jeudi 18 juillet 2019

Un bonheur que je ne souhaite à personne (Samuel Le Bihan)

«Être heureux, ça s'apprend ?» Laura, jeune mère de deux garçons dont un autiste, se pose cette question le jour où elle comprend qu'elle est en train de passer à côté de sa vie. Forte de son amour inépuisable et de sa détermination face au handicap de son fils, elle a très vite choisi de ne pas subir mais d agir. Seule contre tous, elle va loin, jusqu' à basculer dans l'illégalité pour obtenir de menues victoires. Mais ne s'oublie-t-elle pas trop dans cet éprouvant combat qu'elle mène au quotidien ? Où retrouver ce bonheur qui paraît s'être envolé ? Alors que le fragile édifice qu'elle a construit menace de s'effondrer, une rencontre inattendue s'offre comme une chance de sauver les siens. Saura-t-elle la saisir ? Un bonheur que je ne souhaite à personne, véritable hymne au sexe dit "faible", fait apparaître avec une grande sensibilité combien l'adversité et une maternité à part peuvent transcender une femme. (Amazon)


Qui a une idée de ce qu'est un autiste à moins d'avoir vécu auprès de l'un deux ? On ne s'imagine pas les difficultés rencontrées dans notre société où toutes les portes se referment une à une sous leur nez sans jamais leur trouver une place. Ce sont des êtres humains à part entière. Et parce que notre médecine, nos médecins dirais-je!!, n'est pas assez pointue qu'on doit les traiter comme des bêtes ? 
Ce livre nous fait prendre conscience de l'injustice que vivent toutes ces personnes qui vivent autour d'un autiste. 


mercredi 17 juillet 2019

Ceux qui voulaient voir la mer (Clarisse Sabard)


Quand Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils Marius, elle ne se doute pas que son arrivée dans le Sud sera plus mouvementée que prévue ! Entre ses cours de yoga un peu particuliers, sa vie de mère célibataire, son original de père et son métier d'agent de bibliothèque, la jeune femme n'a pas le temps de chômer. Pourtant, c'est avec beaucoup de douceur qu'elle discute avec Aurore, une vieille dame de 90 ans rencontrée dans le parc voisin. Aurore qui attend toutes les semaines son grand amour, Albert, parti à New York tenter sa chance après la guerre. Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, c'est le présent qui va la rattraper...




Quelle belle découverte que la plume de cette auteure ! Pleine de sensibilité, de finesse. 

J'ai été emportée par la rencontre de Lilou et Aurore, par le récit de la vie de celle-ci. 

Secrets de familles, faits historiques, relations familiales... Un récit qui touche nos émotions et qui a fait tilt avec moi.

Des personnages touchants, attachants, abimés par la vie.

Coup de coeur.



dimanche 14 juillet 2019

La guerre des stups - Le flic et l'indic (Richard Schittly)



Nuit du 17 octobre 2015. Les douanes découvrent un stock de sept tonnes de cannabis dans des camionnettes stationnées en plein XVIe arrondissement de Paris. François Hollande en personne vient féliciter les douaniers, persuadé d’une grande victoire sur le trafic de stupéfiants. Un peu imprudemment… car le principal suspect de cette importation massive est en fait un informateur de l’Office central qui clame haut et fort qu’il est « l’employé de la police » ! Indic ou baron de la drogue ? C’est le début d’un scandale d’État et d’une enquête aux multiples rebondissements dont personne ne ressortira indemne, ni le commissaire François Thierry à la tête de l’OCRTIS, ni son adjoint, ni les policiers, ni les douaniers, ni même les magistrats. Dans un récit digne d’un polar, Richard Schittly démêle cette affaire pleine d’intensité et de coups de théâtre avec ce qu’il faut de portraits hauts en couleur. Face à un trafic qui se chiffre en milliards d’euros chaque année, cette enquête révèle les failles d’un système et démontre comment la lutte antidrogue est en train de se perdre.


Journaliste à la rubrique judiciaire du Progrès et correspondant du Monde à Lyon, Richard Schittly a côtoyé professionnellement Michel Neyret durant quinze ans. Il est l'auteur de L'Histoire vraie du gang des Lyonnais (2011).



Tout est dans le titre : « La guerre des stups, le flic et l'indic »…

De sont les coulisses de la guerre que livrent aux trafiquants de drogue, plusieurs services de police mais aussi l’administration des douanes.

