lundi 11 mars 2019

Le journal de Lucas (Philippe Myoux)




Lucas Chanceux vous présente dans son journal un an de sa vie à Bordeaux avec ses trois colocataires : Yoko, Jamel et Victoria. Au fil des mois et des saisons, vous découvrirez, entre autres, son travail dans une librairie, ses amours, ses poèmes et sa passion pour les faits divers. En résumé, vous allez suivre ses aventures extraordinaires du quotidien

212 pages


En février 2017 je découvrais l'écriture de Philippe Myoux à travers une vingtaine de nouvelles dans son recueil « C'est pas la taille du texte qui compte ». Jolie découverte.

En ce début d'année 2019 je viens de lire son deuxième ouvrage, un roman sous forme de journal intime, celui de Lucas Chanceux, il porte bien son nom je trouve ce jeune homme. Nous voici donc parti à sa rencontre et celle de ses amis, Yoko, Jamel et Victoria ses colocs préférés. Une belle amitié que ses quatre là...
Sur 365 jours il nous raconte son travail, ses amours, ses difficultés, ses états d'âmes, régulièrement un petit poème se mélange à ses péripéties de la vie quotidienne.

On pourrait prendre cette lecture comme fastidieuse, il n'en est rien, chaque journée découle de l'autre et ainsi de suite. C'est un joli roman de la vie tout court qui se déroule devant nos yeux.
Et cerise sur le gâteau à travers son travail pour la rubrique du journal d'un ami « Le petit Bordelais non illustré », il nous fait voyager dans Bordeaux avec ses spécialités, ses monuments, ses hommes illustres et cela avec beaucoup d'humour.

C'est léger, frais, plaisant à lire. L'écriture est pleine d'humour. J'ai passé un très agréable moment de lecture.
Merci Philippe pour cette belle prose qui fait du bien.


Citations : 


"Ce soir comme hier
Il éteint la lumière
La nuit a gagné son esprit
Et supprimé toute envie
Demain est un autre jour
Mais à cela il reste sourd
Quand la vie ne donne plus de solution
Rien ne fait illusion
Pourtant allongé il ferme les yeux
Et s'imagine très heureux
Comme une boussole qui retrouve toujours le nord
Sans le savoir au fond de lui il espère encore."


"Les larmes qui ne coulent pas, elles deviennent quoi ?
Est-ce qu'elles attendent sagement derrière les yeux la prochaine tristesse, le prochain bonheur ? Ou bien sont-elles recyclées régulièrement afin d'être vierge de toute émotion passée. Et l'amour qu'on ne donne pas, il devient quoi ? Il se stocke dans le cœur pour une utilisation future ou bien disparaît-il à jamais ? Est-ce qu'un cœur peut exploser d'un trop-plein d'amour non partagé ?
Ne prenons pas le risque, aimons-nous dès maintenant et pour toujours."


vendredi 8 mars 2019

Vieux renards et jeunes loups (Frédéric Métézeau)




« Dégagez-les ! » martelait Jean-Luc Mélenchon. Emmanuel Macron l’a fait. Un tsunami a balayé la classe politique française en 2017, avec l’arrivée à l’Élysée d’un président de moins de 40 ans, et le départ des trois quarts des députés siégeant à l’Assemblée nationale.
Nombre de ténors omniprésents depuis dix, vingt, voire quarante ans ont soudain disparu des écrans. Certains ont pris une retraite aussi prématurée qu’involontaire ; d’autres ont changé de métier ou se sont exilés.
Frédéric Métézeau brosse ici un portrait de la nouvelle classe politique française : survivants de l’ancien monde – désormais vieux renards – et jeunes loups récemment surgis dont certains devenus ministres ; tous bien décidés à s’imposer.
Fruit de quelque quatre-vingts entretiens, ce livre est un pari. Quels hommes et femmes politiques seront aux commandes en 2022 ? Qui implosera ? Qui s’imposera ?


Frédéric Métézeau, journaliste, ancien chef du service politique de France Inter, s'est livré à une vaste enquête.
Il nous livre dans ce livre, le fruit de tous ces entretiens d'hommes et femmes politiques de tout bord, de l’extrême gauche à l’extrême droite.

On y rencontre donc les vieux renards, survivants du vaste dégagisme de 2017 suite à l'élection présidentielle et aux législatives, on pourrait les considérer comme les survivants de l'ancien monde et à côté de cela, on assiste à l'émergence des jeunes loups, prêt à en découdre et à faire leur place dans cette vaste arène qu'est la politique.

