jeudi 19 avril 2018

Mamie Poule raconte #2 (Christine Beigel, Hervé Le Goff)



Mamie Poule est née quand les poules avaient encore des dents. Petite déjà, elle passe son temps à picorer des histoires dans le poulailler. Plus grande, gourmande et curieuse, elle s’en va découvrir le monde. Elle en revient riche d’aventures, de rencontres et d’amitiés. Aujourd’hui, Mamie Poule raconte ses histoires à ses poussins en y mettant du piment, un peu, beaucoup, passionnément.






Cette collection est un vrai plaisir de lecture. 

De l'humour, de la dérision, un brin irrévérencieux. 

Fabuleux à raconter à haute voix car ils prennent encore plus d'ampleur. 

Conquise par cette série.

J'ai eu un énorme plaisir à découvrir :
Le paresseux qui rêvait d'être une star
Le lion qui disait toujours non
Le zèbre qui ne voulait pas aller à l'école
Le crocodile qui avait peur de l'eau
Le mouton qui n'arrivait pas à s'endormir

Une chouette collection qui compte déjà une vingtaine de titres. Vous pourrez les découvrir ici : Mamie Poule raconte.

Idéal pour les petits dès 3 ans.


lundi 16 avril 2018

Au petit bonheur la chance (Aurélie Valognes)


Jean 6 ans , se retrouve confié à sa grand-mère, lors de la séparation de ses parents, en 1968. Sa mère part à Paris pour trouver un emploi et reviendra le chercher. Il se retrouve chez mémé Lucette, et une formidable histoire d'amour va se dérouler entre ces deux êtres qui vont apprendre à se connaître, à cohabiter et à s'aimer.



Triste et joyeux à souhait.

J'ai adoré cette lecture.

Pauvre Jean que sa mère abandonne mais qui tant bien que mal se crée une vie, dans cette absence, avec toujours l'espoir que sa maman revienne. 

Jean a une vie avec sa grand-mère (adorable), ses nouveaux amis. 

Pudeur des sentiments d'un côté, fougue de la jeunesse de l'autre.

Ce roman est punchy et fait du bien. Triste aussi mais tout en ayant de l'optimisme et de l'amour qui déborde.

Coup de coeur !



dimanche 15 avril 2018

Les pages de notre amour (Nicholas Sparks)

" Je suis un homme ordinaire, et j'ai mené une vie ordinaire. Aucun monument ne sera élevé à ma mémoire, et mon nom sera vite oublié. Mais j'ai aimé de tout mon cœur, de toute mon âme. ". Telles sont les paroles de Noah. Allie et lui se sont connus alors qu'ils n'avaient encore que quatorze ans et depuis l'amour n'a jamais cessé de les unir. Aujourd'hui, cinquante ans plus tard, Noah veille sur Allie atteinte de la maladie d'Alzheimer. Lorsqu'elle a ressenti les premiers symptômes, elle lui a demandé de lui faire la lecture de leur propre histoire. Alors, pendant des heures, il reste auprès d'elle et lui raconte inlassablement leur bonheur. L'évocation au jour le jour de leur amour parviendra-t-il à freiner l'inexorable progression du mal qui ronge Allie ?


Un livre touchant qui serre le coeur. On y parle d'amour, d'oubli, de la maladie d'Alzheimer. 

Noah et Allie ont vécu une magnifique vie, mais celle-ci ne s'en souvient plus, ne le reconnaît plus. 

Selon son souhait, chaque jour Noah revient vers Allie pour lui parler de leur vie, de leur amour. Avec toujours l'espoir que ce jour-ci soit celui du souvenir. 

Une histoire d'amour avec un grand A. Une très belle lecture. 