Tout démarre lorsque le commissaire François Thierry directeur de l'Ocrtris (l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants), recrute un des plus gros trafiquant de drogue Sofiane Hambli comme indicateur dans des affaires de stupéfiants. Ce dernier alimente ses réseaux avec des tonnes de cannabis transporté du Maroc par l'Espagne à la France.

François Thierry, lui veut gagner sa guerre avec de nouvelles méthodes : les livraisons surveillées. Il veut obtenir grâce à ses indicateurs les dates d’arrivée des cargaisons en Espagne, ne pas intervenir tout de suite, mais au contraire suivre les transporteurs, puis identifier les commanditaires et les mettre hors d’état de nuire au dernier moment. C'est le plan Myrmidon (en référence à la mythologie grecque).

Tout commence donc en 2010 lors du recrutement de Sofiane Hambli par le commissaire.

Mais c'est un plan à haut risque car cela suppose donc de laisser circuler librement à travers le territoire de nombreuses tonnes de cannabis. Et tout ne va pas tourner comme il le souhaite malgré ses bonnes intentions.

Livre édifiant sur les méthodes employées, de la mésentente police/justice, de la non collaboration des services entre eux…

Livre aussi très bien documenté et bien écrit malgré la complexité de l'affaire, on voit que l'auteur a fait des recherches approfondies sur le sujet. Tout nous est exposé comme un polar avec le développement en temps réel des événements, les protagonistes de tous bords et les manipulations des uns et des autres.

Affaire que je me rappelle avoir entendue, comme beaucoup aux actualités de l'époque en 2015 lors de la prise de plusieurs tonnes de cannabis et du début de scandale qui en suivit. Actuellement l'instruction est toujours en cours.

Merci à Babelio et les éditions Tallandier pour la découverte de cet ouvrage avec la dernière masse critique non-fiction.

dimanche 7 juillet 2019

L'émouvantail (Renaud Dillies)

"Que suis-je, si je ne fais peur à personne ? " "En effet, c'est effrayant..."

Une jolie découverte que cette BD jeunes lecteurs.

Adressées aux enfants dès 7 ans, elle est pleine de sensibilité et de douceur.

L'histoire d'un épouvantail qui ne peut se résoudre à faire peur aux oiseaux. Malgré tous ses efforts, il n'y arrive pas. Par contre, il a un coeur énorme et vient en aide lors de situations ultimes.

Le message est magnifique et les dessins tout en finesse. Un récit qui est aussi amusant mais fait réfléchir. Qui suis-je ? Puis-je changer du fait d'être programmé et ce qu'on attend de moi ?

Coup de coeur !

samedi 6 juillet 2019

L'île aux mille sources (Sarah Lark)



Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, a la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée a faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser a jamais la vie de Nora.
Avec cette nouvelle saga, Sarah Lark nous entraîne sur les pas d’une héroïne forte et attachante, a la découverte de contrées lointaines ou tout reste a inventer, a commencer par sa propre destinée.

Éditions L'Archipel
5 juin 2019
464 pages


Dernier roman en date de Sarah Lark et début d'une saga apparemment.
Roman historique au XVIII ème siècle plus précisément 1729/1739.

Nous voici partis en compagnie de Nora Reeds jeune Londonienne, vers la Jamaïque 'L'île aux mille sources ». Celle-ci vient de se marier avec un planteur, colon britannique vivant dans cette île ayant appartenu auparavant aux Espagnols. Elle fut aussi l'une des îles de Christophe Colomb lorsqu'il vécu dans les Caraïbes.

Île conquise sur les Espagnols et ayant laissé des esclaves libres « Les Marrons » en opposition avec les noirs Africains qui sont raflés et vendus comme marchandise sur cette île prospère mais rude.

Le climat est très dur et étouffant pour l'Européen, climat tropical chaud et humide. Nora n'y voit pas d'inconvénient tout l'enchante dans cet environnement mais voilà elle entre vite en conflit avec son mari, car elle ne supporte pas l'esclavagisme du moins la maltraitance qu'il engendre. Elle se consacrera aux soins à apporter aux esclaves de sa plantation ce qui est nouveau pour la « bonne » société de l'époque en Outre-mer.

De nombreuses aventures l'attendent dans son nouveau pays, elle y découvrira la beauté et la luxuriance de la végétation, l'amitié, l'amour et la détresse.

Un roman qui se lit avec plaisir, les personnages surtout Nora sont très charismatiques, elle sait ce qu'elle veut et ne se laisse pas démonter par l'attitude machiste des colons et de leurs subordonnés.
On découvre aussi l'Histoire de l'île, avec les négociations menées avec les
Marrons pour que cessent leurs raids sur les plantations.

