mardi 13 novembre 2018

D Zyt Aahalte / Arrêter le temps (Barbara Traber, Corinne Verdan-Moser)


En train de préparer la rencontre avec les auteures Barbara Traber et Corinne Verdan-Moser dans le cadre de ma biblio, je me suis plongée dans leur recueil pour lequel elles sont invitées pour une soirée de lecture.

La poésie n'étant pas du tout ma tasse de thé (je suis aussi poétique qu'un lavement en hôpital), j'ai néanmoins fait mes devoirs et lu leur recueil. Et aimé cette lecture. Surprenant ! J'en suis la première surprise. 

Certains poèmes, la plupart sous forme de haïku, m'ont parlé et ont résonné en moi, ont virevolté dans mon esprit et sont restés là, collés au plafond. 

Une lecture qui a pris du temps, sur plusieurs mois, mais m'a fait découvrir une autre littérature très plaisante et qui ne m'a pas laissée indifférente. 

Quel plaisir de faire des découvertes !

Ces 2 auteures sont invitées dans ma biblio pour une soirée spéciale qui leur est consacrée. Si l'aventure vous tente n'hésitez pas à venir ! 



DVD : Lion

Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens.
25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village.
Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?




Un film que je voulais aller voir au cinéma et que comme tant d'autres n'en ai pas eu le temps.

Ma biblio étant un bon endroit pour emprunter toutes sortes de documents, ce DVD n'avait aucune chance de m'échapper.

Etant tombée sous le charme de Dev Patel dès que je l'ai vu dans Slumdog Millionaire (même si le livre est nettement mieux !) ; sa bouille, sa candeur, voilà encore une raison de voir ce film. 

Plaisir intact que j'ai retrouvé avec cet acteur dans Indian Palace (et avec surprise dans Le dernier maître de l'air ou encore que je me réjouis de découvrir dans Hotel Mumbai - parution en 2018). 

Lion ne pouvait que me plaire. 

Un film magnifique et émouvant.

Conquise dès les premières images, je me suis laissée emporter par cette histoire.

Véritable coup de coeur pour ce petit garçon qui veut être grand. Son parcours est incroyable.

Basé sur une histoire vraie, un récit bouleversant qui vaut la peine de s'y plonger.

dimanche 4 novembre 2018

La nuit des écluses (Bernard-Marie Garreau)



Cette nuit-là, le père Jean est réveillé en sursaut par un appel anonyme qui lui annonce la présence d'un cadavre aux écluses de Sarveilles, derrière la faculté. Ce sont en réalité deux corps que notre flic en soutane et son ami le commissaire Marcel Durand découvrent sur le terrain vague. Une nouvelle enquête qui va mettre en scène un notaire véreux, un ancien légionnaire, une vieille prostituée extralucide, une professeur nymphomane, un étudiant bohème, une princesse russe, les phénomènes de foire du Café des Mariniers, et la liste n'est pas close... Mais qui donc a tué Gérald de Beaudricourt et Natacha Leonidov ?

Envolume Éditions (16 novembre 2018)


Tout d'abord un grand merci à Babelio et les éditions Envolume de m'avoir choisie pour découvrir lors de la dernière masse critique et en avant première, le troisième tome d'un flic en soutane. Le livre paraîtra le 16 novembre prochain.
Il est mentionné qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu les deux tomes précédents : Un diplôme d'assassin- un Flic en Soutane Saison 1 paru en 2016 et Litanies pour des Salauds - un Flic en Soutane Saison 2 paru en 2017.

Les histoires étant indépendantes, je suis donc partie à la découverte du Père Jean et de son acolyte le commissaire Marcel Durand dit « le Gros »….
Nous nous retrouvons à l'époque post 1968 dans le milieu universitaire de Sarveilles. Un double crime vient d'être commis et ce sont nos deux compères qui mènent l'enquête.
Le Père Jean n'est pas un curé comme les autres, il croit profondément en Dieu, mais émet de solides réserves vis à vis des religions. Pas commun vous me direz, mais en plus il a une femme Sophie et un fils de 15 ans, non connus par les autorités ecclésiastiques, ainsi qu'une maîtresse Angéline (ancienne bonne-sœur). Drôle de paroissien ….
Et pourtant, il ne défroque pas et enseigne les lettres à Saint-Sigismond.

