jeudi 21 mars 2019

C'était à Khorsabad (Jacques Martin, Cédric Hervan, Christophe Simon et François Maingoval)





Alix réjouit tous les amateurs de bande dessinée depuis plus d'un demi-siècle. C'est en 1948, sous le pinceau inspiré de Jacques Martin, qu'apparaît pour la première fois ce personnage de jeune Romain courageux, dans un épisode inaugural intitulé Alix l'Intrépide. Le succès est immédiat. Dès lors, Jacques Martin fera vivre de palpitantes aventures à son héros partout dans le monde antique, nourrissant au passage un appétit jamais rassasié pour l'Histoire. Un goût qu'il sait faire partager comme personne, avec une rare générosité.

Cédric Hervan et Christophe Simon sont deux jeunes dessinateurs talentueux qui collaborent depuis quelques années aux albums de l'univers Martin. Tous deux résident en Belgique.

Jacques Martin est né à Strasbourg en 1921. C'est en 1948 qu'il crée le personnage d'Alix, publié dans un premier temps dans le journal Tintin. Depuis, ce maître incontournable de la bande dessinée classique multiplie les séries avec l'apparition de Lefranc, Jhen, Orion et tout récemment Lois.



Pour ce 25ème tome d'Alix, on retrouve notre héros de retour dans le royaume parthe. Il s'entretient avec le roi Orodès roi de Mésopotamie qui lui confie une mission, remettre un cadeau à César (entre nous soi-dit, un cadeau un peu empoisonné quand on voit le message qu'il transmet avec!!!). Entre temps Alix, par flash-back raconte son passé que nous avions déjà découvert dans « Alix l'intrépide », à Suréna général d'Odorès, qu'il avait déjà rencontré dans le premier tome.

Khorsabad se trouvant sous la tutelle d'un vizir fidèle au roi, Alix par souci de retrouver sa famille voudrait s'y rendre. C'est là que son chemin va à nouveau croiser celui de son ennemi Arbacès. Celui-ci s'est fait une fortune en exploitant la naphte qui est présente en abondance dans la région.

J'ai été fan des histoires d'Alix, il y a longtemps il est vrai et j'ai eu envie de m'y replonger. Mais là j'ai été un peu déçue. Je pensais que le scénariste aurait plus développé la recherche de la famille d'Alix, ce qui n'est vraiment pas le cas. L'histoire part un peu dans tous les sens et c'est dommage.

Les dialogues semblent par moment très pompeux et simplistes. Je ne suis pas une spécialiste, mais les dessins ne semblent pas être dessinés par la même personne entre les premières planches et les dernières. Personnellement je préfère celles de la fin.

Comme vous l'aurez compris mon avis est très mitigé. Contente de retrouver Alix et Enak, mais déçue par le scénario et l'histoire.

La face des eaux (Robert Silverberg)



Hydros est une planète-océan où vivent en bonne intelligence les Gillies, premiers habitants de ce monde, et quelques humains, sur des îles flottantes construites par les Gillies. Mais lorsque l'armateur Delagard commet l'irréparable, les Gillies décident de chasser les humains. Où fuir ? L'espace est inaccessible. Il ne reste à Lawler, le médecin, et à ses compagnons qu'à se confier à l'océan, sur les vaisseaux de Delagard, en espérant rejoindre le continent mythique nommé la Face des eaux, de l'autre côté du monde. S'il existe...Robert Silverberg, l'un des plus grands écrivains américains de science-fiction, nous donne ici un de ses plus beaux romans d'aventures et de mer, dans la veine de Joseph Conrad.


La Face des eaux (The Face of the Waters) est un roman de science-fiction de Robert Silverberg appartenant au genre Planet Opéra publié en 1991.
L'auteur est né le 15 janvier 1935 à Brooklyn (New-York). Romancier et nouvelliste américain.

C'est à travers le challenge Robert Silverberg, que je me suis enfin décidée à reprendre la lecture de ses romans. Jusqu'à présent je n'avais lu que Roma Aeterna que j'avais bien aimé.