Je découvre l'auteur Sarah Lark et j'en suis ravie. J'ai beaucoup aimé son style, l'histoire est très fluide et nous entraîne à travers les aventures de Nora sans temps morts, tant au niveau romance qu'historique et c'est ce qui me plaît.
La narration est très visuelle, je m'imaginais très facilement la plantation, le typhon, les montagnes et la luxuriance de la végétation, les champs de canne à sucre, la mer et le soleil de plomb.

Merci aux Éditions l'Archipel et à Mylène pour cette belle découverte. En attendant je pense que je lirai d'autres trilogies de Sarah Lark, je viens de me rendre compte qu'elle en a plusieurs à son actif.

Les Lions d'Al-Rassan (Guy Gavriel Kay)



L’empire d’Al-Rassan a fait de ses conquérants asharites, venus des sables du désert, un peuple d’artistes et de savants ; l’assassinat du dernier calife a entraîné son éclatement en cités-États rivales. Seul peut-être le roi Almalik de Cartada saura lui rendre sa puissance et son unité, avec le soutien du légendaire Ammar ibn Khairan, poète, diplomate et soldat.
Car une autre menace pèse sur l’Al-Rassan, celle des royaumes jaddites du nord de la péninsule, divisés, certes, mais avides de reconquérir le pays dont ils s’estiment dépossédés. Rodrigo Belmonte est le plus prestigieux de leurs chefs de guerre.
C’est dans l’exquise cité de Ragosa que se rencontreront Ammar et Rodrigo, pour un temps exilés au service du même monarque. Entre eux, la figure exceptionnelle de Jehane bet Ishak, fille du peuple Kindath et brillant médecin.


La première chose que j'ai remarqué en démarrant ce livre de Guy Gavriel Kay, c'est son utilisation de l'Histoire de l'Espagne de la Reconquista pour bâtir son roman. Les noms des régions, des personnages sont totalement de fiction, mais on retrouve le canevas de l'Espagne du 15ème siècle. Esperagne : Espagne, Jaddites : Chrétiens, Asharites : Musulmans, Kindaths : Juifs.

Le livre commence sur l'assassinat du dernier calife d'Al Rassan, puis l'éclatement du califat en plusieurs cités états plus ou moins en conflit.
Ammar Ibn Khairan est celui par qui tout cela se produit, il a tué le dernier calife et sa réputation est connue à travers tout le pays. Il est à la fois poète, guerrier, diplomate. Contraint à l'exil à Ragosa, il fait la connaissance d'une autre légende, Rodrigo Belmonte, capitaine hors-pair et respecté, fléau des Asharites, lui aussi exilé par son roi jaddite.
Entre ces deux hommes à la fois si semblables mais dans deux mondes différents, une solide amitié se noue toute en respect, admiration et confrontation. Ils sont le reflet l'un de l'autre.

Le destin de l'Espéragne se jouera à travers ces deux héros qui se trouvent confrontés à la laideur de la guerre, des massacres, de leurs obligations vis à vis de leurs origines et de leurs rois. Guy Gavriel nous raconte en somme une chute où le drame sera avant tout humain.

Et c'est à la cour du roi Badir, roi Asharite, qu’ils vont devoir affronter le cours des événements et l’amour d’une jeune femme-médecin extraordinaire : la Kindath Jehane bet Ishak. Jehanne qui impressionne, qui choisit l'impossible et s'y tient. Elle traverse avec nos deux héros une époque où les extrémismes religieux flambent des deux bords, où les poètes se taisent pour laisser la place aux horreurs de la guerre.

Il y a de l'humour, des larmes, tout ce qui fait un beau roman épique avec de l'action, de l'amour, des amitiés, des personnages courageux, fougueux et plein de ressources. Le cours du destin du pays est entre leurs mains.

J'ai adoré cette histoire, cette écriture, toute pleine de poésie et d'action. Les héros sont attachants, leur psychologie fouillée et on vibre de peur qu'il ne leur arrive d’inéluctable.