Très intéressant comme démonstration, on se rend compte que les pires ennemis de chacun, ne sont pas forcément dans le camp adverse mais plutôt dans leur propre camp.
Des vieux renards aux jeunes loups, qui verrons-nous émerger en 2022. L'avenir nous le dira.
Quels sont les enjeux et les aspirations de chacun ? On découvre le parcours de chacun, ses aspirations, son caractère, ses qualités et ses défauts.
Frédéric Métézeau à travers tous ces entretiens, nous livre de manière très concise et très fluide un livre très intéressant et documenté.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Archipel pour cette masse critique non fiction.

dimanche 3 mars 2019

Le Guépard (Giuseppe Tomasi di Lampedusa)



Le Guépard est avant tout l’histoire d’un homme, Don Fabrizio, l’imposant prince de Salina aux yeux clairs et à la toison couleur de miel, qui trouve refuge dans son observatoire pour s’élever au-dessus des querelles et converser avec les étoiles.

Nous sommes en 1860, Garibaldi vient de débarquer à Palerme, le vent révolutionnaire du Risorgimento agite la Sicile. Don Fabrizio voit se défaire la rigueur de l’ordre ancien et assiste impassible à la ruine de sa classe. Lucide et désenchanté, il s’incline devant la force nouvelle qu’incarne son cher neveu, l’impétueux Tancredi, et c’est avec courtoisie, non sans humour, qu’il demande pour lui la main de la belle Angelica Sedàra, fille de don Calogero dont le grand-père ne savait ni lire ni écrire.



Né en 1896 en Sicile, Giuseppe Tomasi, duc de Palma, prince de Lampedusa, a été militaire avant de se lancer dans l'écriture en publiant deux ouvrages : Le Professeur et la Sirène et Le Guépard. Il meurt en 1958 à Rome.


Pour moi Le Guépard c'était un film (Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale) visionné il y a très longtemps. Dernièrement avec Eric nous cherchions une lecture commune d'un classique et il m'a proposé ce livre. Je ne connaissais pas l'auteur et j'ai accepté avec plaisir.

Nous voici donc partis à la découverte du monde de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Et oui cette histoire est, celle romancée d'un de ses aïeux. Elle commence en 1860 au moment où Garibaldi vient de débarquer à Palerme et que le vent révolutionnaire du Risorgimento agite la Sicile.

"Le Guépard", c'est l'illustration de cette période trouble du Risorgimento, de la fin des nobles en Italie et de l'élévation d'une nouvelle classe forte… et surtout c'est l'histoire d'un homme, aristocrate, chef d'une famille prestigieuse de Sicile : Don Fabrizio Corbera, prince de Salina dit le Guépard.

« En traversant les deux pièces qui précédaient son bureau, il se flatta d'être un Guépard imposant au poil lisse et parfumé qui se préparait à déchiqueter un petit chacal craintif... »

Au titre et à la carrure du livre, je pensais avoir affaire à une fresque historique mais c'est plutôt à une fresque familiale que l'on assiste, plus particulièrement d'un homme qui voit son pays, son monde changer. L'unification de l'Italie, l'arrivée au pouvoir d'un nouveau roi, tout est remis en question. Et c'est avec lucidité qu'il sent que c'est la fin de sa caste, des privilèges des siens et de ses amis. La montée en puissance de la classe bourgeoise les obligent à composer avec les nouveaux parvenus, quitte à marier leurs enfants car c'est eux qui ont l'argent et les nobles le nom qui flatte.
C'est donc un vaste marchandage qui se met en place par des mariages de convenances, sans grand amour et beaucoup d'intérêt financiers et politiques.
Tancredi, le neveu de Don Fabrizio cynique et opportuniste et la belle roturière tout aussi calculatrice, Angelica, la fille du maire de Fortunaga en sont l'illustre image.

On voit un monde à l'agonie, Don Fabrizio le sent et il se découvre seul malgré sa grande famille. C'est un homme brave, fier et sensible qui est déchiré entre son ancien monde et celui qu'il voit poindre.
Sa fille Concetta, pleine de morgue laissera aussi sa chance passée en éconduisant son cousin pour une malheureuse blague. Triste réalité qu'elle regretta plus tard.
Et parmi tous ses personnages il en est un qui m'a beaucoup touché, c'est le père Pirrone, jésuite attaché à la maison Salina en tant que conseiller ecclésiastique. On assiste à un chapitre savoureux quand il règle une affaire familiale personnelle de la plus belle des manières.

