vendredi 1 novembre 2019

L'italienne qui ne voulait pas fêter Noël (Jérémie Lefebvre)

Francesca a quitté Palerme pour étudier la littérature à la Sorbonne. Suite à un défi amoureux, elle relève le pari d'annoncer à sa famille qu'elle ne réveillonnera pas avec eux : en quoi cela poserait-il problème dans sa famille athée, de gauche, respectueuse de la liberté de chacun ? Mais c'était oublier l'importance de Noël dans la Péninsule... Comme au début d'un film d'horreur, Francesca débarque à Palerme sans se douter un instant des catastrophes qui s'apprêtent à déferler sur elle. Sa mère, son père, son frère et sa sœur vont, tout en prétendant accepter ses choix, s'employer à la faire changer d'avis, et recourir aux moyens les plus loufoques et les moins loyaux... Cette plongée cocasse dans une famille sicilienne d'aujourd'hui ne serait-elle pas aussi une exploration de nos propres névroses, de notre rapport à la tradition, à l'appartenance – et à la gastronomie ? Une subtile comédie à l'italienne qui joue avec les clichés des névroses familiales, de la France et de l'Italie.

Francesca, jolie jeune femme, étudiante en littérature à la Sorbonne prépare une thèse sur la littérature au Moyen-Age. 

Serguei, amoureux d'un soir et grand ami de Francesca, lui lance un défi, elle va devoir annoncer à sa famille sicilienne qu'elle ne réveillonnera pas avec elle. On se doute bien de ce que cela peut bien donner, malgré l'ouverture d'esprit de sa famille. Tous les moyens sont bons pour la faire renoncer. 

Roman déjanté, cynique, qui nous met en présence d'une jeune femme sure de ces décisions, un brin centrée sur elle-même, qui remet tout en question dans sa petite tête pour ne pas perdre la face. Par défi, elle est prête à remettre en question la tradition vis à vis de sa famille. 

J'ai passé un bon moment en sa compagnie et celle de sa famille, on assiste aussi à des dialogues intérieurs très savoureux mais somme toute un peu pédants dans la durée et la répétition. 

L'amour, la vérité, son sujet de thèse, la tradition, l'appartenance à un milieu en l’occurrence la famille sicilienne, tout est sujet à développement et interprétation déjantée… 

Un bon petit roman feel-good sur différents thèmes développés de manière très érudite, un peu trop peut-être. 

Merci à Babelio et les Éditions Buchet Chastel pour cette masse critique privilégiée.

mercredi 23 octobre 2019

Jiazoku (Maëlle Lefèvre)



Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste réseau de mères porteuses vouées à approvisionner de riches chinois en mal d'enfants.

Kei, qui a été conçu pour un couple de Shanghaiens, n'a pas connu ses parents, morts accidentellement avant sa naissance. Il a grandi entre l'affection de sa mère porteuse et la défiance de Daisuke, qu'il considère comme son père. Jusqu'au jour où ce dernier lui révèle le secret de sa naissance et l'existence de sa sœur, restée en Chine. Kei entreprend dès lors de partir pour Shanghai, décidé à relier le fil de ses origines. Jiazoku : de « jia » en chinois et « kazoku » en japonais, deux mots qui signifient « famille ».

Sur fond de trafics et d'exploitation humaine, Maëlle Lefevre, dix-neuf ans, explore dans ce premier roman émouvant l'amour idéal qui unit parents et enfants.