Cette fois-ci c'est une toute autre situation, un groupe d'humains en exil de la Terre qui a explosé plusieurs générations auparavant, se retrouve donc sur une planète océan Hydros, dépourvue de terre. Même toujours après cinq générations, l'adaptation de l'humain est très difficile au contact des Gillies, les autochtones de cette planète les acceptent tout juste, du moment qu'ils ne se côtoient pas. Ils sont réfugiés sur des îles artificielles créées par les Gillies

Ce monde, Hydros, héberge de nombreuses créatures dont certaines sont plus ou moins intelligentes et semblent toutes reliées entre elles.
Suite à une grosse bévue de l'un des humains de l’île, la petite communauté dont fait partie le héros principal Lawler, médecin de son état, se retrouve doublement en exil, car chassée de l'île artificielle qu'ils ont toujours connue.

Je n'en dévoilerai pas trop, sur l'histoire, il vaut mieux la découvrir, car ce sont de nombreuses descriptions de faune, de flore toutes plus extravagantes les unes que les autres, mais grâce à l'écriture de Robert Silverberg, que j'aime beaucoup on a l'impression de les voir apparaître devant nous. C'est très coloré, très angoissant, car on ne sait jamais ce qui va tomber sur la tête de nos héros.
Ce sera un voyage très dépaysant, très compliqué, où les incidents alternent avec les périodes de calme pendant lesquels les passagers du bateau se confrontent autour de considérations philosophiques, religieuses, sociétales.
On y découvre un tas de métaphores d'origine bibliques. On sent une recherche métaphysique de l'auteur à travers ses héros.

J'ai bien aimé ce roman, c'est un récit lent, plein de descriptions mais ponctué de scènes d'action : confrontation avec les Gillies, attaque du navire par différentes créatures, tempêtes et trombes d'eau et puis la Face des eaux.
Tous ces éléments nous éclairent sur la personnalité, les buts, les doutes et les délires de chacun des personnages.
Un personnage central, Sundira, la petite amie de Lawler, pose aussi les bonnes questions sur le pourquoi, le comment sur la planète et ses habitants. Je pense que d'eux tous c'est elle qui s'approche le plus de la nature de cette planète dans sa volonté de comprendre le tout.

Chouette livre, mais un peu lent pour moi. Il faut prendre le temps de l'assimiler niveau faune et flore et aimer les voyages maritimes. L'action est quand même présente, on se sent sur le chemin d'une quête. Et que donnera-t-elle ? Je vous laisse le découvrir.

Très bon moment de lecture.

lundi 11 mars 2019

Le journal de Lucas (Philippe Myoux)




Lucas Chanceux vous présente dans son journal un an de sa vie à Bordeaux avec ses trois colocataires : Yoko, Jamel et Victoria. Au fil des mois et des saisons, vous découvrirez, entre autres, son travail dans une librairie, ses amours, ses poèmes et sa passion pour les faits divers. En résumé, vous allez suivre ses aventures extraordinaires du quotidien

212 pages


En février 2017 je découvrais l'écriture de Philippe Myoux à travers une vingtaine de nouvelles dans son recueil « C'est pas la taille du texte qui compte ». Jolie découverte.

En ce début d'année 2019 je viens de lire son deuxième ouvrage, un roman sous forme de journal intime, celui de Lucas Chanceux, il porte bien son nom je trouve ce jeune homme. Nous voici donc parti à sa rencontre et celle de ses amis, Yoko, Jamel et Victoria ses colocs préférés. Une belle amitié que ses quatre là...
Sur 365 jours il nous raconte son travail, ses amours, ses difficultés, ses états d'âmes, régulièrement un petit poème se mélange à ses péripéties de la vie quotidienne.

On pourrait prendre cette lecture comme fastidieuse, il n'en est rien, chaque journée découle de l'autre et ainsi de suite. C'est un joli roman de la vie tout court qui se déroule devant nos yeux.
Et cerise sur le gâteau à travers son travail pour la rubrique du journal d'un ami « Le petit Bordelais non illustré », il nous fait voyager dans Bordeaux avec ses spécialités, ses monuments, ses hommes illustres et cela avec beaucoup d'humour.

C'est léger, frais, plaisant à lire. L'écriture est pleine d'humour. J'ai passé un très agréable moment de lecture.
Merci Philippe pour cette belle prose qui fait du bien.


