mercredi 15 juillet 2020

La fille sous cellophane (Leymarie Marie)



Depuis que sa mère a mis fin à ses jours, Elissa, quinze ans, a perdu le sens de sa vie, de son corps. Elle est en guerre. Contre son père, contre Iris qui a bien trop vite remplacé sa mère. Contre l'amour auquel elle ne croit plus. Comme enveloppée d'une couche de cellophane, à la maison, au lycée, elle s'isole du monde devenu flou. Heureusement, il y a Manon. Manon et ses cheveux verts, sa tendresse discrète...

                                                        

Elissa a 15 ans, elle est fragile, rebelle, perdue...
Sa mère, fragile et dépressive, a mis fin à ses jours. Elle vit avec sa mère et sa compagne, Iris, une américaine.
Elissa n'accepte cette femme dans leur vie. elle est odieuse avec elle, elle repousse toute tentative de rapprochement. Elle considère qu'elle prend la place de sa mère, et pour elle, c'est inacceptable.
Elle voit et vis sa vie de façon flou, comme à travers un papier cellophane.
Sa fenêtre, c'est Manon, sa seule amie qui lui procure tendresse et affection.
Ce livre est court, mais fort, intense.
L'auteure aborde le thème du deuil, celui d'une mère, et ce, par suicide.
Comment une adolescente peut elle réussir à se construire après un tel drame, une telle épreuve.
Une telle situation ne devrait pas être faire place à des non-dits mais plutôt à une grande communication et surtout à la vérité.
Les enfants, adolescents sont des êtres fragiles avec une imaginations sans bornes.
A travers ce roman, l'auteure m'a fait ressentir des émotions très fortes, beaucoup d'empathie envers Elissa, de la compassion envers Iris et de la colère envers le père d'Elissa.
Une belle dcouverte...

mardi 14 juillet 2020

La trilogie de l'Empire - T3 - Maîtresse de l'Empire (Raymond Feist et Janny Wurts)



Dame Mara des Acoma, pair de l'Empire, est victime d'une nouvelle et cruelle tentative d'assassinat. Elle en est sûre : c'est son vieux rival, Jiro des Anasati, qui se cache derrière ce crime. Mais les plans de vengeance de la jeune femme se trouvent vite contrecarrés par l'Assemblée des magiciens, qui détient le véritable pouvoir.



Et voilà, je viens de terminer en compagnie de Fifrildi notre lecture commune avec les aventures de Mara, Dame des Acoma et de ses fidèles compagnons.

Superbe aventure en compagnie de tout ce petit monde, qui nous mène de la toute jeunesse de Mara, novice au temple de Lashima aux marches des plus hautes fonctions.
Les personnages sont attachants, nombreux, au début on s’y perd un peu et puis au fil des tomes ils nous accompagnent au fil de la vie de Mara. Ils nous deviennent familiers.

Un petit bout de femme que toute sa maisonnée adore et respecte. La haine aussi est là mais même ses ennemis la respectent. Respect pour ses qualités tsurani mais aussi sa valeur à vouloir changer un pouvoir et des traditions vieilles de millénaires. Fermeté et empathie font qu’elle sait fédérer des caractères différents autour d’elle et leur donner toute son attention.

L’affrontement des grandes maisons  est de rigueur au nom de l’honneur, le meurtre, l’emploi des Tongs (assassins professionnels et mercenaires), le jeu du conseil y est omniprésent. Tout le monde y joue avec plus ou moins de chance. Tout le monde n’est pas aussi doué que Mara pour mener le jeu. Et c’est par la manipulation, l’espionnage mais surtout le dévouement de son entourage mais aussi sa finesse d’analyse qu’elle pourra mener ce qu’elle désire au plus profond de tout. Rétablir le mot honneur au vrai sens du terme et non pas au sens du crime.