Ce livre a été adapté au cinéma avec Ryan Gosling (quel canon !) et Rachel McAdams dans les rôles principaux. Pour une fois, une bonne adaptation de roman. 





mercredi 11 avril 2018

Une fille en danger (Cara Vitto)



À Paris, dans une rue déserte du 18e arrondissement, le corps d’un homme sauvagement assassiné est retrouvé abandonné en haut d’un arbre.
Toutes les traces laissées sur place accablent Aléna, une photographe apparemment sans histoire. Mais pourquoi la jeune femme aurait-elle commis ce crime insolite ? Et surtout, comment ?
Gérard Coutard, détective au passé trouble est chargé de la surveiller. Il est connu dans la profession pour sa capacité à dénouer les affaires réputées hors-normes. Certains disent même que ses fréquents séjours en Afrique l’auraient doté de dons particuliers…
Gérard découvrira rapidement que la jeune femme cache des capacités physiques étranges : elle marche anormalement vite, elle possède une force surhumaine, elle perçoit la présence de son collaborateur pourtant spécialiste en filature, elle dort très peu et surtout, elle semble souffrir d’une santé mentale altérée.
Mais malgré tous ces éléments, Gérard restera convaincu de l’innocence de la photographe. Il percevra même qu’un danger plane sur elle et il se mettra en tête de la protéger, coûte que coûte, quitte à dévier de la mission de surveillance qui lui a été confiée, quitte à mettre ses proches en danger…

Cara Vitto écrit des thrillers avec une pointe de fantastique. Après l’élément 119 et Le sorcier blanc, elle propose à ses lecteurs Une fille en danger, un roman au rythme haletant !

220 pages

Paris de nos jours, deux hommes, deux truands sont découverts morts d'une manière étrange. Tout laisse présager qu'une bête furieuse les aurait attaqués.

La Direction générale de la sécurité intérieure mandate Gérard Coutard ancien des Forces spéciales, reconverti en détective privé pour surveiller une jeune fille, Alena Tanaka, alias Claire Rougegorge, photographe reconnue de l'Agence Beauregard Photos, soupçonnée du crime car des indices l'incriminent.

Gérard, connu sous le surnom du Sorcier Blanc, est porté vers les sciences occultes. Son mentor, le vieux sorcier africain Dieudonné veut qu'il achève sa formation rituelle pour devenir un guérisseur accompli. Ses dons lui permettent de ressentir et d'entendre les ondes bienveillantes ou malveillantes, et il est là surtout pour sauver, réparer et guérir ceux qui en ont besoin, cela fait partie de son moi le plus profond.
Il sent qu'Alena a besoin d'être protégée, et c'est ce qu'il va s'évertuer de faire, malgré toutes les découvertes les plus surprenantes qu'il va faire au sujet de la jeune fille.

Le livre est aussi l'occasion de voyager au Brésil, dans la forêt amazonienne en pleine déforestation, ce qui met en péril la vie des indiens vivant sur place. Gérard se sentira doublement concerné car en Afrique, le village de son vieil ami Dieudonné est dans la même situation.

On assiste donc à une sorte de course-poursuite entre Gérard et Alena, la DGSI ainsi qu'un laboratoire fort louche qui veut à tout prix mettre Alena sous sa coupe.

Le rythme est enlevé, dynamique et fort bien écrit. On suit les mésaventures de Gérard avec intérêt, ses traits d'humour avec son ami et collaborateur Léopold sont un petit plus qui donne de la légèreté à leur relation.
Celles d'Alena, plus perturbée, qui l'amènent à des moments de panique qui nous font douter de sa personnalité.

On y découvre aussi les malversations politico-économiques des déforestations à travers le monde. La nature souffre de plus en plus et ces pratiques mettent en péril l'éco-système ainsi que la vie des autochtones fragilisés par notre monde moderne.

Au final, un livre qui se lit bien, le style est fluide et agréable. Les chapitres courts s'alternent entre Gérard et Alena et donne une dynamique à l'histoire, les deux parties avançant parallèlement l'une à l'autre avant de se rencontrer.

Merci à Cara Vitto, pour m'avoir permis de lire son troisième livre. J'y ai pris grand plaisir et intérêt. Il ne me reste plus qu'à lire le précédent « Le sorcier blanc » qui me permettra ainsi de mieux connaître la personnalité de Gérard Coutard.