Avec ce roman on plonge un peu... dans le monde des yakusas, mais surtout dans les relations d'enfants parents.
Quand la solitude ne rime pas forcément avec richesse et aisance financière quand on vit sans parents.
C'est un roman sur les liens qui unissent les parents/enfants, les frères et sœurs, les parents de substitution. L'amour et la tendresse ne sont pas toujours là où on les attend.
Dans ce monde de Yakuza, aimer est une faiblesse mais quand un petit garçon débarque inopinément dans votre vie tout peut basculer.
C'est ce qu'il va arriver à Watanabe Daisuke, terrible yakusa. Il va se créer une famille de substitution en parallèle de ses activités de truand.
Il aura Kei, petit orphelin déjà à peine conçu, An sa grande sœur d'adoption et Guan Yin prostituée au grand cœur et mère porteuse.
Au Japon on ne montre pas ses sentiments, tout est en pudeur surtout quand on vit dans ce milieu. Sentiment égal faiblesse jusqu'au dénouement où l'on se rend compte que c'est tout le contraire.
Immersion dans un milieu mafieux japonais, et dans un milieu aisé de Shangaï. Tout est sous contrôle alors que les volcans sont au milieu des cœurs.

Pour un premier roman c'est une belle réussite que nous livre là, Maëlle Lefèvre. Très belle découverte pour moi, j'ai beaucoup aimé. Très sensible, une belle description de certains quartiers de Tokyo, des modes de vie des japonais, de leur retenue en toute situation. Et surtout sur l'amour filial que ce soit une vraie famille ou une famille de substitution. A la fois dur et émouvant, très beau récit.

Trilogie : Les rives de la terre lointaine/A l'ombre de l'arbre Kauri/Les larmes de la princesse Maorie (Lark Sarah)




1/Hiver 1846. La famine est terrible en Irlande, où la maladie de la pomme de terre fait des ravages. Kathleen et Michael sont jeunes. Ils s’aiment et rêvent de partir en Amérique pour y faire fortune.Mais ce projet s’effondre lorsque Michael est arrêté pour avoir volé de l’orge et du seigle. Condamné au bagne, il est envoyé en Australie pour y purger sa peine.
Un vendeur de bétail, Ian Coltrane, en profite pour demander Kathleen – enceinte de Michael – en mariage. Ses parents, pour éviter le déshonneur, acceptent sans hésiter. Bientôt, les jeunes époux embarquent pour les rives d’une terre lointaine, promesse d’espoir : la Nouvelle-Zélande.
Mais Kathleen n’a pas oublié Michael. Le destin saura-t-il les réunir ? Ou se jouera-t-il encore de leur passion ? De coups du sort en désillusions, la vie n’a pas fini de les surprendre…

2/Nouvelle-Zélande, 1875. Lizzie et Michael espèrent un jour posséder leur propre domaine. Mais ce rêve est soudain assombri par la disparition de leur fille adoptive, kidnappée par un chef maori.Pendant que Michael se démène pour retrouver sa fille, Kathleen – son ancienne fiancée – reçoit une bonne nouvelle : son fils Colin rentre au pays. Or, nul ne mesure les conséquences de ce retour pour les deux familles...
Prenant pour toile de fond les paysages grandioses de Nouvelle-Zélande, Sarah Lark fait la part belle a ses héroïnes, et au combat qu’elles mènent pour conquérir liberté et indépendance.

3/Nouvelle-Zélande, 1899. Kevin, le fils de Lizzie et Michael, se porte volontaire pour se rendre dans une Afrique du Sud déchirée par la guerre des Boers. Un départ qui bouleverse Roberta, secrètement amoureuse du séduisant médecin.Pendant ce temps, la jeune Atamarie est la première femme - de surcroît d'origine maorie - à être admise à l'université de Christchurch pour y suivre des études d'ingénieur. Une aubaine pour elle qui, depuis l'enfance, est fascinée par le ciel et rêve de construire des machines volantes.

Sarah Lark met en scène des héroïnes éprises de liberté, prêtes à tout pour réaliser leurs rêves, avec en toile de fond les paysages grandioses et sauvages de la Nouvelle-Zélande.