Dans ce tome les cho-ja, insectoïdes mystérieux sont à l’honneur, ils ont beaucoup à apprendre à Mara dans ce monde où la magie est présente avec les Tout-puissants (sortes de mages qui sont au dessus des lois dans le monde Tsurani, tout le monde les craint et les respecte). Mais comme dans toute confrérie, il y a du bien et du mal, des hommes bons et des hommes imbus d’eux même.

L’amour aussi est là, tout d’abord avec le barbare Midkémian Kevin, qui lui fait le plus cadeau qu’il soit : un enfant. Mais aussi le guerrier et seigneur Hokanu, son mari et son âme sœur qui lui apporte soutien, douceur et amour...

Tout les ingrédients sont donc là pour nous faire vivre de très chouettes aventures et des moments plein d’émotions. Un vrai coup de cœur que cette trilogie, mais normal j’avais aussi beaucoup aimé La guerre de la faille, la première trilogie de Feist. Je la relirais bien, il y a vraiment longtemps que je l’ai lue...

C’est beau mais c’est faux (Patrice Louis)



Gadget est anglais d'origine. L'Ange bleu, c'est Marlène Dietrich. Le lis est la fleur emblème des rois de France. Eh bien, c'est beau... mais c'est faux ! C'est par confort que l'on répète ces vérités d'évidence qui n'ont aucune ou guère de réalité. Polies par les ans, ces affirmations ont le tort, certes léger mais bien réel, de n'être pas vraies. Seulement elles sont tellement vraisemblables que le doute a cessé de s'exercer. Une erreur mille fois répétée devient légende. Et pourtant il était si simple de corriger la faute. L'exercice est presque facile. C'est l’objet de ces pages.

189 pages


Petit recueil très instructif sur les mots et expressions françaises, à prendre et à piocher sans modération au fil de l’inspiration.

Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, on s’y balade au fil des envies. Bizarreries, contre sens, impropriétés des mots, idées reçues qui jalonnent notre belle langue française. Humour parfois un peu trop érudit. Ma foi ça peut servir si on veut faire sensation lorsque l’on se trouve en bonne compagnie. A chacun d’y trouver son bonheur.

Personnellement je l’ai lu par petites touches, je pense que j’ai ainsi un peu mieux apprécié ce florilège d’anecdotes parfois cocasses et drôles. Et vive l’été de la Saint Martin !!!

Merci pour cette masse critique à l’équipe Babelio et aux éditions Arléa.







samedi 11 juillet 2020

Hunger Games, 0 La ballade du serpent et de l'oiseau chanteur (Suzanne Collins)



C'est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L'avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d'astuce et d'inventivité pour faire gagner sa candidate. Mais le sort s'acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l'échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l'arène, ce sera un combat à mort.


Une préquelle passionnante à la fameuse saga Hunger Games. 

On y fait la connaissance du jeune Snow qui sera ce président détestable plus tard. On apprend son parcours, sa vie de jeune homme. Le commencement des jeux tels qu'on a pu les découvrir dans la saga très renommée.

Un vrai plaisir de me replonger dans le monde de Panem et de découvrir les prémices de la Moisson.

Conquise par cet opus qui m'a donné envoie de relire le premier tome de la saga (mon préféré). Edit : chose faite ! ^_^

L'auteure a su me captiver et me plonger dans cette ambiance que j'avais beaucoup aimée et me faire découvrir un personnage détestable sous un autre jour. Moi qui ai toujours eu un faible pour les méchants, ceci n'a pas aidé me faire changer d'opinion.

Riche en découvertes et explication sur Panem, les jeux, je conseille ce roman à tous les fans de la saga Hunger Games... et les autres.


vendredi 10 juillet 2020

Dis, c'est quoi le bonheur ? (Emma Robert, Romain Lubière)


Un petit lapin s'interroge sur le bonheur. Il demande à plusieurs créatures ce que cette émotion signifie pour elles et chacune a une réponse différente. Pour la fleur, c'est sentir les rayons du soleil réchauffer ses pétales, pour le chêne, c'est se savoir majestueux, pour l'ourse, c'est se gratter le dos contre un arbre. Un album destiné à montrer que le bonheur peut prendre beaucoup de formes.


