dimanche 18 février 2018

Rose givrée (Cassidy Cathy)


Le nouveau one-shot de Cathy Cassidy !

Jude, 13 ans, rêve d'une vie discrète et sans ennuis, ce qui est très difficile quand on a une famille comme la sienne : un peu givrée et très embarrassante. 
Son père est capable de débarquer à une réunion parents-profs déguisé en Elvis Presley, et sa mère perd régulièrement les pédales. Alors, de peur que tout ça ne se sache, Jude refuse de laisser quiconque entrer dans sa vie, en particulier Carter, ce garçon qui s'évertue à être gentil avec elle. 
Mais quand la situation déraille vraiment, Jude découvre que rien ne vaut l'aide de ceux qui vous aiment, et que même son cœur de glace est capable de fondre...


Si dans ce nouveau roman, j'ai bien retrouvé la plume de Cathy Cassidy, j'ai trouvé qu'elle avait abordé dans une même histoire bien des thèmes d'une grande gravité tels le deuil, l'alcoolisme,la séparation des parents, la dépression, la maladie d'Alzeimer....
Jude est une jeune fille de 13 ans, ses parents se sont séparés alors qu'elle était bébé. Elle vit avec sa mère, dépressive et alcoolique et sa grand-mère atteinte de la maladie d'Alzeimer.
Son père, qu'elle voit régulièrement mène une vie un peu marginale. Il est fan et sosie d'Elvis Presley.
Jude, bonne élève, a un peu de mal à assumer sa famille auprès de ses amis (es) et de ses professeurs. 
Si la vie de Jude, une jeune fille très mûre pour son âge m'a un peu peinée, ce roman est écrit avec légèreté, pas de plaintes et beaucoup d'espoir.
Un livre qui s'adresse à un jeune public. Comme toujours, Cathy Cassidy fait toujours passer des messages importants. C'est aussi pour cela que je trouve qu'elle a abordé un peu trop de thèmes difficiles dans une même histoire, tout en gardant une note positive.
Je serais curieuse de lire des avis de jeunes lecteurs (trices) sur ce roman.
Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette lecture. Jude est touchante et émouvante, courageuse et attachante.


Comme un béluga prisonnier des glaces (Léa Viler)


Plusieurs mois après la rupture, Solenn ne parvient toujours pas à faire le deuil de sa passion amoureuse, et souffre d'une grave dépression. Ce traumatisme émotionnel, révélateur d’une souffrance bien plus profonde, va pousser Solenn à une longue et éprouvante introspection, entre errances et thérapies, rémissions et rechutes, espérance et désespoir. 
Cinq ans après son premier roman « L'attrape-rêves », Léa Viler replonge au cœur d'une expérience intime qui fut un tournant décisif de son existence. Roman autobiographique, « Comme un béluga prisonnier des glaces » raconte l'histoire de cette résilience. 



Merci à Léa Viler de m'avoir fait connaître son roman.
Elle m'a donné surtout l'envie de découvrir le premier « L'attrape-rêve ».

Solenn jeune femme en mal d'une rupture, n'arrive pas à dépasser le deuil de son amour. Ce livre est justement le cheminement d'un retour sur soi, de l'acceptation de sa personnalité et de son être, de l'envie de trouver le bonheur envers et contre tout. Mais surtout du dépassement de soi dans l'acceptation de son être tel qu'il est et non pas comme la société voudrait qu'il soit.

Très jolie écriture, fine et agréable, pleine de sensibilité.

Cette page de vie se déroule avec douleur et espérance. Et une fois commencé on a qu'une envie, accompagner Solenn et lui dire : vit ta vie comme tu l'entends.

Merci de ce beau témoignage très intime.


Note : 4/5


Après une rupture amoureuse difficile, Solenn souffrede dépression.
L'auteure, à travers ce récit, nous montre les différentes étapes peut-être inéluctables à passer avant de pouvoir se reconstruire.
Si ce récit semble parfois plaintif, ces étapes où Solenn touchaitle fond, m'ont parue très vraisemblables, très réalistes, comme vécues par l'auteure (je ne suis pas allée vérifier si ces faits étaient autobiographiques).
Cette histoire m'a semblé trés sincère.
Malgré cette dépression, il y a cette petite étincelle qui brille quelque part au fond de Soleen et qui ne demande qu'à refaire surface.
Si le thème de l'homosexualité est abordé, il est restée pour moi très secondaire. La dépression et les ravages qu'elle engendre sur la personne touchée et sur l'entourage sont très bien décrits.
Un roman touchant, émouvant que j'ai lu en quelques heures seulement.