L'écriture de Lampédusa est très soutenue, le vocabulaire très travaillé et surtout on y découvre un humour très présent malgré la mélancolie et la tristesse qu'il y a voir un monde s'écrouler. C'est vraiment une époque complexe à la croisée des aspirations de ces hommes, de ces Siciliens tellement à part avec leurs caractères aussi âpre et aride qu'est leur terre. C'est poignant et violent. On ressent toute la Sicile à travers la vie de Don Fabrizio.

J'ai vraiment adoré, j'ai pris mon temps pour lire ce livre, déguster les mots et les phrases et je remercie Eric de m'avoir accompagnée dans cette lecture qui fut pour moi une très belle découverte.


jeudi 28 février 2019

Mon bilan de #FEVRIER 2019#





FEVRIER 2019
En cliquant sur la couverture, vous pourrez lire mon avis lorsque j'en ai rédigé un


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mercredi 27 février 2019

Le tricycle rouge (Vincent Hauuy)




Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Tout porte à croire qu’un tueur en série présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l’œuvre.
Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix.
Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

Lorsque ce livre est sorti, j'en ai beaucoup entendu parler sur la blogosphère et m'étais promis de le découvrir. C'est fait et je suis ravie de ne pas être passée à côté de cette lecture.
Voilà ce que j'appelle un excellent thriller. Dur, mettant en scène des enfants, sombre, diabolique, sanglant...
Les personnages sont haut en couleur, avec des personnalités bien affirmées. 
J'ai trouvé l'histoire un peu complexe mais passionnante et pleine de rebondissements. 
Un premier roman parfaitement réussi. A de nombreuses reprises, je me suis dit que si cette histoire était adaptée au cinéma, ça en ferait un superbe film.
Bref, je suis conquise et par le style et par l'écriture de Vincent Hauuy.
Et dans ce cas là, je vais tout de suite mettre son second roman "Le Brasier" dans ma PàL

Retour à Cedar Cove T0, T1, T2 et T3 (Debbie Macomber)

                                           

                                           
Tome 0
Ce récit inédit de 14 pages raconte l'histoire qui précède tout juste le roman La Maison d'hôtes de Debbie Macomber, paru aux éditions Charleston. Notamment la rencontre de Jo Marie, l'héroïne de La Maison d'hôtes et de Paul, avant le début du roman. Sont-ils tombés amoureux au premier regard ? Quelle a été leur vie de couple ? 


Tome 1
Jo Marie reprend une charmante maison d'hôtes à Cedar Cove. Avec ses grandes fenêtres dominant la baie de Seattle et sa lumière éclatante, la Villa Rose est l'endroit rêvé pour commencer une nouvelle vie. Le refuge qui lui permettra de se reconstruire après la mort tragique de son mari. Mais Jo Marie n'est pas la seule à traverser des moments difficiles. Ses tous premiers clients semblent eux aussi hantés par le passé. Josh vient s'occuper d'un beau-père mourant qui le hait depuis un sombre malentendu. Et Abby revient dans sa ville natale, rongée de chagrin et de remords après la tragédie qui a brisé sa jeunesse. Dans cette maison qui fleure bon le pain chaud et l'amitié, ces âmes en peine trouveront-elles le pardon, l'amour et le bonheur ?

Tome 2
Après la disparition de son mari en Afghanistan, Jo Marie s'est installée à Cedar Cove où elle a ouvert une maison d'hôtes, la Villa Rose. Aujourd'hui elle y reçoit l'énergique Annie qui organise les Noces d'Or de ses grands-parents. Mais ces derniers passent leur temps à se disputer. La fête s'annonce mouvementée ! Il y a aussi Mary, qui a découvert que le pouvoir et l'argent ne servaient à rien contre la maladie. Sa vie en suspens, elle est venue retrouver celui qu'elle a refusé d'épouser vingt ans plus tôt. Pourra-t-il lui pardonner quand elle lui révélera le lourd secret qu'elle cache depuis tout ce temps ? Et, au coeur de ce printemps riche en émotions, Jo Marie va recevoir une lettre d'outre-tombe, une lettre de son défunt mari... Qui sait, peut-être la clé d'une nouvelle vie ?

