mercredi 22 mai 2019

L’Agence Pendergast, 1 Le prince des ténèbres (Christophe Lambert)

L’Agence Pendergast est une organisation très secrète cachée sous Ellis Island. Sa spécialité est de repérer et d’intercepter grâce à ses supers agents chaque créature paranormale qui arrive dans le flot des immigrants. Sean Donovan, un jeune voleur de rue, filou et intrépide, pourrait bien être la nouvelle recrue de l’Agence et faire équipe avec Joe l’Indien cogneur et Célia la liseuse de cartes. (Amazon)



L’Agence Pendergast est une organisation très secrète cachée sous Ellis Island. Elle travaille un peu comme les agents de "Mission impossible". Elle permet d'intercepter toute sorte de créatures paranormales (Homme-tentacule, vampires et j'en passe!)  qui arrivent mêlées à la vague d'immigrants. 
Parmi les agents, la plupart très jeunes, on y trouve un Indien que l'on préfère ne pas croiser car il a le poing plutôt "léger"et une jeune femme qui lit dans les cartes. Le patron vient de "recruter"un jeune voleur qui lui avait dérobé sa montre... Sean. 
J'ai beaucoup apprécié le fait de rentrer tout de suite dans l'histoire. Dès les premières pages, on est dans l'action qui se poursuit jusqu'à la fin de l'épisode. Un genre de Sherlock Holmes fantastique qui n'est pas pour déplaire. 
Contente de cette découverte. Je ne manquerais pas de la recommander à mes apprenants. Un bon roman jeunesse !! 





mardi 21 mai 2019

Un coin d'azur pour deux (Emma Sternberg)



UNE ÎLE DE RÊVE,
DEUX CŒURS EN SOUFFRANCE, ET UN AMOUR INACCOMPLI...

« Un été à Capri ? Recrute assistante pour travaux de documentation et de lecture. »
Lorsqu’elle tombe sur cette annonce, Isa saute sur l’occasion. Qu’a-t-elle a perdre ? Alex l’a quittée et son nouveau job lui fait amèrement regretter la librairie ou elle travaillait.
À son arrivée en Italie, Isa découvre qu’elle a é té engagée par la célèbre romancière Mitzi Hauptmann qui, a plus de 70 ans, a besoin d’aide pour rédiger ses mémoires.
En écoutant Mitzi lui raconter sa vie dans sa superbe villa surplombant l’azur, la jeune femme comprend bien vite qu’elle est hantée par un regret.
Il y a bien longtemps, elle a laissé filer l’amour de sa vie. Et s’il n’était pas trop tard ?



Après « Cinq amies au soleil » que j'ai lu il y a peu, je découvre cette fois-ci grâce aux Éditions L'Archipel, le second roman d'Emma Sternberg « Un coin d'azur pour deux ».

Nous sommes en présence d'Isa, jeune berlinoise qui sort d'une rupture amoureuse très douloureuse. Elle répond à une petite annonce proposant un job d'assistante auprès d'une écrivaine Mitzi Hauptmann. Et cerise sur le gâteau ce travail se déroulera à Capri, île italienne fort célèbre dans la baie de Naples. C'est à la fois pour elle un voyage de fuite vis à vis de son ex petit ami mais aussi une rencontre avec une vieille dame très sympathique et accueillante.
A travers la vie de Mitzi, car c'est d'une autobiographie dont il est question pour cette dernière, Isa va se retrouver en première ligne pour récolter des informations que la vieille dame n'a jamais livrées. Son enfance, son premier amour, ses désillusions, l'indifférence de ses parents et enfin son envol vers la célébrité.
Deux vies, deux âges à l'opposé, mais quand l'amour est là, les cœurs battent à l'unisson. Isa et Mitzi se sont trouvées et l'une comme l'autre ont beaucoup à apprendre de l'autre.
Il y n'y a pas que de la romance dans ce livre, on y aborde aussi les problèmes de l'incompréhension parentale, de la dyslexie, la révolte d'une enfant indépendante qui veut trouver le bonheur. Et aussi des problèmes que peut engendrer l'infertilité dans la relation d'un couple.