Dans ce tome 3, l'histoire se passe dans le milieu estudiantin de l'époque ainsi que dans un bar « Le Café des Mariniers » où l'on retrouve des frères siamois, leur femme, des étudiants, un éclusier et un ancien légionnaire totalement alcoolique. On y côtoie donc toute la misère du monde et le côté post soixante-huitard. La narration est très particulière avec une alternance avec un langage à la San-Antonio (préparez le dictionnaire d'Argot – on devine à la lecture la signification et certains termes me sont revenus en mémoire ;-), et avec un langage châtié des professeurs d'université très portés sur leur matière d'enseignement. En l’occurrence l'évolution de la langue, la sociologie et la philosophie.
Le Père Jean lui, pratique allègrement les deux langages.. et comme en plus il porte la soutane, les gens se confient facilement à lui. Ce qui facilite l'évolution de l'enquête.

Original comme polar. Très gouailleur et pittoresque. Il m'a fait l'effet d'un film noir des années 50/60 en noir et blanc. Le côté glauque de certaines situations et environnements fait peser une atmosphère très particulière sur l'histoire.

Je pense pouvoir dire que je l'ai lu facilement malgré le langage argotique avec lequel je ne suis pas très familière. Mais l'histoire suit un cheminement d'enquête qui nous fait faire connaissances avec un tas de personnages plus ou moins attachant. Le suspens est là, certaines situations me semblent un peu tirées par les cheveux, mais je dois dire que j'ai bien aimé me plonger dans cet univers très farfelu mais plein de tolérance.

samedi 3 novembre 2018

Expo Petzi

Parce que Petzi a bercé toute mon enfance, j'étais curieuse d'aller voir cette exposition qui lui était consacrée au Château de St-Maurice.


Joli moment emprunt de nostalgie.

Déjà, petit amusement quant au public qui était présent au même moment que moi : des gens de mon âge ou des grands-parents accompagnés de leurs petits-enfants. 
La tranche 18-35 ans n'était pas représentée (si ce n'est par ma fille qui a été obligée m'accompagner - leçon d'auto-école oblige hé hé).

Une très belle exposition avec des planches originales présentées, des BD de l'époque.

Explications de la genèse de cette BD, entre le dessinateur et sa femme qui écrivait les textes. 

Présentation des personnages qu'on rencontre tout au long de l'histoire. 

Modélisation des divers moyens de transports utilisés par Petzi (sous-marin, baignoire-mongolfière, etc.).

Une salle avec des illustrations et détournements de Petzi par d'autres dessinateurs.

Et pour finir, une salle ludique pour les enfants avec divers jeux (mettre la main dans le bec de Riki pour découvrir tout ce qu'il cache dans son bec, divers jeux avec des grosses crêpes en tissu, salle avec projection de dessins animés de Petzi, etc.).

Quelques photos ici :



Vraiment une belle exposition que j'ai eu un réel plaisir à découvrir.



Du coup, relecture de la série (presque) complète que j'ai trouvée dans ma biblio (mes propres albums étant bien mis en carton dans ma cave hum). On ne se refait pas quand on aime lire ! 




vendredi 2 novembre 2018

La guerre des sabotiers (René Bruneau)





La Guerre des Sabotiers - ainsi nommée car les paysans révoltés étaient
chaussés de sabots - est un épisode peu connu de notre Histoire. Cette ultime convulsion d'une fronde qui avait déchiré le royaume durant cinq années, allait, pendant des mois, tenir en échec les armées du jeune roi Louis XIV, avant de s'achever dans le sang. Le roman débute à l'époque troublée de la fronde, à travers les destins croisés de personnages illustres, tels Colbert ou François de Vendôme, le fameux Roi des Halles, ennemi juré de Mazarin, et ceux d'anonymes emportés malgré eux dans le tumulte d'un temps où faste, ambitions et complots, côtoyaient misère et oppression. Cette incursion dans la France tourmentée et meurtrie du XVIIe siècle constitue aussi un voyage qui conduira le lecteur jusqu'en Nouvelle-France, aux tout premiers temps de sa colonisation. C'est aussi une grande histoire d'amour, avec de belles figures de femmes, connues et inconnues : Marie, promise aux plus hautes destinées, Audine, aimante et pathétique, Jeanne, l'aventurière flamboyante, et l'infortunée Zelda. C'est enfin, surtout, l'histoire de Loup, un jeune cardeur de laine que la vie a placé sur la route d'une demoiselle blésoise, Marie Charron, laquelle deviendra Mme Colbert, et sur celle du turbulent duc de Beaufort, prince insoumis, haï des puissants et adulé de la rue. Loup ne voulait qu'aimer. Il sera pourtant amené, presque malgré lui, à devenir ce chef de remarque qui allait conduire la guerre des opprimés contre un pouvoir devenu fou, avec le renfort d'une petite noblesse rurale, entrée en rébellion. Ce premier tome accompagnera les protagonistes de ce récit particulièrement mouvementé jusqu'au seuil de la révolte, laquelle fera l'objet d'un prochain ouvrage.