C'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé Gérard Coutard, dit "le sorcier blanc", détective au passé trouble et héros des romans de Cara Vitto.
Dans ce nouvel opus, il est chargé par la DGSI de surveiller Alena (Claire Rougegorge de son nom d'artiste), jeune femme photographe, suspectée d'être l'auteure d'un crime odieux et hors du commun dans le 18ème arrondissement de Paris.

Gérard Coutard, ancien des Forces Spéciales est réputé pour réussir à résoudre des affaires difficiles.

Cette fois encore, l'auteure nous fait voyager. Entre Paris, l'Afrique et l'Amazonie, nous allons suivre Coutard dans son enquête. 

L'histoire est originale, le scénario mélange le polar, le fantastique, la sorcellerie tout en abordant des thèmes tels que la déforestation et ses conséquences comme le déplacement et la dispartition des dernières tribus sauvages et de leurs habitats. Les enjeux politico-économiques qui ne reculent devant aucun agissement pour arriver à leur fin. Mais l'auteure aborde également des thèmes comme la recherche, et mets bien le point sur les dérives qui peuvent être faites sans cadre éthique.

Les personnages sont vraiment intéressants et attachants. Outre Gérard Coutard dont j'aime beaucoup la personnalité, on découvre aussi son adjoint, Léopold mais j'ai également beaucçoup aimé le personnage d'Alena, femme forte et fragile qu'on a envie de prendre sous son aile, de protéger, de rassurer et qui, en même temps nous fait un peu flipper.

L'écriture est fluide. Le rythme de l'histoire est soutenu. J'ai trouvé ce 3ème roman particulièrement addictif, j'ai eu du mal à interrompre ma lecture.
Cara Vitto signe là un roman d'une qualité encore supérieure au précédent que j'avais déjà fort apprécié. J'y mettrai une note de 5/5, ce qui signifie un coup de coeur pour moi.

Si vous aimez le polar mêlé de fantastique et d'une pointe de sorcellerie,
Si vous ne connaissez pas encore cette auteure,
C'est le moment de la découvrir!!!

Merci à toi, Cara Vitto, de m'avoir fait confiance mais surtout de m'avoir permis de découvrir ton nouveau roman. Continue à écrire et à nous faire passer d'excellents moments.




vendredi 6 avril 2018

A pas de loup (Mylène Ormerod)





Guerrier est une bête, un monstre de muscles et de puissance. Il est le danger. Un seul regard de sa part et vous frémissez. Le mystère de cette créature attire et passionne. Quelle est-elle ? Un chien ? Un loup ? Ou bien plus...

86 pages



Cet après-midi je suis partie à la découverte d'une courte nouvelle de Mylene Ormerod, et j'en suis ravie.
Je découvre une écriture pleine de sensibilité et de justesse.
Les personnages humains, non humains, loup, chien ?
Qui est l'homme qui est la bête ?

On pourrait se croire dans un conte fantastique mais c'est aussi une belle ode à l'humanité qui régit aussi bien les hommes que les bêtes.

Je me suis souvenue d'une très belle histoire de Jack London, qui mettait de même aux prises l'homme et le chien-Loup dans la violence et la reconnaissance.

La première partie de la nouvelle, nous met donc en présence d'une belle bête martyrisée par son maître et je dois dire qu'il n'y a pas pire pour me mettre en colère. Le plaisir de l'homme a maltraiter plus faible que lui, la perversité qu'il y met est franchement odieuse. Guerrier donc n'en peut plus de ces maltraitances et de cette violence gratuite.

Lors de la deuxième partie un autre homme entre en scène, et là la véritable nature de Guerrier ne demande qu'à se réveiller grâce à la patience, l'affection dont est capable cet homme mystérieux.

J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, c'est presque un coup de cœur, car cela a touché ma sensibilité d'amies des bêtes et aussi du genre littéraire proposé.
De plus l'auteur, en si peu de pages, a su rassembler toutes les notions de mal, de bien, de sentiments, d'évolution des protagonistes et pour couronner le tout un brin de romance qui n'est pas pour me déplaire.