Belle petite romance à lire en vacances ou au bord de la mer. Charmante histoire qui baigne dans le soleil, la chaleur, les senteurs des fleurs et le bruit de la mer.
On suit l'auteure à travers Capri, et c'est un beau petit voyage auquel elle nous invite. On se croirait soi-même en vacances..

samedi 18 mai 2019

Allumer le chat (Barbara Constantine)



« Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l'air. La nuit s'annonce douce et tranquille. Mais d'un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner...
― Passe-moi le fusil, j'vais allumer le chat !
Il n'a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien.
― Et pourquoi tu veux l'allumer, dis ?
― Quand il me regarde, j'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule. Alors, là, j'en ai marre... Je vais lui régler son compte à ce salopard ! »





J'avais beaucoup aimé "Tom, tout petit Tom" mais celui-ci, un peu moins. Les personnages sont attachants et ils ont tous un profils bien dessiné mais je l'ai trouvé un peu plus vulgaire... même si je sais que le langage décrit bien la classe sociale de chacun... cela m'a un peu gêné. 




Lettre ouverte aux animaux (Frédéric Lenoir)

« Nous assistons probablement, et je le souhaite de tout coeur, au passage à un stade éthique supérieur où la pensée humaniste s’émancipe de son cadre anthropocentrique pour s’étendre à tous les êtres sensibles qui peuplent la Terre. Dès lors, faire preuve d’“humanité” ne signifie plus simplement respecter les autres êtres humains, mais tout être vivant, selon son degré de sensibilité et de conscience. La vie s’est exprimée sur Terre à travers une foisonnante diversité.
Puisque l’être humain est aujourd’hui l’espèce la plus consciente et la plus puissante, puisse-t-il utiliser ses forces non plus pour exploiter et détruire ces formes de vie, mais pour les protéger et les servir. C’est pour moi notre plus belle vocation : protecteurs et serviteurs du monde. »
Frédéric Lenoir  (Amazon)




Ah, amoureux des animaux, voilà un livre pour vous et aussi pour ceux qui prennent les animaux pour des êtres non sensibles. 

Merci à Frédéric Lenoir d'avoir écrit ce livre. 

Fantômes d'hiver (Kate Mosse)


La Grande Guerre a anéanti toute une génération, fauchée à la fleur de l'âge... Dans le cas de Freddie Watson, un jeune Anglais du Sussex, elle lui a pris son frère bien-aimé. Hanté par cette disparition, il erre sans savoir comment échapper à cette douleur lancinante Au cours de l'hiver 1928, Freddie voyage dans le Sud-Ouest de la France, quand sa voiture quitte la route. Encore sous le choc, il s'enfonce en chancelant dans les bois et trouve refuge dans un village isolé. Là, lors d'une sorte de fête médiévale, il rencontre Fabrissa, une belle jeune femme qui pleure elle aussi ses disparus. Au cours de la nuit, Fabrissa raconte à Freddie une étrange histoire. Le lendemain, à son réveil, Freddie se demande si tout cela n’était pas un rêve. Pourtant il existe bien un mystère lié au passé cathare du village...



Entre réalité et illusion, l'auteur nous entraîne dans un mystère profond. Un roman dans lequel règne un lourd silence que seul le bruit des souvenirs parvient à le percer. 




La petite fille qui avait avalé un nuage gros comme la Tour Eiffel (Romain Puértolas)



« Chaque seconde qui passait était une seconde de vie perdue pour Zahera. Car la maladie progressait à pas d’ogre et l’hôpital, là-bas, n’avait pas les moyens techniques de s’en occuper. La petite fille ne devait donc son salut qu'à sa volonté de fer, et à l’espoir, maintenant, que sa maman vienne la chercher au plus vite. »

R. P.


Alors que la jeune et jolie factrice parisienne Providence Dupois s’apprête à partir en Afrique chercher la petite fille qu’elle aime le plus au monde, un volcan islandais se réveille, paralysant l’ensemble du trafic aérien européen. D’aéroport en monastère tibétain, commence alors pour elle le plus haletant et le plus prodigieux des voyages. L’amour donne des ailes. Êtes-vous prêt à vous envoler ?