Captive (Margaret Atwood)


1859 : Grace Marks, condamnée à perpétuité, s'étiole dans un pénitencier canadien. A l'âge de seize ans, Grace a été accusée de deux horribles meurtres. personne n'a jamais su si elle était coupable, innocente ou folle. Lors de son procès, après avoir donné trois versions des faits, Grace s'est murée dans le silence : amnésie ou dissimulation ?
Le docteur Simon Jordan veut découvrir la vérité. Gagnant sa confiance, Jordan découvre peu à peu la personnalité de Grace, qui ne semble ni démente ni criminelle. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?
Inspiré d'un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle.


Ayant grandement apprécié La servante écarlate de la même auteure (malgré un final qui n'était pas à mon goût), j'avais envie de découvrir un de ses autres romans. 

Wouaw, quelle claque que ce "Captive".

L'histoire vraie d'une jeune femme condamnée à perpétuité pour le meurtre de son employeur et de sa gouvernante. 
Un fait divers qui avait défrayé la chronique canadienne à l'époque. 

Grace Marks ayant donné plusieurs versions des faits, il fut impossible de découvrir la vérité et Grace a été emprisonnée jusqu'au jour où elle fut graciée, après plus de 30 ans d'emprisonnement (et de sévices). 

Un récit bien mené, avec les souvenirs de Grace Marks, ses témoignages (parfois contradictoires), les recherches d'un psychiatre américain pour tenter de faire triompher la vérité.

Au final, un magnifique roman qui explore les facettes de Grace Marks, son innocences, ses démons, ses pensées et rêves. Folie ? Dédoublement de personnalité ?
Mais, sans toutefois aboutir à un résultat quant à sa culpabilité dans ces meurtres ou non. 

Pour moi qui aime les vraies fins, je reste sur ma faim. Mais j'ai adoré cette lecture et me suis vraiment prise au jeu des confessions de Grace Marks. 

samedi 17 février 2018

Hrolf Kraki (Poul Anderson)

Quand Beowulf rencontre Conan... 
Il est l'héritier des ténèbres. Son père est mort dans un odieux complot. Son grand-père a péri de la main même de son propre frère... 
Il est le fils du pouvoir. Dans ses veines coule le sang des Skjoldung, souverains d'un Danemark impitoyable et sauvage. 
Il est Hrolf Kraki, le plus grand prince danois du Haut Moyen Age, né d'un amour incestueux, en guerre pour accéder au trône. Voici le récit d'une époque où régnait la magie des runes, où les êtres surnaturels marchaient aux côtés des hommes, où l'Histoire s'appelait Destinée et avait pour couleur celle du sang versé.
Poul Anderson (1926-2001) est l'un des grands auteurs classiques de l'Age d'Or américain, lauréat de trois prix Nebula et de sept prix Hugo. Boudé en France par la critique, considéré outre-Atlantique comme un maître incontournable, on lui doit quelques-uns des livres cultes du genre, dont Les Croisés du cosmos et La Patrouille du temps.