Après une lecture un peu difficile, cet album était juste parfait pour une belle transition.

Un lapin s'interroge sur le bonheur ? Qu'est-il en fait ? Dans sa forêt à chaque animal qu'il rencontre, il pose la question. Chacun lui donnera une réponse différente.

Beaucoup cherchent le bonheur sans jamais le trouver. Mais qu'est-ce que le bonheur ? Une grande question philosophique. La réponse est en chacun. 

J'ai adoré le message que renvoie cet album car il correspond à 100% à ma pensée qu'il en faut peu pour être heureux (comme le chantait Baloo dans la Livre de la jungle version Disney).
Le bonheur prend toutes sortes de formes et pour chacun d'entre nous. Petites choses ou grandes choses, il est là quotidiennement, il faut juste savoir le reconnaître et en profiter. 

Des illustrations toutes douces et colorées pour accompagner ce magnifique message. 

Merci à Balivernes Editions pour cette pépite ! 




 


jeudi 9 juillet 2020

Le consentement (Vanessa Springora)



Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.
« Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.

Paru lors de la rentrée littéraire de l'hiver 2020, ce livre a fait couler beaucoup d'encre lors de la mouvance #balancetonporc #metoo. Les femmes osent enfin exprimer les abus subis. 

Vanessa Springora nous raconte son histoire, sa relation avec l'auteur Matzneff.
Sans pathos, sans vouloir nous tirer des larmes. C'est cash mais pudique, lucide. 
L'histoire d'une très jeune fille sur qui on met la coupe, et qui à un très jeune âge se voit imposer des relations sexuelles et les accepter car son entourage n'a pas été là pour la protéger. 

Même si on remet tout cette histoire dans le contexte des années 80, cela reste révoltant. 

J'ai été choquée par toute l'intelligentsia de cette époque qui encensait la pédophilie, trouvait ça normal; et aberrant que les adultes soient punis pour leurs actes. Parmi ceux-ci, on trouve de grands noms de la littérature et même et une auteure célèbre pour ses guides d'éducation des enfants. Choquée par la mère de cette jeune fille qui n'a pas su la protéger. 

J'espère que ce livre aura été bénéfique à l'auteure dans sa reconstruction et dans cette acceptation. Et qu'il serve d'exemple. 

Une lecture brutale mais un beau témoignage. Un vrai coup de poing.




mardi 7 juillet 2020

Deux fleurs en hiver (Delphine Pessin)


C’est l’histoire de deux « fleurs » :
L'une, Capucine, a décidé d'effectuer son stage dans un Ehpad. Elle change de couleur de perruque en fonction de son humeur et au fil des découvertes du métier d'aide-soignante.
Violette, quant à elle, est une nouvelle résidente, carrément amère de laisser derrière elle sa maison et son chat adoré pour finir sa vie dans ce « mouroir ».
Chacune a une blessure, chacune a un secret. La rencontre entre ces deux fleurs abîmées par la vie pourrait bien bousculer leurs cœurs en hibernation…

Une histoire d'amitié intergénérationnelle entre une jeune fille en stage dans un EMS et une vieille dame, "forcée" d'intégrer cette structure.

Un roman qui parle de quête de soi, d'intégration, de vieillesse, de secrets familiaux et d'amour.

Drôle et touchante, une histoire qui fait mouche et peut "parler" à tous, tout en tendresse. 

Destiné à un lectorat "jeunesse" (dès 14 ans) et malgré une écriture simple, ce roman va vous emporter (adultes et jeunes lecteurs) dès les premières lignes.