Merci à Mylene Ormerod pour ce beau partage.

jeudi 5 avril 2018

Lost Ages, 1 Le chevalier Béantreux (Sylvain Desvaux)




Il s’appelle Redo Lagagne, seigneur du Béantreux.
C’est un chevalier impérial, l’homme lige de l’impératrice de Magnolie.
On le dit fier, intelligent et bagarreur.
Sa quête ne fait que commencer...


16 pages



Avec ce premier épisode d'une série de huit, Sylvain Desvaux aux Éditions Nutty Sheep, nous présente son héros le chevalier Béantreux. Fier chevalier, la main armée de l'impératrice de Magnolie. Pas besoin d'être harnaché comme un preux chevalier avec sa cuirasse ; son maintien et surtout son tatouage le font reconnaître de tous ses pairs. 


Il fait montre déjà dans ce premier épisode de ses qualités de chef en remettant dans le juste chemin, une jeune recrue qui n'a pas assumé avec sérieux sa fonction de garde aux portes du château. 
Par l'exemple il lui démontre que cette faute pourrait en temps de guerre avoir de graves conséquences. 

Le début de cette saison, met bien en place le caractère, le charisme et le poids qu'impose le chevalier Béantreux, certains personnages se mettent en place et on attend qu'une chose : la suite. 

L'écriture, le style de l'auteur sont fort agréable et bien tournés. Son langage est soutenu et on se sent dans un monde de fantasy médiévale comme il s'entend dans le genre. 

A voir donc sur la suite des autres épisodes.



mercredi 4 avril 2018

La cuisinière d'Himmler (Franz-Olivier Giesbert)

Ceci est l’épopée drolatique d’une cuisinière qui n’a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XXe siècle qu’elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l’avant. Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d’une centenaire scandaleuse qui a un credo : «Si l’Enfer, c’est l’Histoire, le Paradis, c’est la vie.»


Un roman qui m'avait titillé à sa parution. N'étant pas fan de romans historiques, son résumé m'avait néanmoins interpelé. 

Dans ma fidèle Lisette depuis un certain temps, ce livre est revenu à la surface de la mer de lectures qui m'intéressent à la faveur d'une lecture commune avec la copinautes de L'âme du livre. Le hasard fait bien les choses ! 

J'ai commencé par ricaner dans les premières pages. Un humour très présent, malgré un sujet qu'on présume assez pesant.

Au fil de ma lecture, je me suis prise au jeu des souvenirs de Rose. 

Un ton, un style prenant. 

Un roman écrit à la première personne du singulier qui amène quelque chose en plus.

Rose nous conte sa vie. De son enfance en Arménie (rescapée du massacre de sa famille), utilisée comme objet sexuel, à son exil à Paris et sa vie à Marseille. Emaillé de faits d'actualités et historiques, son existence est jalonnée de rencontres, d'expériences. Elle va vivre tous les grands bouleversements du siècle et sa rage de vivre va la pousser en avant. Amoureuse de la vie, amoureuse tout court, épicurienne, sensuelle et cuisinière hors pair, elle ouvre des restaurants à Paris, Marseille, en Chine. De par son talent, elle va se faire remarquer par Himmler. 

Un roman goûteux, dramatique, touchant; un voyage à travers l'Histoire. 


Avec « La cuisinière d'Himmler », Franz-Olivier Giesbert nous transporte à travers toute l'Europe dans une histoire rocambolesque.

Et c'est Rose, une centenaire truculente qui va nous accompagner à travers le périple de sa vie.

Toute jeune arménienne, Rose vivra le génocide de son peuple, de toute sa famille quasiment sous ses yeux. Unique survivante, elle ne devra sa survie qu'à sa beauté, et à la lubricité des hommes qui en feront une esclave sexuelle bien qu'enfant.