Citations : 


"Ce soir comme hier
Il éteint la lumière
La nuit a gagné son esprit
Et supprimé toute envie
Demain est un autre jour
Mais à cela il reste sourd
Quand la vie ne donne plus de solution
Rien ne fait illusion
Pourtant allongé il ferme les yeux
Et s'imagine très heureux
Comme une boussole qui retrouve toujours le nord
Sans le savoir au fond de lui il espère encore."


"Les larmes qui ne coulent pas, elles deviennent quoi ?
Est-ce qu'elles attendent sagement derrière les yeux la prochaine tristesse, le prochain bonheur ? Ou bien sont-elles recyclées régulièrement afin d'être vierge de toute émotion passée. Et l'amour qu'on ne donne pas, il devient quoi ? Il se stocke dans le cœur pour une utilisation future ou bien disparaît-il à jamais ? Est-ce qu'un cœur peut exploser d'un trop-plein d'amour non partagé ?
Ne prenons pas le risque, aimons-nous dès maintenant et pour toujours."


vendredi 8 mars 2019

Vieux renards et jeunes loups (Frédéric Métézeau)




« Dégagez-les ! » martelait Jean-Luc Mélenchon. Emmanuel Macron l’a fait. Un tsunami a balayé la classe politique française en 2017, avec l’arrivée à l’Élysée d’un président de moins de 40 ans, et le départ des trois quarts des députés siégeant à l’Assemblée nationale.
Nombre de ténors omniprésents depuis dix, vingt, voire quarante ans ont soudain disparu des écrans. Certains ont pris une retraite aussi prématurée qu’involontaire ; d’autres ont changé de métier ou se sont exilés.
Frédéric Métézeau brosse ici un portrait de la nouvelle classe politique française : survivants de l’ancien monde – désormais vieux renards – et jeunes loups récemment surgis dont certains devenus ministres ; tous bien décidés à s’imposer.
Fruit de quelque quatre-vingts entretiens, ce livre est un pari. Quels hommes et femmes politiques seront aux commandes en 2022 ? Qui implosera ? Qui s’imposera ?


Frédéric Métézeau, journaliste, ancien chef du service politique de France Inter, s'est livré à une vaste enquête.
Il nous livre dans ce livre, le fruit de tous ces entretiens d'hommes et femmes politiques de tout bord, de l’extrême gauche à l’extrême droite.

On y rencontre donc les vieux renards, survivants du vaste dégagisme de 2017 suite à l'élection présidentielle et aux législatives, on pourrait les considérer comme les survivants de l'ancien monde et à côté de cela, on assiste à l'émergence des jeunes loups, prêt à en découdre et à faire leur place dans cette vaste arène qu'est la politique.

Très intéressant comme démonstration, on se rend compte que les pires ennemis de chacun, ne sont pas forcément dans le camp adverse mais plutôt dans leur propre camp.
Des vieux renards aux jeunes loups, qui verrons-nous émerger en 2022. L'avenir nous le dira.
Quels sont les enjeux et les aspirations de chacun ? On découvre le parcours de chacun, ses aspirations, son caractère, ses qualités et ses défauts.
Frédéric Métézeau à travers tous ces entretiens, nous livre de manière très concise et très fluide un livre très intéressant et documenté.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Archipel pour cette masse critique non fiction.

dimanche 3 mars 2019

Le Guépard (Giuseppe Tomasi di Lampedusa)



Le Guépard est avant tout l’histoire d’un homme, Don Fabrizio, l’imposant prince de Salina aux yeux clairs et à la toison couleur de miel, qui trouve refuge dans son observatoire pour s’élever au-dessus des querelles et converser avec les étoiles.

Nous sommes en 1860, Garibaldi vient de débarquer à Palerme, le vent révolutionnaire du Risorgimento agite la Sicile. Don Fabrizio voit se défaire la rigueur de l’ordre ancien et assiste impassible à la ruine de sa classe. Lucide et désenchanté, il s’incline devant la force nouvelle qu’incarne son cher neveu, l’impétueux Tancredi, et c’est avec courtoisie, non sans humour, qu’il demande pour lui la main de la belle Angelica Sedàra, fille de don Calogero dont le grand-père ne savait ni lire ni écrire.



Né en 1896 en Sicile, Giuseppe Tomasi, duc de Palma, prince de Lampedusa, a été militaire avant de se lancer dans l'écriture en publiant deux ouvrages : Le Professeur et la Sirène et Le Guépard. Il meurt en 1958 à Rome.