Éditions Marivole
Paru le 04 octobre 2018
390 pages





Tout d'abord un grand merci à Babelio et les Éditions Marivole pour cette masse critique de septembre, j'ai eu grand plaisir à découvrir l'écriture de René Bruneau ainsi qu'un événement méconnu, la révolte des sabotiers, parmi toutes les révoltes et émeutes qui ont émaillées notre histoire de France.

Et oui on plonge au début de l'histoire , en pleine Fronde, quand Louis XIV n'est qu'un enfant et que la régente et le cardinal Mazarin se trouve confrontés aux grands du royaume. Malheureusement lorsque les grands se battent ce sont les petits qui paient au propre comme au figuré. La taille, la gabelle, les impôts écrasent le petit peuple. Les troupes et les soudards dévastent les campagnes et les champs, la disette s'installe, les gens souffrent.

Un jeune homme Loup Lévesque/Chevrier tombe amoureux d'une jeune fille Marie inaccessible pour lui, il est cardeur, elle est fille d’Échevin. D'amour en déception, les jeunes gens se détacheront l'un de l'autre malgré l'amour qu'il y a entre eux.
Loup est attaché à la famille de Vendôme, surtout à la duchesse mère du Duc de Beaufort futur Roi des Halles de la Fronde, meneur et rebelle non pas à la couronne mais à Mazarin, qui se met la noblesse à dos par ses mesures vis à vis d'eux.

Roman historique, le mélange est fort intéressant, car en alternance on côtoie noblesse et petit peuple. Les manigances des uns influençant la vie des autres. Le récit se fait d'un côté avec des personnages ayant réellement existés : Le duc de Beaufort, petit fils d'Henri IV, Mazarin, Colbert à ses tous débuts au moment de son ascension vers les hautes fonctions qu'on lui connaît. Certains non vraiment pas le beau rôle, la manipulation, la rancœur, la vengeance sont présentes.
Et de l'autre on fait connaissance des protagonistes qui vont participer à cette fameuse révolte des sabotiers. Loup, Audine, Marcus, Claudin tous des écorchés vifs et qui ont soif de vivre et de réparer les injustices.

Dans ce premier tome, on assiste aux prémices de cette révolte qui fait suite à la Fronde, les paysans, les petites gens du pays et de la région de Sologne en ayant payé le prix fort.

J'ai trouvé ce livre fort agréable et intéressant à lire, les dialogues, les événements, les tenants et les aboutissants de chacun. La façon de narrer, avec retour en arrière pour expliquer certains faits, est très dynamique. On se laisse porter par l'histoire et l'Histoire. Tout pour me plaire. Et je n'ai qu'une hâte c'est de lire la suite.


jeudi 1 novembre 2018

Mes lectures du mois #10-2018





   


   
  
  
  
 
  
 
Gros craquage pour les illustrations. Ce croco est trop craquant !

  
  

mardi 23 octobre 2018

Série Les Plieurs de temps (Manon Fargetton)


Tome 1 : Robin à la dernière seconde :
Robin est un Plieur de temps. Grâce à son horloge magique, il peut arrêter le temps. Mais suffit-il d’avoir un super-pouvoir pour devenir un super-héros ?

Tome 2 : Anthony à cinq minutes près :
Anthony est un Plieur de temps. Grâce à son horloge magique, il peut revenir 5 minutes en arrière. Mais un super-pouvoir peut-il rendre super-heureux ?



Une série que les jeunes de ma biblio ont beaucoup aimé. 

Le tome 1 a d'ailleurs obtenu le Prix Chronos 2018.

Un brin de fantastique, mais surtout, on plonge au coeur des préoccupations des jeunes de 10-13 ans. Familles recomposées, problèmes de communication avec les parents, estime de soi au niveau zéro, échec scolaire, sociabilité, sentiments ambivalents. 

C'est finement écrit; les pensées des jeunes sont dans le ton juste. 
Qui n'a jamais rêvé de pouvoir arrêter le temps ou revenir 5 minutes en arrière pour changer les situations ? 
Outre ce petit côté fantastique, le récit amène une vraie réflexion sur la manière de voir les problèmes et situations qui peuvent paraître insolubles. 