Lecture faite en commun avec Nadou qui comme moi j'en suis sûre est tombée sous le charme de cette belle histoire palpitante.

jeudi 4 juillet 2019

Le démon soleil (Anusha Jeyaseelan)


Cachée dans les entrailles de la Terre, Drashkar, la fastueuse, l’impitoyable cité de flammes de Lucifer. C’est à la faveur de la nuit que ses habitants sillonnent le monde pour tromper l’ennui. Et quoi de mieux pour défier l’éternité que de soumettre les hommes à la tentation ? Ainsi vont les démons, dont la magie ne sert que la malice. Jusqu’à ce que l’humanité perde un temps son charme. Alors les Entrailles connaissent la guerre encore, toujours.Or cette fois, c’est le trône du roi que briguent les dissidents. Venue l’heure de la victoire cependant, Behemoth est empoisonné par de l’élixir de sentiments, si bien qu’il sombre dans une mélancolie sans remède. Il se languit de l’astre interdit, celui qui transforme les démons en poussières : le soleil. Mais si cette lutte du cœur contre la raison n’était pas vouée à l’échec, si les immortels de l’obscur avaient une chance, infime, de survivre à la lumière ? Commence alors pour le démon une quête qui pourrait bien faire tomber Drashkar.






Un roman un peu compliqué au départ. Il y a beaucoup de changements de personnages avant d'en arriver au personnage principal. Etant dotée d'une mémoire de poisson rouge, cette mise en bouche m'a déroutée et perdue. Un peu lassée aussi. Mais je me suis accrochée. 

Un roman fantastique intéressant et bien écrit. Avec une belle trame, malgré un début difficile pour moi.

Original, très imaginatif je me suis quand même plongée dans ce roman et en ai trouvé beaucoup de plaisir. 






Le début m'a énormément séduit étant fan de Lucifer mais par la suite bien trop de personnages avec bien trop de descriptions de leur vie m'ont fait perdre le fil, je pense que des dialogues auraient pu davantage dynamiser l'histoire. 

Etant sensible au style d'écriture, je n'ai pas pu apprécier ce roman à sa juste valeur mais je félicite l'auteure car elle déborde d'imagination !!

jeudi 13 juin 2019

Enfant 44 (Tom Rob Smith)



Moscou, hiver 1953. Le corps d'un petit garçon est retrouvé nu sur une voie ferrée. Leo, agent du MGB, police d'État chargée du contre-espionnage, reste fidèle à la ligne du parti : le crime n'existe pas sous le parfait régime socialiste, il s'agit d'un accident.
L'affaire est classée mais le doute s'installe...
Tombé en disgrâce, Leo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa. Et, dans une petite ville des montagnes de l'Oural, il va faire une troublante découverte : un autre garçonnet mort dans les mêmes conditions.
Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d'eux des ennemis du peuple...


1953, fin de l'ère stalinienne, le pays est sous une chape de plomb, qui annihile toute conscience individuelle, le bien du pays passe par la délation, la peur, la crainte d'être dénoncé pour un mot ou une parole portant préjudice au soviétisme à outrance. La peur aussi de l'espion occidental suprême ennemi de l'URSS. Cet occident qui pour les soviets est le produit même de tous les vices.

On a affaire ici à un thriller froid, glaçant même. L'atmosphère même du roman est éprouvante car malheureusement cette histoire est tirée d'un fait réel qui a bouleversé le pays à l'époque. Et comme à l'époque, les autorités fortes de leur imaginaire d'une société parfaite refusent que de tels crimes puissent être perpétrés par un seul homme. Leur modèle parfait ne peut produire un tel homme.

On se retrouve donc avec Léo Démidov, agent zélé du MGB (ancien KGB), brillant, officier prometteur qui prend conscience de la stupidité du raisonnement de son parti. Et pourtant Léo est un officier qui adhère pleinement au régime.
Mais il suffira d'un gros grain de sable dans la machine, en l’occurrence Vassili, son adjoint pour qu'il prenne conscience de ce qui l'entoure.
De chasseur il deviendra gibier. Et en étant gibier il découvrira la vérité. Bien triste il est vrai et totalement inhumaine. Car elle sera la conséquence d'erreurs passées.

Très bon thriller/polar, qui fait froid dans le dos. L'époque est bien retranscrite, la mentalité, les peurs, les réactions de la population à toute intervention du pouvoir. On a l'impression d'être dans une ambiance à la Orwell dans une société totalement fermée, formatée, totalitaire et policière sauf que cette histoire il ne faut pas l'oublier fut bien réelle.

L'écriture de Tom Rob Smith retranscrit bien cette atmosphère, froide, concise et sans concession. Le style est haché et tranchant.