Pour moi Le Guépard c'était un film (Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale) visionné il y a très longtemps. Dernièrement avec Eric nous cherchions une lecture commune d'un classique et il m'a proposé ce livre. Je ne connaissais pas l'auteur et j'ai accepté avec plaisir.

Nous voici donc partis à la découverte du monde de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Et oui cette histoire est, celle romancée d'un de ses aïeux. Elle commence en 1860 au moment où Garibaldi vient de débarquer à Palerme et que le vent révolutionnaire du Risorgimento agite la Sicile.

"Le Guépard", c'est l'illustration de cette période trouble du Risorgimento, de la fin des nobles en Italie et de l'élévation d'une nouvelle classe forte… et surtout c'est l'histoire d'un homme, aristocrate, chef d'une famille prestigieuse de Sicile : Don Fabrizio Corbera, prince de Salina dit le Guépard.

« En traversant les deux pièces qui précédaient son bureau, il se flatta d'être un Guépard imposant au poil lisse et parfumé qui se préparait à déchiqueter un petit chacal craintif... »

Au titre et à la carrure du livre, je pensais avoir affaire à une fresque historique mais c'est plutôt à une fresque familiale que l'on assiste, plus particulièrement d'un homme qui voit son pays, son monde changer. L'unification de l'Italie, l'arrivée au pouvoir d'un nouveau roi, tout est remis en question. Et c'est avec lucidité qu'il sent que c'est la fin de sa caste, des privilèges des siens et de ses amis. La montée en puissance de la classe bourgeoise les obligent à composer avec les nouveaux parvenus, quitte à marier leurs enfants car c'est eux qui ont l'argent et les nobles le nom qui flatte.
C'est donc un vaste marchandage qui se met en place par des mariages de convenances, sans grand amour et beaucoup d'intérêt financiers et politiques.
Tancredi, le neveu de Don Fabrizio cynique et opportuniste et la belle roturière tout aussi calculatrice, Angelica, la fille du maire de Fortunaga en sont l'illustre image.

On voit un monde à l'agonie, Don Fabrizio le sent et il se découvre seul malgré sa grande famille. C'est un homme brave, fier et sensible qui est déchiré entre son ancien monde et celui qu'il voit poindre.
Sa fille Concetta, pleine de morgue laissera aussi sa chance passée en éconduisant son cousin pour une malheureuse blague. Triste réalité qu'elle regretta plus tard.
Et parmi tous ses personnages il en est un qui m'a beaucoup touché, c'est le père Pirrone, jésuite attaché à la maison Salina en tant que conseiller ecclésiastique. On assiste à un chapitre savoureux quand il règle une affaire familiale personnelle de la plus belle des manières.

L'écriture de Lampédusa est très soutenue, le vocabulaire très travaillé et surtout on y découvre un humour très présent malgré la mélancolie et la tristesse qu'il y a voir un monde s'écrouler. C'est vraiment une époque complexe à la croisée des aspirations de ces hommes, de ces Siciliens tellement à part avec leurs caractères aussi âpre et aride qu'est leur terre. C'est poignant et violent. On ressent toute la Sicile à travers la vie de Don Fabrizio.

J'ai vraiment adoré, j'ai pris mon temps pour lire ce livre, déguster les mots et les phrases et je remercie Eric de m'avoir accompagnée dans cette lecture qui fut pour moi une très belle découverte.


jeudi 28 février 2019

Mon bilan de #FEVRIER 2019#





FEVRIER 2019
En cliquant sur la couverture, vous pourrez lire mon avis lorsque j'en ai rédigé un


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mercredi 27 février 2019

Le tricycle rouge (Vincent Hauuy)




Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Tout porte à croire qu’un tueur en série présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l’œuvre.
Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix.
Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

Lorsque ce livre est sorti, j'en ai beaucoup entendu parler sur la blogosphère et m'étais promis de le découvrir. C'est fait et je suis ravie de ne pas être passée à côté de cette lecture.
Voilà ce que j'appelle un excellent thriller. Dur, mettant en scène des enfants, sombre, diabolique, sanglant...
Les personnages sont haut en couleur, avec des personnalités bien affirmées. 
J'ai trouvé l'histoire un peu complexe mais passionnante et pleine de rebondissements. 
Un premier roman parfaitement réussi. A de nombreuses reprises, je me suis dit que si cette histoire était adaptée au cinéma, ça en ferait un superbe film.
Bref, je suis conquise et par le style et par l'écriture de Vincent Hauuy.
Et dans ce cas là, je vais tout de suite mettre son second roman "Le Brasier" dans ma PàL