Après avoir tant entendu parler de Sarah Lark, je me suis décidée à découvrir ses romans. Contrairement à beaucoup, je n'ai pas commencé par la trilogie du Nuage Blanc mais par celle-ci.
L'histoire débute en Irlande lors de la grande famine de l'hiver 1846.
Kathleen et Mickaël sont amoureux. Ils decident de partir tenter leur chance en Amérique.
Mais leur rêve tourne court. Mickaël est arrêté pour vol et envoyé purger sa longue peine au bagne en Australie. Un voyage dont on ne revient pas.
Kathleen, enceinte est contrainte d'accepter d'épouser Ian Coltrane, un vendeur de bétail pas très honnête, qui dévoilera vite sa vraie nature et fera de la vie de Kathleen un enfer. Et ce, à l'autre bout du monde, puisque que Ian Coltrane, avec l'argent de la dot, décide de partir en Nouvelle-Zélande.
Tout au long de ce premier tome, nous allons suivre la vie de Kathleen, Mickaël et de Ian Coltrane.
Le deuxième tome se déroulera en 1875 et on suivra la vie de Matahari et de Violette, 2ème génération.*
Le troisième et dernier tome, se déroulant en 1899, les héroïne de cet opus seront Roberta et la jeune Matahari.
Cette trilogie se déroule donc sur 3 générations. Sarah Lark nous fera découvrir la vie des premiers pionniers en Nouvelle Zélande. L'élevage de moutons, la ruée vers l'or, on apprendra beaucoup de choses sur la culture Maorie, qui m'a particulièrement captivées.
Sur fond de paysages grandioses et grâce au fait que ce texte soit très documenté, l'auteure réussi à capter l'attention de ses lecteurs grâce à la personnalité des différents protagonistes. elle a su créer une intrigue passionnante et pleine de rebondissements et ce malgré 2500 pages.
Cette trilogie restera ma préférée. Ce fût un joli coup de coeur.


Salina (Laurent Gaudé)


Qui dira l’histoire de Salina, la mère aux trois fils, la femme aux trois exils, l’enfant abandonnée aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et élevée comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu’étrangère et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c’est son dernier fils qui raconte ce qu’elle a été, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a défendu, afin que le récit devienne légende.
Renouant avec la veine mythique et archaïque de La Mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé écrit la geste douloureuse d’une héroïne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l’amour pour un dû et la vengeance pour une raison de vivre.



Laurent Gaudé est un conteur hors-pair. 
Déjà séduite pas plusieurs de ces livres, Salina m'a emportée. 
Mon seul regret : j'aurais aimé l'entendre conté au lieu de le lire.

Salina est le récit d'une vengeance, d'un destin contrarié par les astres et la vie. 
Mais également un texte de rédemption, de pardon. Tendre et féroce. Humiliation, injustice, solitude et souffrance mais également amour. Salina est un récit qui ne vous laissera pas indemne.

Coup de coeur !


N'étant pas très fan de Laurent Gaudé (excepté "le soleil des Scorta", je n'adhére pas trop à son style d'écriture), je n'avais donc guère envie de lire ce livre.
Puis convaincue par l'entousiasme des copinautes de cette LC, je me suis laissée tenter.
Verdict : ENCHANTEE
Ce récit est un conte, remarquablement bien écrit, intense, beau et triste à la fois.
Il se lit d'une traite et nous laisse un sentiment indéfinissable.
A lire absolument!!!


mardi 22 octobre 2019

Le long chemin du retour (Robert Silverberg)



Sur Patrie, planète où la population est divisée entre les Maîtres et le Peuple, sans compter les autochtones, Joseph Keilloran, fils d'un des Maîtres, est réveillé une nuit par des explosions. Le Peuple vient de se soulever. Il a massacré les nobles hôtes de Joseph. Et il va falloir à Joseph traverser un territoire hostile habité de créatures étrangères, les unes redoutables, d'autres secourables, marcher jusqu'au bout de ses forces, découvrir un monde inconnu et faire l'expérience de la vie. Emprunter le long chemin du retour, à pied, sans aide ni allié, huit ou dix mille kilomètres jusqu'à l'Isthme qui conduit à Hélikis, le continent de la Maison Keilloran. En espérant que la révolte ne s'est pas étendue jusque-là. Le dernier grand Silverberg.