Tome 3
L'été arrive à la Villa Rose. Marie Jo est prête à accueillir ses nouveaux clients dans sa maison d'hôtes récemment aménagée avec l'aide de Mark qui commence à devenir plus qu'un ami... Ellie vient pour rencontrer Tom qu'elle a connu sur Internet. Quant à Maggie et Roy, ils espèrent donner un second souffle à leur mariage. La magie de ce lieu paradisiaque agira-t-il sur eux ? Une bouffée d'air frais souffle sur ce roman !

Une trilogie très sympatique. Une lecture légère qui m'a fait passer un agréable moment.
Je l'ai choisi au hasard car j'avais besoin d'un titre contenant le mot "Retour".
En découvrant le Tome 1, j'ai eu envie d'en savoir plus sur l'évolution de l'histoire et du personnage de Jo Marie, qui malgré la profonde tristesse d'avoir perdu son mari très peu de temps après son mariage, reprend petit à petit goût à la vie.
J'ai donc enchaîné avec le Tome 0 qui relate la rencontre de Jo Marie et Paul son époux et ensuite sur les tomes 2 et 3.
Par contre, j'ai été un peu frustrée à la fin du dernier tome. Au départ, je ne savais que c'était une trilogie et j'ai cherché partout le tome 4. Arghhh... Au cours de ce dernier tome, Jo Marie prend d'autres réservations et son histoire avec Mark laisse supposer qu'un opus supplémentaire allait arrivé.

vendredi 22 février 2019

Neige de Mai (Paul Renier)



Un soir, Adrien rencontre Estelle, qui disparaît peu après. Il n’aura alors de cesse de la chercher, d’apprendre à l’aimer et de la retrouver. Comment dire la parole empêchée ? La stupeur devant le bonheur éblouissant ou l’effondrement ? Cette histoire raconte la fulgurance amoureuse, le bonheur des corps, la lutte avec l’autre, avec soi, dans l’amour et la maladie, les atermoiements, les doutes et les victoires, même infimes.



Né au Havre en 1979, Paul Renier enseigne le français et le théâtre en région parisienne.
Passionné de littérature et de théâtre, il écrit en 2012 une pièce Après la fin, publiée chez l’Harmattan.
Sa seconde pièce, Le bruit de la disparition, a été sélectionnée par le collectif À mots découverts.
Neige de mai, publié aux Éditions Sur Le Fil en janvier 2019, est son premier roman.



Neige de Mai, très joli titre pour un livre tout en poésie sur l'amour.

Tout d'abord la rencontre, le cheminement, le bonheur puis la maladie, le soutien et la remontée vers la lumière.

Un livre tout en délicatesse, dans un langage soutenu à la fois cru et tendre, L'auteur distille les sentiments, l'amour, les reproches, les doutes et à nouveau l'amour .

Deux êtres qui ne font qu'un mais qui demandent à être deux pour échapper à la fusion qui les détruirait tous les deux.

Très belle réflexion sur le cheminement de l'amour et du quotidien sous la forme d'une sorte de lettre écrite par le narrateur à sa bien-aimée, sa femme lumière.

Une très belle découverte de Paul Renier qui m'a gentiment proposé de lire son premier roman, et je l'en remercie. J'ai adoré. 






Ce qui m'a frappée dès les premières pages est l'usage des pronoms personnels "ELLE" qui se transforme en "TU" et qui donne encore plus de force au texte. (Cela me rappelle "Lambeaux" de Charles Juliet)

Une histoire d'amour qui commence dans le flou, l'inconnu et petit à petit on s'approprie la personnalité du "JE" et du "TU". Un rythme qui nous emmène là où l'on n'imaginait pas échouer. Des métaphores qui nous font vibrer, qui font naître en nous la colère et la tristesse, le désarrois et l'espoir...
On partage les états d'âmes de chacun, on vit avec eux et on sombre dans le néant quand tout à coup, une lueur vient éclairer nos pas, leurs pas et on ressuscite avec eux. 

Mille mercis à Paul RENIER de nous avoir fait découvrir ce roman qui a été un coup de cœur pour moi. 
Je n'ai qu'une envie, celle de partager ce texte avec mes amis et d'attirer leur attention sur les mots que vous avez choisis, celle de leur dire de caler leur respiration aux phrases que vous déployez dans ce récit. 

Encore merci pour votre générosité. 