Coup de coeur pour cette tranche de vie en EMS et cette belle rencontre.

lundi 6 juillet 2020

Le premier homme (Albert Camus)



"En somme, je vais parler de ceux que j'aimais ", écrit Albert Camus dans une note pour Le premier homme. Le projet de ce roman auquel il travaillait au moment de sa mort était ambitieux. Il avait dit un jour que les écrivains "gardent l'espoir de retrouver les secrets d'un art universel qui, à force d'humilité et de maîtrise, ressusciterait enfin les personnages dans leur chair et dans leur durée ".

Il avait jeté les bases de ce qui serait le récit de l'enfance de son "premier homme ". Cette rédaction initiale a un caractère autobiographique qui aurait sûrement disparu dans la version définitive du roman. Mais c'est justement ce côté autobiographique qui est précieux aujourd'hui. Après avoir lu ces pages, on voit apparaître les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement. Pourquoi, toute sa vie, il aura voulu parler au nom de ceux à qui la parole est refusée.



Le 4 janvier 1960, Albert Camus décède dans un accident de la circulation. Dans les débris de la voiture on retrouve un manuscrit qui sera publié 34 ans plus tard par sa fille Catherine.
Son dernier manuscrit, inachevé est une sorte de roman/autobiographie. Jacques Cormery comme Camus est un homme qui a grandit sans père. Entouré de sa mère, de son frère, de sa grand-mère, de son oncle et d’autres personnages très attachants, il va grandir dans un milieu très pauvre mais heureux. Heureux des petites choses de la vie, des joies simples de l’enfance entre la saveur des beignets à l'huile, le pépiement des hirondelles, les bains de mer, les jeux... sous le soleil poussiéreux d'Alger. Au début du roman c’est un homme de 40 ans qui part à la recherche de son père décédé dans les premiers jours de la 1ère guerre mondiale. Ce dernier est enterré à Saint-Brieuc, là où il est mort des suites de ses blessures.

« …lui même avait dû s’élever seul, sans père, n’ayant jamais connu ces moments où le père appelle le fils dont il a attendu qu’il ait l’âge d’écouter, pour lui dire le secret de la famille, ou une ancienne peine, ou l’expérience de sa vie… »

A la suite de ce pèlerinage, Jacques nous ramène à son enfance, mais aussi à ceux qu’il a aimés, qui l’ont élevé, lui le fils sans père. Plusieurs chapitres complets sont consacrés à son oncle Ernest, à son instituteur, à sa grand-mère (forte personnalité qui régentait toute la maisonnée). Ce sont des traits de caractères, physiques, mais aussi des souvenirs en compagnie de ces personnages. Ce qui domine par dessus c’est son amour pour sa mère, jeune femme, veuve très jeune avec deux enfants, que l’on sent à côté de la vie car sourde et analphabète et surtout par la perte de son mari très jeune.

Ce récit fortement autobiographique est écrit dans un langage simple, très précis, les phrases sont parfois très longues, les descriptions nombreuses. Ce sont des sensations d’amour des gens, du pays où il a grandit. Il y a beaucoup d’émotions dans ce livre. Ceux que j’ai lu précédemment de lui me semblaient plus froids. On sent que Camus s’est beaucoup livré dans ce manuscrit, aurait-il gardé dans la mouture définitive tout cela on ne le saura jamais. Il y a du Pagnol lorsqu’il décrit tous ses souvenirs aussi bien d’école, que de découverte de la chasse, mais contrairement à Pagnol, Camus baigne son roman dans une atmosphère empreinte de misère, l’enfant a soif de connaissance, mais vit dans un milieu analphabète, qui ne peut lui apporter ce que l’école va lui faire découvrir. Poignant ...