Une petite lecture pleine de poésie et de tendresse. L'imagination est au rendez-vous. On rit, on pleure.... les émotions sont chamboulées. 


jeudi 16 mai 2019

Le manoir d'Alderney (Anne Perry)



Londres, 1910. Tout accable Philip Sidney, diplomate britannique à l’ambassade de Washington, accusé officiellement de détournement de fonds, officieusement d’avoir agressé la fille d’une famille américaine respectée et dérobé un bijou. Chargé de sa défense, Daniel Pitt doute de son client, du dossier, tressé d’étranges coïncidences, et tout autant de lui même : sa propre sœur est proche de la victime. L’affaire en cache bien une autre et lorsqu’un cadavre vient entraver le procès, le jeune avocat se lance dans une enquête dangereuse, aux rouages labyrinthiques. Une histoire de passions, de vengeance et d’idéaux pervertis, qui, dans l’ombre de la Grande Guerre à venir, le mènera jusque dans la Manche, sur la mystérieuse île d’Alderney…

La reine du roman policier historique nous offre une nouvelle intrigue étourdissante, qui nous entraîne dans les arcanes d’une Angleterre passée dont elle seule a le secret.

« L’un des mystères les plus intrigants écrits par Anne Perry, dont la scène de clôture est peut-être l’une de ses plus fortes à ce jour. » Kirkus Reviews

338 pages


Dans ce dernier roman polar d'Anne Perry, on retrouve les héros récurrents de l'auteure, Thomas et Charlotte Pitt, mais surtout leur fils Daniel jeune avocat dans un cabinet réputé de Londres.
De l'auteure, j'ai lu ses deux premiers romans « L'étrangleur de Cater Street » et « Le mystère de Callander square », lors de la rencontre de Thomas et Charlotte en 1880.
D'après ce que j'ai pu comprendre, ce roman est le deuxième qui met en scène le jeune avocat fils de Thomas et Charlotte avec « Un innocent à l'Old Bayley » que je compte bien lire. Nous sommes cette fois ci début XXème siècle en 1910.
Ce roman est à la fois polar et enquête judiciaire, la majeure partie du livre se passant dans un tribunal.

Philip Sidney, jeune diplomate anglais en poste à Washington est accusé de malversation et d'agression. L'immunité diplomatique se faisant, il quitte précipitamment les États-Unis, mais se retrouve néanmoins rattrapé par les faits en Angleterre. Daniel Pitt chargé de sa défense veut croire en l’innocence de son client et va tout faire pour le prouver. Le voici donc à la recherche des indices et des mobiles de cette affaire qui pourrait ne pas être si simple qu'elle apparaît.
De plus l'occasion lui est donné de retrouver sa sœur, mariée à un américain et maman de deux charmantes petites filles. C'est le temps des retrouvailles pour eux et pour Jemina sa sœur de se rendre compte de la différence pour elle de se retrouver à nouveau dans son pays. Malgré tout l'amour de son mari elle ne sent pas totalement intégrée dans le nouveau monde.
Où l'on assiste aussi aux divergences d'opinions et aux préjugés des uns et des autres pour l'anglais ou l'américain. Chacun se méfiant de l'autre.

Petit polar sur fond d'annonce de la première guerre mondiale.

J'aime beaucoup l'écriture d'Anne Perry, j'ai toujours plaisir à lire un de ses romans. Les personnages sont approfondis, la narration peut paraître parfois un peu longue mais justement chaque indice et questionnement nous mène tout doucement à la solution de l’affaire.