Une vraie belle réussite avec une écriture très fine et juste.


lundi 22 octobre 2018

Trilogie du subtil changement, 2 Hamlet au Paradis (Jo Walton)



Londres. 1949. Viola Lark a coupé les ponts avec sa noble famille pour faire carrière dans le théâtre. Quand on lui propose de jouer le rôle-titre dans un Hamlet modernisé où les genres ont été chamboulés, elle n'hésite pas une seconde. Mais l'euphorie est de courte durée, car une des actrices de la troupe vient de mourir dans l'explosion de sa maison de banlieue. Chargé de l'affaire, l'inspecteur Carmichael de Scotland Yard découvre vite que cette explosion n'est pas due à une des nombreuses bombes défectueuses du Blitz. Dans le même temps, Viola va cruellement s'apercevoir qu'elle ne peut échapper ni à la politique ni à sa famille dans une Angleterre qui embrasse la botte allemande et rampe lentement vers un fascisme de plus en plus assumé. Hamlet au paradis est le second volume de la trilogie du Subtil changement. On y retrouve l'inspecteur Carmichael, en fort mauvaise posture, ainsi que l'élégant mélange d'uchronie et de polar so british qui a fait le succès du Cercle de Farthing.
416 pages


Née au pays de Galles, Jo Walton vit depuis 2002 au Canada. Elle est l'auteur de nombreux romans, dont Morwenna qui a reçu les prix les plus prestigieux (British Fantasy Award, prix Nebula et prix Hugo), la trilogie du Subtil changement, Mes vrais enfants et Les griffes et les crocs.


Second tome de la trilogie du subtil changement, Hamlet au paradis nous ramène dans ce monde, imaginé par Jo Walton, d'une l'Angleterre qui aurait choisi de signer un accord de paix avec l'Allemagne nazie, laissant le reste de l'Europe dans les mains d'Hitler.
De ce fait on assiste à une montée en puissance du fascisme, de la chasse aux juifs, communistes et homosexuels. Les personnes visées cherchent à fuir, à se réfugier au Canada quand d'autres sont expulsées vers l'Europe et les camps d'extermination.

Ce tome nous invite dans le monde du théâtre deux semaines après les événements du Cercle de Farthing où nous avions fait la connaissance de l'inspecteur Carmichaël enquêtant sur le meurtre d'un politicien chargé de signer la paix avec le troisième Reich.
Cette fois-ci l'enquête policière démarre par une explosion, accident ou crime ?
Carmichaël enquête dans le milieu du théâtre et plus particulièrement autour d'une pièce en cours de répétition : Hamlet.
Viola Lark, jeune aristocrate qui a rompu avec son milieu en est le principal personnage. Elle se retrouve bien malgré elle mêlée à un complot visant à changer le monde. Du moins c'est ce qu'elle veut bien croire. Car sont ce les hommes ou les idées qui ont force de loi en ce bas monde.
Le personnage de Viola est à la foi fort et fragile. Élevée dans un monde imbu de ses privilèges, elle a voulu tout quitter pour vivre sa passion : le théâtre. Ces autres sœurs ont pris un autre chemin, dont l'une est devenu communiste et l'autre nazie. La fratrie est soudée, mais pas forcément dans le bon sens.

Jo Walton mêle habilement histoire et uchronie, en passant par l'IRA et son combat pour l'indépendance, ainsi que le communisme avec l'affrontement qu'il y a entre nazisme et communisme, Hitler et Staline. Les exactions de chaque camps sont évoqués, ainsi que les camps de concentration.
L'opinion anglaise est plus ou moins au courant de ce qu'il se passe, mais est-ce de l'apathie, de l'indifférence, personne ne veut savoir ou n'a envie de défier le pouvoir en place.
Néanmoins une émergence de résistance se fait jour avec ce groupe qui se forme pour commettre un attentat et dire non à ce qui les entoure. Entre idéalistes et opportunistes, ils ont au moins le désir de changer le cours de leur histoire.
L'atmosphère à Londres devient de plus en plus lourde, on sent le fascisme ambiant monter en puissance.
Et Carmichaël là dedans, fait son boulot, il est inspecteur, il enquête, démasque et arrête. Lui-même est sur la corde raide. Il est manipulé et menacé par ses supérieurs. Son amour pour son compagnon est une grande menace pour lui et son devenir. Saura-t-il faire les bons choix pour lui ou le pays ?

Finalement donc à la fois polar et uchronie, ce deuxième tome fut très plaisant à lire. Jo Walton a un don pour accrocher son lecteur et pourtant ses personnages principaux sont vraiment très complexes et ne savent pas toujours où se situer, pas forcément sympathiques avec leurs hésitations et leur égoïsme mais aussi très humains quand ils se rendent compte des implications qui s'imposent à eux.
Et puis bien sûr, il y a aussi cette ambiance so british, très feutrée qui donne l'impression que tout se déroule dans une atmosphère en décalage avec les événements.

J'ai pris grand plaisir à lire ce deuxième tome . Amateur d'uchronie et de Sf J'ai  voulu connaître la suite des aventures de Carmichaël et ce fut très agréable. A très bientôt pour le tome 3.