Longue plume à Vous.



mercredi 20 février 2019

Sa majesté des fèves (Eve Borelli)

Lucien, dernier fabricant de fèves de France, désespère : l’âge d’or des féviers est révolu, il vient de mettre la clef sous la porte et pour couronner le tout, sa petite amie plie bagage.
Heureusement, sa sœur Cristalline ne l’entend pas de cette oreille. Pour une lanceuse de disque de son niveau, la défaite n’est pas une option. Elle met donc au point un plan follement insensé pour sauver son frère : destination Londres pour rencontrer la reine Élisabeth, grande adepte de galettes des rois et devenir son févier officiel !
Commence alors un périple rocambolesque en compagnie de Roméo, le fils de Cristalline, qui traîne un vague à l’âme inexplicable, mais aussi de son infâme caniche Micheline Ostermeyer, sans compter la rencontre d’un ex-détenu au cœur d’artichaut et d’une danseuse boiteuse à la beauté renversante. Drôle d’équipe, aussi tendre que dépareillée ! Mais ces êtres cabossés par la vie ont une revanche à prendre…

Mais quel régal de lecture ! Une histoire loufoque, pleine de peps et de vie.

Des personnages atypiques, amusants, cabossés par la vie, émouvants. Des rencontres improbables pour un récit rocambolesque. Je me suis amusée à découvrir ce roman que j'ai dévoré d'une traite.

Coup de coeur ! 

Merci aux Editions Mazarine et à Netgalley.fr pour cette lecture pétillante qui fait du bien.

dimanche 17 février 2019

Dieu n'habite pas La Havane (Yasmina Khadra)



Juan del Monte Jonava ne vit que pour chanter. Au Buena Vista Café, en plein cœur de Cuba, sa voix solaire lui a valu le surnom de " Don Fuego ", la gloire de la rumba. Or, à presque 60 ans, son étoile s'est ternie. Le régime castriste, lui aussi, a vieilli. Il s'ouvre au monde, à l'argent, à la modernité. Le Buena Vista a changé de propriétaire. Et Don Fuego en est réduit à courir le cachet. Sa rencontre avec Mayensi, rousse incendiaire et mystérieuse de 40 ans sa cadette, fera rejaillir le feu de la passion dans les veines du sexagénaire... Au point de le consumer ?


Si l'histoire ne m'a pas particulièrement transporté, j'ai adoré l'écriture de Yasmina Khadra. 
L'auteur m'a fait voyager au coeur de La Havane, capitale cubaine sous le régime de Fidel Castro. Les descriptions sont telles qu'en fermant les yeux, je me sentais à Cuba, je sentais les odeurs, j'entendais la musique, je ressentais la pauvreté mais aussi l'entraide des gens, .
Je n'ai ni trop apprécié les personnages de Juan Del Monte, musicien sexagénaire narcissique ni celui de Mayensi, froide.
Par contre, l'écriture de Yasmina Khadra est très belle, parfois poétique, pleine de pudeur... et de ce fait, je ne peux que mettre un 4,5/5 à ce roman.


Six ans déjà (Harlan Coben)





Impuissant, Jake assiste au mariage de Natalie, la femme qu'il aime. Leur histoire est bien finie, et elle lui fait promettre de ne plus jamais la contacter. Ni d'essayer de la voir. 
Jake tiendra parole, pendant six ans. Jusqu'à ce qu'il tombe sur la notice nécrologique de Todd Sanderson, le mari de Natalie. Du moins, semblait-il. Car aux funérailles, la veuve se révèle être une parfaite inconnue. Alors, où est Natalie ? Pourquoi lui aurait-elle menti ? 
Déterminé à la retrouver, Jake va devenir la proie d'une machination meurtrière. Et découvrir qu'en amour, il est des vérités qui tuent...


J'ai découvert la plume de Harlan Coben que très récemment, c'est à dire l'an dernier. Et je suis tombée sous le charme de son écriture.
Ce roman ne fait pas exception. Une histoire qui peut sembler simple au départ au point qu'on se demande tout de suite comme l'auteur va pouvoir écrire des pages et des pages à partir de cette simple idée!!!
Eh bien Harlan Coben réussit à merveille à la transformer en histoire plutôt complexe. Les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent être!!! De rebondissements en rebondissements, nous surprenant à chaque instant, ses livres sont de véritables Turn Over.
Les personnages sont bien travaillés. J'ai apprécié tous les personnages, chacun dans leur genre.
L'écriture est simple, fluide et vraiment très agréable. Pas de fioritures, l'auteur va à l'essentiel. J'adore!
Bref.. Si j'ai attendu bien trop longtemps pour découvrir cet auteur, j'ai bien l'intention de me rattraper en lisant ses autres romans.