Merci à Babelio et les Éditions 10/18 pour cette avant première en masse critique privilégiée.

lundi 13 mai 2019

Ni vu, ni connu (Michaël Escoffier, Kris Di Giacomo)

Lorsqu'il n'y a plus de papier, Léon est bien obligé de trouver autre chose pour s'essuyer. Et c'est là que les ennuis commencent...

Un album absolument hilarant !
Une nouveauté dans ma biblio que j'ai déjà mis de côté pour une lecture avec mes petiots de Né pour lire ainsi que pour les animations en maternelle. 

Coup de coeur ! 


dimanche 12 mai 2019

Quand nos souvenirs viendront danser (Virginie Grimaldi)

"Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés. Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu'en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline. Quand le maire annonce qu'il va raser l'impasse - nos maisons, nos mémoires, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n'avons plus rien à perdre, et c'est plus excitant qu'une sieste devant Motus". A travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d'amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

Quel plaisir que cette lecture.
Gros coup de coeur.
Un roman touchant, qui m'a ému et m'a fait rire.

Une tranche de vie de nos "vieux". Toute une vie retracée, avec ses bonheurs, ses malheurs, ses épreuves.

Le temps qui passe est le fil conducteur de ce roman. Le temps qui passe sans concessions; ça touche tout le monde. Le cycle de la vie, les relations entre générations. 

Savoir profiter de l'instant présent, prendre le bonheur quand il est là. Savoir l'identifier parfois. 

Un roman qui touche au coeur car on s'y retrouve tous. Une écriture fine et délicate qui égratigne nos émotions.

Coup de coeur ! 

mercredi 8 mai 2019

Le ciel de Darjeeling (Nicole Vosseler)



Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.

En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.

Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?

Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.


A qui veut lire une belle romance, une page d'histoire sur l'Inde du 19ème siècle sous la domination anglaise je conseillerais Le ciel de Darjeeling.
Je viens de passer un excellent moment de lecture en compagnie d'Ian et d'Héléna ainsi que de Mohan.
Des Cornouailles aux contreforts de l'Himalaya, le chemin est long et nécessaire pour nos deux héros.

Tout commence comme une romance classique, une jeune fille qui a tout perdu, un jeune homme mystérieux et énigmatique, des secrets et nous voilà partis à l'aventure vers l'Inde mystérieuse qui envoûte et rebute à la fois.
Car à côté de la romance c'est tout un pan de l'histoire du pays auquel nous assistons, la conquête, la domination anglaise, les rebellions sanglantes et pleines de haine envers l'envahisseur. Le cercle vicieux de la vengeance, le sang appelant le sang et le malheur pour tous.
C'est aussi un livre qui nous raconte le pays, ses contrées, son étendue, sa végétation, toutes les beautés côtoyant la laideur et la crasse. Les religions, les contes et légendes. On y sent toute une richesse culturelle avec l'acclimatation des groupes, des castes et des traditions qui pour nous occidentaux peuvent paraître bien cruels.

Et puis nos héros sont si attachants dans leur amour et leurs contradictions qu'on se met à vouloir à tout prix savoir si enfin les secrets seront levés.

L'écriture de Nicole Vosseler est très agréable et descriptive, très descriptive et j'ai beaucoup aimé. Je me suis retrouvée parmi ces palais, ces déserts et ces villes tentaculaires qui absorbent les hommes dans la chaleur et les moussons. Dans les plantations de thé de Darjeeling, avec toutes ces ouvrières qui récoltent le thé dans une atmosphère si colorée qu'on s'y croirait.

C'est un livre foisonnant d'informations sur l'Inde de l'époque ainsi que sur ses coutumes et c'est pour moi un coup de cœur. J'ai adoré, je me suis vue à le lire comme je regardais auparavant les films à grand spectacle sur l'Inde magique et mystérieuse du 19ème siècle.

Merci aux Editions l'Archipel et à Mylène.