Après « Roma Aeterna », je continue dans un autre style Robert Silverberg. « Un si long chemin de retour » nous raconte Joseph Maître Keilloran, adolescent de la race des maîtres qui a été envoyé dans la maison Geften, à l'autre bout de ce monde rural nommé Patrie, pour parachever sa formation. Mais voilà c'est pile le moment où se déclenche une immense révolte du Peuple, humains soumis aux Maîtres. Ces deux races d'humains ont débarqué en deux fois de l'ancienne Terre sur cette planète déjà habitée par d'autres Indigènes. Tous les Maîtres sont supprimés, massacrés et Joseph se retrouve seul à vouloir retrouver le chemin de son domaine qui se trouve sur une autre partie de la planète. Retour qui se transforme comme une quête bien sûr du retour, mais aussi en transformation total de l'adolescent en homme ayant vécu les expériences nécessaires à lui former l'esprit à autre chose que ce qui lui a été inculqué depuis sa plus tendre enfance. Il découvre les autres races d'Indigènes qui peuplent la planète avec leurs modes de vie, de religion, de philosophie de vie. Indigènes qu'il considérait auparavant comme des animaux domestiques et qui lui prouvent le contraire. Ce sont des êtres différents et intelligents avec qui il peut engager des conversations intéressantes.

Bonne lecture de SF, intéressante sur le fond, un peu longue dans le périple de Joseph. Les moments cruciaux sont à chaque changement de ses conditions de vie et ses rencontres avec les autres peuples. J'ai bien aimé ses moments ainsi que les questionnements et l'évolution du jeune homme, sa pugnacité à vouloir arriver à son but.

L'écriture de Silverberg est très prenante et agréable, il faut que je continue à le lire dans notre challenge Silverberg, sans lui je ne l'aurais jamais découvert ^^

Petite (Gysler Sarah)




Ce livre est un roman d'apprentissage foudroyant, celui d'une petite fille qui transforme sa colère en odyssée. Avec humour et tendresse, la jeune globe-trotteuse raconte les tourments de l'enfance, son dégoût d'une société uniformisée, mais aussi son irrésistible soif d'être libre qui la pousse à dépasser ses peurs. 

" Je suis née au milieu des années nonante dans une famille décomposée. On était de ces enfants qui grandissent avec une clef autour du cou, connaissent les numéros d'urgence par cœur et savent faire cuire des pâtes avant même d'être en mesure d'atteindre les casseroles. Petite, on a tenté de m'expliquer que j'avais des " origines " par ma mère et un père qui ne peut plus courir parce qu'il a trop travaillé. En classe, j'écoutais des professeurs désabusés me raconter comment réussir ma vie. Plus tard, on m'a dit que je travaillerai dans un bureau parce que c'est ce qu'il y avait de mieux pour moi, qu'assez vite j'aurai un mari, une maison, puis des enfants, qui verront le jour presque par nécessité. 

À vingt ans, j'ai arrêté d'écouter les gens et je suis partie. Seule, en stop et sans un sou en poche. J'ai traversé l'Europe jusqu'au Cap Nord, sans autre but que de ne pas pourrir chez moi. On peut dire que j'ai fui. C'était mon premier grand voyage. 

Dans ce livre, j'ai voulu raconter mes errances, mes chutes et comment la route m'a sauvée. " S. G. 

Ce livre est un roman d'apprentissage foudroyant, celui d'une petite fille qui transforme sa colère en odyssée. Avec humour et tendresse, la jeune globe-trotteuse raconte les tourments de l'enfance, son dégoût d'une société uniformisée, mais aussi son irrésistible soif d'être libre qui la pousse à dépasser ses peurs.