« L'avant-propos de Poul Anderson apprendra à qui l'ignore que Hrolf, roi légendaire du Danemark au VIème siècle devint au Nord ce que fut Arthur à la Grande-Bretagne et Charlemagne à la France ». 
Et c'est bien une saga tentaculaire qui va nous être livrée, celle de cette lignée de rois danois, à laquelle appartient Hrolf. Une lignée de fureur et de sang, d'amours licites ou illicites, de bonheur et de malheur, pour aboutir à ce roi légendaire s'il s'en fut… 
Poul Anderson nous retranscrit bien cette époque pleine de sauvagerie et de violence, où la notion de mal n'est pas la même que dans nos régions christianisées. Il nous décrit aussi avec brio les codes ainsi que les us et coutumes de ces régions forts rudes. 
Les personnages qui précèdent ou accompagnent Hrolf Kraki sont fort nombreux et c'est une page de l'histoire du Danemark, en des temps anciens où se mêlent réalité et légende qui nous est racontée. On ne découvre réellement Hrolf Kraki que vers le milieu du livre, mais la vie et les aventures de ses ancêtres sont toutes aussi passionnantes qu'épiques. 
On sent que Poul Anderson connaît bien la culture scandinave et j'en suis ravie car personnellement je suis totalement inculte en la matière. Donc pour moi livre détente et livre découvertes historiques. 
Le mode de narration employé par Poul Anderson est basé sur la notion des chants qui magnifient les héros. Par intermittence on assiste à un sursaut de l'histoire qui redonne du dynamisme aux personnages et à leur psychologie. 
Il y a comme un jeu au niveau de l'écriture, on alterne entre une narration totalement saga/chant et une narration résolument plus moderne. Ça m'a un peu déstabilisée au début, mais je m'y suis faite car à chaque fois un événement imprévu venait relancer l'histoire. 
Donc pour moi un bon moment de plaisir à la découverte de plusieurs générations de rois scandinaves et ce à travers l'écriture de Poul Anderson aussi à l'aise en Sf, qu'en fantasy et à présent pour moi en conteur de saga mythique. 

Version originale États-Unis : en 1973 
La Saga de Hrolf Kraki de Poul Anderson a été saluée par le British Fantasy Award. » 


Deux secondes en moins (Marie Colot et Nancy Guilbert)

Depuis qu'un accident de voiture l'a complètement défiguré, Igor se mure dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l'accident, est immense, comme sa solitude. 
Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la ville où elle vient d'emménager. 
Pour l'un et l'autre, tout s'est joué à deux secondes. Deux secondes qui auraient pu tout changer... 
Et pourtant, Igor et Rhéa reprennent jour après jour goût à la vie en se raccrochant à la musique. Une fantaisie de Schubert et un professeur de piano pas comme les autres vont les réunir et les mener sur un chemin inespéré. 
Un roman bouleversant, où un perroquet, le thé des Sages, l'amitié et les mots apportent une douceur salutaire. 

A partir de 13 ans – Roman ado – février 2018 – 320 pages

Igor, Rhéa, deux êtres meurtris. L'un dans sa chair, l'autre dans son âme. 
Mais la douleur fait les même ravages. Repli sur soi, haine des autres, dévastateur le temps n'arrange pas les choses. Ils se sentent isolés mais s'isolent eux même de tout ce qui était leur vie précédant le drame. 
Heureusement pour eux, il y a l'amour de la musique et Fred, un professeur de musique pas comme les autres. Lui aussi sait ce que sait la souffrance et c'est pour ça qu'il trouve les mots, les gestes qui apaisent. 

Roman écrit à quatre mains par Marie Colot et Nancy Guilbert. On sent à travers leur narration la douleur de ces deux jeunes, mais aussi la lumière qui ne demande qu'à émerger. Toutes les phases du deuil ressortent, rejet de soi et des autres, colère, peine et que ce soit pour la perte d'un visage ou la perte d'un être cher, le chemin est très difficile. 

La rencontre de ses deux êtres leur sera très salutaire et cela à travers la musique et le dépassement de soi pour que l'autre s'en sorte. Ils vont apprendre à s'apprivoiser et ainsi se sauver eux-mêmes. En jouant ensemble du piano, ils vont retrouver la confiance en eux et le goût de vivre car il y a toujours de l’espoir. 

Très joli roman pour la jeunesse, avec une écriture à la fois douce et percutante. On sent les émotions à fleur de peau. 
Le travail du deuil est long et semé d'embûches et je trouve que c'est une bonne approche pour les jeunes de plus de 13 ans à qui est destiné ce roman pour comprendre ce cheminement. 
Très belle lecture. 
Merci à Babelio et aux Éditions Magnard jeunesse pour cette belle découverte. 

Citation
Oui Alex, je sais, c'est bateau, mais il y a des phrases qui nous raccrochent à quelque chose de positif et nous font changer de point de vue.
C'est le cas avec celle de Fred, aujourd’hui,alors je la note ici
« Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. (Confiucius) »
Tu vois tu me disais que la vie c'était de la merde et j'avais beau t'expliquer que non,, qu'on était sur terre pour vivre des expériences qui nous feraient grandir… Toi tu ne voulais pas m'entendre.
Ou peut-être que tu ne pouvais pas m'entendre...
Si seulement tu avais pu rencontrer Fred…. 

jeudi 15 février 2018

Orgueil et préjugés (Jane Austen)

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.