Retour à Cedar Cove T0, T1, T2 et T3 (Debbie Macomber)

                                           

                                           
Tome 0
Ce récit inédit de 14 pages raconte l'histoire qui précède tout juste le roman La Maison d'hôtes de Debbie Macomber, paru aux éditions Charleston. Notamment la rencontre de Jo Marie, l'héroïne de La Maison d'hôtes et de Paul, avant le début du roman. Sont-ils tombés amoureux au premier regard ? Quelle a été leur vie de couple ? 


Tome 1
Jo Marie reprend une charmante maison d'hôtes à Cedar Cove. Avec ses grandes fenêtres dominant la baie de Seattle et sa lumière éclatante, la Villa Rose est l'endroit rêvé pour commencer une nouvelle vie. Le refuge qui lui permettra de se reconstruire après la mort tragique de son mari. Mais Jo Marie n'est pas la seule à traverser des moments difficiles. Ses tous premiers clients semblent eux aussi hantés par le passé. Josh vient s'occuper d'un beau-père mourant qui le hait depuis un sombre malentendu. Et Abby revient dans sa ville natale, rongée de chagrin et de remords après la tragédie qui a brisé sa jeunesse. Dans cette maison qui fleure bon le pain chaud et l'amitié, ces âmes en peine trouveront-elles le pardon, l'amour et le bonheur ?

Tome 2
Après la disparition de son mari en Afghanistan, Jo Marie s'est installée à Cedar Cove où elle a ouvert une maison d'hôtes, la Villa Rose. Aujourd'hui elle y reçoit l'énergique Annie qui organise les Noces d'Or de ses grands-parents. Mais ces derniers passent leur temps à se disputer. La fête s'annonce mouvementée ! Il y a aussi Mary, qui a découvert que le pouvoir et l'argent ne servaient à rien contre la maladie. Sa vie en suspens, elle est venue retrouver celui qu'elle a refusé d'épouser vingt ans plus tôt. Pourra-t-il lui pardonner quand elle lui révélera le lourd secret qu'elle cache depuis tout ce temps ? Et, au coeur de ce printemps riche en émotions, Jo Marie va recevoir une lettre d'outre-tombe, une lettre de son défunt mari... Qui sait, peut-être la clé d'une nouvelle vie ?

Tome 3
L'été arrive à la Villa Rose. Marie Jo est prête à accueillir ses nouveaux clients dans sa maison d'hôtes récemment aménagée avec l'aide de Mark qui commence à devenir plus qu'un ami... Ellie vient pour rencontrer Tom qu'elle a connu sur Internet. Quant à Maggie et Roy, ils espèrent donner un second souffle à leur mariage. La magie de ce lieu paradisiaque agira-t-il sur eux ? Une bouffée d'air frais souffle sur ce roman !

Une trilogie très sympatique. Une lecture légère qui m'a fait passer un agréable moment.
Je l'ai choisi au hasard car j'avais besoin d'un titre contenant le mot "Retour".
En découvrant le Tome 1, j'ai eu envie d'en savoir plus sur l'évolution de l'histoire et du personnage de Jo Marie, qui malgré la profonde tristesse d'avoir perdu son mari très peu de temps après son mariage, reprend petit à petit goût à la vie.
J'ai donc enchaîné avec le Tome 0 qui relate la rencontre de Jo Marie et Paul son époux et ensuite sur les tomes 2 et 3.
Par contre, j'ai été un peu frustrée à la fin du dernier tome. Au départ, je ne savais que c'était une trilogie et j'ai cherché partout le tome 4. Arghhh... Au cours de ce dernier tome, Jo Marie prend d'autres réservations et son histoire avec Mark laisse supposer qu'un opus supplémentaire allait arrivé.

vendredi 22 février 2019

Neige de Mai (Paul Renier)



Un soir, Adrien rencontre Estelle, qui disparaît peu après. Il n’aura alors de cesse de la chercher, d’apprendre à l’aimer et de la retrouver. Comment dire la parole empêchée ? La stupeur devant le bonheur éblouissant ou l’effondrement ? Cette histoire raconte la fulgurance amoureuse, le bonheur des corps, la lutte avec l’autre, avec soi, dans l’amour et la maladie, les atermoiements, les doutes et les victoires, même infimes.