Découvert ce livre par pur hasard, la 4ème de couverture m'a interpellé.
Sarah Gysler raconte son histoire. Une jeune fille dont les parents divorcent alors qu'elle n'a que 6 ans et qui par la force des choses est livrée à elle-même. Elle a un frère qui a seulement 2 ans de plus qu'elle.
Vous allez me dire que dans la société actuelle,c'est le cas de nombreux enfants.
Oui mais... Sarah est différente selon moi et elle a su mettre des mots sur ce qu'elle ressent par rapport à la vie. 
C'est une anti-conformiste, elle rejette la société et ses règles à ne pas transgresser pour être comme les "autres". C'est une rebelle, une écorchée vive... Elle va faire des choix plus ou moins  judicieux.Elle fera celui de partir, seule, à pied, sans argent, avec juste un sac à dos. Sa destination : yeux fermés, un doigt sur une vieille mappemonde la désignera...
Ce voyage, bien moins facile qu'on peut le penser lui a ouvert les yeux sur elle-même, sur les gens, sur la vie, sur ce qu'elle veut et ne veut pas en faire.
Elle a compris quelles étaient les vraies valeurs. Elle est jeune, un jour peut-être son mode de vie changera mais aujourd'hui, elle se sent libre.
J'aurais aimé (plus encore avec le recul dû à l'âge) avoir le courage de faire ce que Sarah a fait.
Partir sans rien, découvrir le monde, se découvrir, donner un vrai sens à sa vie.
Dans ce monde de sur-consommation, il serait tellement bon de redécouvrir des valeurs essentielles.
Une belle leçon...
N'hésitez pas à découvrir son témoignage.
Pour ma part, j'aimerais savoir ce que deviendra cette jeune fille.

lundi 21 octobre 2019

Livre audio : série Gwyneira McKenzie (Sarah Lark)


1) Le Pays du nuage blanc :

«Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.»

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l'aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l'héritier d'un magnat de la laine. Ni l'une ni l'autre ne connaissent leur futur époux.

Une nouvelle vie - pleine d'imprévus - commence pour les deux jeunes femmes, qu'une amitié indéfectible lie désormais.

2) Le Chant des esprits :
Gwyneira – l’une des deux héroïnes du Pays du nuage blanc – élève sa petite-fille Kura et s’inquiète pour elle. La jeune métis de quinze ans, surnommée la reine maorie, possède un physique et une voix magnifiques qui suscitent l’admiration. Mais, capricieuse et uniquement intéressée par la musique, Kura refuse d’assumer son rôle d’héritière de Kiward Station, le domaine familial. Gwyneira décide alors de l’envoyer en pensionnat pour lui donner une éducation stricte. C’est alors que Kura rencontre William Martyn – le fiancé de sa cousine, la petite-fille d’Hélène – autre héroïne du Pays du nuage blanc… Le coup de foudre est réciproque. Kura et William décident de se marier, au grand dam de tous. Kura pourra-t-elle cependant se contenter d’un rôle d’épouse alors qu’une grande carrière musicale lui est promise ? Portée par un puissant souffle romanesque, ce roman confirme le talent d’une auteure découverte avec Le Pays du nuage blanc…

3) Le cri de la terre :
Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.
Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…



Fan de livres audio que j'écoute à mes moments perdus lorsque je remonte du pédibus, cuisine ou fais le ménage, je me suis plongée dans la série Gwyneira McKenzie.



6 mois d'écoute pour arriver au bout de cette saga qui comporte 3 tomes. Récit de longue haleine lu par Marine Royer qui a parfaitement rendu l'ambiance des romans. 


Un beau voyage en Nouvelle-Zélande, sur les traces des Maori et des Pākehā vivant de l'élevage des moutons. 

L'auteure sait très bien nous décrire la Nouvelle Zélande, pays encore jeune, avec ses paysages, ses moutons, ses traditions et ses habitants. 

J'avais presque l'impression d'y être. Voyager sans quitter son pays, c'est un vrai luxe.

Un récit sur 3 générations. Les femmes sont mises en avant. Chacune m'a plu par son parcours, ses déboires, sa vie, son tempérament. Des femmes qui en veulent, subissent parfois les hommes mais savent toujours rebondir et aller de l'avant. 