Jane Austen, née le 16 décembre 1775 à Steventon, dans le Hampshire en Angleterre et morte le 18 juillet 1817 à Winchester, dans le même comté, est une femme de lettres anglaise.
Son réalisme, sa critique sociale mordante et sa maîtrise du discours indirect libre, son humour décalé et son ironie ont fait d'elle l'un des écrivains anglais les plus largement lus et aimés.
Aujourd’hui, son talent de peintre des mœurs et de la province anglaise font d'elle un des auteurs pré-victoriens les plus connus et des plus mordants.





Je dois dire que le début fut laborieux. Et puis je suppose, que la magie du livre m'a conquise. Bien écrit, plein d'humour, surtout dans le comportement de certains personnages (Mme Bennet, Mr Collins et d'autres...). 

De plus derrière les aventures sentimentales des cinq filles Bennet, Jane Austen dépeint fidèlement les rigidités de la société anglaise au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. 

À travers le comportement et les réflexions d'Elizabeth Bennet, Jane Austen soulève les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la petite gentry campagnarde pour s'assurer sécurité économique et statut social. À cette époque et dans ce milieu, la solution passe en effet presque obligatoirement par le mariage : cela explique que les deux thèmes majeurs d'Orgueil et Préjugés soient l'argent et le mariage, lesquels servent de base au développement des thèmes secondaires. 



A force d'encouragements des copines qui m'exhortent à découvrir la littérature classique, je me suis lancée dans cette romance. 

Une lecture assez laborieuse, détestant cette lenteur du récit.

Mais au final j'ai apprécié cet humour, le côté sarcastique de l'auteure qui dépeint cette société du XVIIIème siècle. 

Mon personnage préféré reste Mr. Bennet, avec son côté pince-sans-rire, ses réparties, sa manière de moucher sa femme (mais quelle horreur celle-ci - totalement risible !).

Par contre, je ne suis pas du tout tombée sous le charme de Mr. Darcy tout en ayant apprécié le caractère fougueux d'Elizabeth Bennet.

Je pense que je ne serai jamais une fervente adepte de la littérature classique mais compte découvrir d'autres titres de cette époque. 





samedi 10 février 2018

Si c'est pour l'éternité (Wallach Tommy)

Et si vous tombiez amoureux d'une immortelle ?
Enchanté. Moi, c'est Parker. J'ai 17 ans, je suis moyennement mignon et j'aime sécher les cours pour traîner dans les halls des hôtels chics de San Francisco. J'en profite pour perfectionner mes techniques de pickpocket. 
Ah et je n'ai pas prononcé un mot depuis la mort de mon père, il y a 5 ans. 
Voilà, vous savez (presque) tout. 
Mais laissez-moi vous raconter l'évènement le plus marquant de ma vie : ma rencontre avec Zelda Toth et ce jour où j'ai décidé de tout faire pour lui redonner le goût à la vie.

"Si c'est pour l'éternité" est le récit de deux personnes atypiques.

Parker, un jeune garçon, qui a perdu la parole depuis un accident qui a couté la vie à son père et Zelda, une jeune fille à la chevelure argentée qui dit être âgée de 246 ans.

L'histoire de ces deux personnages est forte et émouvante. Parker et Zelda, pour des raisons différentes n'ont plus foi en la vie.

Leur histoire m'a beaucoup touchée. L'auteur a une imagination fertile et un style vraimentagréable et accrocheur.

Il aborde des thèmes douloureux comme le deuil, le suicide, la tristesse... Le tout intégré dans une belle et étrange histoire.

Un bon moment de lecture que je vous recommande.

Merci aux Editions Nathan 




Une fois dans ma vie (Legardinier Gilles)

Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de l'existence et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre. Trois façons d'aimer. Aucune ne semble conduire au bonheur. Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance. Accrochées à leurs espoirs face aux tempêtes que leur réserve le destin, avec l'énergie et l'imagination propres à celles qui veulent s'en sortir, elles vont tenter le tout pour le tout. Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts... Fidèle à son humanité et à son humour, grâce à son regard unique fait de sensibilité et d'un exceptionnel sens de l'observation de la nature humaine, Gilles Legardinier nous entraîne cette fois au coeur d'une troupe réjouissante, à la croisée des chemins.