Né au Havre en 1979, Paul Renier enseigne le français et le théâtre en région parisienne.
Passionné de littérature et de théâtre, il écrit en 2012 une pièce Après la fin, publiée chez l’Harmattan.
Sa seconde pièce, Le bruit de la disparition, a été sélectionnée par le collectif À mots découverts.
Neige de mai, publié aux Éditions Sur Le Fil en janvier 2019, est son premier roman.



Neige de Mai, très joli titre pour un livre tout en poésie sur l'amour.

Tout d'abord la rencontre, le cheminement, le bonheur puis la maladie, le soutien et la remontée vers la lumière.

Un livre tout en délicatesse, dans un langage soutenu à la fois cru et tendre, L'auteur distille les sentiments, l'amour, les reproches, les doutes et à nouveau l'amour .

Deux êtres qui ne font qu'un mais qui demandent à être deux pour échapper à la fusion qui les détruirait tous les deux.

Très belle réflexion sur le cheminement de l'amour et du quotidien sous la forme d'une sorte de lettre écrite par le narrateur à sa bien-aimée, sa femme lumière.

Une très belle découverte de Paul Renier qui m'a gentiment proposé de lire son premier roman, et je l'en remercie. J'ai adoré. 






Ce qui m'a frappée dès les premières pages est l'usage des pronoms personnels "ELLE" qui se transforme en "TU" et qui donne encore plus de force au texte. (Cela me rappelle "Lambeaux" de Charles Juliet)

Une histoire d'amour qui commence dans le flou, l'inconnu et petit à petit on s'approprie la personnalité du "JE" et du "TU". Un rythme qui nous emmène là où l'on n'imaginait pas échouer. Des métaphores qui nous font vibrer, qui font naître en nous la colère et la tristesse, le désarrois et l'espoir...
On partage les états d'âmes de chacun, on vit avec eux et on sombre dans le néant quand tout à coup, une lueur vient éclairer nos pas, leurs pas et on ressuscite avec eux. 

Mille mercis à Paul RENIER de nous avoir fait découvrir ce roman qui a été un coup de cœur pour moi. 
Je n'ai qu'une envie, celle de partager ce texte avec mes amis et d'attirer leur attention sur les mots que vous avez choisis, celle de leur dire de caler leur respiration aux phrases que vous déployez dans ce récit. 

Encore merci pour votre générosité. 

Longue plume à Vous.



mercredi 20 février 2019

Sa majesté des fèves (Eve Borelli)

Lucien, dernier fabricant de fèves de France, désespère : l’âge d’or des féviers est révolu, il vient de mettre la clef sous la porte et pour couronner le tout, sa petite amie plie bagage.
Heureusement, sa sœur Cristalline ne l’entend pas de cette oreille. Pour une lanceuse de disque de son niveau, la défaite n’est pas une option. Elle met donc au point un plan follement insensé pour sauver son frère : destination Londres pour rencontrer la reine Élisabeth, grande adepte de galettes des rois et devenir son févier officiel !
Commence alors un périple rocambolesque en compagnie de Roméo, le fils de Cristalline, qui traîne un vague à l’âme inexplicable, mais aussi de son infâme caniche Micheline Ostermeyer, sans compter la rencontre d’un ex-détenu au cœur d’artichaut et d’une danseuse boiteuse à la beauté renversante. Drôle d’équipe, aussi tendre que dépareillée ! Mais ces êtres cabossés par la vie ont une revanche à prendre…

Mais quel régal de lecture ! Une histoire loufoque, pleine de peps et de vie.

Des personnages atypiques, amusants, cabossés par la vie, émouvants. Des rencontres improbables pour un récit rocambolesque. Je me suis amusée à découvrir ce roman que j'ai dévoré d'une traite.

Coup de coeur ! 

Merci aux Editions Mazarine et à Netgalley.fr pour cette lecture pétillante qui fait du bien.