Tous les personnages sont attachants, à quelques exceptions près. 

Un récit bien ficelé, romanesque; dur parfois. 

On traverse la première guerre mondiale et ses combats mais aussi les réalités quotidiennes des exploitants.

Un vrai plaisir d'écoute.



Tome 1 : 
Le pays du nuage blanc


J'ai découvert Sarah Lark avec son dernier roman « L'île des mille sources », j'ai tellement apprécié que j'ai voulu découvrir sa première trilogie « Le pays du nuage blanc ».

Cette fois-ci c'est à un voyage à travers les océans pour l'hémisphère sud, la Nouvelle Zélande qu'elle nous convie.

Hélène, jeune préceptrice désargentée et Gwyneira, aristocrate promise à un fils d'éleveur se rencontrent lors de la traversée en bateau. Hélène est chargée de voyager aussi avec quelques orphelines promises comme bonnes à tout faire auprès de colons en mal de bonnes anglaises. Elle les accompagnera et les formera, leur apprendra à lire, une forme d'affection se créée entre elles toutes. En arrivant à bon port, ce n'est pas forcément ce qu'elles imaginaient qui leur arrive, les déceptions sont aussi là.

Avec ce livre on se retrouve emporté parmi les conflits entre les barons de la laine, qui doivent compter aussi avec les autochtones qu'ils cherchent à flouer de leurs terres, les Maoris.

Hélène, préceptrice dans l'âme va instruire les jeunes indigènes malgré sa condition de femme d'éleveur pauvre.

Gwyneira, elle malgré son statut de femme privilégiée ne sera pas forcément plus heureuse, mais elle se donnera totalement à sa passion de l'élevage et à la gestion du domaine.

C'est une belle saga familiale à laquelle on assiste, ce premier tome nous raconte la naissance d'une politique de colonisation d'une île à l'autre bout du monde. La naissance d'enfant dans les différentes familles crée un canevas de liens familiaux qui entremêlent tous les protagonistes.

J'ai vraiment beaucoup apprécié et l'écriture et l'ambiance aventureuse pleine de tumulte qu'a si bien retranscrite Sarah Lark.

J'ai hâte de me mettre dans le tome 2 pour suivre les aventures de tout ce petit monde.


Après avoir commencé par la lecture de L'autre trilogie de Sarah Lark, j'ai eu très envie de découvrir celle dont on en entend parler partout "Le pays du nuage blanc".
Une fois encore, Sarah Lark nous emporte dans l'hémisphère sud, en Nouvelle-Zélande. Ce livre est également un saga sur 3 générations qui débutent avec 2 femmes qui partent au bout du monde après avoir répondu à des annonces passées par l'Eglise anglicane de Christchurch .
Toujours dans une ambiance de pionnier dans un nouveau monde, les thèmes abordés sont les conflits entre barons de la laine, ruée vers l'or, la domination des femmes par les hommes, les mines de charbon occidentales...
On voyagera également aux quatre coins du monde dans cette trilogie.
Bien que les personnages de cette saga soient intéressants, tous avec un caractère bien trempé, attachantes, j'avoue avoir failli abandonner au second tome. J'y ai entre autres trouver beaucoup de longueurs. Heureusement, l'auteure a réussi au 3ème tiers du livre à capter à nouveau mon attention. J'ai pu ainsi terminer cette trilogie.
Une très bonne saga, même si j'ai de loin préféré l'autre trilogie, qui contient davantage de référence sur la vie des Maories.
J'espère qu'elle se différenciera un peu dans le thème sur ses prochains livres, car la lassitude pourrait guetter. 

dimanche 13 octobre 2019

Azilis, 1 L'épée de la liberté (Valérie Guinot)



Ne voyez-vous pas le chemin du vent et de la pluie ?
Ne voyez-vous pas les chênes qui se heurtent ?
Ne voyez-vous pas la mer fouetter la terre?
Ne voyez-vous pas le soleil se hâter dans le ciel ?
Ne voyez-vous pas les étoiles tomber ?
Ne voyez-vous pas le monde en danger ?


