...
À quel point l'enfance détermine-t-elle une vie d'adulte ? Peut-on pardonner l'impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?

Attention, la lecture de Ciao Bella pourrait avoir des conséquences irréversibles : parler avec les mains, écouter avec le cœur, rire de tout (et surtout de soi), ou devenir accro aux pasta al dente.


Un très beau roman, très touchant. Il nous fait nous questionner sur notre vie, nos envies, nos aspirations, ce qui nous freine.

D’une plume légère, l’auteure nous plonge dans la vie d’Anna, ses peurs, ses phobies, ce qui l’empêche d’avancer.

Son enfance pas très drôle, son arrachement à cette Italie qui vit dans ses veines. Sa vie, qui se reconstruit, qui se dé
roule, parfois livrée à elle-même sans qu’elle ait une vraie prise sur celle-ci.

Un roman presque tout en échanges entre Anna et sa psy. Déroutant au premier abord, c’est une vraie richesse par la suite.

Prenant et touchant; une lecture qui fait rire, sourire, qui touche au coeur. L’auteure a su se raconter en une belle histoire.

Coup de coeur !

samedi 25 juillet 2020

La ballade de Pern, 1 Le vol du dragon (Anne McCaffrey)



Tout est calme en tous lieux sur la planète Pern. Les terrifiantes incursions des Fils argentés ont cessé depuis des temps immémoriaux. Les habitants ne savent plus pourquoi ils vivent dans des grottes et versent la dîme aux chevaliers-dragons. On ne croit plus les mythes relatifs à leurs folles chevauchées sur les grands dragons télépathes et à leur lutte d'éclat contre les redoutables Fils, qui anéantissaient toute vie organique. Les dragons deviennent rares dans le ciel de Pern. Mais le chevalier F'lar, maître du dragon Mnementh, se remet à étudier les vieilles légendes. L’Étoile Rouge se rapproche. Bientôt les Fils se remettront à tomber. Sur Pern il faut organiser la défense, et pour commencer rendre à la race des dragons son antique fécondité. Une nouvelle Reine va naître. Il faut une fille énergique pour la chevaucher. Où trouver celle en qui survit le don ancestral ?


Anne McCaffrey née en 1926 est une auteure très prolifique qui a créée la Ballade de Pern. Elle a obtenu de nombreux prix littéraires dont le prix Hugo du meilleur roman court en 1968 avec Weyr Search. Ce dernier constitue la première partie de « Le vol du dragon » sorti en 1971 qui est constitué de quatre parties :

- La quête du Weyr (Weyr Search - 1967)
- Le vol du Dragon (Dragonrider – 1967)
- Poussières (Dust Fall – 1968)
- Le froid interstitiel (The cold between – 1968)

Ces quatre parties sont introduites par un préambule très descriptif de la situation et de l’histoire de Pern.
Chaque partie est séparée par des extraits de la ballade de Pern, sagas ancestrales qui racontent la vie des dragons et des chevaliers-dragons ainsi que de tous les corps de métiers attenant .

Et voilà c’est parti, depuis le temps que j’en avais envie, je me lance à la découverte du monde Pern et de l’écriture d’Anne McCaffrey. Dans ce premier tome qui se place à plusieurs milliers d’années de découverte de la planète par les hommes, on découvre la confrérie des chevaliers-dragons très amoindris par le peu de dragons et de chevaliers-dragons nécessaires à défendre la planète de la chute très dangereuse et souvent mortelle des fils d’argent d’une autre planète La planète Rouge, lorsque celle-ci s’approche de Pern. Les chevaliers doivent partir à la recherche de la compagne de la nouvelle reine dragon qui va naître. Leur quête va leur permettre de découvrir Lessa, descendante d’une lignée pleine de ressources et qui a déjà donné pas mal de Dame du Weyr.

Le tome nous conte donc cette quête, puis la naissance et l’empreinte de la Reine des Dragons sur Lessa – une de mes parties préférée - , l’arrivée nouvelle des fils et la stratégie des chevaliers pour les combattre.

Je viens de passer un excellent moment en compagnie du Weyr de Bensen et de ses chevaliers-dragons et bien sûr avec Lessa et son fichu caractère qui saura apporter un nouveau regard sur la vision traditionaliste de certains personnages essentiels à l’histoire.

Du coup je vais me plonger aussitôt dans le tome 2 « La quête du dragon ».

mercredi 15 juillet 2020

Mon ex, sa copine, mon faux mec et moi (Bonté Juliette)

Chloé Martin est la « pire conseillère en voyages du monde ». Gaffeuse et malchanceuse chronique, elle reste cependant une optimiste invétérée. Pourtant, lorsque son patron lui « offre » un séjour professionnel en Savoie, les choses ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices : hôtel miteux, verglas, et surtout rencontre avec son ex qui lui annonce qu’il est fiancé à la bombe atomique avec qui il l’a trompée. Pour ne rien arranger, Chloé est désormais complètement dépendante du bon vouloir du passager avec qui elle a failli se battre dans le train, Nick, qui a ensuite eu la gentillesse – ou la cruauté ? – de la sortir d’une situation très gênante avec son ex en se faisant passer pour son compagnon. En théorie, ce séjour commence donc plutôt mal. Mais en pratique, lorsque, comme Chloé, on sait voir le verre (de bière) à moitié plein, l’horizon finit toujours par se dégager. Et il se pourrait même que l’amour fasse partie du voyage.


J'adore cette auteure. Ses romances me font toujours passer un agréable moment.
Les personnages sont sympathiques et attachants.
L'criture est simple et fluide.
Un livre léger sans prise de tête, ce qu'il mefallait en ce moment