C’est avec Nadou, ma chère co-lectrice que je continue la découverte de Camus. Après L’Étranger et Les justes, ce roman est une belle découverte, bien qu’inachevé car il nous montre aussi toute la somme de travail que Camus a accumulée, avec les annexes et recherches que nous retrouvons à la fin du livre. Inachevé mais plein de promesses. Je suis sûre qu’il en aurait fait un magnifique roman.

dimanche 28 juin 2020

Le suaire de l’archevêque (Peter Tremayne)



En mission à Rome pour l'Église d'Irlande, sœur Fidelma arpente la ville en compagnie de son ami, le moine saxon Eadulf, en attendant d'être reçue par le pape Vitalien. Quelques jours après son arrivée, un meurtre est commis dans le palais du Latran. La victime n'est autre que le supérieur d'Eadulf, Wighard, archevêque de Cantorbéry. Au VIIe siècle, le contexte politique est déjà tendu entre les Églises romaine et irlandaise. Soucieux de calmer les esprits, l'évêque romain Gélasius demande à l'intrépide duo d'enquêter sur cette sombre affaire qui pourrait bien mettre le feu aux poudres...



Été 64, sœur Fidelma se retrouve à Rome, en mission pour l’Église d’Irlande. Elle y retrouve le frère Eadulf qui lui est secrétaire du nouvel archevêque de Canterbory.
Fidelma n’a toujours pas sa langue dans sa poche, et critique ouvertement le luxe et et les richesses acquises par l’Église alors que la pauvreté règne dans la ville.
Un meurtre est commis qui pourrait remettre en question la paix entre les Saxons et les Irlandais. Le pape Vitalien et son secrétaire chargent nos deux héros de faire la lumière sur cet homicide.

A la manière d’Hercule Poirot nos deux compères interrogent, soupçonnent, investiguent dans les bas-fonds de Rome en compagnie d’un sous-officier romain Furius Lucinius imbu de la réputation de ses ancêtres patriciens et plein d’énergie et de bons vouloirs. Le jeune homme apprendra beaucoup au contact des deux religieux et les accompagnera dans la découverte du coupable.

Ce deuxième tome de la série des Fidelma nous transporte donc en dehors de la belle Irlande de Fidelma pour nous raconter la Rome du 7ème siècle. Les conflits entre les différentes églises font rage et il ne fait pas bon parler ouvertement des contradictions que l’on peut ressentir vis à vis de la nouvelle Église romaine. Où l’on y voit aussi apparaître une nouvelle religion, l’Islam portée par les fidèles d’un certain Mahomet.
La Rome de l’époque nous est racontée : ses ors, ses paillettes, ses richesses mais aussi sa pauvreté, les trafics, le profit exercé au détriments des pèlerins avec de fausses reliques.

L’écriture est fluide, simple, ainsi que la trame. Par contre le contexte historique et les descriptions des us et coutumes sont fort intéressants et instructifs. Et puis j’aime bien le chemin que prend la relation de Fidelma et Eadulf.

A très bientôt pour le prochain épisode. ;-)




lundi 15 juin 2020

L'épouvantable bibliothécaire (Anne-Gaëlle Balpe)



Quand Suzanne apprend qu’elle va passer ses vacances chez sa tante Églantine, à la campagne, loin de sa bibliothèque chérie, c’est la catastrophe : deux semaines sans lire, impossible ! Heureusement, une fois sur place, elle apprend qu’un vieux manoir abrite une bibliothèque. Suzanne est ravie : ses vacances sont sauvées. Bizarrement, tout le monde semble avoir peur de cet endroit, et ses nouveaux amis, Marin et Mo, la mettent en garde : la bibliothécaire est une vieille sorcière acariâtre ! Mais lorsque la petite sœur de Mo échappe à sa surveillance et entre dans le manoir, plus le choix : épouvantable bibliothécaire ou pas, il faut la récupérer !


Rien que pour le titre, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre.

Destiné aux enfants dès 9 ans, c’est un vrai condensé d’humour, d’aventure et de mystère.

Rebondissements à gogo, rires, et en bonus, une bibliothécaire méchante et diabolique (comme à la biblio de Chardonne-Jongny ! ^_^). 

Le petit plus : les dessins de Ronan Badel qui réussit à merveille à illustrer ce roman.