Juin 477, en Gaule, à la frontière de l’ Armorique. Celte par sa mère et romaine par son père, Azilis, seize ans, rêve d’ un autre destin qu’un mariage forcé. À la mort de son père, elle s’ enfuit travestie en garçon avec son fidèle esclave Kian et le séduisant barde Aneurin. Leur mission : remettre une épée magique au roi des Bretons…


Nous somme en 477 après J.-C., en Gaule Romaine au déclin de l'occident Romain. Les barbares envahissent de plus en plus le territoire, les Wisigoths, les Francs et en Britannia : les Angles et les Saxons.

Azilis est fille d'un père gallo-romain ancien sénateur et d'une mère celte . Elle est vive, indépendante et pleine d'entrain. Elle est la seule fille dans une fratrie de quatre : un frère aîné Marcus, né d'un autre lit, son frère Caïus, et son jumeau Ninian. Elle prend plaisir à rencontrer et à apprendre au contact de Rhiannon guérisseuse, le secret des plantes et des potions.

C'est au décès de son père, que tout bascule. Son frère Marcus veut la marier à un de ses amis qu'elle déteste.
Elle s'enfuit en compagnie de son esclave Kian et de son cousin celte Aneurin, jeune barde plein d'espoir de libérer son pays, la Bretagne, des raids des saxons en apportant à son chef de guerre Ambrosius Aurelianus et à son fils naturel Arturus le Dux Bellorum, l'épée Kaledvour.

Le destin est en marche. Et c'est sur fond de guerres contre les saxons que l'on découvre les nouveau compagnons d'Azilis (Niniane) autour d'Arturus nouveau roi de Bretagne.

Premier tome d'une trilogie jeunesse qui revisite les mythes arthuriens, l'histoire est très plaisante et permet aux ados d'apprendre en même temps l'histoire. J'ai bien aimé la façon dont Valérie Guinot revisite la légende arthurienne en présentant tous les personnages comme de vrais héros historiques, avec un soupçon de magie avec Myrddin (Merlin). La portée est surtout de nous présenter la Gaule et la Bretagne de l'époque au déclin de Rome.

J'attaque dans la foulée le tome 2 et oui c'est une trilogie.


mardi 8 octobre 2019

Le mouton farceur (Rowan et Mark Sommerset)

Petit Bêê s'ennuie. Alors, quand Dindon Dingo arrive, l'occasion de lui faire une farce est trop belle pour la laisser passer...

Cet album est juste une pépite !
Un gros gros coup de coeur !

Je l'utilise très (très) régulièrement dans le cadre d'animations scolaires en lecture pour la fin d'animation. 
J'ai la chance de pouvoir le raconter à 2 voix avec ma collègue et le tandem est bien rôdé. Que les enfants aient 3 ou 10 ans, il les fait rire à chaque fois. 

Un récit hilarant ! 

Je suis fan ! J'attends avec impatience la réimpression du tome 2. Ce tome-ci va également être réédité.




jeudi 19 septembre 2019

Mortelle Adèle, 1 Tout ça finira mal (Mr. Tan, Miss Prickly)


« Que ce soit pour faire enrager mes parents, torturer mon stupide chat, lutter contre Jade et ses copines ou briser le coeur de Geoffroy... j'ai toujours une idée intéressante ! »



Une série qui cartonne dans ma biblio. Je n'ai pas toujours le temps de lire tout ce qui plaît, tout ce qui passe entre mes mains.

Mortelle Adèle est un petit regret car j'aurais dû la découvrir plus tôt.

Une BD qui fait rire, ricaner. Clairement. Politiquement incorrect, on reste dans l'humour qui nous fait échapper des "rôôôh". Mais c'est drôle. 2ème degré, voire 3ème. Bref on ricane ou ricasse. 

Adressée aux kids dès 8 ans, ça peut plaire à tous.