Elle réussira à s'enfuir et avec courage elle traversera tout ce siècle avec des aventures mirobolantes mais néanmoins tragiques. 

Elle trouvera l'amour, qui lui sera enlevé. A chaque coup au cœur, elle se vengera car pour elle, il n'y a que la loi du talion qui compte. Tu prends, je prends.

Une histoire qui tient en haleine, malgré certains passages un peu brouillon, mais néanmoins on se régale à la cuisine de Rose. D'haleine il en est question aussi, car Rose ne supporte pas les haleines fétides qui pour elle sont le trouble d'une alimentation déséquilibrée et mauvaise. Alors Rose concocte de fabuleuses recettes, qu'elle a acquises au fil de sa vie.

En somme une écriture très vive et documentée. Un peu, beaucoup déjantée mais qui nous tient dans la ligne très compliquée de la vie de Rose. Tout est prétexte à nous parler de cuisine, mais surtout on voyage à travers tous les grands bouleversement du Xxème siècle, et on y côtoient les pires criminels qui soient, à savoir Staline, Hitler, Himmler, Mao et d'autres bien moins connus mais tout aussi virulent.

Le pragmatisme de Rose, nous donne vraiment une belle leçon de courage.

J'ai passé un bon moment en sa compagnie à la fois triste et gouailleur et je ne peux que vous le conseiller.

4.5/5



lundi 2 avril 2018

Chicago requiem (Carine Foulon)





Chicago, années folles…
Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient.
William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition.
La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone.
Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.




Années 20....
Comme à travers tout le pays cette décennie est le théâtre d'une grande révolution socioculturelle et économique à Chicago.

On assiste au développement de la Mona Nostra avec Johnny Torrio et son association avec Al Capone. La pègre prenant de plus en plus de place grâce à la prohibition et la prostitution.

Les femmes entament leur émancipation avec l'évolution vestimentaire, le raccourcissement des jupes, des cheveux provoquant la vindicte chez les biens pensant.

La famille Henderson, n'échappe pas à ce phénomène.

William se marie avec une actrice, déshonneur pour lui dans sa famille qui est une des plus anciennes de la ville. Surtout que la bonne société est encore imbue de ses privilèges et honneurs, bien que la corruption règne chez elle.
La famille Henderson est donc riche, très riche et c'est William qui prend la relève de son père dans la gestion du patrimoine.

Carine Foulon dans la première moitié du livre met en place ses personnages principaux et annexes, avec force détails de caractères et descriptions des héros. J'ai apprécié cette mise en avant de cette famille nombreuse, l'arbre généalogique au début du livre est fort utile.
William et sa femme Suzan vont défier Meredith (la sœur de William), véritable harpie de la nouvelle société de la pègre, associée avec Al Capone.
Et on assiste vers le milieu du livre, à un revirement dans la narration dans le sens où l'on passe plus vers le thriller par rapport au côté chronique familiale du début. Ce sont magouilles, meurtres, prostitution et choses horribles commises par Meredith qui endosse vraiment le costume de la pire maquerelle qui soit.
Nous voici donc entraînés dans une partie de poker entre les deux parties.

J'ai vraiment passé un excellent moment en compagnie de tout ce petit monde. Une fois la partie commencée, le suspens nous amène avec entrain dans l'histoire et on a qu'une hâte c'est de savoir comment tout cela va se terminer.

L'écriture de l'auteure est très fluide et rythmée, elle a un style descriptif très visuel, et je m'imaginais bien dans ces belles demeures de Chicago au milieu des Henderson, avec leurs affections et leurs griefs les uns vis à vis des autres. Comme on dit, on choisit ses amis mais pas sa famille. Belle adage, il s'en faut pour cet agréable roman.