Contrairement à ses autres romans , j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. A 1/3 du livre, je ne savais pas si j'allais poursuivre ma lecture.

Je trouvait que ça manquait de rythme. En fait, l'auteur a mis un peu (trop) de temps à mettre en place le décor et les personnages.

Suivant le conseil des copines, j'ai poursuivi ma lecture et ne l'ai pas regretté.

Fou rires et émotions m'attendaient dans les pages suivantes.

Même si à mon avis, ce n'est pas le meilleur de ses romans, cela reste un bon moment de lecture.



vendredi 9 février 2018

S'il n'avait pas neigé (Sharon Bolton)



Le lieutenant de police Lacey Flint est témoin d'un meurtre à Larkhill Park. La victime, Aamir Choudhury, est un britannique musulman, interne dans un hôpital. Polémiques, accusations et crimes à caractères raciaux se multiplient à travers Londres. Bien qu'elle ne soit pas en charge de l'enquête, Lacey Flint se trouvera impliquée.


Sharon Bolton est née dans le Lancashire, en Grande Bretagne. Après des débuts dans le marketing, les relations publiques et la finance, elle quitte la City pour fonder une famille et écrire. Elle vit actuellement près d’Oxford avec son mari et leur jeune fils.


Appelée en renfort sur une scène de crime, le lieutenant de police Lacey Flint assiste au lynchage et à la mort par le feu d'un jeune homme musulman britannique d'origine pakistanaise. Cet homme était interne en médecine et se faisait harceler par des petites frappes locales. Le crime racial est vite évoqué par la police, mais tout n'est pas si simple.

Lacey, se sentant concernée par ce crime,va chercher plus loin quitte à se mettre en danger.

Dans cette novella de moins de cent pages on va découvrir une enquête qui va droit au but, les événements s’enchaînent rapidement. Les descriptions et les personnages sont survolés, mais la personnalité de Lacey Flint est bien dessinée : dynamique et charismatique., n'ayant pas froid aux yeux.

Cette histoire aborde le problème de l'intégration, du choc des cultures, de la tolérance et de l'acceptation de l'autre.

Ceci dit j'ai bien aimé l'écriture de Sharon Bolton, et ce petit livre m'a donné envie de découvrir le roman qui le précède « Écrit en lettres de sang »

mercredi 7 février 2018

On la trouvait plutôt jolie (Michel Bussi)

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits...
Un suspense renversant et bouleversant.
" – Qu'est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. 
Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie. 
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l'essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l'un d'eux, l'un d'eux peut-être, échappe au sortilège. 
Elle ferma les yeux. Il demanda encore : 
– Qui l'a lancé, ce sortilège ? 
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n'est innocent dans cette affaire. "


Fan de cet auteur, qui, à mon sens progresse à chaque nouveau livre, cette lecture a été à la hauteur de ce que j'attendais.
J'aime beaucoup la plume de cet auteur, ses scénariis, l'originalité de la personnalités de ses personnages.
Dans ce roman, outre le suspense, j'ai été vraiment touchée par le sujet (l'immigration clandestine) qui pourtant aurait pû être l'élément qui m'aurait un peu rebuté à lire ce livre.
L'auteur m'a poussé à appréhender ce sujet avec un nouveau regard.
J'ai souvent été réellement émue par certaines scènes au point d'en avoir les larmes aux yeux. 
J'ai adoré le personnage principal soit Leyli que j'ai trouvé d'une incroyable force malgré tout ce qu'elle a vécu.
J'ai également été bluffée lorsqu'à un moment de l'histoire, j'ai compris que je n'étais pas du tout à l'endroit où je pensais être.L'auteur a habilement brouillé les pistes. Grâce aux différentes descriptions des décors, j'ai voyagé entre le Moyen-Orient, le Maroc et Marseille.
Je me suis moi aussi longtemps interrogée sur ce que cachait Leyli dans son appartement sans jamais le deviner.
En surfant sur le net, j'ai été un peu surprise de lire un grand nombre de critiques négatives sur ce roman alors que pour ma part, je le classerais parmi ses meilleurs livres.