Belle découverte. Je lirai certainement la suite.

mardi 4 juin 2019

L'arrache-mots (Judith Bouilloc)


«  La phrase s’écoula de ses lèvres lentement, intelligiblement. Les enfants retinrent leur souffle. Au cœur de la bibliothèque de Pergame, la magie opéra encore une fois. Les caractères se décollèrent de la page en tremblotant, ils virevoltèrent sous le nez de la jeune femme avant de dessiner quatre silhouettes distinctes. Les gamins pouvaient reconnaître le marchand d’habits accoutré d’un magnifique pourpoint, et ses trois filles, dont l’une était vêtue avec moins de fanfreluches que les autres... c’était la Belle.  »

La jeune Iliade a un don merveilleux  : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d’elle la bibliothécaire la plus célèbre de tout le royaume d’Esmérie.

Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n’est sûre que d’une chose : son prétendant est un membre de la famille royale  !

Bien décidée à comprendre qui s’intéresse à elle et surtout, pourquoi cette personne lui propose un contrat de mariage si avantageux, Iliade se rend dans la capitale. Là-bas, elle découvre les fastes de la cour… et la froideur de son fiancé. Pourtant, elle finit par s’attacher et à lui et se retrouve, bien malgré elle, propulsée au cœur d’intrigues et de complots auxquels rien ne la préparait. (Amazon)

 

Quel bonheur que cette lecture qui transmet aux jeunes lecteurs cet amour pour la littérature et la poésie ! Tout en nous plongeant dans une histoire qui nous introduit dans la vie de la conteuse, nous nous laissons emporter par les mots au fil des pages et par l'histoire du mariage improbable de l'arracheuse de mots. Tout y est ! Je recommande vivement cette lecture aux plus jeunes et aux moins jeunes. Vous serez agréablement surpris !









dimanche 2 juin 2019

La route de Savannah Winds (Tamara McKinley)



Début des années 2000. À Brisbane, Fleur apprend qu’elle hérite d’Annie Somerville, une tante qu’elle n’a jamais rencontrée.
Milieu des années 1930. Annie et son époux ont quitté Melbourne pour devenir éleveurs à Savannah Winds, un ranch au nord-est de L’Australie, dans une contrée rude mais empreinte d’une beauté à nulle autre pareille.
À la lecture du journal d’Annie, qu’on croyait disparu, le doute et l’angoisse assaillent Fleur. A-t-elle bien fait d’entreprendre ce voyage à travers le temps et l’espace, qui pourrait bouleverser sa vie ainsi que celle de ses proches ?
Par son atmosphère envoûtante, la force de ses personnages et ses secrets enfouis, cette saga australienne s’inscrit dans la lignée de La Dernière Valse de Mathilda, l’immense succès de Tamara McKinley.


Avec « La route de Savannah Winds » c'est un voyage à travers l'Australie que nous mène l'auteur, sur un continent immense aux grandes différences d'un territoire à l'autre. Des côtes australiennes tempérées à l'outback aride et inhospitalier l'auteur nous conte l'histoire de deux femmes déterminées à deux époques différentes.

Des secrets de famille, des rancœurs familiales, des coups durs et des manipulations rythment l'histoire de ces familles que lient l'amour de leur pays et de leurs régions.

On y découvre l’âpreté de la vie dans l'outback pour les éleveurs qui s'y sont installés, la vie des femmes des ranchs pendant la deuxième guerre mondiale quand les hommes partirent faire la guerre à l'autre bout du monde. Les privations, la dureté du climat, les déluges et ouragans qui jalonnent le pays. Impressionnant lorsqu'on assiste à l'invasion de nuées de sauterelles qui ravagent tout sur leur passage aussi bien les plantations que les troupeaux.

Fleur jeune fille de bonne famille aisée sur la côte australienne va aller à la rencontre de sa tante inconnue Annie qui vient de décéder et qui a tout bravé pour vivre dans le continent australien au milieu de nul part par amour de sa liberté et de ses deux maris et aussi de son ranch Le Savannah winds.

Une belle saga familiale remplie de rebondissements, deux belles histoires d'amour qui nous font vivre l'ambiance et la magnificence de ce pays qu'est l'Australie et ses immensités.

Un beau dépaysement qui nous fait surfer sur le Morning Glory Cloud (Gloire du matin) sorte de nuage rare qui est observé entre septembre et octobre au nord de l' Australie dans le Golfe de Carpentarie et qui fait découvrir à Fleur toute la puissance de la nature.

Très chouette livre, dépaysant et agréable à lire. Belle découverte de l'écriture de Tamara McKinley.