Citations :

Nous n'avons jamais été amis, William, lui rétorqua Richard, en jouant avec ses boutons de manchettes. Nous faisons partie de la même famille. Autant entretenir de bonnes relations. Mais tu sais comme moi que nous somme comme chien et chat depuis l'enfance… Ce ne sera jamais que de l'entente entre nous.
...
- Vous voyez Chicago comme un théâtre ? Je vois cette ville comme un bouge infâme où on peut se recevoir une balle à tout moment. J'emploie des détectives, des hommes de main, des gardes du corps parfois, mais cette ville me fait peur.


vendredi 30 mars 2018

Nous avant tout le reste (Victoria Redel)



Sur cette photo, ce sont elles avant tout le reste. Elles ? Cinq amies d’enfance réunies pour quelques jours dans la maison d’Anna en plein Massachusetts. Tout le reste ? C’est ce qu’elles ont traversé, chacune, parfois ensemble, des quatre cents coups de l’adolescence jusqu’aux femmes qu’elles sont devenues, c’est-à-dire la vie et son cortège de mariages, séparations, enfants, drames et joies. Aujourd’hui le temps a passé et Anna, la forte tête du groupe, est malade. Mais pour l’heure, il y a encore cette amitié qui a survécu à tout et qui est, elle, plus vivante que jamais.
Avec ce roman dont la forme éclatée en fragments fait écho au « puzzle de la mémoire » que nous portons en chacun de nous, Victoria Redel signe une très belle ode à l’amitié à travers cinq portraits de femmes plus vraies que nature et réveille les questionnements qui nous traversent à toutes les étapes de la vie.


« Nous avant tout le reste », c'est l'histoire de cinq amies d'enfance : 

- Anna, le pilier, l'extravertie
- Helen, l'artiste peintre à la jeunesse psychadélique.
- Molly, la psy, très organisée
- Ming, l'avocate au passé régit par les coutumes de ses parents.
- Caroline, l'amie un peu jalouse de l'entente des autres.

Elles ont fait les quatre cent coups toutes jeunes, ne se sont jamais vraiment quittées, leur vie de famille, de mères ne les ont jamais vraiment séparés. Tout était prétexte à se retrouver.
Anna a toujours été la solaire, celle sur qui tout le monde se reposait plus ou moins. Oui mais voilà, Anna est gravement malade. Cette maladie, elle l'a vaincue plusieurs fois, mais là, elle ne veut plus se battre.
Ses amies voudraient bien qu'elle ne lâche pas, qu'elle entreprenne encore un nouveau traitement mais elle n'en peut plus.
Nous assistons donc, à des tranches de vies liées à leur amitié, les choses importantes ou insignifiantes mais qui ont comptées pour elles.

C'est effectivement un livre puzzle, ce sont des morceaux de vie racontés mais quand même organisés dans le sens où chaque personnage est mis à nu. Où nous sont racontés leurs secrets, leurs désirs et leurs espoirs et cela chacune à leur tour.

J'ai beaucoup aimé le style, l'écriture, légère malgré le sujet poignant.
Car finalement c'est l'acceptation et l'accompagnement d'une personne vers sa fin de vie qui nous est raconté, ses pensées éparpillées et si proches de ceux qu'elle aime. Moments intenses et émouvant sans tomber dans le patho.
Et c'est fait tout en délicatesse. Très beau roman.

Merci encore à Babelio et aux Éditions Flammarion pour ce très beau livre, lors de la dernière masse critique.



jeudi 29 mars 2018

Un petit mot magique (Steve Antony)


Humour et politesse au rendez-vous !
M. Panda est très poli. À chaque fois qu’il rencontre quelqu'un sur son chemin, il propose gentiment : « Veux-tu un donut ? ». Mais à chaque réponse, il manque le mot magique…
Et pas de mot magique, pas de donut.



Un album très amusant pour apprendre la politesse et le petit mot magique "s'il te plaît" aux enfants. 

Des scènes qui se répètent : M. Panda propose des donuts à chaque nouvelle personne qu'il rencontre; mais ce sont tous des gloutons peu polis, donc il passe son chemin. 

J'ai beaucoup aimé les illustrations de cet album. La bouille des gourmands éconduits vaut son pesant de donuts. 

Une leçon de politesse dispensée avec beaucoup d'humour.